lundi 26 novembre 2018

belfort entrevues 2018 -1

commencé tard cette année (alors que le Festival, lui, commençait une semaine plus tôt) mais bon avec Ecole et Cinéma, avec la Settimana Italiana, il a fallu s'organiser...
parti, mercredi en fin de matinée, avec Dominique et Hervé

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HAUTE PEGRE
d'Ernst Lubitsch

Parfait pour débuter notre festival par cette mise en jambes enthousiasmante, cette quintessence de cinéma, cette comédie parfaite où il est question d'amour, d'escroquerie, (un escroc et une escroque de haut vol qui arnaquent les riches mais se font des taquineries entre eux), où l'on demande au serveur de voir la lune dans sa coupe de champagne, mais où il sera, également, beaucoup question d'amygdales (...). Des dialogues ciselés, merveilleusement équivoques et ambigus. Un bijou de haut vol, donc, dans une édition superbement restaurée (c'était, je l'ai appris plus tard, le film de la soirée d'Ouverture). Du bonheur, donc, à propos duquel je dois remercier Hervé (c'est lui qui avait très envie de le voir).

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YELLOW SUBMARINE
de George Dunning

autant continuer par un classique, lui aussi, dans une édition superbement restaurée, dans la catégorie "Une petite histoire subjective de l'animation", où chaque réalisateur dont on présentait un film en avait lui aussi choisi un autre a présenter : celui-ci avait été choisi par Bill Plympton. Je connaissais la chanson (que j'avais découvert en version française par les Compagnons de la Chanson, Le sous-marin vert), je connaissais auss l'album dont elle est tirée (encore que, pas vraiment toutes les chansons), mais pas vraiment l'histoire ni le film, et c'est un plaisir de les retrouver dans cette joyeuse re-création furieusement psychédélique qui fleure bon les années 70 et Lucy inthe Sky with Diamonds...

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BÊTES BLONDES
d'Alexia Walther et Maxime Matray

ou comment le hasard (ou un résumé sybillin) vous amène à voir un film, juste à la faveur de quelques mots (qu'on interprète à sa guise, ici "jeune militaire romantique"), qui se révèle ne pas être du tout ce à quoi vous vous attendiez... Il est ici beaucoup question de nourriture, mais aussi de tête(s) coupée(s) qu'on promène dans un sac, pour un sacré coq-à-l'âne cinématographique (comme avait résumé la présentatrice "entre comédie et gore"), un genre de jeu de l'oie narratif, avec un héros qui a la mémoire qui flanche, dans ce film plutôt plaisant (attachant) même si inégal (et dont je viens juste d'apprendre qu'il a obtenu le prix Gérard Frot Coutaz attribué à un premier film, la Caméra d'Or de Belfort, quoi)

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SCHOOL DAZE
de Spike Lee

Un Spike Lee rare, un film de jeunesse jamais sorti en France, et on comprend un peu pourquoi en le voyant : une comédie musicale dans le milieu des facs, ou plutôt des fraternités (ou sororités) qui y foisonnent, des rites d'initiation et des rivalités entre bandes... le réalisateur est jeune, enthousiaste, et il a choisi le vecteur des numéros chantés / dansés pour faire passer ses idées. Au début c'est plutôt très sympathique (il s'est confié le rôle de "Half Pint", un jeune homme plus petit que les autres, d'où son surnom, qui veut absolument intégrer une fraternité viriloïde) et se démène autant que son personnage, mais à la langue ça vire plutôt longuet (comme on dit, "à la fin, j'en voyais plus le bout...")

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Posté par chori à 09:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]