samedi 16 mars 2019

bref je me suis régalé

Vu ça ce matin sur y*utube
c'est Kyan Khojandi ("le mec de Bref") sur scène
et il a mis en ligne son spectacle Pulsions.
J'adorais la série, l'humour des situations et des dialogues
et j'ai retrouvé le même plaisir
(c'est rare que je me surprenne à applaudir tout seul devant mon ordi  à la fin d'un spectacle vu sur mon écran)
j'espère que le lien fonctionne
(sinon googlez khojandi pulsions youtubemuche ou un truc du genre)

kyan05


ps : le monsieur est annoncé à Besac, au Kursaal, le 23 janvier 2020

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café-crevettes

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MA VIE AVEC JAMES DEAN
de Dominique Choisy

Ah, Nathalie Richard... cette actrice divine qu'on adore depuis 1986 (Golden Eighties, de Chantal Ackerman), puis, surtout 1988 (La bande des quatre, de Jacques Rivette) et d'ailleurs en relisant sa filmo dans allocinoche, c'est incroyable la tripotée de films où elle a joué et dont je me dis "oh tiens celui-là aussi j'adore" en en voyant le titre dans la liste... Dire qu'on l'aime est donc un pudique euphémisme.
Dominique Choisy, le réalisateur, qui est un homme de goût, a d'ailleurs fait appel à elle (Nathalie R.) dans chacun de ses trois films (Confort moderne, et Les fraises des bois). Quelle bonne idée! Elle incarne ici la directrice d'un cinéma (au Tréport) qui a invité un jeune cinéaste a venir présenter son film, Ma vie avec James Dean, mais qui, le soir de son arrivée, l'oublie pour cause de problèmes sentimentaux personnels. Ledit jeune réalisateur, prénommé Géraud (et pas Jérôme) est, on l'apprendra assez vite, lui aussi en stand-by affectif, et va se retrouver en rade, entre une jeune réceptionniste avec laquelle le courant ne passe pas vraiment, un jeune projectionniste affectueux, et un moins jeune vigile sentencieux.
Au terme d'une soirée où il aura, en quelque sorte, fui en se bourrant la gueule, il va se retrouver au centre d'un chassé-croisé sentimental délicieux où chacun(e) ou presque est amoureux-se, à la fois poursuivant quelqu'un(e) d'autre et lui-même poursuivi aussi par un(e) ou plusieurs autr(e)s (l'effet boule de neige).(Les parenthèses "genrées" semblent -paradoxalement- de rigueur, tant tout le monde est -plaisamment- dans le même panier affectif. Le distributeur (Optimale) et la bande-annonce pourraient faire croire a priori à un film furieusement pédé, mais non. C'est doux, c'est tendre, c'est pudique, ça pourrait être une chanson de Françoise Hardy tous les garçons et les filles de mon âge se promènent dans la rue deux par deux, d'ailleurs Bertrand Belin (qui joue aussi dans le film, un marinier qu'on peut qualifier de "compréhensif" malgré les apparences) a mitonné une aimable bande-son "dans l'esprit" avec quelques chansons jolies, pour célébrer ce monde qui ressemble au notre mais pas tout à fait, un monde où l'amour, qu'il soit gay, bi ou hétéro, est "normal" (et le même) pour tous, un monde merveilleusement (ir)réaliste (où il semble normal pour des parents aimants de laisser partir leur jeune fils avec le premier réalisateur venu), qui donne envie de s'embarquer illico pour Le Tréport...
J'ai pensé à l'affiche de La femme de l'aviateur, puisque la figure d'une ou deux personnes en espionnant une autre cachés derrière un angle de mur va devenir récurrente dans le film. Et que l'univers de Rohmer n'est pas très loin. Il est question de relations, de sentiments, de séduction, de stratagèmes, de séparations, de reconquête, mais, toujours, le coeur est au centre des préoccupations de chacun(e). Oui, c'est (joliment) ça.
Avec en plus un film dans le film, le fameux "Ma vie avec James Dean", dont on ne connaîtra que le début, et même un second, juste à la fin, dont on aura le générique (et que je vous laisse découvrir), bref trois raisons de se demander pouruoi le film de Dominique Choisy, malgré une presse plutôt positive ( une très jolie critique de Transfuge) même si -on ne demande pourquoi- un peu plus clairsemée que pour les merdouillasseries grand public habituelles, n'a eu droit qu'à une sortie un peu "furtive"le genre dont Téléramuche (qui lui n'a pas été très tendre sur le coup) dira qu'il a été "un peu injustement passé inaperçu lors de la sortie"...
Et dire que les acteurs sont très bien, et qu'on a même le plaisir (tiens, comme dans L'Amour debout) de voir Françoise Lebrun (mais qui ici ne joue pas son propre rôle...)

Avis aux amateurs, j'ai un double dvd avec les deux premiers films du monsieur (et donc, deux fois de plus Nathalie Richard!)

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ps  (qui n'a rien à voir) : Je viens de découvrir par hasard que Johnny Rasse, l'acteur principal du film, est "chanteur d'oiseaux" (et qu'il est très connu pour ça...)

Posté par chori à 07:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]