mercredi 30 janvier
moments
(au théâtre) à propos de places à garder
Cette salle où je vais régulièrement est complète à tous les spectacles. Samedi dernier, la dame à côté de moi en gardait deux ("mais peut-être n'en prendrait-elle qu'une") et une dame du rang de derrière aussi. Il s'est avéré qu'à chaque fois, une deux personnes attendues est arrivée assez vite. mais plus la salle se remplissait et plus les deux places restées vides suscitaient de questions ("Cette place est libre ?") et de réponses identiques " Non, non, j'attends quelqu'un..."
Jusqu'au moment où, quelques minutes avant le début de la pièce,chacune des deux fut occupée. Celle du rang de derrière par une dame un peu ronchon qui s'yest installée quasiment de force en grommelant "De toute façon à cette heure-ci, il est trop tard" sur un ton sans appel à la dame qui tentait de la garder pour on ne sait qui. Et celle juste à côté de moi le fut, beaucoup plus habilement et discrètement par une mamie silencieuse, qui sans rien demander à personne, est venue s'y installer, provoquant de la part de la dame qui la gardait un regard àquoiboniste, à mon intention, qui voulait dire "Bah, tant pis hein, on ne va rien lui dire à cette pauvre vieille, hein..."
(au cinéma) à propos de files d'attente
Le hall du cinéma a changé (en même temps que son propriétaire, semblerait-il). avant il y avait un série de caisses pour acheter des billets, et une autre série pour acheter du soda aux extraits végétaux et du maïs éclaté. Et bien maintenant il n'y en a plus qu'une. Et l'envie m'a pris d'aller au cinéma ce mercredi après-midi à la séance de 14h, et ce jour-là était précisément le jour de la sortie d'une grosse bouse de comédix. Et tous les ados y allaient, visiblement. Et en même temps que leur billet, achetaient leur bassine de maïs et leur lessiveuse de soda. Heureusement que je m'y étais pris à l'avance... Mais j'avais vraiment l'impression de faire la queue dans une épicerie.
(chez le disquaire) à propos de précisions orthographiques
Pendant que je furetais dans les soldes de cd (rien d'intéressant d'ailleurs) je n'ai pu m'empêcher de prêter l'oreille à la conversation téléphonique en cours d'un vendeur (il était à un mètre de moi) avec un client à propos d'une commande et qui lui demandait de donner précisément les titres des morceaux qu'il cherchait. A la fin, ça a donné :
- ... "band" ?
- (...)
- Ah oui, comme dans le slobard, mais sans "e" au bout, ok...
Ah, poésie, quand tu nous tiens...



