(ça y est, on revient dans le rythme "normal" du festival : prendre ses places, faire la queue, trouver une place où on peut étendre ses jambes, puisqu'on va passer la journée là ou presque...)

vendredi 8 :

033
LES SEPT SAMOURAIS *****
de Akira Kurosawa

Un séance de rêve (et une sacrée découverte... Non non je n'avais jamais vu le film), une copie magnifique (c'est quand même bien le numérique, et ça nous change de tous ces incunables sur pellicule avec des copies en état 5+ -à la limite de l'improjetable). 3h30 de grand cinéma, un beau noir et blanc bien contrasté mais pas trop, avec même l'entracte (pour aller faire pipi) conservé entre les deux parties. Enthousiasmant.

034
MAY IN THE SUMMER ****
de Cherien Dabis
Hiam Abbass a trois filles... Nous sommes en Jordanie, la mamn est chrétienne (elle a même Alleluiah comme sonnerie de portable) et voilà qu'une des trois filles a décider d'épouser un musulman... Une comédie plaisante, que ce  film "de femme(s)",énergique, drôle, très agréable, où les quatre personnages principaux (il faudrait mettre au féminin et écrire principales) si elles sont très différentes sont tout aussi fortes...

035
LE GRONDEMENT DE LA MONTAGNE ***
de Mikio Naruse
Naruse, j'y vais toujours... Il s'est avéré, au bout d'un court instant, que je l'avais déjà vu. Un beau portrait de femme (toujours cette même actrice dont le perpétuel sourire est toujours nimbé d'un imperceptible voile de mélancolie : Dans une même maison vivent cette jeune femme et son mari (un des personnages les plus déplaisants croisés depuis longtemps, au moins dans les films du festival), les grands-parents (les parents du détestable fils, le papa est par contre adorable et très proche de la jeune fille) - auxquels viennent s'ajouter la soeur de l'héroïne et ses enfants... Un film plutôt tristounet mais qui finit sur une note d'espoir (ça c'est bien)...

036
LES ÉTENDUES IMAGINAIRES *****
de Yeo Sew Ya
Une avant-première, un film dont je ne savais rien de rien, dont j'ai découvert au générique qu'il avait gagné le Léopard d'or à Locarno en 2018, avec deux flics qui mènent l'enquête sur la disparition de deux ouvriers qui travaillent sur les chantiers de réensablage de Singapour (j'ai donc appris ici que Singapour achetait du sable à d'autres pays pour étendre sa superficie) et qui communiquent entre eux par rêve (chacun entrant dans le rêve de l'autre)... Un film fascinant, complexe, instable (comme ces étendues, justement de sable) qui m'a fait forte impression...

(et j'ai rendu mon billet pour JAFFA...)