lieux communs (et autres fadaises)

dimanche 20 janvier 2019

boulevard 2.0

006
DOUBLES VIES
d'Olivier Assayas.

Assayas, Binoche, Macaigne, voilà le joli petit tiercé qui m'avait donné envie d'aller au bôô cinéma et ce dès la première séance du film (oui oui on l'avait en sortie nationale!) et c'est donc là que j'ai retrouvé Emma . Doubles vies, dit le titre, mais double film finalement aussi.
Je l'ai déjà dit et je le répète (et je ne me lasserai pas de le répéter), j'adore Vincent Macaigne, surtout quand, comme ici, il a sa bonne grosse barbe, et même quand, comme ici il macaignise : hirsute, plaintif, zyeux de chien battu, mauvaise foi, hésitations, pleurnicheries presque, attendrissant comme un aimal de compagnie qui voudrait sans cesse être rassuré sur les sentiments que vous lui portez : ce mec-là est grandiose, point.
Et il a en face de lui une Binoche dans ses meilleurs jours, comme je l'aime : simplement juste (justement simple). A la question que je me posais, suite à ses précédents films ("Est-ce que qu'elle couche ?") il a été répondu  oui. Oui, après Xavier Beauvois, Robert Pattinson, Masatochi Nagase, pour n'évoquer que ces films les plus récents (c'est vrai qu'en ce moment on assiste à un genre de festival Juliette) on la voit effectivement ici au lit avec tiens je ne vous dirai pas qui, vous verrez bien vous même, je ne vais pas spoiler, mais bon, oui, elle couche (mais c'est ici très pudique, Assayas quand même).
Binoche, Macaigne, et en face, Guillaume Canet (que j'aime poliment, et qui ici ne démérite pas) et Nora Hamzawi, que je ne connaissais pas et que j'ai trouvée excellente. Les voilà formés en deux couples, avec pour pimenter ce quadrille et le transformer en jeu des quatre coins, la jeune Christa Théret, découverte il n'y a pas si longtemps en soeurette de Félid Moati dans le délicieux Gaspard va au mariage d'Anthony Cordier.
Macaigne est écrivain, sa femme Nora est attachée parlementaire, Canet est éditeur et sa femme, Binoche, est actrice dans une série policière à succés ("Collusion"), comme on le voit on n'est ni dans le RSA ni vraiment non plus les fins de mois qui déchantent. Passons. bons jobs, beux apparts, ces gens-là se réunissent lors de soirées chez les uns ou les autres qu'on croirait scénarisées par Valérie Lermercier (la Renardière et ses "grandes salades"), où le comble du raffinement est de manger avec l'assiette posée sur ses genoux mais surtout, surtout, de parler, de discourir plutôt, d'une  intolérable façon. Comme si un robinet de lieux communs (et autres fadaises) avait été ouvert : enfilades de poncifs sur les sujets les plus divers, (qu'Emma, dans sa grande bonté, supposait avoir été écrits comme ça exprès pour montrer à quel point ces gens-là (et leurs conversations) sont ridicules, parce que le film est une comédie, alors que moi je craignais que non, justement.
Le film, donc, glose. Dès qu'ils se réunissent, piapiapia,  ils jactent comme wikipédioche, ou comme dans "le livre numérique pour les nuls", ou comme dans "la politique pour les nuls", ou comme dans une notice de vulgarisation, et c'est très très agaçant. Limite insupportable.
Ca c'est dans le premier film (les affres d'un écrivain d'auto-fictions à qui son éditeur refuse de publier son dernier manuscrit, tandis que les temps changent, et que la liseuse a insidieusement remplacé les bons vieux livres en papier avec les pages qui tournent). On s'y morfond un peu, avec son assiette sur les genoux, quand soudain commence le second. La deuxième couche, le double-fond : A trompe B avec C, B ttrompe C avec D, et D avec E (et on soupçonne rapidement que E ne devrait pas tarder à faire la même chose avec... avec qui d'ailleurs ? on ne sait plus très bien mais là, dans ces histoires de cul de coucheries et de cocufiages divers il advient, ô bonheur, que les gens parlent simplement, normalement, habituellement, comme dans un film normal où un homme normal couche avec une femme normale. Ou le contraire. En trompant son mari ou sa femme normale. Et ces scènes sont justes. Et elles fonctionnent. Jusqu'à ce que, à nouveau, le robinet à platitudes et autres généralités se déverse à nouveau.
Oui, voilà un film double, tout aussi exaspérant qu'attachant, jusqu'à ce que, finalement, ce soit l'attachant qui finisse par l'emporter. Grâce aux acteurs-trices, surtout, sans doute. Autant Assayas est pénible (et lourdaud) dans le didactique et le magistral, autant il excelle dans l'humain et l'affectif.
Paradoxalement me restera donc de ce film un sentiment général plutôt positif (grâce à mon tiercé de tête initial -Macaigne/Binoche/Assayas- auquel je rajoute l'outsider Nora Hamzawi, qui restera pour moi la vraie révélation du film).

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mardi 15 janvier 2019

camus

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LA TENDRE INDIFFÉRENCE DU MONDE
de Adikhan Yerzhanov

Un plaisir de revoir ce film kazakh, déjà beaucoup aimé à Besac, cette fois en galante compagnie (entre Catherine et Manue), avec Claude W. juste à côté. Non que ça donne très envie d'aller vivre en Kazakhie (je sais je sais on ne dit pas comme ça, mais moi je préfère ainsi) où la corruption semble être aussi naturelle que l'air respiré, où les vieux hommes sont gros riches et corrompus et les jeunes pauvres un peu moins gros (quoique) et corruptibles (pour résumer grosso modo) et les femmes je ne vous en parle pas tellement leur situation n'est pas enviable.
Le constat du réalisateur est sans appel, et le film aurait être juste saumâtre par le récit qu'il fait s'il n'avait pas eu l'excellente idée de le transformer en magnifique objet de cinéma. Je pensais qu'il s'agissait d'un premier film (mais c'en est en réalité un second, le premier The Owners, ayant été présenté subrepticement à Cannes en 2014) vu le plaisir évident que prend le réalisateur à, justement, "faire du cinéma"... Soin apporté au cadrage et à la composition, et surtout exagération des effets sonores qu'on entend régulièrement surgir avec précision  ici ou là dans la salle (et donc presque comme détachés du film), dosage des effets (comiques), choix et utilisation des couleurs (ah la robe et les chaussures rouges de Sultanat), bref tout concourt à nous ravir.

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lundi 14 janvier 2019

on en parle ou on n'en parle pas ?

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L'HOMME FIDELE
de Louis Garrel

J'adore être surpris par un film. Surpris en bien, bien sûr. Un film dont on n'attendait rien, ou dont on attendait peu (ou prou), un film qu'on n'avait pas très envie de voir, à côté duquel on serait peut-être passé si le hasard n'avait pas fait en sorte que. Un film de (et avec) Louis Garrel, qu'on aima d'abord beaucoup par le passé puis qui, comme pour tant d'autres (on n'est pas le seul dans ce cas) nous agaça (enfin, commença de nous agacer), un film avec deux actrices pour lesquelles on ne ressentait pas une folle attraction (Mesdemoiselles Casta et Depp), bref un film pour lequel on aurait pu avoir envie de passer son tour.
Et puis non, finalement.
Et qu'est-ce qu'on a bien fait... Dès la première scène (pourtant juste un dialogue en champ/contrechamp classique, mais avec des échelles de plan différentes) on s'émeut : oh oh qu'est-ce que c'est bien filmé! Et ça ne fait que commencer.
On savait (on a lu l'interview de LG dans les Zinrocks) que l'argument du scénario -co signé par Louis G. et Jean-Claude Carrière- provient de La seconde surprise de l'amour, de Marivaux. Et donc on n'est pas surpris que, d'une certaine façon, le début du film marivaude. Mais marivaude à sa façon, en soufflant le chaud et le froid, entre les presques larmes et le demi-sourire. Le narrateur nous apprend par voix-off interposée que la femme qu'il aime et chez qui il habite vient de lui apprendre qu'elle était enceinte de son meilleur ami et qu'elle allait d'ailleurs l'épouser.
Et puis bing! premier virage : disparition d'un des personnages (qu'on n'a d'ailleurs encore jamais vu, mais dont on a beaucoup parlé) et voilà que l'intrigue bifurque sans prévenir vers une hitchcockerie plutôt plaisante, mais qu'on pourrait dire saupoudrée de Raul Ruiz (je ne sais pas trop pourquoi j'associe, justement, Laetitia Casta à Raul Ruiz) lors d'un deuxième acte où apparaît un personnage d'enfant, oui, ruizien, qu'aurait pu jouer Melvil Poupaud il y a quelques dizaines d'années, qui manipule la fiction et la tirerait du côté de Soupçons, tandis que les deux voix-off déjà présentes (la veuve, Laetitia/Marianne et l'éconduit, Louis/Abel) sont rejointes par une troisième qu'on n'avait pas forcément vue venir dans l'histoire (mais dont on savait qu'elle allait bien finir par arriver parce qu'on avait bien lu les noms en haut de l'affiche), celle de Lily-Rose/Eve, la belle-fille (c'est vrai que cette demoiselle a un visage étrangement beau, et mbellement étrange à la fois), et que se met en place le tango triangulaire du troisième acte, où l'on naviguerait cette fois du côté de chez Rohmer (on serait même en haute-(roh)mer) voire (ça c'est dit chez certains crtiiques) Woody Allen. (c'est vrai que les deux sont aussi bavards).
Avec toujours cette même réjouissante façon de filmer, à la fois précise et désinvolte, que je me laisserais même aller à qualifier de brillante, si si! Et ces réjouissantes voix-off qui commentent l'action et la commentent, chacun(e) à sa sauce.
De l'amour et du désir, du désir et de ses ambiguités (ou de ses paradoxes), du mensonge utilisé comme médicament (poison ou antidote) (et de l'humour comme poil à gratter -Loulou/Droopy excelle dans le genre, et on est -agréablement- surpris que Laetitia et Liily-Rose montrent des dispositions dans ce domaine), des adultes qui jouent comme des enfants (et un personnage d'enfant traité comme un adulte), tout ça dessine une Carte du Tendre plutôt plaisante et spirituelle.
Bravo Louis G., pour cette excellente première surprise de 2019.

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dimanche 13 janvier 2019

cigales aux nombres premiers

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VOYAGE A YOSHINO
de Naomi Kawase

On y allait comme sur la pointe des pieds. La bande-annonce semblait pompeuse, les échos de ceux qui l'avaient déjà vu n'étaient pas hyper-enthousiaste, mais bon, on y alla, à Yoshino.
Ca commence magnifiquement (on est bien tous d'accord là-dessus, Naomi Kawase est très forte pour filmer la nature, ici, en l'occurence la forêt (et, donc, les arbres, et ça tombe bien parce qu'il se trouve que justement, j'adore les arbres).
Mais, dans cette forêt (et, donc, entre ces arbres) voilà qu'elle y installe un certain nombre de personnages, dont les quatre plus importants pourraient constituer une sorte de carré magique : Gaku, une grand-mère aveugle, Tomo, un garde-forestier (interprété par Masatoshi Nagase, qu'on a pas mal vu ces derniers temps : Vers la lumière, Paterson, Les délices de Tokyo), Rin, un mystérieux jeune homme blessé, ... et Jeanne (interprétée par une Juliette Binoche que je ne regarde plus tout à fait de la même façon depuis ses incarnations successives dans Un beau soleil intérieur, et surtout dans High Life), qui vient compliquer le récit sylvestre déjà pas simple, à la recherche à la fois d'une plante rarissime et miraculeuse et du souvenir de son amour défunt.
Oui, le début est magnifique, et je me disais alors que les critiques étaient bien méchants et insensibles et au coeur sec et tout ça, lorsque les choses ont commencé un peu à s'emberlificoter (grosso-modo à partir du moment où Jeanne/Binoche revient à Yoshino -mais pourquoi donc l'avait-elle quitté ?-) et que le récit, déjàs simple, se complexifie encore davantage.
La plante que Binoche recherche et qui ne lâche ses spores que tous les mille ans s'appelle vision. Elle est en quelque sorte le mcguffin de cette histoire d'amour et de mort, (voire de résurrection), qui mêle aussi le passé et le présent, l'orient et l'occident, et culmine dans un final que j'ai malheureusement loupé (un instant hélas de cette chère somnolence qui m'est devenue habituelle) mais dont le peu que j'ai vu m'a paru aussi épique qu'incompréhensible (d'ailleurs à la sortie de la salle chacun des spectateurs (nous y étions quatre) y allait de ses interprétations de ses questionnements et autres supputations...)
Le hasard avait voulu que nous projetassions (? est-ce la bonne conjugaison ?) ce film la même semaine que Sophia Antipolis, de Virgil Vernier, qui lui non plus n'y va pas avec le dos de la cuillère dans l'abscons... Les voir tous les deux à un jour d'intervalle c'est le (double) dépaysement assuré... (et le grattage de tête en se posant des questions sur le sens de telle scène ou de tel détail).
Hervé m'a lu le lendemain au téléphone la "critique" de Pozitif qui était un simple et méchant dézinguage juste pour le plaisir de dézinguer (et c'est vrai que je reconnais que, parfois, l'exercice peut-être plaisant pour celui/celle qui s'y livre) mais je trouve ça vraiment -osons le mot- dégueulasse et excessif pour un vaillant petit film qui n'a finalement que le défaut d'être un peu trop ésotérique, alors que, lyrique, il sait l'être, magnifiquement. (Comme c'est souvent le cas  chez Kawase)

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samedi 12 janvier 2019

juste avant la fin du monde

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SOPHIA ANTIPOLIS
de Virgil Vernier

Ah. (Perplexe).
Je ne savais rien du film ou presque (les critiques utilisées pour  la plaquette restaient étrangement vagues et sibyllines). Eh bien c'est exactement ça : le film m'est resté étrangement vague et sibyllin (d'ailleurs si au générique il est fait mention de réalisation il ne me semble pas avoir aperçu le terme de scénario).
Bon j'ai appris tout d'abord que Sophia Antipolis n'est pas le nom d'une dame (je sais, je sais, je peux parfois être extrêmement benêt) mais celui d'une technopole (c'est wikipédioche qui m'en informe et m'a donné le mot exact). Un espace urbain nouveau (comme pouvit lêtre La Défense pour Buffet froid). Et c'est donc là, dans cet espace que je ne réussis pas vraiment à appréhender,  que se passe le film. (Mais bon il y a tout de même dans le film une demoiselle qui porte le prénom de Sophia, parce que, justement, elle y est née, dans cette technopole.)
Voilà pour ce qui est des certitudes. Après les choses deviennent beaucoup plus problématiques. Il est tout d'abord question d'une série de jeunes filles qui veulent subir des opérations de chirurgie esthétique (se faire refaire les seins, c'est ce qu'elles veulent toutes), puis, on passe à autre chose,  d'une jeune veuve et de son fils. Puis de deux vigiles black (un grand, l'ancien, et un petit, le nouveau) qui au cours d'une ronde nocturne (la première pour le nouveau) trouvent, notamment, une plume de paon (après avoir chassé un couple de jeunes venus se réfugier là) puis d'un genre de secte où un genre de gourou hypnotise les gens  puis d'une salle de boxe, puis de ce qui pourrait être une choérgraphie contemporaine mais se révèle être une séance d'entraînement pour les membres d'une milice, puis de la fin d'un repas où on partage un très bon gâteau, puis etc. Et ainsi de suite.
On est très désarçonné pendant un grand moment (enfin, moi). Comme si la caméra était une mouche qui bzzz voletait de ci de là et nous retransmettait ce qu'elle enregistre. Des scènes s'enchaînent, au départ sans grand rapport entre elles, et c'est sur la durée que le film commence à faire un peu sens. On repère des visages déjà vus dans une scène précédente. parfois un enchaînement de scènes est "logique" (mais souvent non ça n'a rien à voir). Parfois la voix-off explicite quelque chose (mais souvent non plus ça n'a pas grand-chose à voir).
Un objet étrange, qui échappe à la logique (j'étais un peu étonné lorsque j'ai lu le synopsis du film : ah bon ? ça parlait de ça ?). un peu comme des lasagnes : une couche de fiction, une couche de documentaire, un chouïa de mysticisme, deux doigts de mystère, une louche de violence, une pincée d'envolée lyrique... Pour raconter quoi, on ne le sait pas trop, mais la façon dont c'est fait rend incontestablement la chose intéressante. Même si frustrante, d'une certaine façon.
Bref, si je suis sorti de là hier soir un peu agacé, il me reste ce matin (après coup, donc) une sensation bien plus agréable.

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vendredi 11 janvier 2019

bouts de rêve

Malou
elle m'emmène vers le groupe de réfugiés au fond du jardin (de l'autre côté du grillage) qui dansent
je la suis avec un torchonà la main
je dis que je ne veux pas danser
(justement on va danser avec des torchons ou des serviettes)

on se retrouve dans une petite pièce, comme le hall d'entrée d'une petite école, avec des gens contre les murs c'est dur de trouver une place pour s'installer avant de danser
je m'aperçois que je me suis installé devant une porte, qu'une dame vient ouvrir pour aller dans la pièce qui est derrière
il y a un monsieur au centre de la pièce qui passe près de chaque personne pour lui expliquer en détail je ne sais pas quoi à propos de cette danse
(on n'entend rien à ce qu'il dit de toute façon parce que la musique est trop forte)
on a enlevé nos chaussures pour danser et on les a posées au milieu de la pièce
quand je vais reprendre les miennes je ne les trouve pas, il ne reste qu'une paire de chaussures à talons grises, dépareillées me semble-t-il
me voilà sans chaussures puisque je n'en avais emporté qu'une paire...
il y a un mec qui est en train de fermer son sac à dos en me regardant avec un drôle d'air
comme s'il se sentait coupable
et je suis immédiatement sûr que c'est lui qui m'a piqué mes baskets
il est sorti de la pièce et je lui cours après
je le rattrape pour le ramener dans la pièce pour fouiller son sac, il me suit, étrangement sans résistance
je n'arrive plus à retrouver le chemin de la salle, je suis coincé avec le mec derrière un genre de sculpture monumentale, je crie pour appeler les autres pour qu'ils viennent m'aider

je suis avec un groupe de gens comme en haut d'une falaise, et il faut descendre une pente escarpée pour parvenir en bas
la pente est très escarpée, et il y a un piton rocheux qui se dresse un peu plus loin au milieu du vide, des gens sont en train de l'escalader et je me demande comment ils ont pu y accéder (et surtout à quoi ça leur sert)
j'essaye d'y aller mais quand je me retrouve face au vide, au-dessus d'une pente escarpée, je suis pris d'un violent vertige et je me retourne contre la paroi
je m'y plaque parce qu'il y a des coups de vent violent
Paule est juste au-dessus de moi, encore sur la plate-forme, et me prodigue des conseils
finalement je me retourne et commence à descendre
c'est beaucoup plus facile que ce que je craignais
(et le piton rocheux a disparu d'ailleurs)

(après rendormissement)
suis couché dans le noir, dans un genre de dortoir
(plusieurs personnes y dorment)
lumière bleue qui indique la nuit, comme dans les films quelqu'un marche dans le dortoir et tire plusieurs coups de révolver sur des dormeurs (je me dis que je suis en train de rêver, et que le bruit du flingue était plutôt réalistement recomposé)

encore avec un groupe de gens, je vois passer un papa turc (que je reconnais à son gros pif) dans sa voiture qui me fait un signe amical, je comprend qu'il va garer sa bagnole

je vois son visage par la vitre ouverte, il a mis des lunettes de soleil miroir pour frimer
quelques minutes après il débarque dans la petite pièce où on est assis (des gradins, on est assez serrés)
il est avec son fils à qui il demande de me saluer, en disant mon prénom, le gamin n'a pas envie, je dis que ce n'est pas grave, je ne l'ai jamais eu en classe
le papa turc vient s'asseoir à côté de moi, il a un un blouson de cuir (j'entends le craquement du cuir) et dessous un t-shirt bizarrement ajouré (comme s'il avait voulu se rendre sexy)
j'en suis un peu ému
il me met dans la main, discrètement, sans me regarder, deux feuilles de papier pliées en deux (du papier crème, très épais et très doux au toucher) et je suis étonné, (et ravi) d'y découvrir son numéro de portable (je vais donc pour l'appeler, ou, au moins, lui envoyer des sms)
il y a en dessous plusieurs lignes écrites que je n'arrive pas vraiment à déchiffrer
(il a changé de stylo pour rajouter des choses)
il me semble que la dernière ligne concerne son épouse (il y a son prénom) et certaines de ses qualités, comme si elle était en recherche  d'emploi et que je pouvais éventuellement l'aider

 

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jeudi 10 janvier 2019

castes à nerfs

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MONSIEUR
de Rohena Gera

Un très joli film pour (bien) commencer cette nouvelle année cinématographique (que je vous souhaite d'ailleurs bonne et heureuse, riche en découvertes et chiche en déceptions...), un cocktail assez plaisamment dosé (1/3 d'Inde, 1/3 d'amour, 1/3 de constat social, ajoutez un trait de citronnade et servez bien frais) et un film auquel je souhaite le même succès que The Lunchbox (avec qui il présente d'ailleurs quelques similitudes).
Il est question de Rana, un jeune veuve qui a quitté son village (dans lequel, eu égard de son statut de veuve précoce, elle n'avait plus aucun avenir envisageable) et a été envoyée à la ville (Bombay) pour y travailler comme servante dans une famille plutôt aisée. Plus exactement elle a été chez Ashwin, un jeune homme seul et tristounet, au début du film, juste après un mariage annulé à la dernière minute.
Rana est aux petits soins pour lui, mais rêve d'autre chose pour elle-même : elle veut prendre des cours de couture car elle voudrait devenir créatrice de mode (fashion designer).
Dès le début ou presque on sait ce qui va se nouer (se tisser, pour rester dans les métaphores de saris et de couture) entre ces deux-là. La vaillante jeune fille pauvre mais pleine de projets et le jeune homme riche et triste à la recherche de l'âme soeur. On voit ça gros comme une maison, voui voui. Mais la réalisatrice traite son argument de roman-photo avec une telle élégance qu'on se laisse volontiers emporter au fil de cette romance soyeuse.
Le film prend son temps, s'étire en échanges de regards et en frôlements, dans une progression millimétrique des manifestations amoureuses où ne manquerait que la musique de Michael Galasso pour In the mood for love. Mais la réalisatrice ne s'est pas juste cantonnée à une histoire d'amour (que, je le redis on serait en droit de trouver parfaitement irréaliste -mais en même temps délicieusement idéaliste-), à travers le (beau) personnage de Rana, elle n'hésite pas à convoquer un contexte social précis dont elle ne manque pas de souligner les problèmes (sociétaux) récurrents : poids écrasant des traditions de la famille, des castes, des hommes, statut des femmes, des veuves, difficultés de l'émancipation, mais, encore une fois, avec une  attention délicate, toujours en équilibre sur le fil de son récit qu'un mouvement brusque suffirait à faire basculer.
Oui, Monsieur (Sir, plus significatif, en version originale) est un modèle de retenue (surtout pour un film indien : ramassé dans sa durée, sobre dans sa forme -à peine une bollywooderie le temps d'un trajet en deux-roues (sans le moindre ballet en vue)-, chatoyant dans ses  costumes (India, quand même!), et efficace dans son propos...) et réussit sans effort à nous intéresser jusqu'au bout.
Sans en faire des tonnes.
Oui, vraiment, un joli film réussi,  qui ouvre avec panache la liste des films de 2019.

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vendredi 4 janvier 2019

émois et mois et moi 2

(sans gens)

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riom

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bussang

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coulevon

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pomoy

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dans mon bras

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fjt

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eclipse

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riom

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oiseaux d'emma

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depuis l'autoroute

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bellou

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vesoul

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bord de fenêtre

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moulicent

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paris

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gy

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belfort

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chrysanthèmes

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cuisine

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fjt

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paris

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détonation

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vaivre

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paris

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villebon

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vaivre

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authoison

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 cyclop

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ipomées

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boulangerie

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bellou

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montbéliard

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paris

*

"Ce qui est intéressant, c'est ce qui n'est pas intéressant."
(P. Soriano)

 

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mercredi 2 janvier 2019

émois et mois et moi...

des gens ici et là, près, plus loin...

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fjt

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authoison

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bussang

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coulevon

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cuse

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épenoux (?)

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riom

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vaivre

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en allant à la boulangerie

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parking du lac

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malans

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au café

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bellême

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détonation

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parking

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pnyap

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musicoul

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france 3

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cuse

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besac

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bussang

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rue claude pouillet

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derrière l'école

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green room

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coupe du monde

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bussang

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entrevues

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parking de bussang

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mont le vernois

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eurocks

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bussang

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berchigranges

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riom

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dans le train pour paris

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brioude

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eurocks

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bussang

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berchigranges

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eurocks

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(?)

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eurocks

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authoison

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fjt

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salle de jeux

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porte-parole

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pnyap

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musicoul

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villebon

(ici une photo a été supprimée
à la demande de l'intéressée)

maisse

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riom

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bussang

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clermont

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coulevon

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avec le rouge à lèvres de Malou (un peu exagéré)

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mardi 1 janvier 2019

décembre 2018

samedi 1er (chez mes voisins)
le fait de leur annoncer que j'allais peut-être déménager dans quelque mois a soudain rendu pour moi la chose beaucoup plus vraisemblable, tangible, possible
dimanche 2 (à la télé)
passé deux heures à zapper pour regarder, fasciné, sur les différentes chaînes d'info, les émissions les reportages et les débats sur les événements du week-end à Paris (gilets jaunes acte III) et leur impressionnante violence (ambiance de guérilla urbaine) et j'ai fini d'ailleurs par aller chercher mon appareil-photo...
lundi 3 (parking du cinéma)
j'étais arrivé un peu en avance et j'attendais dans ma voiture à cause de la pluie battante, j'ai résolu de me rapprocher (en voiture) un peu plus du cinéma pour être moins mouillé en marchant, et c'est là que l'orage est devenu carrément apocalyptique ( grêle et vent violent qui faisait bouger la voiture) et que j'ai regretté de n'avoir ni mon téléphone ni mon appareil-photo
mardi 4 (souvenirs souvenirs)
j'ai fini par donné à Marie pour ses garçons cette pile de t-shirts que j'aimais mais que je ne peux plus mettre, et, en les faisant passer, l'un après l'autre, de l'étagère où ils étaient posés au sac en plastique où je les empilais, c'était un peu ma jeunesse qui défilait, et qui s'enfuyait
mercredi 5 (trafic)
suivi en ville un gros camion qui a fini par en rejoindre d'autres, bloquant presque un rond point (celui dit "de Jardiland") où j'ai réussi à passer de justesse, pour rejoindre  le deuxième rond-point (dit "du lac"), observant au passage que, la circulation, dans l'autre sens, était complètement bloquée, une file ininterrompue de camions immobiles qui allait jusqu'au rond-point dit "en bas de Peugeot" et ce depuis visiblement celui dit "de l'Intermarché" (tandis que dans mon sens j'était tout seul ou presque)
jeudi 6 (petite douceur)
il faisait vraiment un temps de merde (ciel opaque, pluie, soleil disparu) et j'ai ressenti le besoin de me  préparer une tasse de chocolat chaud (sucré avec du sucre vanillé) pour me réconforter, avant de partir au cinéma
vendredi 7 (TLMVPSP)
je la trouvais sympathique et très calée sur tous les sujets ou presque, je me disais qu'elle ne partirait jamais, et pourtant si, j'apprends ce jour (avec quatre de retard) qu'elle s'est fait battre lundi, Marie-Christine (elle part tout de même avec 213 victoires et pas tout à fait 200000€)
samedi 8 (avant d'arriver à Besac)
depuis le radar de chantier, quelques kilomètres de ralentissement avant d'arriver au rond-point occupé par les gilets jaunes (acte IV),où l'on avance cul-à-cul, ligne jaune continue, eu le plaisir de voir un connard de 4x4 qui avait entrepris de doubler toute la file (parce que personne ne venait alors en sens contraire) être obligé de s'arrêter et de remonter ladite file dans l'autre sens, en marche arrière, jusqu'à dieu sait où (je ne voyais pas assez loin dans mon rétro), face à  des voitures qui arrivaient soudain en face de lui
dimanche 9 (à partir de 18h)
chez les voisins pour notre partie de okey dominicale, au cours de laquelle traditionnellement nous buvons des bières, où nous avons pu goûter le foie-gras test (délicieux) qu'elle avait, cette année, "cuit au sel" (mais qui en manquait un peu, de sel, justement, et qu'on saupoudra, un peu comme les radis)
lundi 10 (au téléphone)
Malou m'appelle tôt (9h et quelques : "j'étais sûre que tu t'étais recouché...") pour m'apprendre, joyeuse, qu'on venait de parler sur France-Inter de Freddy Tsimba (affectueusement surnommé par nous "mon Fweddy") dont une statue monumentale (en douilles ramassées sur les zones de conflit à l'est du Congo), intitulée Porteuse de vies,  a été inaugurée dans la cour du Palais de Chaillot, à l'occasion du 70 ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme
mardi 11(au Thé V')
Il y avait une vieille assise à ma place quand je suis arrivé, je l'en ai informée, et elle a fait mine d'être surprise de découvrir que les places étaient numérotées, mais s'est levée sans rechigner pour partir chercher la sienne
mercredi 12 (vimeo)
le dvd de A bread factory Part 2 : un petit coin de paradis, gentiment envoyé par l'acid était défectueux et bloquait à la 43ème minute (à moins que ce ne soit le lecteur de mon ordi), heureusement ils avaient eu aussi l'idée d'envoyer un lien pour le visionner, et j'ai donc pu le voir en entier, jusqu'à la chanson -magnifique-  sur laquelle se déroule le générique, Could you be a little less supportive, par Chip Taylor)
jeudi 13 fjt)
pour le dessert de ce repas de Noël non seulement on avait le choix entre trois bûches (caramel / chocolat / framboise) mais le dessert en question était offert, et de plus servi avec une papillotte (bonjour le pic de glycémie mais esprit de Noël, quoi)
vendredi 14 (ouaibe)
le site des Eurocks aavait annoncé hier que ce jour à midi seraient publiés  les premiers noms de groupes pour cet été, évidemment je me suis connecté à midi 4 et mon écran affichait "erreur fatale" (le site était injoignable  puisque tout le monde avait fait la même chose que moi au même moment)
samedi 15 (à l'hôpital)
j'avais oublié d'y passer (acte manqué)  hier alors j'y suis allé tôt ce matin, sans trop d'espoir (sur les conseils de Marie) pour obtenir un rdv en ophtalmo, et, contre toute attente, je l'ai eu, (après avoir expliqué ce qui m'arrivait de temps en temps), et très proche en plus, le 7 janvier! (ma parano m'a susurré aussitôt à l'oreille que c'était bien plus grave que ce que je croyais)
dimanche 16 (flemme)
traînassé toute la journée en me demandant si j'allais vraiment avoir le courage de prendre la bagnole pour aller jusqu'à Besac pour voir l'intégrale des motets de Bach, ai proposé ma place à Emma, qui était dans les mêmes dispositions que moi, et finalement non non je ny suis pas allé et ai préféré refaire une siestounette
lundi 17 (étrennes)
chaque année c'est pareil pour le calendrier des pompiers, ils doivent envoyer les bizuths au turbin, celui-ci était -bien sûr- en uniforme, (j'ai déjà dit que je trouvais que ça leur faisait des petits culs d'enfer), joliment barbu, avenant, et j'avoue que j'étais plein d'arrière-pensées quasiment lubriques en le contemplant -du coin de l'oeil- en train de remplir son reçu
mardi 18 (lac)
ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas retrouvé à 6 pour marcher, beau soleil, air frisquet, mais pleins d'énergie (et le plaisir de retrouver sur les berges les plaques de glace brisées qui s'entrechoquent légèrement en produisant ces sons que j'adore (on dirait une installation de cCéleste Boursier-Mougenot)
mercredi 19 (en voiture)
reparti de Besac dans la nuit en écoutant Décibel : le poème, un long et beau morceau (29'54) de Fred Nevché, mis à disposition par celui-ci sur youtube ("c'est une route de campagne où plus rien n'a de sens...") qui durera presque tout le trajet (et s'y accorde parfaitement)
jeudi 20 (circulation)
se rappeler qu'il faut éviter de se trouver rue Grosjean aux alentours de 17h (la portion entre la rue Jean Jaurès et le Boulevard des Alliés un goulet d'étranglement où on se retrouve  bloqué à cause du feu et des gens qui s'entêtent à vouloir tourner à gauche après le passage à niveau
vendredi 21 (préparatifs)
toujours autant de difficultés pour faire mes bagages avant de partir : passer des heures à trier soigneusement les vêtemenets que je vais ranger dans ma valise etque je ne mettrai probablement pas pour la plupart (au moins ils auront voyagé)
samedi 22 (Péage de Montereau-Fault-Yonne)
la signalisation autoroutière y annonçait "des piétons", et ils  étaient là, les gilets jaunes, un petit groupe plutôt calme et bonhomme, ils nous ont fait signe de baisser la vitre, ont récupéré notre ticket de péage (chouette!) et demandé si on acceptait de signer une pétition pour le RIC "mais ce n'était pas obligatoire" (oui, j'ai signé)
dimanche 23 (Bellême)
Nous y avons fait notre rituelle promenade, cette fois nocturne et bruineuse, ce qui, ajouté à la foule nombreuse (on faisait grave la queue chez le chocolatier)  rendait encore plus prégnant ce sentiment de spleen saisonnier que je sentais insidieusement monter
lundi 24 (Les Lilas)
David avait insisté pour qu'on soit là à 19h précises, pour ce réveillon chez son frère, et nous avons fait en sorte d'y être, mais à notre arrivée, la maîtresse de maison nous annonça que nous étions là "un peu trop tôt" (tandis que david, avec sa petite famille, est arrivé, lui, beaucoup plus tard)
mardi 25 (dans Paris)
Dominique a eu la bonne idée de nous faire traverser Paris à pied, de bas en haut (de St-Sulpice à Montmartre, grosso-modo), et juste avant d'arriver à destination, au vu de la longue double volée d'escaliers, j'ai eu envie de crier "J'en ai marre!" comme dans les films, mais je ne l'ai pas fait (esprit de Noël!) car on était juste devant le restau où on allait manger
mercredi 26 (Moulicent)
On a attendu la fin de l'après-midi pour aller voir la fameuse "extension" et les travaux diligentés par Céline, on a bien fait d'attendre car on a été récompensés par un coucher de soleil somptueux (dans les bleu et rose) que j'ai d'ailleurs copieusement photographié avec mon téléphone
jeudi 27 (Rémalard)
oh le délicieux après-midi passé à jouer au tarot avec les copin(e)s de Malou, et de me retrouver être le benjamin de l'assistance (2 tables à 5 tirées au sort, avec nouveau tirage après la pause tea-time)
vendredi 28 (trajet-retour)
je me demandais pourquoi Pépin m'avait appelé plusieurs fois sans me laisser de message (je pensais "soirée tarot" ?), je l'ai donc rappelé lorsque nous nous sommes arrêtés sur l'aire de Mondeville (?), après lui avoir envoyé un sms interrogatif resté sans réponse, et il a alors pu m'annoncer le décès de sa maman, ce qu'il ne pouvait faire par sms
samedi 29 (funérarium)
j'y suis passé en fin d'après-midi, avec un peu d'appréhension (je n'ai pas l'habitude de ce genre d'évènement) c'était à la fois très émouvant et très doux de revoir la famille réunie comme ça autour d'elle, si petite, d'être attentif aux détails (les photos, les dessins, le café, les feutres pour dessiner sur le cercueil, les conversations, le gâteau) et cette façon de sortir de cette pièce pour aller dehors fumer (ou pas), respirer en tout cas
dimanche 30 (chez les voisins)
un apéro dominical en tout petit comité (et en toute simplicité) : j'avais apporté une bière, on a cassé des noix, tartiné le reste de foie gras confectionné par Christine, mangé une bonne petite soupe d'hiver et partagé le restant de salade de fruits que Jean-Fran avait préparée
lundi 31 (au rond-point)
en partant réveillonner à Gy ça m'a un  peu serré le coeur (et un peu culpabilisé aussi) de voir ce petit groupe de gilets jaunes  debout au bord de la route vaillamment dans la nuit et le froid et la pluie (et à trois heures du mat' quand j'y suis repassé, j'ai répondu de la main aux grands saluts souriants qu'ils m'ont adressés)

Posté par chori à 06:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]