lundi 21 janvier
noël au scanner...
24 MESURES
de Jalil Lespert
(raclemnt de gorge un peu embarrassé...) Jalil Lespert, je l'aime bien. En tant qu'acteur, je veux dire. Là, on ne le voit pas, puisqu'il est derrière la caméra. Et je suis allé voir son film, et j'en suis sorti moyennement emballé.
Il nous a écrit un petit Conte de Noël à sa manière. La nuit du 24 au 25, mais sans sapin, sans dinde (quoique...) sans bûche (re-quoique). Petit Noël des enfants sans joie, et sans joie, c'est rien de le dire... Comme un calendrier d'avent, à chaque séquence on ouvre une nouvelle fenêtre : succession de vignettes pas tout à fait sans rapport entre elles (tiens une prostituée peroxydée (qui veut voir trop tôt son fils en famille d'accueil), tiens un chauffeur de taxi qui pète les plombs (il a un flingue), tiens une lesbienne pas complètement assumée (bon, elle est quand même sapée par Hedi Slimane), tiens un batteur qui fait face à une grande pointure du jazz ("no solos..."), tiens ils se retrouvent plus ou moins tous en boîte, et tiens, à la fin, qui est-ce qui est mort(e), hein ?), sur le principe de marabout de ficelle. A rencontre B, se fait renverser par C et croise D qui vient de se venger de E et a envie de coucher avec C...
Un Catalogue de la Déroute où ce sont les destinées qu'on solde. Noir c'est noir, et à la fin, trop c'est trop. Pourtant les acteurs sont plutôt pas mal (Lubna Azabal que j'ai d'habitude un peu de mal à voir est ici tout à fait supportable, Magimel se tient bien et Bouajila est frisé comme un mouton noir, Archie Shepp ne se la joue pas trop... et on a même droit à des apparitions de Xavier Beauvois, Clothilde Hesme, et Marisa Berenson!)
Comme a dit Nicolas (qui aime bien aussi Jalil L.), "Allez, on dit que pour un premier film, c'est pas mal ; on lui accorde le bénéfice du doute..."




