lundi 22 octobre
mémoire
J'ai la mémoire des noms. Pas de tous tous tous, mais de pas mal quand même.
Et, hier, en jetant un coup d'oeil sur le journal hier à midi chez Hervé, notamment sur la page des fait-divers concernant une petite ville voisine (où j'ai travaillé pendant une dizaine d'années dans ce qu'on appelle pudiquement un quartier sensible) je suis attiré par le gros titre qui évoque le procès de trois hommes accusés d'avoir torturé et violé un jeune SDF. Je parcours l'article en diagonale, frémis aux sévices infligés à la victime, et sursaute à la fin en lisant le nom du principal accusé, le "cerveau" : c'est celui d'un (très) ancien élève, que j'ai eu en classe de petits, il y a trente ans. Le prénom et le nom sont suffisamment spécifiques pour qu'il n'y ait pas de doute possible. Et qui plus est, je ne sais pas pourquoi (ça n'arrive pas à tous les coups), je remets assez précisément un visage sur ce prénom et ce nom.
Et tout ça me fait froid dans le dos.





