samedi 1er (chez mes voisins)
le fait de leur annoncer que j'allais peut-être déménager dans quelque mois a soudain rendu pour moi la chose beaucoup plus vraisemblable, tangible, possible
dimanche 2 (à la télé)
passé deux heures à zapper pour regarder, fasciné, sur les différentes chaînes d'info, les émissions les reportages et les débats sur les événements du week-end à Paris (gilets jaunes acte III) et leur impressionnante violence (ambiance de guérilla urbaine) et j'ai fini d'ailleurs par aller chercher mon appareil-photo...
lundi 3 (parking du cinéma)
j'étais arrivé un peu en avance et j'attendais dans ma voiture à cause de la pluie battante, j'ai résolu de me rapprocher (en voiture) un peu plus du cinéma pour être moins mouillé en marchant, et c'est là que l'orage est devenu carrément apocalyptique ( grêle et vent violent qui faisait bouger la voiture) et que j'ai regretté de n'avoir ni mon téléphone ni mon appareil-photo
mardi 4 (souvenirs souvenirs)
j'ai fini par donné à Marie pour ses garçons cette pile de t-shirts que j'aimais mais que je ne peux plus mettre, et, en les faisant passer, l'un après l'autre, de l'étagère où ils étaient posés au sac en plastique où je les empilais, c'était un peu ma jeunesse qui défilait, et qui s'enfuyait
mercredi 5 (trafic)
suivi en ville un gros camion qui a fini par en rejoindre d'autres, bloquant presque un rond point (celui dit "de Jardiland") où j'ai réussi à passer de justesse, pour rejoindre  le deuxième rond-point (dit "du lac"), observant au passage que, la circulation, dans l'autre sens, était complètement bloquée, une file ininterrompue de camions immobiles qui allait jusqu'au rond-point dit "en bas de Peugeot" et ce depuis visiblement celui dit "de l'Intermarché" (tandis que dans mon sens j'était tout seul ou presque)
jeudi 6 (petite douceur)
il faisait vraiment un temps de merde (ciel opaque, pluie, soleil disparu) et j'ai ressenti le besoin de me  préparer une tasse de chocolat chaud (sucré avec du sucre vanillé) pour me réconforter, avant de partir au cinéma
vendredi 7 (TLMVPSP)
je la trouvais sympathique et très calée sur tous les sujets ou presque, je me disais qu'elle ne partirait jamais, et pourtant si, j'apprends ce jour (avec quatre de retard) qu'elle s'est fait battre lundi, Marie-Christine (elle part tout de même avec 213 victoires et pas tout à fait 200000€)
samedi 8 (avant d'arriver à Besac)
depuis le radar de chantier, quelques kilomètres de ralentissement avant d'arriver au rond-point occupé par les gilets jaunes (acte IV),où l'on avance cul-à-cul, ligne jaune continue, eu le plaisir de voir un connard de 4x4 qui avait entrepris de doubler toute la file (parce que personne ne venait alors en sens contraire) être obligé de s'arrêter et de remonter ladite file dans l'autre sens, en marche arrière, jusqu'à dieu sait où (je ne voyais pas assez loin dans mon rétro), face à  des voitures qui arrivaient soudain en face de lui
dimanche 9 (à partir de 18h)
chez les voisins pour notre partie de okey dominicale, au cours de laquelle traditionnellement nous buvons des bières, où nous avons pu goûter le foie-gras test (délicieux) qu'elle avait, cette année, "cuit au sel" (mais qui en manquait un peu, de sel, justement, et qu'on saupoudra, un peu comme les radis)
lundi 10 (au téléphone)
Malou m'appelle tôt (9h et quelques : "j'étais sûre que tu t'étais recouché...") pour m'apprendre, joyeuse, qu'on venait de parler sur France-Inter de Freddy Tsimba (affectueusement surnommé par nous "mon Fweddy") dont une statue monumentale (en douilles ramassées sur les zones de conflit à l'est du Congo), intitulée Porteuse de vies,  a été inaugurée dans la cour du Palais de Chaillot, à l'occasion du 70 ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme
mardi 11(au Thé V')
Il y avait une vieille assise à ma place quand je suis arrivé, je l'en ai informée, et elle a fait mine d'être surprise de découvrir que les places étaient numérotées, mais s'est levée sans rechigner pour partir chercher la sienne
mercredi 12 (vimeo)
le dvd de A bread factory Part 2 : un petit coin de paradis, gentiment envoyé par l'acid était défectueux et bloquait à la 43ème minute (à moins que ce ne soit le lecteur de mon ordi), heureusement ils avaient eu aussi l'idée d'envoyer un lien pour le visionner, et j'ai donc pu le voir en entier, jusqu'à la chanson -magnifique-  sur laquelle se déroule le générique, Could you be a little less supportive, par Chip Taylor)
jeudi 13 fjt)
pour le dessert de ce repas de Noël non seulement on avait le choix entre trois bûches (caramel / chocolat / framboise) mais le dessert en question était offert, et de plus servi avec une papillotte (bonjour le pic de glycémie mais esprit de Noël, quoi)
vendredi 14 (ouaibe)
le site des Eurocks aavait annoncé hier que ce jour à midi seraient publiés  les premiers noms de groupes pour cet été, évidemment je me suis connecté à midi 4 et mon écran affichait "erreur fatale" (le site était injoignable  puisque tout le monde avait fait la même chose que moi au même moment)
samedi 15 (à l'hôpital)
j'avais oublié d'y passer (acte manqué)  hier alors j'y suis allé tôt ce matin, sans trop d'espoir (sur les conseils de Marie) pour obtenir un rdv en ophtalmo, et, contre toute attente, je l'ai eu, (après avoir expliqué ce qui m'arrivait de temps en temps), et très proche en plus, le 7 janvier! (ma parano m'a susurré aussitôt à l'oreille que c'était bien plus grave que ce que je croyais)
dimanche 16 (flemme)
traînassé toute la journée en me demandant si j'allais vraiment avoir le courage de prendre la bagnole pour aller jusqu'à Besac pour voir l'intégrale des motets de Bach, ai proposé ma place à Emma, qui était dans les mêmes dispositions que moi, et finalement non non je ny suis pas allé et ai préféré refaire une siestounette
lundi 17 (étrennes)
chaque année c'est pareil pour le calendrier des pompiers, ils doivent envoyer les bizuths au turbin, celui-ci était -bien sûr- en uniforme, (j'ai déjà dit que je trouvais que ça leur faisait des petits culs d'enfer), joliment barbu, avenant, et j'avoue que j'étais plein d'arrière-pensées quasiment lubriques en le contemplant -du coin de l'oeil- en train de remplir son reçu
mardi 18 (lac)
ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas retrouvé à 6 pour marcher, beau soleil, air frisquet, mais pleins d'énergie (et le plaisir de retrouver sur les berges les plaques de glace brisées qui s'entrechoquent légèrement en produisant ces sons que j'adore (on dirait une installation de cCéleste Boursier-Mougenot)
mercredi 19 (en voiture)
reparti de Besac dans la nuit en écoutant Décibel : le poème, un long et beau morceau (29'54) de Fred Nevché, mis à disposition par celui-ci sur youtube ("c'est une route de campagne où plus rien n'a de sens...") qui durera presque tout le trajet (et s'y accorde parfaitement)
jeudi 20 (circulation)
se rappeler qu'il faut éviter de se trouver rue Grosjean aux alentours de 17h (la portion entre la rue Jean Jaurès et le Boulevard des Alliés un goulet d'étranglement où on se retrouve  bloqué à cause du feu et des gens qui s'entêtent à vouloir tourner à gauche après le passage à niveau
vendredi 21 (préparatifs)
toujours autant de difficultés pour faire mes bagages avant de partir : passer des heures à trier soigneusement les vêtemenets que je vais ranger dans ma valise etque je ne mettrai probablement pas pour la plupart (au moins ils auront voyagé)
samedi 22 (Péage de Montereau-Fault-Yonne)
la signalisation autoroutière y annonçait "des piétons", et ils  étaient là, les gilets jaunes, un petit groupe plutôt calme et bonhomme, ils nous ont fait signe de baisser la vitre, ont récupéré notre ticket de péage (chouette!) et demandé si on acceptait de signer une pétition pour le RIC "mais ce n'était pas obligatoire" (oui, j'ai signé)
dimanche 23 (Bellême)
Nous y avons fait notre rituelle promenade, cette fois nocturne et bruineuse, ce qui, ajouté à la foule nombreuse (on faisait grave la queue chez le chocolatier)  rendait encore plus prégnant ce sentiment de spleen saisonnier que je sentais insidieusement monter
lundi 24 (Les Lilas)
David avait insisté pour qu'on soit là à 19h précises, pour ce réveillon chez son frère, et nous avons fait en sorte d'y être, mais à notre arrivée, la maîtresse de maison nous annonça que nous étions là "un peu trop tôt" (tandis que david, avec sa petite famille, est arrivé, lui, beaucoup plus tard)
mardi 25 (dans Paris)
Dominique a eu la bonne idée de nous faire traverser Paris à pied, de bas en haut (de St-Sulpice à Montmartre, grosso-modo), et juste avant d'arriver à destination, au vu de la longue double volée d'escaliers, j'ai eu envie de crier "J'en ai marre!" comme dans les films, mais je ne l'ai pas fait (esprit de Noël!) car on était juste devant le restau où on allait manger
mercredi 26 (Moulicent)
On a attendu la fin de l'après-midi pour aller voir la fameuse "extension" et les travaux diligentés par Céline, on a bien fait d'attendre car on a été récompensés par un coucher de soleil somptueux (dans les bleu et rose) que j'ai d'ailleurs copieusement photographié avec mon téléphone
jeudi 27 (Rémalard)
oh le délicieux après-midi passé à jouer au tarot avec les copin(e)s de Malou, et de me retrouver être le benjamin de l'assistance (2 tables à 5 tirées au sort, avec nouveau tirage après la pause tea-time)
vendredi 28 (trajet-retour)
je me demandais pourquoi Pépin m'avait appelé plusieurs fois sans me laisser de message (je pensais "soirée tarot" ?), je l'ai donc rappelé lorsque nous nous sommes arrêtés sur l'aire de Mondeville (?), après lui avoir envoyé un sms interrogatif resté sans réponse, et il a alors pu m'annoncer le décès de sa maman, ce qu'il ne pouvait faire par sms
samedi 29 (funérarium)
j'y suis passé en fin d'après-midi, avec un peu d'appréhension (je n'ai pas l'habitude de ce genre d'évènement) c'était à la fois très émouvant et très doux de revoir la famille réunie comme ça autour d'elle, si petite, d'être attentif aux détails (les photos, les dessins, le café, les feutres pour dessiner sur le cercueil, les conversations, le gâteau) et cette façon de sortir de cette pièce pour aller dehors fumer (ou pas), respirer en tout cas
dimanche 30 (chez les voisins)
un apéro dominical en tout petit comité (et en toute simplicité) : j'avais apporté une bière, on a cassé des noix, tartiné le reste de foie gras confectionné par Christine, mangé une bonne petite soupe d'hiver et partagé le restant de salade de fruits que Jean-Fran avait préparée
lundi 31 (au rond-point)
en partant réveillonner à Gy ça m'a un  peu serré le coeur (et un peu culpabilisé aussi) de voir ce petit groupe de gilets jaunes  debout au bord de la route vaillamment dans la nuit et le froid et la pluie (et à trois heures du mat' quand j'y suis repassé, j'ai répondu de la main aux grands saluts souriants qu'ils m'ont adressés)