lieux communs (et autres fadaises)

dites ces mots "ma vie" et retenez vos larmes...

vendredi 28 novembre

installation

MUSEE HAUT, MUSEE BAS
de Jean-Michel Ribes

Nous étions quelques-uns hier soir, dans la salle 3 du bôôô cinéma, à avoir envie de nous changer les idées, envie d'une bonne rigolade pour lutter contre le novembresque et cinglant spleen. Mais, une fois de plus, il fut prouvé que c'est 'achement plus dur de rire quand on est cinq dans la salle en question plutôt que quand on y est 350! Le rire est le propre de l'homme ? Plutôt celui des hommes (quoique, je me souviens pourtant d'avoir été le seul ou presque à m'esclaffer à la projection  de Two days in Paris, par exemple, et de m'être dit que peut-être les autres n'osaient pas, parce qu'ils n'étaient pas sûrs que c'était une comédie...)
Bref, ça n'a pas énormément rigolé. Mais on a souri. On était peu, certes, mais le film y est tout de même pour quelque chose. Ca commence un peu bancalement, et ça se termine un peu idem (il est question de perspective) avec entre les deux scènes l'incroyable fourre-tout (pêle-mêle, déballage, entassement...) d'une succession de vignettes (historiettes, sketches, tableaux, appelez-ca comme vous voulez) en rapport plus ou moins avec l'art (on pourrait bien appeler ça des Lieux Communs, huhuhu), qu'on pourrait -pour le moins- qualifier d'hétéroclite. Plusieurs personnages ou groupes de personnages qu'on suivra ainsi de façon récurrente tout au long du film, (et du musée en question), avec des passages plus ou moins passionnants et / ou drôlatiques (ainsi, l'exposition de quéquettes est plutôt sympathique...).
Ainsi, tandis que je commençais à me ratatiner (me morigénant presque un peu de rester ainsi de glace ou quasi), est survenue la scène dite des "gardiens de mammouths" qui m'a agréablement titillé. Puis rebelote le ratatinage consternatoire jusqu'à la scène de la descente de croix, et ainsi de suite... C'est vraiment ça, jusqu'à la fin : musée haut, musée bas, un coup up et l'autre down un coup, je suis touché et un coup je ronchonne... Inégal, quoi.
Avec, en plus, une distribution quatre étoiles (là aussi avec des hauts et des bas, des choses bien et d'autres plus convenues...), et vraiment beaucoup d'idées (je me dis que j'aurais vraiment voulu voir ce que ça donnait sur une scène de théâtre...) plus ou moins heureusement exploitées (des fois ça fait whizzzz! et des fois ça fait pschhhhht..)
Mais, finalement, on n'a pas envie d'être (trop) méchant envers ce joyeux bordel : même si c'est (trop) parisien, même si c'est  (trop) bobo, même si c'est (trop) inégal, même si c'est ... (à vous de compléter!)
Veuillez rester groupés, s'il vous plaît, et n'oubliez pas le guide

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Posté par chori à 06:32 - fadaises - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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