jeudi 12 octobre 2017

tu vas rire

ALBIN DE LA SIMONE
à l'Audtitorium de Lure
4 octobre 2017

Décidément, il y a quelque chose de spécial, avec cette salle. Non seulement l'acoustique y est excellente, mais chaque fois que j'y vais, c'est pour un grand bonheur de spectacle... L'an dernier c'était Mathieu Boogaerts, et cette année ce fut Albin de la Simone, que je rêvais depuis longtemeps de voir sur scène...
C'est Emma qui me l'a fait découvrir, il y a quelques années, au début, j'avais un peu de mal avec sa petite voix, et c'est Marie-Pierre, à Clermont qui me l'a re-fait découvrir et aimer (oh c'était Mes épaules, qui est devenue une de mes 100 chansons préférées du monde... Tiens, d'ailleurs, faudra que je la fasse un jour, cette liste!)
Là, donc, c'était Un de nous, son dernier album, qu'il tourne en version acoustique (unplugged est vraiment affreux comme mot), avec , semble-t-il, toujours les mêmes belles personnes (Violon, chant et clavier : Anne Gouverneur, Violoncelle et chant : Maëva Le Berre, Guitare et percussions : François Lasserre) . Un seul micro, donc, pour sa voix (mais pour le rappel il chantera même sans), et un spectacle exquis -comme le bonhomme sur la scène-, qui se joue à quatre, où j''ai jubilé de la première à la dernière minute (de Ma barbe pousse à Ado). En plus on était au premier rang, avec Emma, et, vraiment, on n'en perdait pas une miette.
Quel bonheur!
Le personnage est attachant. Ce mec est... classieux, c'est le premier mot qui me vient. Mais sans ostentation. Simplement. Avec son petit costard bleu pétrole et ses jolies chaussures à semelles rouges, avec sa bonne bouille juste joufflue ce qu'il faut et le soupçon de barbe juste ce qu'il faut aussi, il a une classe folle. D'autant plus remarquable que lorsqu'on le verra revenir dans le hall, après la fin du spectacle et les n rappels, ce sera en t-shirt grisâtre informe et un verre de vin à la main. Comme si sur scène il interprétait Monsieur de la Simone ("le poids de mon nom ridicule, de ce fantôme à particule...") , tout en restant tout à fait capable d'être aussi juste Albin.
A la première écoute, c'est vrai j'aimais un peu moins son dernier album (Un de nous) que le précédent (Un homme), donc a priori ma joie serait un peu en deça me disais-je, alors que, benêt que j'étais, pas du tout. Tout fut parfait. Parfaitement. Il chanta, donc, tout le dernier album, dans un ordre aléatoire et ça c'est très bien, en y intercalant judicieusement quelques chansons plus anciennes -dont certaines que je n'avais carrément jamais entendues (Ce pull, par exemple) et d'autres, que j'ai attendues à juste titre (Mes épaules) ou en vain (Mort en plein air, Ma crise, Elle fréquentait la rue Pigalle...).
Il parle,il chante, il tapote son clavier, il raconte, il donne le sourire, et c'est une façon de niveler, d'adoucir certains textes merveilleusement tristes (j'ai pleuré aux Chiens sans langue, par exemple). La complicité évidente entre les quatre partenaires participe aussi au bonheur ressenti face à ce tour de chant (comme on dirait  tour de magie)... Ca suit son cours, tendrement, aimablement, comme une petite rivière joyeuse. On est dessus, petits bateaux en papier et on descend au fil du courant. (d'ailleurs me semble-t-il, au départ la Simone de son nom est un cours d'eau)
Oui, comme pour Mathieu Boogaerts au même endroit l'année dernière, on aurait eu envie que ça ne s'arrête jamais...
Comme dit Emma, "C'est une belle personne..."

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Posté par chori à 06:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]