dimanche 31 décembre
films 2006
Cette année, hop! y en a quinze (plus un) pour le prix de dix, plaignez-vous donc...
* les "grosses machines" :
MARIE-ANTOINETTE
LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN
* les "petits indés directos from ze festival de sundance" et assimilés:
SHORTBUS
MALA NOCHE
TRANSAMERICA
LIITLE MISS SUNSHINE
* les "franco-belges" :
FLANDRES
DANS PARIS
LADY CHATTERLEY
LA RAISON DU PLUS FAIBLE
* les "ailleurs géographiques et/ou cinématographiques" :
EL AURA
BLED NUMBER ONE
LA TERRE ABANDONNEE
LA MORT DE DANTE LAZARESCU
CINEMA ASPIRINES ET VAUTOURS
le "hors-compétition" :
MON VOISIN TOTORO
(que j'ai découvert très très très en retard mais bon y a que les imbéciles qui changent pas d'avis, hein ?)
samedi 30 décembre
aigriture
Chaipas c'qu'y a... Dur dur (ou plutôt mou mou), bref incapable d'aligner quelques mots cohérents. Ca doit être l'autre jour quand j'ai voulu démonter mon envie d'écrire pour la nettoyer un peu, j'ai dû paumer un ressort, un bitonio, un p'tit mécanisme, qu'a roulé par terre l'air de rien dans un coin et que maintenant sans lui le truc il marche plus. je vais chercher mon petit ressort pour pouvoir de nouveau écrire.
Tiens, pendant que j'y suis : retrouvé (en rangeant) cette page, avec un petit texte assez joyeux ma foi, non daté, qui a vue de nez doit bien avoir une dizaine d'années au moins (sortez les chapeaux pointus et les trompettes) :
"Il ne saurait être question ni de chagrin ni de pitié, ni de solitude ni encore moins d'angoisse, non non, il s'agirait juste d'aligner les mots, les ci et les contre, les jamais et les dorénavant (ces histoires seraient navrantes)
Faire partie des fonds de stock, des invendus, des laissés-pour-compte, des restes, des épluchures, des déchets, des oranges pourries au fond des cageots, des exemplaires de démonstration, des légèrement défectueux, des seconde main, des cochonneries au fond du sac de l'aspirateur, des moches bêtes dont personne ne veut à la SPA, des cagneux, des galeux, des boiteux, des jouets cassés, des poupées qui louchent, des machins rouillés, des livres déchirés, des chaussettes dépareillées, des bouteilles cassées, des cartons percés, des mouchoirs perdus, des verres ébréchés, des ustensiles périmés, hors d'usage, à la casse, bons à rien, moins que zéro, des "fermé pour cause" des "hors-service", des contaminés, des foutus, des immondes, bref du noir qu'on broie qu'on triture et qu'on jette.
"Vous, vous pensez avec vos couilles!"
(Un ticket pour deux)"
J'avais oublié -au moins- le terme "rebuts". Hihihi j'en pleure encore de rire... A quoi donc ont bien pu servir toutes ces années, hein ?
vendredi 29 décembre
père nono
Je m'apprêtais à recopier intégralement cet article paru dans le libé du 24 décembre, intitulé "La preuve par zéro que le Père Noël est une imposture" parce que il m'avait bien fait rigoler dans le train, et voilà que je trouve en petit, tout en bas, l'url du site où ils sont allés pomper l'article en question. Pompons donc joyeusement, c'est ici! (même si, ok, ça ne fait pas très sérieux)
(Mais bon, après quelques recherches supplémentaires, là, c'est bien mieux, construit, présenté, illustré, documenté!... Faites lire ça à vos n'enfants !)
faire le point
Matoo a écrit ici un bien beau post, à propos de blog, d'écriture, d'égo et de justifications, où il synthétise les choses bien mieux que je n'aurais pu le faire. Allez-y donc voir de ma part!

(joliesses hivernales, faute de mieux...)
jeudi 28 décembre
bush
10 CANOES, 150 LANCES ET 3 EPOUSES
de Rolf de Heer
Qui dit à Paris dit MK2 Beaubourg. Film vu, donc, le 25 décembre, à la séance avant midi. Imaginez : tête un peu dans le cul, estomac tortillé avec le syndrome nuit blanche, poches sous les yeux, bref je craignais un peu l'assoupissement avec gros ronflement de bourrin eh bien pas du tout!
J'ai à peine entrefermé l'oeil quelques secondes, mais mon intérêt était si dense que je n'en ai perdu que quelques miettounettes. J'aime ce réalisateur (du moins le peu que j'en ai vu : La chambre tranquille et Le projet d'Alexandra) pour son univers un peu atypique, des fois genre un peu poil à gratter, un zeste d'inconfortable, mais allociné m'apprend qu'il y en a une sacrée flopée d'autres, notamment The tracker, déjà sur les aborigènes.
10 canoës, 150 lances et 3 épouses (le titre français allonge inutilement le titre original, beaucoup plus sobre, juste ten canoes) a été écrit avec eux, joués par eux, dans leur propre langue. Un narrateur (en voix off) annonce qu'il va raconter une histoire qui s'est passée il y a longtemps (noir et blanc), et dans cette histoire, un des personnages raconte une histoire qui s'est passée il ya très très longtemps (et là on est en couleurs). Dans la première il est question d'un jeune homme qui en pince pour la troisième -et la plus jeune- épouse de son frère, et c'est ce frère qui va lui raconter (pour tempérer ses ardeurs ? ) l'histoire d'un jeune homme qui convoitait la troisième épouse de son frère...
Mais attention on n'est ni dans Connaissance du Monde ni, comme voudraient le faire croire quelques critiques bêtas, dans Les dieux sont tombés sur la tête 3 (je vous préviens charitablement, on ne se tape pas sur les cuisses en hurlant de rire, à longueur de film non non.) Tel quel, c'est vrai, c'est un film difficile à ranger. Ethno ? Docu romancé ? Conte et légende ? Fable illustrée ? Prenons donc le pour ce qu'il est, juste un film. Avec de l'amour, du suspense, un certain humour, des chouettes paysages, des chouettes mecs aussi (je suis désolé, on va encore dire que je suis sectaire, mais c'est un fait avéré : les aborigènes mâles sont infiniment plus agréables à l'oeil que leurs pendants -c'est le cas de le dire pffff- du beau sexe, je n'y peux rien, c'est ainsi.) car de plus 100% FAQV : les acteurs sont nus tout le temps, mais c'est normal, c'est comme ça qu'ils viv(ai)ent!... Et, ce qui ne gâche rien, avec un vrai discours cinématographique (j'allais écrire "un discours sur le discours"!) entre les différents niveaux de narration, de représentation, sans que jamais tout ceci n'apparaisse comme trop redondant ou hermétique.
C'est... exotique, atypique, bucolique, nostalgique, politique (?) (cochez les cases correspondantes) mais ça m'a ragaillardi, en ce vingt-cinq décembre post et pré agapes. Le bonheur est dans le bush, cours-y vite, cours-y vite ?
mardi 26 décembre
now ailes
un sapin zen / des profiterolles de blé noir aux saint-jacques / du champagne (M*mm Cordon rouge) / un pousse-pousse "ministère de l'intérieur" / "la circulaire et autres racontars" / un éphéméride pour apprendre le chinois / un stylo à plumes, un stylo de père noël, et un stylo pailleté / des huîtres chaudes / un t-shirt avec des vaches / une montre "porte dauphine-nation" / des sets de table en napperons de papier / du foie gras à la mangue confite et aux épices / "ze big slip" et "le petit bluff de l'alcootest" / un t-shirt "commissariat aux sports militaires" / une poularde au vin jaune et aux morilles / des petits verres chinois avec un monsieur tout nu au fond / du dulce de leche qui vient vraiment d'argentine / "la forêt des morts" / une bombe à l'orange / un petit cochon jaune tirelire / deux livres de lecture vieux mais en parfait état / des cartes postales de bidasses d'un mauvais goût exquis / une charlotte aux marrons glacés / le dernier polar de john harvey / du savagnin / une plaque en terre trop belle pour faire un dessous de plat / un tampon à gratter les casseroles de luxe / cinq trompettes en carton pour faire pouet pouet / un chèque de 30 € / un moutardier en cochon avec la queue qui sert de cuillère / des très bonnes dattes / l'esprit de noël... /
lundi 25 décembre
voyage voyage (deux)
Deuxième étape : laissage de voiture devant chez mon amie Elisabeth (qui me paye un café+clafoutis tiède et en plus me conduit à la gare.) J'aime être très en avance (ça doit être mon côté angoissé parano ou je ne sais pas quoi...) Voiture 17 place 13 couloir, j'ai eu le temps de vérifier 50 fois ma réservation quand le fameux train arrive enfin (mon dieu tout ça est véritablement aussi palpitant que le dernier rapport de la cour des comptes... vous êtes toujours là ? Youhou ? Y a quelqu'un ? (petite voix avec grand écho comme dans salle très vide...) bon je continue)
C'est un vieux Corail, je traverse une voiture à moitié vide pour arriver à ma place à moi que j'ai réservée perso (13, Couloir) ; sur le siège voisin (11, Fenêtre) dort profondément un jeune homme, que le contrôleur, passant très vite après le départ, va (quelle erreur!) réveiller d'une main tendre mais énergique, et qui va à partir de ce moment, et jusqu'à la fin du voyage, passer et recevoir au moins un millier de coups de téléphone, à papa, maman, la copine, les potes, le pape, qui sais-je d'autre encore (j'apprends -sans vraiment le vouloir- qu'il revient de mulhouse qu'il a fait beaucoup de sport à font-romeu, et je comprends qu'il doit être champion de France de VTT ou quelque chose dans le genre (et visiblement sa langue est aussi exercée que ses jarrets)...
Comme j'ai un peu de mal à lire (ça fait soixante-quatorze fois que je relis le même passage de cet excellent polar par ailleurs, La danse de l'ange), je m'attache un peu à observer les différents visages qui dépassent des sièges (je suis assis tout au fond, et donc je peux les voir tous) lorsque mon regard s'arrête (tex avery : bruit de freins) sur un aimable visage, de l'autre côté de l'allée, vers le milieu de la voiture. C'est un jeune homme, tête ronde, cheveux courts, petit bonnet, barbe rase mais drue, avec des yeux angéliques, qu'on dirait soulignés au khôl, presque disproportionnés par rapport au reste, et dont le visage m'évoque celui que pourrait être, d'ici une vingtaine d'années, celui d'un élève de ma collègue Catherine chérie (c'est celui qui dit bonjour le matin en clignant de l'oeil et en faisant claquer sa langue). Me voilà donc pourvu d'un aimant visuel qui vient supplémentairement perturber ma lecture. Il m'offre un petit show perso, enlève son bonnet, baîlle, s'assoupit, se gratte la tête, la penche en arrière pour m'exposer son gazon sub-mentonnier (comme une jolie pelouse bien entretenue), vient parfois croiser mon regard, s'éloigne, revient... Il a de plus -comme je le constaterai en revenant des toilettes- une nuque superbe, parfaite (j'ai toujours eu un faible pour les nuques, de quelque sexe qu'elles soient).
Je ne résiste pas au plaisir de le prendre en photo quand il dort. Image volée, c'est comme un peu de lui dont je resterais désormais propriétaire. Quand le train s'arrête, je prends mon temps pour sortir, juste avant lui, il m'invite à passer le premier d'un geste de la main sans parole, on se suivra quelques instants encore sur le quai avant qu'il ne tombe dans les bras d'une demoiselle venue l'attendre, avec qui il se met à pépier en italien. Quelques instants plus tard (ils sont alors derrière moi) je l'entends s'exprimer dans un anglais parfait.
(Fin de mon éternel amour de trois heures et quelques).
samedi 23 décembre
voyage voyage (un)
Hello folks, le bonjour from Parisse!
Arrivé ce soir, tout va bien, baisers, salut (disait il y a longtemps Yves Simon). Non, sans rire : autant le voyage en lui-même (et surtout en train) m'est toujours un bonheur, autant ce qui précède est toujours -comme disent mes copains américains a real pain in the ass. Je veux parler du faisage de bagages. Quelle plaie !(j'ai d'ailleurs déjà évoqué me semble-t-il la question) ; el contenant d'abord : le sac-glacière ou le grand sac de voyage ou le moyen (je n'ai heureusement toujours pas de valise à roulettes), puis el contenu, ça va de soi : Combien de chaussettes, de calbutes, de tenues, de paires de chaussures, de déshabillés en cygne, de boucles d'oreilles ? (non non je plaisante, ça c'est les filles).
J'ai désormais une nouvelle tactique : plutôt que de faire et défaire 150 fois, je fais des tas, stratégiquement, mine de rien, des piles, chaussettes par ici, machins pour se laver là, tiens une chemise bleue, et si je posais là le pull à capuche, et tiens un petit tas de téchouirts, etc ... Et à un moment, le dernier en général, je me lance, hop, comme on traverserait une longueur de piscine sous l'eau et sans respirer, et j'empile, j'entasse je range sauvagement, très vite, et zrrrrrpppp la fermeture-éclair et voilà c'est prêt. Sauf que là, il y a dans le sac de voyage un carton contenant les cadeaux de noël, et qui prend un peu de place. J'étais quasiment prêt à partir, sac bouclé pile poil nickel merveilleux tout est rentré comme il fallait et voilà-t-y pas que poïnk oeil dilaté d'horreur j'aperçois sur le lit les fameux calbutes, et les chaussettes et les mouchoirs (je vous parlerai un jour de ma collection de mouchoirs) et sur le radiateur le fameux pull à capuche bleue qu'il est hors de question que je parte sans... Et de l'autre côté, sac bouclé, perfectly, plein à ras bord... Raté donc, il a bien alors fallu se poser des dilemnes pour savoir qui y rentrerait et qui pas; C'est dans les strates du fond que tout s'est joué, mais j'y suis arrivé, et à l'heure dite me voilà donc parti.
(to be continued)
métaphores
jeudi 21 décembre
gling gling gling
un peu un mercredi de merde... enfin un mercredi qui ne se serait pas passé comme on espérait... seulement on ne sait pas exactement ce qu'on espérait... à quoi on s'attendait... alors comme peut-on être déçu si on ne sait pas ce qu'on espérait ? (si ca continue je vais finir par m'inscrire en philo, moi, tellement voilà de la réflexion qu'elle est brillante...) un mercredi comme d'hab alors ? Ouais, le genre, on peut dire ça, point de vue du poids... (point de vue du poids ? vous inquiétez pas, private joke...)
D'abord il fait froid, vraiment, ce qui empêche -désormais et pour au moins six mois- la pratique de certaines activités dites de plein air qui m'étaient coutumières, et seront donc désormais strictement en chambre (ou de salon).
Ensuite il a fallu aller un peu en ville pour gling gling gling finir les cadeaux (juste deux trois babioles pour compléter) mais c'était peut-être juste pour le plaisir de bouchonner dans la rue principale, puis de tourner pour trouver une place, et enfin de ronchonner dans les magasins en se faisant marcher sur les pieds par des mamies emperlouzées à chienchien, qui vous bousculent parce qu'elles veulent le dernier la même chose que vous.Voir du monde, quoi.
Puis on a gaspillé son après-midi, son temps et son énergie à essayer de faire un mix très beau, ultime, le genre de mix qui ferait pleurer d'un bout à l'autre, et on réalise que c'est pas si facile que ça, qu'il faudrait préciser le concept de chanson qui fait pleurer (ce n'est pas forcément chanson triste, attention !)
Et les choses qu'on attendait, c'est bien connu, elles ne viennent pas. Les choses qu'on aurait pu/du faire, on ne les a pas faites... Et hop déjà il fait nuit noire, les pare-brises givrent, on se couche alors presqu'un peu malade, inquiet, désappointé, because la tisane du soir, même pas le courage de lire.
Bref, youpee!























