mercredi 21 novembre
le jour de grève est arrivé
C'est fou ce qu'on peut arriver à faire de choses, un jour comme celui-là... se réveiller comme d'hab' à la sonnerie du réveil, petit-déj', et se dire alors qu'on est un peu fatigué et qu'on en reprendrait bien une couche (de sommeil), se remettre au lit, prendre le temps de lire un peu (Seul à Berlin) et hmmm se rendormir jusqu'à 9h, puis bidouiller un peu sur l'ordi, (internet est réparé), et partir pour son rendez-vous chez le dentiste (cette grosse dent au fond, qui commence à faire un peu mal quand on touche, ne serait-elle pas annonciatrice de l'abcès du siècle ? Non non, rien à la radio, juste une dent de sagesse qui fait son intéressante) puis passer chez régis boire un kir et prendre des nouvelles d'Emma, puis retour à Vesoul, commander une pizza chez mon pizzaïolo velu préféré (Bianca fine : chèvre et jambon cru), aller en ville, se garer vant la manif', profiter de l'heure qui reste pour aller faire un tour chez le coiffeur (c'est le bon moment, dira-t-il, il n'y a personne) en repartant vers le lieu de rassemblement passer devant un mgasin de koultour et dénicher un dvd de Altman avec Trois Femmes et Un mariage, l'acheter, et juste avant, un petit macaron banane/chocolat chez justement le chocolatier champion du monde, arriver enfin à la manif' (c'est drôle une manif à seize heures, non ?) retrouver les gens, les habituels qu'on connaît et les autres, prendre sa place dans le cortège qui s'ébranle, raconter des conneries sur l'uhaimepêt et les RG, trouver que finalement c'est pas une mauvaise idée, la manif de nuit, les gars de la sncf ont des feux de bengale pour illuminer, prendre des photos alors, et la pyrotechnie vous donne un côté ce soir on vous met le feu, faire le "petit tour" de ville habituel, s'arrêter devant la mairie, stabuler un peu, parler encore, à droite à gauche et à l'annonce du vous pouvez vous disperser, assister vraiment à une dispersion-éclair, avoir envie d'une bière (se dire que la pizza y est pour quelque chose), repartir à la voiture réussir à repartir (il ya des voitures partout) se dire qu'on irait bien faire un petit tour, tomber alors dans un embouteillage monstrueux, et au bout d'un quart d'heure de surplace, faire demi-tour pour revenir chez soi, la boire enfin, cette fameuse bière, et avoir encore soif après (qu'est-ce qu'elle était altérante cette pizza) grignoter et somnoler un peu sur le ca'pé en attendant l'heure du cinoche (avoir acheté son billet à l'avance), et reprendre la voiture pour aller voir De l'autre côté, y retrouver une collègue pour qui on a gardé une place, être surpris d'y voir un papa d'élève (c'est la première fois en 10 ans!) pleurer un peu c'est beau (j'en reparle) et retour finalement maison directos, sans aucun crochet... oui, on en fait des choses, dans une journée de grève, et en plus ON N'EST PAS PAYE! (qu'on se le dise!)






