jeudi 11 octobre
soir
Un soir passé à réécouter des nunucheries après avoir réussi à réinstaller shareaza quasiment comme avant, alors que l'après-midi même on était quasiment prèt à jeter l'ordi par la f'nêtre tellement on n'y comprenait plus rien, oui un soir donc relativement doux où on n'a même pas eu le courage de sortir pour aller au ciné voir un film qu'on n'avait finalement pas si envie de voir que ça, un soir donc où on se dit qu'on pourrait quand même en profiter par exemple pour répondre au mail du jeune homme en t-shirt qui nous avait tout de même fait si plaisir l'autre matin, un soir où on se sentirait, assez inexplicablement, en paix, pourtant, rien de plus que d'hab' (ah si la satisfaction d'avoir réussi à s'en sortir tout seul) pourtant hein, un soir où les infos parlent de stage punitif à 450€ pour les 'ilains fumeur de shit ouh les cornes (arghh mais je ne me sens pas du tout concerné, je ne conduis JAMAIS dans cet état-là!) mieux vaut s'acheter des stoque opcheunze, un soir où on est habitué aux police menottes prison de plus en plus banalisés sur leschaînes publiques, un soir où on se sait fichtre pas ce qu'on a donc pu faire du courrier reçu ce matin, un soir ni trop froid ni trop chaud, juste comme il faut, et pourtant un soir avec toujours la vaisselle sale dans l'évier et les journaux en pile, un soir d'octobre, bref, où on va justement se rouler un tit stick avant dodo, un soir où on apprend ouf qu'une entrevue prévue pour le lendemain (qu'on appréhendait un peu) est justement ajournée, et remise à un jour où on ne pourra, de surcroit, hélas y assister, un soir où on ne manquerait de rien, où on n'aurait rien à se reprocher, tout seul peut-être mais peinard, un soir de copines au téléphone pour des messages ou des conversations plus ou moins loufoques, un soir anodin, un soir bénin, bref un soir délicieux...
(non, non, rien d'autre à raconter...)






