dimanche 14 janvier
cachets
REQUIEM
de Hans-Christian Schmidt
Allemagne, années 70. Michaela quitte le cocon de sa famille pour aller étudier à Tubingen.Elle est, nous l'apprenons très vite, épileptique (sous traitement) et catholique (fervente, comme semble l'être toute sa famille). Comme l'alcool avec les cachetons, l'épilepsie ne fait pas bon ménage avec les curetons. Michaela va l'apprendre à ses dépends, quand elle commence à mélanger les signes cliniques (elle entend des voix, elle ne "peut plus prier") et les christiques (c'est le démon qui l'assaille). Le film, sous ces deux auspices (hospices ? ) va nous narrer le funeste destin de cette demoiselle, depuis sa première crise à son premier exorcisme... Si elle avait bien pris ses cachets, si elle n'avait pas eu une mère odieuse, si elle n'avait pas été si bigote (mais la faute à qui ?), Michaela aurait pu s'en sortir. Hélas.
Ne vous inquiétez pas, pas de tête qui tourne à 360°, pas de vomi verdâtre, pas de Tubular Bells. Que de la réalité. Le film reste constamment sur la réserve, prudemment, froidement presque, préférant le constat "objectif" au sensationnel spectaculaire. Il nous ramène trente ans en arrière, mais les choses ont-elles vraiment changé depuis ? Peut-être à propos du traitement de l'épilepsie, mais certainement pas en ce qui concerne la religion et ses méfaits, ses dangers, ses ravages. (C'est un fait, je ne suis pas du tout objectif sur la question). Portrait d'une jeunesse détruite. Glaçant.




