vendredi 1er (train Vesoul-Belfort)
ce graffiti que je n'ai pas eu le temps de photographier, (c'est Claude qui me l'a fait remarquer), qui gueulait en bleu turquoise et en majuscules "DE L'AMOUR, BORDEL!"
samedi 2 (Jean-Luc)
sa dernière recommandation (à propos de La liberté) était infiniment plus justifiée que la précédente (Corpo Elétrico), en plus il a partagé fraternellement  son pâté en croûte avec nous juste avant qu'on parte
dimanche 3 (les Inrocks)
passé une grande partie de la journée à lire à la chaîne des critiques d'albums, surtout de 2013, pour découvrir, grâce à ma chère baguette magique, des tas de groupes inconnus : Metz, Son Lux, The Irrepressibles, Local native, Indians, Zomby, Husbands, The Uncluded, Trentemoller, Pinkunoizu, Alka Balbir, Outfit, Diplo, etc.
lundi 4 (dans les toilettes du cinéma)
je suis entré dans la cabine du milieu, celles de droite et de gauche étant occupées par deux ados qui conversent bruyamment, façon ping-pong, comme si je n'étais pas là, quand soudain :
(celui de droite) : "Aaaah génial, j'ai la 4G..."
(celui de gauche) : "... Mais pourquoi t'es à poil ?"
(celui de droite) "Ben j'ai enlevé mon pull, je suis plus à l'aise pour chier..."
éclats de rire à gauche et à droite, tandis que je sors, très dignement. Rideau.
mardi 5 (au four)
ce riz au lait est vraiment divin : 1l de lait, 90g de riz, 70g de sucre, 1 pincée de sel (au piment d'espelette), et surtout avoir le courage (la force) d'attendre jusqu'au lendemain pour le manger
mercredi 6 (Le Royal)
J'aime beaucoup ce bar/brasserie/pizzeria, (même si je n'y mange a peu près qu'une fois par an) : les pizzas y sont à mon goût (la Spéciale), le décor genre Buffet de la Gare parfait, mais surtout la saveur (la chaleur) des échanges entre patron et serveur derrière le bar et les clients, visiblement des habitués, de l'autre côté (mais il arrive qu'ils changent), comme une chouette famille Brèves de comptoir prise sur le vif
jeudi 7 (FJT)
Catherine ne pouvait pas y aller, Marie m'a prévenu le matin qu'elle ne pouvait pas, et du coup je me suis recouché (un peu tard)  et n'y suis pas allé non plus, en oubliant Isa et Milo, qui y donc mangé  en tête à tête
vendredi 8 (sur la table de la cuisine)
expérience culinaire : y trouvant (je suis choyé) la nouvelle bouteille de soupe (verte), pleine, apportée par mon voisin, posée à côté de l'autre bouteille de soupe (orange) qu'il m'avait apportée avant-hier, presque vide, j'ai mélangé le reste de celle-ci avec le début de celle-là, et ça m'a donné une soupe marron (pleine de bons légumes)
samedi 9 (Grattery)
ludo-soirée : on a testé cinq jeux : un avec une navette spatiale, un autre avec des asticots, un avec des sushis, un avec des mots à faire deviner, et un avec des dessins dictés...
dimanche 10 (à la télé)
Le hasard a fait que j'étais devant la télé à l'heure du début de Suspiria (de Dario Argento), j'ai regardé le générique et la première scène (l'aéroport) et j'ai zappé, ayant peur d'avoir peur (ce film m'impressionne toujours autant que la première fois que je l'ai vu, à 18 ans)
lundi 11 (magasin)
l'hiver, le froid, la neige, tout ça... j'ai farfouillé dans les rayons et fini par dénicher celui des "chnobottes", dont je me suis payé une paire (mais qui n'en sont pas vraiment)
mardi 12 (à la cave)
Il s'est coupé les cheveux et raccourci la barbe mais il est toujours aussi mimi ce chauffagiste qui me fait sa visite annuelle pour l'entretien de ma chaudière (...)
mercredi 13 (postal)
je guettais le passage de la factrice parce que j'attendais deux paquets (calendriers et dvd) et voilà qu'elle s'arrête devant chez les voisins, qui ne sont pas là, pour leur en livrer un autre, que je lui suggère, selon nos arrangements habituels, de me confier aussi (le temps qu'elle cherche les trois paquets au fond de sa camionnette, qui est mal garée, elle crée -du jamais vu!- un mini-embouteillage (4 voitures) dans la rue de la mairie)
jeudi 14  (fjt)
pour une fois, c'est moi qui suis arrivé en dernier sur le parking, pour le fameux Repas de Noël (juste parce que je ne voulais pas arriver trop en avance)
vendredi 15 (Cirque Poussière)
dans ce spectacle que j'ai vu grâce à une amie d'amie qui ne pouvait y assister, un très joli moment  sur What a wonderful world, joué au violoncelle et à la trompette au centre d'un plateau tournant, chanté par un gros garçon  à la voix divine qui tourne en vélo autour du plateau, et accompagné par des bouteilles musicales  qui tournent (ou pas) sur le bord du même plateau
samedi 16 (achats)
très mauvaise idée que de vouloir aller ce jour en grande surface pour racheter un réveil (l'écran à cristaux liquides du mien vient de s'effacer à tout jamais ce matin justement) : les parkings sont pleins (et il y a même des bouchons sur les voies d'accès) tellement il y a de gens qui font -ou vont faire- leurs courses de Noyel : finalement j'en trouverai un à Prisu (pardon, à Monop')
dimanche 17 (au téléphone)
c'est la première fois que j'entends Dominique prononcer une phrase comme "Je ne suis pas très chaude pour une balade..." (mais elle a raison, le temps n'y incite guère...)
lundi 18 (hall du cinéma)
il est désert, je croise à la caisse Jacky qui va voir Khibula (ils y seront trois), moi je vais voir Va, Toto! (j'y serai un)
mardi 19 (recherche)
Impossible de trouver, (d'abord en vrai dans les rayons, puis en virtuel dans mon historique) ce livre que je m'étais proposé d'acheter comme cadeau (il ne s'agit pas, comme je pensais du Dossier Madeleine, mais bien du Madeleine Project)
mercredi 20 (culturebox)
le hasard me fait découvrir que le concert de Bachar Mar Khalifé et Jeanne Cherhal en hommage à Barbara est visible dans son intégralité, et ce pour un an (je le regarde, c'est très beau, et je pleure, en effet, entre autres à Gottingen)
jeudi 21 (dans la voiture)
difficile d'en sortir en tenant en même temps tous les sacs posés sur le siège avant : celui avec les chocolats, celui avec le morbier et les deux pots de cancoillote, celui avec les livres rendus / prêtés par Pépin, plus mon sac à dos, et aussi les trucs achetés à Super U (et quand on réussit à tout tenir dans la même main, on réalise que la clé de la maison est dans l'autre poche du pantalon, et qu'il faut donc tout changer de main)
vendredi 22 (transport)
ce plateau de gâteaux confectionnés par les mamans de l'école maternelle que j'avais acheté, que je suis allé chercher à l'école, puis que j'ai ramené chez moi, et que, réalisant que je partais le lendemain, j'ai finalement porté aux voisins pour qu'ils en profitent
samedi 23 (bus Lyon/Clermont)
profitant de l'obscurité complice, Dominique, à 19h35, a enlevé ses chaussures, puis, à 36, carrément ses chaussettes
dimanche 24 (Marsat)
Cherchant l'église, nous avons rencontré un joli joggeur, auprès duquel nous nous sommes enquis du chemin à suivre, qui n'a d'abord pas su nous répondre, mais qui a poussé la gentillesse jusqu'à revenir, quelques minutes après, pour nous expliquer le chemin de cette fameuse église
lundi 25 (Riom)
à chaque instant, dans cette immense maison familiale des V., m'étonner et me réjouir de la quantité (et de la qualité scénographique) des ouvertures et fermetures de toutes ces portes diverses et répétées
mardi 26 (la "soirée Boutin")
qui fut au centre de toutes les préoccupations de la journée, dans sa préparation, sa mise en place, et, finalement, sa réalisation (13 personnes, tout de même) et, bien sûr, sa réussite
mercredi 27 (Noz de Riom)
Malou et Dominique m'y ont retrouvé, après m'y avoir déposé un peu plus tôt, et nous avons, du coup, acheté tous les trois des bonnets (Dominique en voulait un comme celui que j'avais acheté au Noz de Vesoul)
jeudi 28 (Lyon Perrache, gare routière)
ce très gentil (et souriant) co-voyageur américain qui m'a rejoint dans le hall pour me tendre, avec un grand sourire, mon cher bonnet que j'avais laissé tomber je ne sais pas trop où
vendredi 29 (lecture)
J'entame Le point de vue du lapin, de Yann Dedet, offert par Malou (cadeau qui m'a beaucoup touché), qui raconte -ô nostalgie, ô ma jeunesse enfuie- l'histoire du tournage de Passe-Montagne (de Jean-François Stévenin)
samedi 30 (Super U)
finissant mes courses et passant à la caisse, je croise Manue qui vient faire les siennes, pas possible de boire un café (l'espace est fermé) nous discutons -assez longuement ma foi- devant les sacs de terreau
dimanche 31 ( caisse du Super U encore!)
le plus doux des gestes, pour le dernier jour de cette année : un ancien élève (il a maintenant 27 ans!) à l'oeil aussi noir que la barbe, qui m'étreint -un vrai hug- pour me souhaiter la bonne année (ému que je l'aie reconnu et appelé par son prénom), je suis -très- ému aussi, et même la caissière...