jeudi 29 mars 2018

clichés

039
VERS LA LUMIERE
de Naomi Kawase

Devrais-je dire encore une déception ? Mais ça s'adresse surtout à moi-même, qui m'y suis -à la séance de 18h pourtant- copieusement endormi. J'aime pourtant beaucoup comme le film commence, avec cette jeune femme qui rédige les textes d'audiodescription, pour spectateurs malvoyants au cinéma., avec les va-et-vient que cela autorise entre le film -celui qu'on est en train de voir- et le film dans le film (l'histoire d'un vieil homme) -celui sur lequel elle travaille-. La jeune femme fait, dans ce cadre, la connaissance d'un photographe ("assez connu") qui est en train de devenir aveugle, et en conçoit, on le comprend, une certaine amertume.
Ca commençait plutôt bien, oui.

(...)

Après j'ai, hélas, commencé à perdre un peu le fil(m) (comme si je devenais alors moi-même malvoyant, ou plutôt profondément -mais en pointillés- aveugle.) me surprenant chaque fois à rouvrir les yeux (sans avoir eu conscience de les avoir fermés auparavant, c'est  exaspérant, et hélas rien n'y fait) et ne me restent hélas que des fragments de l'histoire, des bouts de scène, des instants. Des fragments juxtaposés. J'aime pourtant beaucoup comme c'est filmé, de très près, et même de très très près, avec beaucoup de mouvement, de flou, de tangage... Mais voilà j'ai plein de trous noirs dans le récit, donc il m'est décemment difficile de critiquer. Faudrait que je puisse le revoir en entier pour vérifier si ce sentiment d'incomplétude (en ce qui me concerne) est justifié par le film où par les trous que mes micro-siestes y ont fait.
Donc je m'abstiens...

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Posté par chori à 06:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]