samedi 10 février 2018

gourmandises dominicales 1

Oui, la flemme, sans doute, de me rendre au Ficââââ.
J'en profite pour lézarder devant mon ordi, et mettre à jour les films à voir de mon offre Uncut : Bouchées doubles cette semaine : une sélection de courts (Clermont-Ferrand oblige, tiens, là aussi j'ai eu la flemme...) + une sélection "Sport"
J'en profite pour voir (ou revoir)

TRAM
de Michaela Pavlatova (2011) 7' Un film d'animation rigolo où une conductrice de tram plutôt gironde est portée à l'incandescence par une rêverie à propos de ses voyageurs mâles...

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CE N'EST PAS UN FILM DE COW-BOYS
de Benjamin Parent (2011) 12'
celui-là, la première fois que je l'avais vu, je n'avais pas remarqué qu'y figuraient (pour la première fois ?) Finnegan Olfield (revu bien plus tard dans Nocturama, Marvin, etc.) et Garance Marillier (revue bien plus tard dans Grave), tous deux encore enfants... Attendrissant. En plus il est question de père gay et de Brokeback Mountain...

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puis je me lance dans

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MATCH RETOUR
de Corneliu Porumboiu (2014) 1h37
mais il s'agit vraiment de cinéma pointu pointu pointu : Le réalisateur et son père (Adrian Porumboiu) regardent ensemble et commentent un match de foor de 1988, arbitré justement par le père du réalisateur. On ne voit que le match, en qualité vhs d'époque, et qui a la particularité de s'être déroulé entièrement sous la neige, et qui sera d'ailleurs diffusé en intégralité, les commentaires du père et du fils sont en off, évoquent le foot, l'arbitrage, la notion d'"avantage", le communisme, la police secrète, les informateurs... C'aurait pu être la première fois de ma vie que je suivais un match de foot dans son intégralité, mais j'ai regardé patiemment la première demi-heure, puis j'ai sauté aux cinq dernières minutes, ou non non rien n'avait changé...
Pas ma passe de thé, donc, et je me suis alors  amusé ensuite à regarder les critiques dans allocinoche : je cite in extenso :

"C’est tout vu : outre ses attraits anecdotiques (…) Match retour recèle, nichée dans la nudité de son dispositif, une séduisante allégorie, à la fois primitive et radicale, de la mise en scène de cinéma." (Libé)

"Match Retour pense donc ensemble le football, la politique et le cinéma, avec cette ironie très roumaine selon laquelle tout ce qui est représenté tombe sous le coup d'une fatale illusion." (Le Monde)

"Un coup de maître conceptuel et ludique. (...) Match retour est tout sauf chiant : un excellent contrepoint au mondial brésilien, un film aussi simple, ludique, enfantin que puissamment conceptuel." (Les Inrocks)

"Porumboiu signe un film sobre, froid et stérile, mais auquel il accorde in fine une extase cinématographique : le ressentiment en violons de L'Hiver de Vivaldi. Il ne nous montre pas un match de foot. Il donne un requiem." (Positif)

... Waouh, les parisiens, mais qu'est-ce qu'ils ont fumé, tous ?
Téléramuche redescend un peu sur terre :

"Pour les cinéphiles qui sont ­aussi amateurs de foot vintage, nostalgiques des exploits techniques de Hagi ou de Lacatus, c'est un régal. Les autres risquent de trouver le temps long."
En effet. Bien vu...

et le coup de sifflet final est pour aVoir-aLire.com:

"Vaste plaisanterie que ce commentaire audio d’un match de football roumain datant de 1988. Ou comment repousser les limites du néant cinématographique."

 

(à suivre)

Posté par chori à 07:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]