dimanche 8 avril 2018

tombé du ciel

Encore un qui s'en va...
Ce grand machin de Jacques Higelin, comme un frérot, ou un cousin, enfin, quelqu'un de la famille,  qui m'aura tenu compagnie parfois de très près, et d'autres un peu peu loin, grosso-modo, d'abord de 1974 à 1982 -là, un trou de deux albums, Higelin 82 et - puis de 85 à 88 (après 88 c'est vrai je l'ai écouté de façon plus lointaine, mais toujours en le trouvant terriblement attachant...)
Je ne l'ai jamais vu en live (je me souviens même d'un soir uù j'avais profité de la voiture d'amis qui allaient le voir en concert et préféré aller au cinéma!)
Juste un petit survol de notre histoire, tiens, avec deux ou trois (voire quatre, allez) titres par album...

la préhistoire Saravah :

* L'OURS
* J'AURAIS BIEN VOULU
* REMEMBER
* CHOPE LA SOUPAPE

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(1969, mais découvert bien plus tard)

J'ai découvert Higelin par le biais de Fontaine et Areski. A l'époque, pur(s) et dur(s) on écoutait L'Incendie (byg Records) avec sa rigoureuse pochette noire et blanche, et il fut donc normal de glisser vers cet album-ici (aussi rigoureusement noir et blanc, mais c'est Higelin qui apporte la seule note de couleur) l'univers Areski dans toute sa splendeur vocale et instrumentale. Un disque dépouillé presque jusqu'à l'os, mais toujours aussi fort ("cet ours continuait de tourner en rond dans sa cage...")

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* I LOVE THE QUEEN
* TIENS J'AI DIT TIENS

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(1971, mais découvert bien plus tard)

les années babos dans toute leur splendeur (eh oui), suite, sabots, gilets de berger, chemise de grands-pères, chapeaux qui volent, et higelin qui revient désormais tout seul, dans  ce disque un peu déjanté mais attractif malgré tout, que je ne savais pas précisément dans quelle case ranger

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le virage rock :

* PARIS NEW-YORK
* CIGARETTE

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(1975)

 

Découvert sans doute via Pacoune (?), je me souviens d'un concert de fontaine et areski ou brigitte expliquait qu'elle avait un ami nommé Jacques Higelin mais qu'il l'avait trahie en devenant rocker... un album plaisant, où Cigarette ("elle a la rondeur d'un sein qu'on mord ou qu'on tête...") rassurait les amoureux de l'époque saravah tandis que Paris New-York faisait joyeusement se secouer les popotins et disait qu'il était passé à autre chose

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*ROCK IN CHAIR
*L'ANGE ET LE SALAUD

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(1975, mais découvert plus tard)

Cet album-là je l'ai en fait découvert plus tardivement, grâce à Charlie (ah les vacances au Soler...) L'ange et le salaud ("Sale et déchiré du sans séché sur son jean...") c'est à lui que je le dois... j'aime aussi beaucoup Rock in chair pour ses paroles ("je me balance et je bande pour une fille qui s'en branle...") et son cool, le reste de l'album est un peu trop hargneux pour moi...

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L'année 1976 et la suite (de Vaux-le-M à Ste Marie en Ch.):

* LE MINIMUM
* AUJOURD'HUI LA CRISE

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(1976)

Si je devais n'en garder qu'un ce serait sans doute celui-là. Pas forcément parce que c'est le meilleur mais parce qu'il m'a, au sens propre, aidé à survivre (avec, aussi, au même moment, l'attention bienveillante de Philippe et Françoise) lors d'une redoutable première année de boulot sur laquelle je ne reviendrai pas... Les premières mesures de Le minimum me font encore frissonner quasiment, tandis que je prenais Aujour'hui la crise comme une potion magique et une promesse ("C'est dur aujourd'hui peut-être, demain ça s'ra vach'ment mieux...") un mantra et un message d'espoir... J'ai survécu.

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* DENISE
* LETTRE A LA P'TITE AMIE DE L'ENNEMI PUBLIC n°1

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(1978)

celui-là, c'est drôle, aucun souvenir géographique précis ne s'y rattache... Vesoul, le Pré des Angles, peut-être ? Deux chansons que j'adore et qui me sont restées, en tout cas, Denise ("Avec c'que t'as, y en a qui seraient heureux comme des rois, si pour toi c'est trop peu, c'est déjà beaucoup pour moi..."), pour son énergie et La lettre à la p'tite amie... pour sa rythmique fanfaresque et son lyrisme désabusé ("à moins que j'finisse au cyanure mélangé à d'la confiture de groseilles...")

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* CHAMPAGNE
* DANS MON AEROPLANE BLINDÉ

* L'ATTENTAT A LA PUDEUR
* JE NE PEUX PLUS DIRE JE T'AIME

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(1979)

celui-là c'est très clair précis et daté : j'habite à Ste Marie en C., avec Babeth dans son logement de fonction, j'ai de récurrents problèmes automobiles, on achète de la limonade par caisses, elle me fait découvrir beaucoup de choses en musique (des filles surtout) mais aussi Starmania, et ce double album qu'elle rapporte un soir... On l'a écouté couchés dans son lit (il devait faire froid), en tout bien tout honneur, et j'ai tout de suite préféré l'album Champagne à l'album Caviar (qui se glissait dans la pochette du premier). Sur le second album, je n'écoute que le magnifique Je ne peux plus dire je t'aime, dont je trouverai plus tard une version que j'aime encore plus, en duo avec Adjani (qui faisait pourtant moins bien les fadadoudaï)... Je n'ai par contre jamais cessé d'écouter L'attentat à la pudeur qui reste pour moi un sommet de l'oeuvre higelinesque

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la reprise (les retrouvailles) :

* FOLLOW THE LINE
* TOM BOMBADILOM
* TOMBÉ DU CIEL
* POIL DANS LA MAIN

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(1988)



Me semble que c'est le premier Higelin  acheté en cd... Des retrouvailles. Pour moi les années ce sont les années Gray mais surtout Vaux (le retour), Emma et Régis, la nouvelle platine c-d, les après-midis jeux, les nuits vidéo (avec location de magnétoscope), les clopes, les mix sur k7 audio pour écouter dans la voiture,  la trentaine plutôt insouciante quoi... J'aime toujours bien écouter cet album... je chantonne très souvent Poil dans la main ("Poil dans la main, payé à rien foutre, regarder la poutre dans l'oeil du voisin...") sans oublier le cas de Tom Bombadilom que j'avais détesté dès la première écoute, et pendant longtemps, (peut-être juste parce qu'il disait "des asticots dans le tuyau de son shilom"...) jusqu'à ce que je me réveille un beau matin en réalisant que je l'aimais beaucoup...

Après c'est vrai que j'ai un peu perdu le fil...

Posté par chori à 17:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

bébés (ou pas)

047
COLOMBIENNES
programme de courts-métrages

Semaine Latino 7.6 : Colombi
Cinq courts-métrages, donc, tout à fait dans ce qui fut l'humeur moyenne de cette programmation : tristounette! Comme le nom du programme l'indique, cinq portraits de personnages féminins dont la spécifité est d'être colombienne(s) : une fillette que sa mère envoie chercher de l'eau ""au ruisseau, pas à la mare" (dans Camino del Agua), une adolescente qui hésite à se remettre en couple (pour la nième fois) avec son copain qui l'aime mais qui la trompe gaillardement (Solecito), une autre, (hébergée chez sa tante, amatrice de grande musique) qui hésite à garder le bébé qu'elle porte (Flores), une autre qui a déjà accouché mais a bien du mal à savoir où est le papa (et ce qu'il a fait la nuit dernière) et le cherche un peu partout (Leidi, palme d'or du court-métrage, tout de même), et, enfin, une mère qui n'est carrément pas là puisqu'elle a émigré en Espagne, en laissant son jeune fils aux soins de son ex-mari (Rio).
Bref un joli programme, et une sympathique façon -pour moi- de clore cette 7ème Semaine Latino par un genre de bouquet. Couleurs variées, certes, mais avec une certaine -et incontestable- amertume comme point commun. Comme Manue a résumé "Ca n'est pas rigolo d'être colombienne aujourd'hui!"

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l'affiche est joliette je trouve
(ce programme a été composé et diffusé par l'Agence du Court-Métrage, à l'occasion de l'Année de la Colombie)

Posté par chori à 06:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]