lieux communs (et autres fadaises)

dites ces mots "ma vie" et retenez vos larmes...

lundi 10 mars

gentil gentil

(deux pour le prix d'une, d'un samedi hautement culturel)

BE KIND REWIND
de Michel Gondry

Caramba ! Me suis encore fait surprendre. Le dernier (La science des rêves), je l'avais trop attendu,, et il m'avait déçu tout autant. Celui-là, qui m'aurait donné plutôt envie a priori de ne pas le voir, (mais,  l'occasion faisant le larron...) m'a procuré de bien agréables sensations. Des méchants critiques disent que ouais c'est vraiment gentil trop gentil (oui oui, à part Sigourney Weaver en cameo, tout le monde n'est qu'exquisitude, douceur, gentillesse and camaraderie -avec l'accent américain-). Deux copains retournent avec les moyens du bord les films d'un vidéo-club menacé de démolition, cassettes qui furent effacées parce qu'un l'un deux a été magnétisé lors d'un attentat (à l'escabeau ?) contre la centrale électrique locale. L'histoire, on le voit, est du joyeusement n'importe quoi, mais on s'en tamponne. Les deux zozos (Jack Black et Mos Def) qui s'improvisent cinéastes (le notion de "film suédé" devrait, à mon avis, perdurer) font idéalement la paire, Morgan Freeman a une bien jolie moumoute, on apprend plein de choses (?) sur Fats Waller, les bricolages de l'ami Gondry sont revendiqués pour ce qu'ils sont -des bricolages, avec du bric à brac recyclé, du carton-pâte, des machins qui pendouillent- et utilisés en tant que tels, et il y a même, à la fin, un vague parfum de La vie est belle oui oui que Mister Capra n'aurait je pense pas renié (la preuve, j'ai même versé ma larmichette, mais vous me connaissez, petite chose fragile et sensible, etc.) Film qui rend, donc, assez joyeux.

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JUNO
de Jason Reitman

... Comme le fit celui-ci (le suivant, donc, chronologiquement, avec le plaisir de repasser devant le même dé-li-cieux nouveau caissier jeune et barbu mais bon c'est une autre histoire...), sans conteste. Une fable (un conte ?) aux allures "réalistes" (mais, encore une fois, tout le monde y est si gentil que ça ne peut avoir que très peu de rapport avec le monde réel) mettant en scène une adote (Juno, 16 ans, qui donne son titre au film) qui n'a pas sa langue dans sa poche (les dialogues font mouche sans cesse) mais hélas un polichinelle dans le tiroir (le troisième test de grossesse de la journée -Mais enfin comment peux-tu pisser autant ? lui demandera sa copine- le lui confirmera) et donc va  apprendre à faire avec et décider (car elle est volontaire) comment gérer tout ça, et les autres avec. Les parents, la meilleure copine, le grand benêt qui servit d'étalon... C'est absolument délicieux (la donzelle n'y est pas pour rien, mais le reste de la distrib' est au diapason -et à l'avenant-) j'ai ri, souri, fait "ooooh", été attendri, bref, tout comme il faut. Donc je vous le recommande aussi. Instamment. Le genre de film (comme Little Miss Sunshine) dont on osrt avec un sourire un peu niais béat et comme qui dirait un regain de foi en l'humanité.

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Posté par chori à 23:05 - fadaises - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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