vendredi 3 mars 2017

et emporte avec lui les rires des enfants

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ET LES MISTRALS GAGNANTS
de Anne-Dauphine Julliand

Vu ce samedi après-midi dans mon Victor Hugo chéri ce très beau film (qui m'a entre autres permis de relativiser mes (tout petits) problèmes intestinaux). La réalisatrice y va franco : cinq enfants  (Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual) vivent (et se racontent) sous nos yeux. Chacun d'eux est malade, une saloperie de maladie au nom plus ou moins compliqué, dont il nous explique d'ailleurs les symptomes, avec laquelle il doit vivre, pour le temps qu'il lui reste. C'est dit, simplement, les yeux dans les yeux. Les jeux, les conversations, les soins, la famille, les soignants... Les moments de rigolade, mais aussi, tout autant, les chagrins, les douleurs, les souffrances. Un film magnifique, aussi simple que touchant. Film "inattaquable" certes (Le Monde pourtant a été assez puant sur le coup  "On ne peut que compatir, faute de se voir proposer un autre rôle." écrit la journaliste, mais quel rôle justement voulait-elle donc qu'on lui attribuât, du haut de sa condescendance ?) mais profondément justifié.  La réalisatrice, qui a perdu une enfant dans les mêmes circonstances, a eu l'envie de donner simplement la parole aux enfants, à leurs parents. C'est un film bouleversant qui parle de la vie (même si leur mort est un thème "habituel", présent, que les enfants n'hésitent pas à évoquer, avec leurs mots et leur philosophie à eux), de la façon dont dans la vie rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. "Qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si..." Avec intelligence, avec tact, avec délicatesse.

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jeudi 2 mars 2017

micro 167

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J'ai toujours pensé que c'était Henri Salvador qui faisait les choeurs rigolards sur "l'Ami Caouette"

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Lever les yeux, sur le pas de la porte
et voir le ciel bleu et blanc qui (me) fait du bien

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 "sans farder du passé tout l'avenir..."
(Julien Clerc)

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"Quand vous pensez que vous êtes perdus, roulez encore 80m et tournez à droite..."
(un plan d'accès, dans un film japonais)

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Les gens qui manquent la fin d'un film pour ne pas rater le début du suivant

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"Les rêves, c'est comme les crottes de renard : on peut y voir tout et n'importe quoi..."
(une grand-mère -acariâtre- , dans un film kirghize)

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"Je compatis à votre affliction..."
(pour ne pas dire les choses simplement)

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Martial m'a gentiment offert un sandwich au tofu et a même partagé son endive.

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La température idéale pour la culture du chicon est de 21°

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" Le café est meilleur quand il est préparé par quelqu'un d'autre..."

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on peut écrire om et mos au scrabble

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mercredi 1 mars 2017

février 2017

1er février (parking)
En vadrouille sous un soleil presque printanier, j'ai accidentellement retrouvé mon livreur de patates, qui a juste changé de remorque
2 février (dans la cuisine)
C'est la Chandeleur, alors j'ai fait des crêpes (avec un reste de rhum arrangé de chez les D.). Beaucoup. Trop.
3 février (à la télé)
Une émission de deux heures sur Jean-Christophe Averty (qui me permet de retrouver certains plaisirs de mon enfance)
4 février (dans la boîte aux lettres)
J'ai enfin reçu le peignoir commandé mi-novembre (et j'ai donc pu enfin jeter l'autre, que je traînais depuis plus de 30 ans!)
5 février (chez les voisins)
Cela faisait plus d'un mois qu'on n'avait pas joué au Okey. J'ai perdu toutes les parties.
6 février (chez Pépin)
Bu du thym en peaufinant ma phrase signée sur "Rouge noir et ignorant"
7 février (dans ma cuisine)
Mangé à 23h et quelques ce morceau du filet mignon cuit le matin à  basse température, et resté dans le four sans en souffrir aucun dommage
8 février (au cinéma)
Me retenir pendant une séance entière d'expulser ces gaz véhéments, pour éviter de déranger ma voisine de gauche (mauvaise nourriture festivalière)
9 février (ebay)
il aura fallu trois remises en vente successives mais une seule enchère pour que je remporte enfin le dossier de presse de Paterson (en ne m'en préoccupant pas du tout)
10 Février (à Noidans)
Bu le café chez les Soria, dans leur belle nouvelle cuisine (qui résonne différemment d'avant), assis sur une de leurs très belles chaises

11 février (au cinéma)
Fait la bise dans la file d'attente à deux charmantes jeunes filles, deux soeurs que j'ai eues comme élèves il y a plus de 15 ans
12 février (in ze pocket)
J'ai pensé très fort à Catherine quand j'ai mis la main dans la poche de mon manteau et que j'y ai trouvé le carré de chocolat qu'elle m'avait donné et sur lequel j'étais resté assis pendant deux heures...
13 février (au cinéma)
Les lumières se rallument dans la salle, dans le film sur l'écran un acteur appuie sur un interrupteur, et voilà que les lumières s'éteignent. Le hasard?
14 février (au cinéma)
Nous discutions sur le tapis rouge, dans le hall, à la sortie de Mandarines, il était question de tchétchènes, de géorgiens, d'estoniens et d'abkhases, et c'était comme si on n'avait pas envie de s'en aller...
15 février (chez Noz)
Il y avait un livre de Jean-Jierre Amette, et pas mal de de dvd de la collection Repérages, et je me suis un peu lâché...
16 février (au Théâtre)
Ma voisine de devant, qui s'était soudain mise à photographier sans vergogne le spectacle (2500 à l'heure) avec son téléphone, a eu l'air étonnée quand je me suis penché pour lui chuchoter que ça n'était pas autorisé...
17 février (chez le marchand de primeurs)
J'étais juste entré pour acheter un fenouil et j'ai discuté un moment avec mon ancienne directrice, que j'ai trouvé resplendissante, et son nouveau copain (que j'ai trouvé fort à mon goût)
18 février (cuisine)
Pour la première fois, j'avais précisément et exactement tous les ingrédients nécessaires pour la recette que j'avais décidé de faire  (deux endives, un fenouil, une pomme de terre et un oignon rose de Roscoff)
19 février (Gy)
Le plaisir parfait de ces dimanches "poulet/frites"  chez Régis et Emma, avec après-midi de jeux consécutive (Mixmot puis Okey)
20 février (Super U)
Pour montrer à quel point je suis rebelle, j'ai inauguré ma carte Cora à la caisse du Super U
21 février (sur la table de la cuisine)
Mon voisin m'a laissé une boîte  de dix oeufs, puis m'a envoyé par mail un lien donnant le moyen de vérifier s'ils étaient frais ou pas
22 février (youtube)
pleuré un peu de très bonne heure (et de très bonheur) en regardant le clip de Good de Rodolphe Burger (album éponyme à sortir le 24)
23 février (boîte mail)
reçu un mail d'un ancien ami, où il s'excuse de ne pas avoir répondu aux voeux que je lui avais adressés début 2016! (il vient de les retrouver dans ses spams)
24 février (dans la cuisine)
Du jamais vu : par la petite fenêtre à ma droite, je vois qu'il pleut. Par la fenêtre, devant moi, je vois qu'il ne pleut pas (notion de "bord de nuage" ?).
25 février (chez Dominique)
Pour cette petite soirée d'anniversaire, j'étais tellement en avance que j'ai fini par arriver plutôt en retard...
26 février (Chez Elizabeth et Jacques)
Elizabeth nous  avait fait un excellent dessert italien aux pommes caramélisées, "Mele della nonna" (dont j'ai oublié de lui demander la recette).
27 février (Grattery)
Pépin nous a fait deviner les ingrédients de sa soupe, et j'ai fait deviner ceux de mon cake salé
28 février (Chez Marie-Hélène V.)
Appris par Claude que ses fils sont allés chez T. acheter tous les cartons restants de vin de Motey-Besuche, tant ils l'appréciaient.

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