lundi 1er (fooding)
(manger) : une poêlée automnale printanière (champignons / pommes / châtaignes), et, tiens de l'ail rose de Lautrec en chemise (c'est délicieux) avec en dessert le reste de fromage blanc de brebis aux fruits rouges (grenade / framboises / cerises dénoyautées)
(boire) pour l'apéro, en gourmandise, un verre de Mortuacienne menthe-citron
mardi 2 (kilomètres)
ça faisait quelque jour que je l'avais prévu, et je m'en suis souvenu in extremis : pris en photo le compteur de la voiture qui affichait 123456 (km) et réalisé alors que, finalement, chaque nombre est unique, et n'a que la valeur "remarquable" qu'on veut bien lui prêter
mercredi 3 (Théâtre Ledoux)
Je n'étais pas très bien installé, trop devant, trop sur la gauche, j'ai commencé à avoir mal aux jambes, je ne pouvais pas les étendre, le programme annonçait 3h10 avec deux entractes, et tout ça m'a un peu agacé ; je me suis levé et je suis parti, justement, au premier entracte, conforté dans ma résolution de ne plus jamais remettre les pieds dans cette fichue salle si inconfortable (pourtant le spectacle était plutôt plaisant)
jeudi 4 (attention! spoiler)
émotion -légitime- au moment du café : Catherine nous annonce tout de go "Le Père Noël est mort..." (le nôtre, précise-t-elle ensuite, celui qui venait à l'école, il avait plus de quatre-vingt ans, elle l'a appris dans le journal)
vendredi 5 (fjt)
j'avais vraiment envie de goûter ce filet de sole sauce crevettes et girolles, (servi en plus avec un gratin délicieux de côtes de bettes) ceci a contrebalancé la déception de ne pas avoir eu de pain seigle/noix/noisettes à la boulangerie après y avoir pourtant fait longuement la queue
samedi 6 (Le Bureau)
une nouvelle fois nous sommes faits éconduire ("au bar, les tables devant, ou dehors...") alors que nous voulions simplement boire un coup en sortant du cinéma (l'avant-dernière fois il était 20h et c'était avec Manue et Catherine, cette fois-ci il était 18h et c'était avec Emma et Catherine)
dimanche 7 (at home)
décidément je prends de plus en plus l'habitude -dominicale- de traîner en pyjama jusqu'à point d'heure (bien après l'heure du repas de midi en tout cas), et je ne me décide à m'habiller que parce qu'il faut que je sorte pour aller jouer chez mes voisins
lundi 8 (Play it again)
deux fois au cinéma ce jour, pour deux films (re-sortis en copies restaurées flambant neuves) que je n'avais jamais vus : l'attendrissant Rue des cascades l'après-midi et le caustique Embrasse-moi idiot le soir (joli doublé de 1964 et en noir et blanc)
mardi 9 (au lac)
le beau temps ayant fait mentir les prévisions météo, nous sommes allés faire notre tour de lac rituel, et en avons été récompensés par l'abondante figuration ornithologique  : héron prenant son vol au parallèlement au dessus du chemin, famille de cygnes en conciliabule sur la terre ferme, démarche particulièrement gracieuse d'un héron dans une eau peu profonde, bébés cygneaux riquiquis à la queue-leu-leu au beau milieu du lac...
mercredi 10 (parking)
profitant du soleil, j'y passe un peu de temps, assis dans ma voiture, avant d'aller au cinéma, heureusement que j'ai un bouquin dont je me délecte (Mauvaise Prise, d'Eoin Colfer) parce que sinon l'intérêt du lieu (et de ses occupants plus ou moins transitoires) est plus que limité (oui c'était mieux avant)
jeudi 11 (à la poste)
ce nouveau postier attendrissant, un vieux monsieur à l'air gentil qui me tamponne successivement mon envoi et mon récépissé  avec la même énergie démonstrative, (tac! et tac!) dans la foulée (il s'est levé de son siège pour ça)
vendredi 12 (anticipation)
que ce soit les livres et autres journaux et papiers dans le bureau ou les dvd et coffrets et cd dans le salon (et des livres aussi), j'ai été soudain pris d'un certain sentiment de découragement relatif à l'ampleur du cartonnage à envisager pour le déménagement (je ne vais jamais y arriver)
samedi 13 (végétation)
état des lieux des roses trémières (que je ne verrai pas forcément, d'ailleurs...) : Catherine repousse en bas de l'escalier, devant la porte d'entrée, Manue  aussi tient bon, au milieu du béton, par contre il semblerait que Marie présente des velléités de ne pas pousser (peut-être s'est-elle trop épuisée l'année dernière...)
dimanche 14 (circulation)
En route pour Gy, comme j'étais un peu en avance (parce que j'avais voulu ne pas passer trop tard à la pâtisserie) je me suis arrêté un peu sur le parking à la sortie de Mailley pour lire : il semblerait que la limitation de la vitesse à 80 km/h ne concerne absolument personne sur cette route...
lundi 15 (printemps)
je suis un jardinier désinvolte : il y a un certain temps, j'avais éradiqué le massif d'iris à droite du portail, et  entassé tout ça dans un sac à déchets verts, et voilà que les iris en question ont recommencé à pousser, directement dans le sac (et c'est en me penchant pour mieux observer le phénomène que je me suis coincé le dos)
mardi 16 (au lac)
c'était le bon jour, la bonne heure, alors pourquoi ne pas y aller ? et, pour contredire à la fois et le mal de dos et les prévisions météo, on a décidé, avec Catherine , de faire le "grand petit tour" (par le jardin japonais)
mercredi 17 (banque)
c'est la première fois que j'y allais pour ça : un chèque de 100€ avait été crédité sur mon compte, émis par une personne que je ne connaissais pas, pour une autre personne que je ne connaissais pas non plus (mais dont le numéro de compte ne diffère du mien que par un seul chiffre) et j'ai donc régularisé
jeudi 18 (sms)
"les fleurs, c'est fourbe" m'a écrit Dominique (ce qui m'a beaucoup fait rire), après que je lui aie expliqué qu'en me penchant pour photographier les tulipes de Catherine, je m'étais refait mal au dos (alors que je croyais que c'était finito)
vendredi 19 (gourmandise)
un petit bonheur chasse l'autre : immédiatement réinvesti les 10€ (et quelques) de gains au loto reçus au bureau de tabac (une misère) dans l'achat de 3 barres praliné /chocolat noir chez ma chocolatière préférée (une fortune)
samedi 20 (en pause)
il était très joli ce routier, à midi, dans son camion stationné de l'autre côté de la route, assis torse-nu sur le siège conducteur, les pieds nus posés sur le tableau de bord, vitre ouverte pour profiter du soleil, comme offert (il ne portait qu'un petit short (ou boxer) noir)
dimanche 21 (Pâques)
(coïncidence) lu ce matin, dans le très beau Un bonheur parfait de James Salter : "Dimanche de Pâques. Le matin, il fit un temps superbe, les arbres ruisselaient de soleil." Quand la fiction rejoint -ô si brièvement- la réalité...
lundi 22 (lundi de P.)
peut-être pour fêter l'occasion, le projectionniste nous a offert (d'une bouteille sans étiquette dissimulée dans un sac-plastique) un pousse-café, qu'il nous précisa avoir distillé lui-même, avec son père, il y a trente ans
mardi 23 (Vaivre)
ce canard qui se tenait du mauvais côté de la route, sur le trottoir, immobile, de dos, comme plongé dans la plus grande perplexité en contemplant la vaste surface herbeuse qui s'étendait devant lui (et en se demandant où donc l'eau avait bien pu passer)
mercredi 24 (à la maison)
ça m'a fait doublement plaisir de parler avec Pépin, venu boire le café comme au bon vieux temps de la LSF, et de réussir lui trouver dans ma bibliothèque perso ce bouquin de Murakami qu'il n'avait plus et qui était difficilement trouveable (parce que non réédité)
jeudi 25 (parking)
il y a des fois sans doute où il vaut mieux ne pas tout raconter (...) parce qu'on n'en est pas spécialement fier de ce qu'on a fait, hein, mais si on l'a fait, re-hein, c'est bien parce qu'on en avait envie -de le faire- (le mec à la voiture blanche et la façon de camelot qu'il a eu pour appâter le chaland)
vendredi 26 (entre Cuse et Esprels)
rentré de nuit, après une nième et dernière partie de scrabble, et la route, étrangement, fumait par endroits, jusqu'à former des nappes de brume conséquentes (et ce avant un orage bref mais très intense au niveau des Pateys)
samedi 27 (en voiture)
comme d'hab' avec les Soria on a tourné au mauvais endroit en allant chez les Vuillerez et on est arrivé depuis le haut (en observant les indications du gps de mon téléphone que je venais d'activer et qui étaient, dans un premier temps, plutôt fantaisistes)
dimanche 28 (coulevon)
rien de plus triste (et d'aussi exactement représentatif de la condition humaine) qu'un vide-grenier riquiqui sous la pluie (peu de vendeurs, peu d'acheteurs, tous avec parapluies), et ce toute la journée ou presque, vu depuis mes fenêtres
lundi 29 (dans ma maison)
après plusieurs tentatives infructueuses d'échanges téléphoniques, j'ai -enfin- eu la visite, ce soir, du peut-être futur locataire de la maison que j'habite présentement (et que je vais bientôt libérer), c'est un joli jeune homme barbu de bientôt trente ans, amateur de bikes et de sons, qui à l'issue de la visite s'est déclaré sous le charme (et je crois que moi aussi hihi)
mardi 30 (itinéraires)
je suis d'abord passé prendre Marie qui m'attendait en bas de chez elle, de là nous sommes allés chez Catherine pour la chercher, je les ai emmenées toutes les deux au fjt, puis j'ai ramené Catherine chez elle, et Marie au lac pour faire le grand tour avec Geneviève, après quoi j'ai ramené Marie chez elle avant que de rentrer chez moi