mercredi 6 mai 2020

CCCC51 bis : 8ème semaine!

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CCCC51

"Les retours en arrière ne font pas avancer, dit un ministre à la radio.
Aux récentes nouvelles, les personnes convaincues de rendre prioritaires la santé, l’éducation, la recherche et la culture sont qualifiées d’irresponsables et ne dépassent pas les dix pour cent des habitants de Notre-Ville.
Pendant le confinement, une partie de la population continue de travailler pendant que l’autre partie vit un dimanche sans fin.
Un dimanche sans fin, voilà le cauchemar de certains habitants en train de se réaliser. Le monstre en pâte molle envahit votre personnalité, parfois à votre insu.
Beaucoup se sentent couler, s’échapper d’eux-mêmes.
D’autres se charpentent, échafaudent des techniques de survie, combattent l’abattement par des programmes ou de la rage.
C’est le grand succès du court métrage de l’indigné en pyjama sur canapé, planqué au fond de l’abri, en conversation avec révolté chaussé de pantoufles en cuir rebelle." (Jean-Pierre Ostende, blog Histoire sauvage, )

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Hier, je n'ai posté que de l'info, ou presque, parce que j'étais fébrile (j'ai même dû décaler l'heure du téléphone quotidien avec Dominique, c'est dire), à cause de la préparation, en flux tendu (l'invit' est partie dimanche soir pour le lundi, c'est dire si on avait peu de temps pour se retourner -d'ailleurs l'exiguité de nos boiboites de conconfinement ne permet généralement pas trop ce genre de mouvement-) je veux parler de l'anniversaire du colza (le 36ème du nom) dont seuls mes proches ont entendu parler...
D'habitude, un lieu  secret très précisément géo-localisé, un champ de colza (jamais le même) sélectionné par notre GTDC (Grand Timonier Du Colza), du champagne, des textes lus par chacun "à voix haute dans le champ", un pique-nique, un rdv pour co-voiturage, et (sauf exception), 5 personnes, les 5 mêmes depuis le début, (dont votre serviteur)
SAUF QUE
en 2020 on fait rien comme avint (avec l'accent québecois, c'est mieux pour la rime), et, adoncques, conconfinement oblige, nicht sortie, nicht pique-nique serrés sur la foutah (ou la bâche où le plaid ou le tapis de sol ou le kilim ça dépendait des années), nicht embrassades und nicht covoiturage (Ausweis, bitte!)
il fallait rebondir, et notre GTDC nous proposa un rdv virtuel (et conconfiné) pour ce trente-sixième colza's birthday, (un cocolza,quasiment) via zoom (dont je découvris à cette occasion que je l'avais déjà installé sur mon ordi, pourtant, comme moi, d'âge canonique), et donc à 18h pétantes (une fois réglés les problèmes techniques, je n'avais pas de son parce que je n'avais pas poussé assez loin le curseur asthmatique du volume sonore de mon ordi, ahahah) on se retrouva tous les 5 devant nos cams et nos écrans avec nos verres à la main (et je mentirais en disant que je n'étais pas un peu ému touché tourneboulé, n'ayant pas pratiqué cet exercice depuis le début du conconfinement (bientôt deux mois donc).
Catherine a lu du Perre Lemaître (le tome 3 de sa "saga", pas encore lu), Françoise du Annie Ernaux (Les Années), Christian du Sylvain Tesson (les escaliers en colimaçon de Notre-Dame), Philou du Louis Dubost (le colza étant  absent de son abécédaire jardinier, furent lu les chapitres entre lesquels il aurait du s'intercaler, soit coing et compost), et moi après avoir longuement hésité -une heure le matin-même à voleter comme une mite alimentaire affolée entre les différents bouquins de ma bibli- , avoir failli lire le dernier volume du Chemin -celui tout frais du jour, signé Maylis de Kérangal, j'étais revenu à mon idée première, une compilation des occurrences du colza dans ce blog.
Ainsi fut dit, ainsi fut fait, ainsi fut lu ainsi fut bu, on nous avait avertis "40 minutes" mais on tint finalement plus d'une heure...
J'avais bu un peu plus de la moitié de ma bouteille de 65cl de bière bio sans gluten (qui se referme aisément d'un clic  pour conserver les bulles) lorsque congé fut pris, et j'étais vraiment ravi de tout cela (ayant eu le plaisir supplémentaire d'apprendre à mes co-religionnaires comment effectuer des captures d'écran.)
"S'amuser en s'instruisant, s'instruire en s'amusant" telle toujours fut (et longtemps restera) notre devise...
Et je me prends d'ores et déjà à rêver de ce que sera le colza 2021...

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"En Turquie, les seniors de plus de 65 ans et les jeunes de moins de vingt ans, soumis à un confinement obligatoire respectivement depuis le 21 mars et le 4 avril, seront autorisés à sortir de chez eux une fois par semaine pour une durée de quatre heures." (france info)

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(déconconfinement)

je pense à lui :

 

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(chiens de prairie, nous sortirons de nos terriers, hébétés, éberlués, éblouis, maladroits, plissant les yeux face à la lumière du jour, et nous pourrons à nouveau galoper)

 

 

et à lui aussi 

 

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"Hiroo Onoda est mort tranquillement dans son lit à Tokyo à 91 ans. Rien que de très banal sauf que cet ancien soldat japonais a vécu caché dans la jungle aux Philippines jusqu'en 1974, pensant que la guerre n'était pas finie. Durant près de trente ans après la capitulation de l'empire nippon, cet officier de renseignement et spécialiste des techniques de guérilla a résisté sur l'île philippine de Lubang, près de Luzon.
On l'y avait envoyé en 1944 avec un ordre formel: ne jamais se rendre et tenir jusqu'à l'arrivée de renforts. Avec trois autres soldats, il a obéi à cette instruction pendant des années après le conflit, ignorant que le combat était fini. Leur existence fut découverte en 1950 lorsque l'un d'eux décida de sortir de la forêt et de rentrer au Japon." (Libé)

, situés chacun à une extrémité sur l'axe du romantisme échevelé (en sortir ou ne pas en sortir, that is the question)

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pissenlit-graines

aigrettes

le monsieur de la MGEN (section de Besançon) a rappelé cet aprèm pour prendre de mes nouvelles et je lui ai confirmé que, non seulement je n'étais pas mort, mais en plus j'étais en train de faire mes courses (ça l'a réjoui)

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le couscous de mon boucher/traiteur habituel était tellement salé que, bu, juste après, un grand verre de St Yorre semblait un verre d'eau plate

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dans le couscous, la semoule ne m'intéresse pas

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je n'ai rien trouvé d'intéressant à photographier en sortant cet après-midi pour faire les courses (en réalité, surtout pour poster un bouquin vendu sur priceministruche)

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toujours sur priceministruche j'ai dû annuler une vente (un bouquin vendu 5€ a envoyer aux Etats-Unis pour la somme de 25€, sur laquelle on me remboursait la moitié : je veux bien être bon, mais pas être con)

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A St Pierre et Miquelon, ils se confinent aussi, et la déchèterie est ouverte sur rendez-vous (infos régionales sur France O)

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variation d'épiderme : peau de confinement ou peau d'échappement ? (hihi)

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06

 J-5?

 

Posté par chori à 05:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]