Festival DÉTONATION
samedi 30 septembre
La Friche, Besançon

en guise de préambule, comme disait Reiser pour évoquer le plaisir :

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"C'est bleu... (Last Train)

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C'est rouge... (Scarlett Rascal)

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C'est Broadway!"  (DBFC)

*

On est partis sous la pluie, on a roulé sous la pluie, on s'est garé tout près (et dans le bon sens) et juste quand on est rentré il n'a plus plu! Comme un signe de bienvenue. (J'avoue que si Manue n'avait pas été là, j'aurais laissé tomber-et c'eût été une erreur-...).
On entre, après contrôle et palpation, 4 scènes proposent des concerts en alternance, il faut donc comme d'hab' jongler avec les lieux et les horaires suivant qu'on veut être très bien placés ou pas. Et ne pas perdre ce fichu programme que je n'arrête pas de sortir et de ranger dans ma poche.
ANOSMIAC sur la plus petite scène (dite "Vladikstan"), où on veut voir LYSISTRATA en toute fin de soirée (ils sont annoncés à 1h30!). La scène est minuscule, le rock électro du groupe est très plaisant, mais ils écourtent leur concert à cause d'un problème technique (ils ne jouent pas leur dernier morceau)  et qu'on entend déjà bourriner sur la Scène Etincelle SUPERSUCKERS, du bon gros punk-rock ricain à casquette/ chapeau de cow-boy qu'on adore (même si Manue trouve les morceaux un peu trop courts à son goût), et qu'on regarde/écoute jusqu'au bout.
Ensuite c'est vrai que LAST TRAIN, sur la scène Citadelle (la "grande scène") semble un peu fadasse et mollasson. On écoute quelques morceaux, mais comme on n'est pas plus enthousiastes l'un que l'autre, on va voir ailleurs.
On essaye de voir un peu de POLO & PAN sur la scène La Friche, mais c'est blindé, on est très loin, on voit pas bien, alors on ressort, et on s'assoie un peu en attendant le début de FAI BABA sur la scène Etincelle. De l'indie pop annonce le programme, qui démarre trèèèèès doucement avant de s'énerver de très agréable façon, mais construit un peu tous ses morceaux sur la même structure : mou/mou puis speed/speed. On n'est pas suffisamment accrochés pour rester jusqu'au bout, d'autant que sur la scène Vladkistan passe TRUKKS, les grungeounets de Vesoul (avec "le fils de la Chocolatière", déja vus à La guerre du Son *), toujours aussi énergiques, et qui ont d'ailleurs amené leurs -tout aussi jeunes- fans qui sautent sautent furieusement et font trembler le mini chapiteau qui nous abrite.
On assiste ensuite aux réglages de HER (scène Citadelle, c'est juste à côté), que Manue veut voir (très longs, les réglages) - elle me redit qu'elle les a vus aux Eurocks, qu'ils étaient deux à l'origine et que l'autre est mort depuis, et je fais une blaque pourrie en concluant qu'on ne restera donc que pour une demi-Her-, et on commet alors l'erreur de s'installer en plein milieu (au beau milieu de la fououououle), ce qui fait qu'au bout de quelques morceaux, quand on a envie de s'éclipser, ça ne sera pas très facile de se sortir de là. Ca ne m'attire pas plus que ça, le chanteur a des airs de prédicateurs, ça me fait penser un peu à TV ON THE RADIO en plus mou, et on s'en va donc à La Friche (où on réussit à s'approcher un peu, à mi-salle, devant la sono, -c'est bien de s'appuyer...-  pour voir les derniers morceaux de KOMOREBI, un duo de nénettes électro plutôt plaisant.
On sort à la fin de leur set, avant AGAR AGAR (dont on ne verra rien du tout, ce que je regrette un peu après coup), pour aller écouter (sur la scène Etincelle) le rock plaisant de SCARLET RASCAL (avec une batteuse qui assure), à tel point qu'on y restera jusqu'au bout (pourtant on entend à un moment au loin sur la scène Vladkistan (la petite) quelques riffs qui nous font dresser l'oreille (Mmmhh ça a l'air pas mal ça...) mais bon. Manue est contente, là les morceaux sont longs (parfois presque un chouïa trop me semble- t'il me souvenir...)
A la fin du set de SCARLET RASCAL, on repart vers la petite scène (celle juste à côté de la grande) où le groupe qui vient de jouer débarasse le plancher pour permettre au suivant de jouer (donc, LYSISTRATA, nous disons-nous, qui doit démarrer à 1h30)
Je m'assoie sur un banc, comme un vieux, pour écouter le concert de VITALIC juste à côté sur la grande scène (il n'y a pas grand-chose à voir, de toute façon) tandis que Manue debout à côté de moi sautille sur place ("avec 30 ans de moins, je les aurais rejoints!" me dit-elle en montrant la joyeuse jeune foule qui saute saute saute). VITALIC, moi, j'aime bien, c'est la première fois que je le "vois" (façon de parler) en live, et donc j'écoute ça avec plaisir, tandis que sur la petite scène le groupe précédent a fait place et que LYSISTRATA s'installe (enfin, on est quand même venus pour ça) et que, devant moi, le grand monsieur affectueux montre ses fesses à son copain trapu (cf 30 septembre sur mon calendrier du mois). Tout roule, donc.
Sauf que les préparatifs, à un moment,  me semblent un peu étonnants : une poupée gonflable, un ballon, et, ensuite, un drap déroulé sur lequel est bombé KTYKEEN CONNASSE, qui est, me fait remarquer Manue, le nom du groupe qui passait, normalement, AVANT LYSISTRATA sur cette même scène.
Arghh! Saisis d'un affreux doute, on demande (enfin, Manue demande) à un mec de la technique, devant la console, qui confirme nos craintes : il y a eu un changement dans l'ordre de passage des deux derniers groupes, et les petiots de LYSISTRATA sont passés plus tôt, de 23h30 à 0h30 (pendant qu'on écoutait SCARLET RASCAL) parce qu'ils devaient repartir plus tôt, et le mec de la technique en rajoute avec le sourire, en disant que le concert était génial, et que, oui, il comprend qu'on puisse être déçus. Re-arghhh.
Oui, déçu je le suis (nous le sommes), et du coup je suis prêt à baisser les bras et repartir illico (il est 2h du mat') quand Manue a l'idée -géniale- d'aller jeter un oeil au groupe qui passe à Etincelle, DBFC, qu'on ne connait ni l'un ni l'autre, et qui vient juste de commencer...
On y va donc , et, dès les premières minutes, j'ai un grand sourire sur la face (en concert, quand j'ai un grand sourire qui vient c'est que en général, il y a des guitares comme j'aime, ou en tout cas que la musique me plaît beaucoup), que Manue confirme : oui, c'est vraiment excellent, un rock électro pêchu et teufard, d'ailleurs ça se tortille bien dans le public, de plus en plus même, même si des fois un peu trop à mon gré (les gens qui te bousculent et passent en te piétinant ou te filent des coups de coude sans te jeter un regard, comme si tu n'existais pas, ça commence à me gaver...)
Et on reste jusqu'au bout de leur concert, dont on sortira aussi réjouis l'un que l'autre.
Il est 2h30, il ne pleut pas (mais il y a du brouillard), la vie est belle...
On se dit que, finalement, si on avait vu LYSISTRATA, on aurait manqué DBFC, qui aura été quand même un des grands plaisirs de la soirée...
Et on se dit qu'on reviendra l'année prochaine et que, promis juré, on emmènera Catherine avec nous (même si on doit la ligoter dans le coffre, mais je ene pense pas qu'on en aura besoin hihihi...)

* ce n'était pas le groupe "du fils de la Chocolatière", c'était celui "du fils de la nouvelle copine de Christophe!" (Catherine est incollable!)