samedi 7 juillet 2018

mais si, tu sais bien... le retour 24

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J'en mets une deuxième...

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y a une pie dans l'poirier...

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BECASSINE!
de Bruno Podalydès

Film "A" de la semaine de notre programmation (ils en ont de la chance, les films A : 31 séances hebdo pour celui-ci, et, en plus, en sortie nationale, ceci expliquant cela..). Les films de Bruno Podalydès, on les a tous vus, et quasiment tous programmés (si ce n'est pas dans le bôô, c'était dans le vieueueux cinéma) depuis Versailles Rive Gauche (1992, tout de même), ce qui représente une dizaine de longs-métrages nous ayant apporté chacun leur dose de bonheur cinématographique.
Les films de Bruno Podalydès, c'est d'abord un système (Bruno derrière et souvent devant la caméra, et Denis, le frérot souvent devant et de temps en temps, en plus, à coté  au scénar) bien rôdé, avec une tribu de comédien(ne)s qu'on a toujours grand plaisir à retrouver, (un peu comme la bande à Guédiguian), chacun(e) avec, d'une film à l'autre,  des casquettes différentes : Michel Vuillermoz, Isabelle Candelier, Jean-Noël Brouté, Philippe Uchan, et, en guise de cerise sur le Podalydès cake, pour chaque opus, une invitée de marque : (Agnès Jaoui, Valérie Lemercier, Jeanne Balibar, Sandrine Kiberlain...), ici c'est la toujours bien Karin Viard qui s'y colle.
Je n'ai pas souvenir d'avoir "vraiment" lu Bécassine, pourtant je connaissais au moins Clocher-les-Bécasses (le village) et Loulotte (la fillette). pour le reste je pensais juste que Bécassine était le prototype de la nunuche, de la cruche, alors que pas vraiment (enfin, pas tout à fait exactement).
Le film démarre de plain-pied avec Bécassine enfant, plusieurs scènes s'enchaînent, avec des gags qui tombent -un peu- à plat (rétrospectivement après on se dit, c'est normal, la BD n'a que deux dimensions) et à maintes reprises j'ai été tout seul dans la salle à en rire (bon, on était six) mais par exemple les parents de Bécassine avec la tête dans le potage à la fin du repas, j'ai adoré ça... Oui, avec en plus un genre de faux-rythme moumou qui fait se tortiller sur son siège un peu le spectateur moyen (il m'a d'ailleurs semblé voir s'allumer un portable...) qui ne sait pas trop sur quel pied danser.
Puis, après ces coups de manivelle filmiques, la mécanique pétarade et démarre, et on est ravis soudain d'être ainsi transportés, et d'ailleurs on l'est de plus en plus au fil du voyage. Et c'est rudement bien. Bruno Podalydès a su trouver le ton ad hoc, et c'est très plaisant, on a un film qui épouse merveilleusement les contraintes de la bande dessinée. A la simplicité "obligatoire" des cases de la BD il a su adapter une façon de filmer parfaitement adaptée.
Les personnages ont des noms rigolos, jeux de mots, et les acteurs qui les incarnent sont traités façon délicieusement "ligne claire", et agissent en sorte, et  plus le film progresse, oui, plus on est séduits... On s'étonne, on sourit, on est ému, on tremble, on espère, on s'indigne, comme les gamins au spectacle de marionnettes : on joue le jeu, et on y prend plaisir, et c'est très bien comme ça...

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Posté par chori à 06:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]