jeudi 16 février 2017

le bruit de la balle

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JACKIE
de Pablo Larrain

Larrain, c'est des fois comme ci et des fois comme ça. El Club j'ai adoré, No moyen, Santiago Post mortem j'ai ronflé (bon là sans doute il n'y était pour rien le pauvre...). Un biopic, ça m'enchantait moyen, d'autant plus que, par un concours de circonstances compliqué, la séance à laquelle je me suis finalement décidé à assister était en vf! J'ai failli sortir illico, puis je me suis dit "Ne sois pas donc si impulsif ni si plein de principes..." et je me suis rassis mentalement (en vrai, je n'avais pas bougé).
Malgré toutes mes inquiétudes, j'étais plutôt content en sortant : je n'ai pas vu passer le temps (c'est rare que je me dise "Oooh, déjà ?" à la fin d'un film). Le choix du réalisateur est intéressant (c'est un "micro-biopic" : juste trois jours de la vie de la Jackie en question, bon pas n'importe quels trois jours quand même, ceux entre l'assassinat de son mari et l'enterrement du même), et la structure du film l'est tout autant. c'est Jackie qui est interviewée par un journaliste, et l'histoire qui s'écrit (et se  raye et se biffe) en direct sous nos yeux. Jackie "en direct" (Dallas, 1963) qui décide, qui hésite,  et qui change d'avis, et la même (face au journaliste) qui se confie, vérifie ce qu'il écrit, puis parfois se rétracte en disant "Officiellement, je ne vous aurai jamais dit celà...". La petite Portmann (bon, elle a bien grandi quand même, hein) est épatante, forte, crédible, en ex-future première dame. peut-être que, finalement, si je l'avais vu en vo, j'aurais été hyper-enthousiaste. Là, je suis juste enthousiaste (ce qui n'est déjà pas mal).

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Posté par chori à 06:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]