lieux communs (et autres fadaises)

dites ces mots "ma vie" et retenez vos larmes...

dimanche 02 septembre

pinocchio

Ouf!
Ca y est! Elles sont enfin finies, ces vacances...
Remettre en marche la sonnerie du réveil, pour être guillerettement sur le pont à 6h30. Enfin, fini de faire ce qu'on envie quand on a envie, et même rien du tout des fois, fini de se coucher à n'importe quelle heure, de se lever idem, et même des fois de se recoucher si on en a envie! Enfin un cadre! une structure! des horaires! un emploi du temps! Un fonctionnement martial! Du boulot! Travailler! Et même travailler PLUS, puisque c'est ce qu'on va gagner! Chef, oui, chef! Finie la rigolade, finis les amusements, le n'importe quoi! Vite, de la rigueur! de l'exigence! des compétences! un référentiel! des programmations! des préparations! et des réunions!
Enfin, enfin, allons-y! C'est trop, regardez donc comme j'en frétille d'aise!

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Posté par chori à 22:45 - fadaises - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

matelas (changer de ?)

I DON'T WANT TO SLEEP ALONE (2)
de Tsai Ming-Liang

Hmmm... serait-ce de la gourmandise ? Je viens de retourner le voir, (puisquue, à force de patience te d'obstination, nous avons réussi à l'avoir dans le bôôô cinéma...) et non seulement je confirme tout le bien que j'en disais à première vue, mais j'en remets même une louche (de contentement)... Oui, sans conteste, ça va rester un de mes "grands" films de l'année (avec celui d'Apichounet).
Cette fois-là je n'étais pas du tout fatigué, je n'ai donc pas fermé l'oeil et n'en ai  pas perdu une miette. Et, comme disait ma copine Zabetta "je n'ai pas vu les deux heures passer..." Pire, ça m'a paru presque trop court! Mais toujours, indiscutablement, d'une beauté à pleurer.
Un film sans un mouvement de caméra, un film où les protagonistes n'échangent pas un seul mot, un film extrêmement pudique et infiniment sensuel (ce mec-là filme les corps d'hommes comme j'aimerais pouvoir les filmer), un film de démolition, de pollution, de contamination, de suffocation. Et de consolation, peut-être, in extremis. Je prends sans doute les choses trop à coeur, mais le dernier plan (je le connaissais pourtant) m'a quasiment fait suffoquer d'émotion.
J'aimerais être un vrai critique et pouvoir disserter, sur, par exemple, le "plan" chez Tsai Ming-Liang. J'ai été très attentif. Uniquement des plans fixes, aucun effet de transition, des cadres toujours hypercomposés, somptueux au travers desquels, pour les plans larges, l'acteur ne fait souvent que passer, qu'il est amené à traverser (parfois en largeur, parfois en profondeur) et que la caméra, dans tous les cas, regarde passer. Ce n'est pas le plan qui prend en compte l'acteur, c'est lui qui doit s'adapter au plan.
Les ellipses de la narration aussi, qui épurent / allègent encore un récit déjà succinct.
Et l''importance des mains...
Et les chansons d'amour nunuches...

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Posté par chori à 18:14 - pluricul/multimed - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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