dimanche 13 mai 2018

quelle rumeur?

060 (en VO)
061 (en VF)
L'ÎLE AUX CHIENS
de Wes Anderson

Un émerveillement.
(Honte au bôô cinéma qui doit être le seul en france à ne l'avoir programmé que pour 5 séances, uniquement en VO (pour une fois qu'il y avait une bonne raison de programmer la VF) et presqu'un mois après sa sortie. Oui, honte!)
Je n'ai pas commis la même erreur que pour Fantastic Mister Fox, du même Wes Anderson, que j'avais snobé à sa sortie en faisant "Peuh! Un film d'animation! c'est pour les enfants..." et j'ai donc couru le voir dès que j'ai pu... (dans le bôô cinéma je veux dire).
Oui, un enchantement. Qui s'est confirmé quelques jours plus tard dans la très grande salle (et très chauffée) du cinéma de Mortagne-au-Perche. (et je modère -pondère ?- ce que j'ai dit à propos du bôô cinéma, puisque celui-ci ne le programme pas davantage, mais avec la bonne raison, quand même , de n'avoir qu'une seule salle).
La réussite du film tient, bien sûr, à l'éblouissante virtuosité de l'animation (celle-ci incluant les décors, les personnages et les accessoires) et est encore plus complète dans la version originale, tant l'adéquation entre les voix et les personnages qu'elles caractérisent me semble encore plus parfaite.
Wes Anderson avait déclaré à un(e) journaliste son envie de faire un film sur le thème des déchets, mais, comme l'a conclu Malou à la sortie "Il me semble qu'il y a dans le film bien plus de choses que ce simple thème...." et c'est vrai qu'elle a entièrement raison sur ce point...Tout dans ce film (ou presque) me ravit. Les chiens ont, bien sûr, la part belle (où il est démontré que quelqu'un qui aime les chats ne peut être que fourbe et cruel hihi) dans l'histoire, qui pourrait, pour nos plus jeunes spectateurs (ou les plus fatigués) se résumer en très peu de mots : un jeune garçon part à la recherche de son chien( sur l'île où celui ci a été mis en quarantaine avec ses congénénères canidé(e)s sous le bon prétexte d'une grippe canine et d'une fièvre truffoïde par des politiques et des financiers véreux et sans scrupules (double pléonasme).) L'histoire se passe donc en grande partie sur l'île en question (quelqu'un a fait remarquer que, phnoéntiquement, le titre original Isle of dogs, se prononçait comme I love dogs, tout ça pour dire combien on sait clairement dès le début de quel côté velu le coeur du réalisateur balance...) où traîne une troupe de chiens qui furent de compagnie dans une existence antérieure, et que la cruauté et l'insensiblité des humains a poussés à retrouver le statut de (plus ou moins) "sauvages", troupe qui va aider "le petit pilote" à retrouver son Spots chéri.
C'est drôle, c'est tendre, c'est hirsute. Des fois ça grogne et ça montre un peu les dents et des fois ça fait le beau et ça donne la papatte et ça va chercher...

La première fois, c'est superbe.
Et la deuxième fois, même à peu de jours d'intervalle, est tout aussi prenante.
L'île aux chiens est un film que je suis sûr qu'on peut revoir et revoir encore, et qu'à chaque fois on aura le plaisir d'y découvrir, oui à chaque fois, de nouvelles choses.

4019182

L'affiche n'est, paradoxalement, ni très jolie ni très engageante ni très lisible, non ?

Posté par chori à 06:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]