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LE PRIX DU SUCCES
de Teddy Lussi-Modeste

Tahar Rahim est Brahim, un humoriste qui fait des one-man-show et est devenu célèbre. Roschdy Zem joue Mourad, son frère, qui lui sert de manager et de garde du corps. Maiwenn incarne Linda, la copine de Brahim (et aussi son metteur en scène). A ces trois-là il faut ajouter hervé (ça fait plaisir de revoir Grégoire Colin) qui a envie de prendre la carrière de Brahim en main, mais ne souhaite pas continuer à s'encombrer de Mourad (qui est quand même, faut le reconnaître, sacrément bourrin, et brutal, et soupe-au-lait, et bling-bling, et m'as-tu-vu, et autres qualificatifs encore avec des traits d'union).
Brahim se (dé)bat donc sur deux niveaux : celui du show-bizz et des people, avec la gestion de sa carrière, et les effets de sa "nouveelle" notoriété, et celui de sa propre famille (tensions avec son frère, donc, et avec ses frangines qui ne voient pas d'un très bon oeil sa relation avec Linda). C'est un gentil, Brahim. Trop, peut-être.
Tout va se jouer entre ces quatre-là, et Teddy Lussi-Modeste (qu'on avait découvert à travers Jimmy Rivière, avec Guigui d'amour Gouix) a orchestré, avec l'aide de Rebecca Zlotowski qui co-pilote le scénario) une histoire qui se tient, avec des rebondissements quelquefois attendus certes,  mais mis en scène avec une indéniable élégance. C'est Rob (qui a déjà musiqué tous les films de Rebecca Zlotowski, mais aussi, entre autres, Rock the casbah et Je suis supporter du Central, sans oublier le très chéri Bureau des légendes, c'est dire si on l'aime) qui signe la (très belle) musique, pour laquelle on peut aussi parler d'élégance.
Un film qui, même s'il est sans réelle surprise,  sait nous accrocher constamment, par la qualité de ses interprètes, tous justes et touchants. Tahar Rahim est joli-joli, et tient superbement la partition sur scène / en coulisses, Maïwenn n'a pas à se forcer pour jouer -très bien- du Maïwenn (elle aussi est touchante par sa simplicité), Roschdy Zem se collette haut la main avec la brutalité de son personnage qu'il réussit à nuancer avec finesse, et n'oublions pas Grégoire Colin, qui affiche une belle et sereine maturité.
Alors pourquoi donc mets-je un petit bémol (pouèt) à mon bonheur cinématographique ? je ne saurais vraiment le dire ou l'expliquer...un peu trop sage, peut-être ? sans réelle prise de risque , qui capitalise sur des visages et des silhouettes rassurantes ? bah, peut-être chipote-je.
Mais, je le répète, Tahar Rahim est vraiment trop joli joli... (tu plais à ton père, tu plais à ta mère...) ça c'est vraiment incontestable.

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tiens tiens, ça me dit quelque chose...

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...un petit air de famille, non ?
(ou bien c'est moi qui fantasme ?)