L'ETE DES POISSONS-VOLANTS
de Marcela Said

Décidément, cette 3ème Semaine du Cinéma Latino s'annonce de haute volée... Ce soir, je viens de voir ce film chilien, qui, lui aussi, s'ouvre sur des plans superbes (je ne peux pas réutiliser tout de suite "magnifique"!)  d'eau puis de brume, pour nous narrer l'histoire d'une adolescente, Mane, et d'un certain été (relativement pluvieux, d'ailleurs) (tiens, comme dans Tanta Agua mais pas du tout du tout de la même façon)
Troisième film sur quatre, aussi, à évoquer/dénoncer les rapports de domination (riches / pauvres, oppresseurs / opprimés). Les opprimés sont ici les descendants des indiens Mapuches, dépossédés par les riches propriétaires fonciers du sud chilien, qui les tolèrents -tout juste- sur les terres qui apparetnaient pourtant à leurs ancêtres.
La jeune fille se révolte contre son père, qui lui, n'a qu'une idée en tête : éradiquer les carpes qui prolifèrent dans ses étangs. Il y a aussi le jeune Pedro, qui est employé par le père, qui fait partie des Mapuches, qui va se rapprocher de la demoiselle, et va jouer un rôle important dans la suite de l'histoire.
Le film joue de l'antagonisme très fort entre cette nature sublime (eau, brume, joncs, forêts) et sublimement filmée et le comportement détestable -et, malheureusement habituel- des arrogants - et terre-à-terre- propriétaires. Pierre après pierre (ou écaille après écaille) la tension monte, inexorablement, et la fascination gagne, de ce qui nous est montré, ou pas, sans qu'on l'on ne comprenne tout, ou pas.
Magnifique, quoi!

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