samedi 4 avril 2009

micro60

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un samedi matin où tout s'enchaîne à la perfection (en plus il fait soleil)

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mon gros garagiste s'est laissé pousser une moustache un peu ridicule attendrissante

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le p'tit mécano aux ongles noirs qui part faire la vidange avec le visage buté d'un gamin qui viendrait de se faire punir

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"Il ne vous restait plus beaucoup d'huile!"

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Le papa de M s'est rasé la barbe : le voici lisse et bien peigné comme un premier communiant

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j'aime les zones industrielles, les hangars : une géométrie agréable à l'oeil, faite de formes simples et de couleurs primaires (rouge, jaune et bleu)

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Désir, tendresse, affection, présence, sexe, cul, fidélité... oui, tout ça est finalement assez complexe

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bonheur quasiment enfantin de faire le tour de la Place du Commerce (curieusement bondée à cette heure), vitres baissées, avec du Steve Reich à fond les ballons

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Posté par chori à 13:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

le groupe

(fin de rêve)

Je suis harcelé par un groupe. (Plusieurs personnes dont je ne connais ni l'identité précise ni les motivations. ils procèdent par allusions, par menaces voilées...). Comme quand t'es gamin et que tu sais qu'il y en a qui t'attendent à la sortie de l'école et qu'ils vont peut-être te casser la gueule...
Je suis à la maison des assoc' pour une réunion des Amis du Cinéma. Ca ressembe plutôt à un genre de hall de gare, ou de Buffet de la gare, avec des tables partout, des gens assis qui discutent. Je suis assis comme sur une mezzanine,je surplombe la scène, et à gauche, en contrebas, je les vois, assis à un table, comme s'ils avaient organisé leur réunion, il y a des papiers rangés par tas, et l'un d'eux (le chef ?) vient me prévenir que ma présence à leur réunion est obligationnelle... Il veut donc que j'aille avec eux plutôt qu'à la réunion où je devais aller.
Je descend de l'autre côté, et vais m'installer à une table diamétralement opposée. J'y retrouve des amis, Philippe S., Christian D., Emma, à qui je raconte successivement mon histoire de hracèlement mais qui ont l'air de s'en fiche un peu, ou tout du moins de ne pas comprendre... A ce moment je vois passer "le groupe", qui sort du café, en me regardant avec un air narquois style "tu perds rien pour attendre" et je me dis qu'ils vont se venger en saccageant ma bagnole (j'essaie de me rappeler où je l'ai garée, il me semble que ce n'est pas tout près de là heureusement.) je suis désespéré que mes amis ne  comprennent mon problème, et je me lève pour aller chercher mon manteau et m'enfuir (je suis sur le point de pleurer)
Une histoire de corridor à deux issues par où ils seraient passés, moi aussi, et par lequel je repasse. Quand j'arrive face à la porte aux trois verrous, elle est fermée de l'intérieur (je mets un certain temps à les ouvrir) et ça me chiffonne parce que normalement ils auraient dû être de l'autre côté (les verrous) et ça veut donc peut-être dire que les gens du groupe sont en réalité derrière moi. J'arrive à sortir à l'air libre.
Je débouche dans un espèce d'atelier de fonderie où travaille Nicole J. (une instit que j'ai connue il ya longtemps) et notre étonnement est réciproque. Je n'arrive pas à comprendre exactement ce qu'elle fait là: elle dirige un atelier mais de quoi ? théâtre ? (il ya des enfants) fabrication de prothèses ? (image de flammes par la porte ouverte d'un four) Je ne sais pas
Je suis "dans un rêve" (dans le rêve) Une enfilade de pièces remplies de bric-à-brac. On est tout au bout, dans un cul-de-sac, une pièce remplie de tas de machins entassés sur des tables, La pièce est étroite, je suis avec (?) (encore Nicole ?) et le groupe arrive. Le "chef" est un gros bonhomme à l'air bonnasse, Il me mence encore , allusivement (en tout cas j'ai très peur de ce qu'ils pourraient me faire, même si c'est abstrait) A un moment, Nicole J. prend sur une des tables une pile de soucoupes en porcelaine vert pâle et le frappe sur la tête à plusieurs petits coups répétés. L'effet est presque comique. Il finit par être atteint, mais comme après un temps de latence et sort en dodelinant la tête comme s'il allait tomber, en titubant, suivi de ses acolytes.
(avant, dans l'atelier ?) il y a une autre instit que j'ai connue il ya longtemps, Chantal B., et elle offre à une autre collègue un truc pour sa kermesse de fin d'année. C'est une publicité gonflable pour un film (que j'aime plutôt bien mais dont j'ai oublié le titre), qui représente un bonhomme, ou un hot-dog, ou un pot de ketchup (ou les trois) et qui s'emboite par deux têtons dans un socle en plastique jaune, gonflable lui-aussi. (mais le support ne semble pas assorti au reste : il a l'air plus vieux, poussiéreux, et même un peu dégonflé. J'aperçois d'ailleurs la valve prévue à cet effet (comme sur les bouées quand on était petits.)
Je continue de fuir, mais je suis conscient que je suis à l'intérieur d'un autre rêve. Je suis avec Manu M. (encore une instit!) et une prof de français (Catherine P.) Ca me fait un peu marrer de penser que je suis dans un rêve de/avec Catherine P, parce qu'on va fatalement y rencontrer (?) (Elle rêve toujours du même personnage) C'est très vert, on court sur un genre de pelouse (ou dans un immense pré) avec des groupes de personnages au loin (la menace du grope est un peu estompée). A un moment je tiens Manu par une main et Catherine par l'autre, et nous sautons tous les trois, en contrebas, et Manu dit en riant "ça c'est l'effet-Alice!" (pour bien me confirmer que nous sommes dans un rêve.)
Je suis à nouveau inquiet, et je suis avec Madame Monnier, l'ancienne libraire de Gray. Elle m'emmène à la bibilothèque enfantine du Centre St Pierre, où elle travaille désormais (je me dis qu'avant on la trouvait antipathique mais qu'elle désormais très sympa). Je circule entre les rayons et arrive à la porte du fond de la bibliothèque (celle par laquelle on passait avant mais qui est désormais condamnée. C'est drôle, parce qu'il ya un énorme verrou sur le côté droit, mais le côté gauche est comme arraché, il ya un interstice qui montre qu'on peu le pousser. Ce que je fais (ce faisant je sens que je me suis pris une écharde), je passe un instant sur le palier, c'est très clair, très lumineux, et je vois un  escalier en bois blond qui descend, très large mais sans rampe. Je me dis qu'il ne devait être conçu à l'origine que pour monter (pour descendre ça peut-être dangereux.) Je reviens dans la bibilothèque.
Extérieur. Je retrouve des gens que je connais (mais pas les amis du début), je leur parle de ma peur du groupe, à ce moment passe un avion dans le ciel, et je me dis qu'ils auraient été très capables d'y accrocher , par exemple, une banderole me dénigrant. Je retiens mon souffle, mais non. Avec les gens que je connais, nous repartons. Je suis à côté d'un d'eux, on ne parle pas, je ne me sens pas très bien, un doute me saisit : et s'il était l'un d'eux ? Il se tourne vers moi et me dit "Tu as l'air tout vide..." d'une façon (que je trouve) ambigüe. Comme un zoom avant sur un gros plan sur son cou (il est de profil) je me dis qu'alors, il  pourrait enlever son masque, comme dans Fantômas, et que ce serait lui, le chef du groupe...

Posté par chori à 08:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]