lieux communs (et autres fadaises)

dites ces mots "ma vie" et retenez vos larmes...

mardi 26 juin

fête du c.

KOMMA
de Martine Doyen

Une curiosité belge, avec Arno qui fait l'acteur, suffisant pour piquer la curiosité, non ? C'est effectivement spécial, le début est plutôt intriguant, la fin est visuellement superbe... Entre les deux, le récit bringueballe tangue et s'étire, va comme la voiture sur la route enneigée : un peu à hue et à dia. Cette histoire de "mort" qui se réveille, sort de son sac en profite pour prendre l'identité d'un autre,(...) et finit par emmener en Bavière une performeuse un peu déprimée est suffisamment atypique pour piquer la curiosité de mon ami Pépin, par exemple. Mais bon, je n'ai pas sa patience angélique, et comme dirait mon amie Dominique "Je me suis presque un peu fait chier..." C'est... étrange. Filmé très souvent de très près, à très courte focale, au plus près des visages et des corps. D'ailleurs François Négret (qu'on avait un peu perdu de vue depuis De bruit et de fureur) nous gratifie  d'un appendice jovial, lors d'une scène  téléphonique matinale plutôt sympathique.

BANDE DE SAUVAGES
de Walt Becker

Comme je n'avais pas envie de rentrer chez moi entre les deux films que je voulais voir, je me suis décidé pour celui-là (c'était le moins pire à la séance de 18 heures). J'ai d'ailleurs annoncé à plusieurs copines rencontrées sur le parvis que j'allais voir "une grosse daube". A laquelle on peut, finalement, trouver quelques coupables excuses. Récit de l'expédition de quatre potes cinquantenaires qui réalisent que leur vie n'est pas si terrible que ça et qui plantent femmes et enfants pour une virée en moto (plus exactement une traversée des Etats unis) entre potes ("avoir un bon copain c'est la meilleure chose au mooooonde..." air connu) Ca ne vole pas très haut (normalement l'humour beauf (aux relents homophobes) aurait dû me faire quitter la salle en hurlant mais bon reconnaissons-le j'ai ri. A part l'épouvantable Travolta, les trois autres tirent relativement bien leur épingle du jeu. Même si le scénario, lui, tire tout de même à la ligne (à peu près un rebondissement et demi, étiré sur une heure et demie, ça finit par faire long feu) Et, bien sûr, tout finit bien. 

FRAGILE(S)
de Martin Valente

Je l'ai déjà dit, j'ai un faible pour les films dits choraux, et celui-là, avec Darroussin en ouverture, ne pouvait que m'allécher, à l'évocation du récent J'attends quelqu'un, du très cher Jérôme Bonnell, de la même catégorie. Sauf qu'ici on a plus de personnages, plus d'histoires, mais que (désolé Elisabeth) je trouve que ça fonctionne (beaucoup) moins bien. Darroussin a un problème de chien jaune et de solitude, Berléand des problèmes de sac-poubelle et de bouchon de baignoire, Caroline Cellier des problèmes de traumatisme crânien et de préservatifs, Marie Gillain des problèmes de dope et de fils, Jacques Gamblin des problèmes de dealer et de coma conjugal, et la jeune Sara Martins des problèmes de père et de transparence. Oui tout le monde a des problèmes, va se rencontrer plus ou moins ( à Lisbonne, notamment) et, à la fin, tout sera résolu ou presque. Si ça commence très bien, ça se gâte un peu en cours de route, et surtout ça force sur les poteaux indicateurs scénaristiques et les bons sentiments gentils oui très gentils. Plus on avance et plus  le terrain devient glissant et de plus en plus casse-gueule. Et la dernière image c'est carrément trop c'est trop. Pourtant les comédiens sont vraiment très bien (une mention spéciale à Berléand) mais faute d'une architecture scénaristique suffisamment originale et étayée, l'édifice vacille. Oui, dommage...

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Posté par chori à 06:54 - pluricul/multimed - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Sans doute n'as-tu pas complétement tort... Mais, il y a des jours comme ça où l'on est pétri d'indulgence, où l'on trouve qu'on est définitivement bien dans ce cinéma, où l'on est content d'être là au moment où la lumière va s'éteindre, où l'on a rencontré des gens sympathiques qui vont voir le même film que toi... Enfin, tu vois ! Mais bon, malgré tout, c'est pas mal quand même (hein, dis ?)

Posté par zabetta, mardi 26 juin à 17:37

Salut, dis donc t'as pas chômé pendant la fête du ciné! Rien vu moi cette année, faut dire aussi qu'il va me falloir encore un mois ou deux pour me remettre des chansons d'amour!

Posté par guizotto, mardi 26 juin à 21:21

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