lieux communs (et autres fadaises)

dites ces mots "ma vie" et retenez vos larmes...

mardi 06 mars

la pleureuse

"Au cœur de la marrade
Je serai ta pleureuse
Quand ça rigolera
Je geindrai à coeur joie ;
Dans l’arène gauloise
Où le pathos agace
Ceux qui craignent de voir
Leur propre peine en face :
Je serai ta pleureuse.

En plombeur de ces dames
Ou en consolateur
Si tu y trouves ton compte
J’inonderai ton cœur ;
Et que le beau Danube
Se transforme en la Meuse
Et je suis ta pleureuse
Oui, je suis ta pleureuse
Pour toujours ta pleureuse.

Il reste hélas en moi
De ce sourire en coin
Qui de l’époque me fait
Être aussi un larbin ;
Mais secoue-moi un peu
Que reviennent impérieuses
Mes armes de pleureuse
Oui, je suis ta pleureuse
Pour toujours ta pleureuse
A jamais ta pleureuse. "

(Dominique A.)

Posté par chori à 15:51 - songs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

horizontal

Dans ma célèbre série " y a que les imbéciles qui changent pas d'avis", je, encore une fois.

Il est question cette fois  de Dominique A. Que je connais depuis longtemps, de nom, grâce à mon amie Emma, mais dont je n'avais jamais pu dépasser l'écoute de La fossette, son premier album, qui m'exaspérait. Puis quand je l'ai vu cet été aux Eurocks, j'avais commencé à réviser un peu mon jugement. il y avait là une belle énergie, des grosses guitares, une puissance, une violence insoupçonnables et a priori incompatibles pour moi avec celui que j'assimilais encore à l'anorexique anémique minimaliste de La fossette.
Puis j'ai écouté L'horizon, son dernier album, par le biais (ma copine Emma est très forte, elle sait comment me faire craquer...) du plutôt rock La pleureuse. Très bien (le texte et la musique idem), puis plutôt imprudemment, j'ai écouté le reste. Des plages longues (trois morceaux flirtent avec les sept minutes) pas "formatées". Et j'ai craqué. Quasi complètement. Il y a ce désespoir, cette mélancolie, traités en mode mineur (minimaliste ? non non), des choses d'une beauté insolite. D'une grande beauté insolente. (Le sublime "rue des marais" me fait encore dresser les poils rien qu'a y penser) Des orchestrations au phrasé, des textes à l'instrumentation, j'en reste à chaque fois encore oreilles-bées.

l_horizon_

Posté par chori à 13:45 - sacs congélation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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