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THE THIRD MURDER
d'Hirokazu Kore-eda

Il passait dans le bôô cinéma, et l'occasion donc était trop belle d'y retourner, pour voir cette fameuse première heure pendant laquelle, avec Dominique, nous avions copieusement dormi, et donc de pouvoir nuancer sans doute mon jugement initial...
Comme dans le bôô cinéma on n'ouvre qu'une caisse (même le mardi, jour des tickets orange) et que ladite caisse ouvre à 13h25 pour la séance de 13h30, qu'il ya foule à ladite caisse et que le caissier (qui est aussi le propriétaire du cinéma) aime discuter le bout de gras avec chacun, tout en jouant à la marchande, eh bien tout cela a fait que ju suis entré dans la salle 9 au bout de cinq bonnes minutes de film. Et ça m'exaspère. (heureusement, la scène d'ouverture était la seule dont je me rappelais. mais bon, positivons, j'étais merveilleusement éveillé, et le réalisateur a su me mettre tout de suite au diapason pour apprécier pleinement cette fameuse première heure manquante. Si, apparemment, Kore-eda semble avoir changé de créneau (il s'agit principalement des rapports entre un homme accusé de meurtre et le -grand- avocat chargé de le défendre) la très chère problématique "familiale" du réalisateur refait très vite surface. La famille oui, les rapports familiaux, plus précisément, et, avec encore plus d'acuité, les rapports des pères avec leur filles (chacun des personnages masculins principaux -le triangle victime / assassin / avocat- a, justement, unr fille, et chacune de ces filles pose, d'une manière ou d'une autre, problème, justement, à son géniteur, à un moment  du film.
Le film parle beaucoup, c'est toujours vrai, mais il fonctionne surtout grâce à l'affrontement (le plus souvent le face à face, au sens littéral puisuq'ils se parlent à travers une vitre, situation que le réalisateur exploitera assez habilement sous tous les axes possibles) entre l'accusé et son avocat, joute verbale assez impressionnante, où il sera souvent question de vérité, de mobile, (de motivation) et surtout du fait de croire (ou pas) et de comprendre. Comme le dit l'avocat au début du film "pas besoin d'empathie pour défendre un client...". Voire.
Tout celà est assez solide, brillant, même si je pense toujours que, formellement) le film aurait sans doute gagné à être un peu resserré.
Avec une mention spéciale pour ce personnage de meurtrier, à double voire à triple fond.

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