dimanche 7 juillet 2019

be, bop et lula

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TOY STORY 4
de Josh Cooley

C'est rien de dire que la Fête du Cinéma ne provoque plus chez moi le même engouement que par le passé... Là j'ai carrément attendu le dernier jour et presque la dernière séance pour (me précipiter mollement) aller voir ce film qui me faisait de l'oeil (en plus comme les n° 1, 2, et 3 passent quasiment en boucle à la télè (comme on dit par ici), il était donc normal que je voie ce 4 (et je crois d'ailleurs que c'est le premier de la série que je vois au cinéma, rendez-vous compte!)
pPour les aficionados, on retrouve toute la bande de jouets (au moins au début) Woody le cow-boy, Buzz le cosmonaute et Bo la bergère (une femme qui en a, on le verra dans la suite du film, et judicieusement doublée par Audrey Fleurot, la seule voix que j'ai reconnue "tout seul" -je savais que l'oiseau et le lapin moches de la fête foraine étaient doublés par Jamel Debbouze et Franck Gastambide, j'étais tombé sur un reportage promo) et tous les comparses (Mr Patate, Rex le tyrannosaure, le chien à ressort, etc.) avec quelques nouveaux arrivants, plus ou moins aimables (la poupée de chiffon de Molly, qui veut jouer la maîtresse du placard)...
La première scène se déroule "neuf ans auparavant", pour nous (re)mettre dans l'ambiance et nous rafraîchir les idées, puis "le temps a passé" et voilà que tous les jouets (ou presque) ont été transmis à la jeune Molly, qui doit faire sa "pré-rentrée" à la maternelle (aux States on parle de journée de sensibilisation), journée dont elle va rapporter, dans son sac, un jouet qu'elle a fabriqué avec de la récup, nommé Fourchette (Forky pour les anglophiles) et c'est en effet, une fourchette en plastoche blanc qu'elle a customisée (à la façon maternelle, celles ceux qui sont passés par là saisiront l'allusion : cure-pipe, pâte à modeler, bâton de glace, yeux adhésifs) humanisée plutôt, et cette Fourchette va causer bien du souci à Woody dans le rôle de chaperon qu'il s'est fixé (alors que personne ne lui avait rien demandé).
Et c'est le début d'une nouvelle aventure, et on est content de voir que les scénaristes, pour ce quatrième opus, ont su broder sur le motif tout en introduisant pourtant pas mal de choses nouvelles dans le scénario (c'est vraiment très très malin). Beaucoup d'émotion(s), de sentiments (l'amitié, l'amour, la fidélité, l'abandon, la jalousie, etc.), et toujours cette intelligence dans l'écriture qui permet à chacun, quelque soit son âge, d'y trouver son compte. Sans compter -pour les plus grands- quelques clins d'oeil cinéphiles judicieux qui viennent encore en rajouter à notre plaisir de spectateur. (Par exemple, à l'entrée dans le magazin d'antiquités, ce ne sont pas les bambins de 4 ans qui pourront réaliser que la musique jouée sur le tourne-disques (d'époque), à ce moment, Midnight with the stars and you..., est celle qu'on entend tout à la fin de Shining, quand on voit la photo avec Jack Nicholson dessus, et donc je savais avec quelques secondes d'avance que quelque chose de pas bien allait arriver...). Avec des méchants plutôt réussis (une poupée à la voix douce -trop douce pour être honnête, doublée par Angèle-, et surtout -surtout- des pantins de ventriloque (ou plutôt un pantin de ventriloque dupliqué en plusieurs exemplaires) bien flippants -du genre à vous traumatiser quand vous êtes petit, non ?- ca m'a rappelé plusieurs histoires du genre (Magic, de Richard Attenborough, et le dernier sketch du film Au coeur de la nuit, bien flippant lui aussi).

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Mais, vous vous en doutez bien tout ça va bien se terminer pour tout le monde (comment pourrait-il en être autrement, hein ?) Conflit(s) résolu(s), retrouvailles, embrassades, mais aussi (eh eh) hésitations, décisions, séparations, et, sur une ultime étreinte virile (!) la boucle est bouclée (il est souvent question de départ dans chacune des histoires de Toy Story).
Donc, un sans-faute ou peu s'en faut, pour ce quatrième opus (dont la rumeur web dit qu'il avait été écrit avant le 3), puisqu'en plus (bonheur!) le réalisateur n'a pas forcé sur l'enrobage musical façon pic de glycémie qui enrobe en général les productions Disney et nous englue, tout aussi en général, nos pauvres oreilles de spectateurs adultes : ici, dans la VF c'est Charlélie Couture qui a traduit les deux (petites) chansons (courtes) qu'on entend dans le film (signées Randy Newman dans la version originale) ce qui donc ne gache rien au plaisir, bien au contraire.

Comme souvent chez Pixar / Disney, une campagne publicitaire façon rouleau-compresseur, aussi efficace que jubilatoire

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photo de groupe

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les héros

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... et les nouveaux

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des plus grands...

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... à la plus petite!

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j'ai gardé celle-ci pour la fin, qui pourrait bien ressembler à un ultime spoil...

Posté par chori à 06:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]