mardi 27 octobre
bout à bout
Dans la vie d'une troupe de théâtre (amateur), il y a plusieurs temps, plusieurs phases. Quand on découvre le texte sur lequel on va travailler. Puis quand on commence à bosser dessus (lectures, impros, etc.). Puis quand on apprend son rôle, qu'on se l'approprie. Et quand on le répète. Et il y a eu, ce week-end, le temps magique du premier "bout à bout" (d'habitude, on dit filage, mais là Pépin a dit bout à bout), celui où l'on articule entre les différents morceaux jusque là travaillés séparément, on l'on fait défiler la continuité temporelle, où l'on se rend compte de la vue d'ensemble.
Il y a comme un processus chimique dans cette opération ; on était parti de quelque chose de vague, d'indéfini, un genre de liquide amniotique primordial, des limbes, et qu'en rajoutant quelques gouttes de ci, un catalyseur par là, une pincée de ça et quelques grammes d'autre chose, était soudain apparu au fond de l'éprouvette, avait soudain pris forme, l'embryon de ce qui allait devenir l'objet de tous nos soins, la création théâtrale à venir. Une concré(tisa)tion, un précipité.
Et là, c'était le soir du premier jet. Être successivement acteur, spectateur, et machiniste (et parfois simultanément) -penser à être au bon endroit au bon moment pour faire la bonne chose Euh c'est quelle scène maintenant ? - Le plaisir de jouer, le plaisir de voir les autres jouer, et surtout le plaisir de voir que, déjà, tout ça forme un tout cohérent, que ça part dans un sens qui nous plaît de plus en plus, que ça va être fort... Avoir envie déjà d'être au début mai, s'imaginer déjà la trouille qu'on va avoir à ce moment là, et le bonheur aussi, et puis non se dire que c'est bien qu'il reste encore six mois...
Commentaires
J'attends avec impatience la première ! On en parlait justement tout à l'heure avec F de F (je mets pas les noms en entier par discrétion... mais tu as deviner : elle a une amie de L qui joue avec vous)
FÔTE !
tu as deviné, bien sûr et pas tu as deviner (j'ai honte)
d'une saison à une autre autre
Marrant la différence entre les photos du printemps et celle de l'automne, les gens en t-shirt, chemisette avec les lumières plus chaleureuses, plus douces .
Et de l'autre les doudounes-blousons et la lumière plus froide plus artificielle.
bout à bout
C'est joli comme expression et ça correspond plus à l'état de travail où nous nous trouvons par rapport à filage qui viendra après quand les choses seront plus abouties...
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