089
J'VEUX DU SOLEIL
de Gilles Perret et François Ruffin

Lundi de Pâques, suite. le bus du retour étant à 18h, il fallait donc que j'aille voir un autre film, et je n'avais -presque- pas le choix. Va donc pour les gilets jaunes et François Ruffin. Un film complètement à l'opposé du précédent (El Reino) mais, finalement, pas si éloigné. Les extrêmes finissent par se rejoindre. Tout à l'heure une fiction (quoique) sur les nantis, et voilà un documentaire (quoique...) sur les dépossédés. Ceux qui ont tout (mais qui veulent encore plus) et ceux qui n'ont rien (et demandent juste un petit peu).
Les GJ je ne sais toujours pas trop quoi en penser (et, finalement, François Ruffin aussi, ou non plus, plutôt...)
François R. se balade, dans sa vieille bagnole, de rond-point en rond-point, va à la rencontre des gens, les écoute parler, leur pose des questions, boit des bières dans leur salon, leur demande ce qu'ils lui diraient s'il était Emmanuel Macron,  essaie de plaisanter, compatit silencieusement, et devant la caméra passent des individidu(e)s touchant(e)s, émouvant(e)s, bouleversant(e)s (j'avoue que j'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois, notamment devant le témoignage de Barbara, handicapée, mère de deux enfants qu'elle a bien du mal à nourrir...) mais tout ça est quand même un peu brouillon (j'ai pensé aux films de Pierre Carle).
Mais que dire d'autre (ça fait quelques jours déjà que j'ai vu le film, et la plus grande partie s'en est pfouh! évaporée....) ah si que j'ai trouvé la scène finale plutôt maladroite (le type même de la fausse bonne idée) où on les sent presque, tous les deux, mal à l'aise (comme si la demoiselle se demandait "Mais qu'est-ce que je fais là ? ") et que, comment dire, ça ne fonctionne pas, quoi...)
Un film... sympathique.

4427150