mardi 12 mai 2020

DDDD2

Pour manifester avec toute la véhéménce requise mon opposition la plus ferme et ma désapprobation la plus complète à tout ça ("ça" =  cette mascarade de conconfinemment / déconconfinement d'une part, et le fait qu'il fasse un temps de merde ce jour même d'autre part) j'ai choisi un geste fort : je suis resté en pyjama toute la matinée, repas de midi y compris. non mais!

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"LE DANGER EST PARTOUT

Ministre ô combien remarqué depuis des semaines, Jean-Michel B. poursuit sur lancée en ce premier jour de déconfinement. Le ministre de l'Education nationale espère que tous les élèves seront revenus à l'école au moins une fois d'ici la fin du mois de mai. Pour remplir cet objectif, il se veut rassurant. "Nous sommes dans une société où le virus circule. C'est un fait. Ce qu'ont dit de nombreux pédiatres, des scientifiques, c'est qu'il y a plus de risques à rester chez soi que d'aller à l'école", lance ainsi B. sur Europe 1. Nuançons tout de même : si les pédiatres étaient fin avril dans l'ensemble favorables au retour des enfants à l'école, cela ne signifie pas que rester chez soi est plus dangereux... Mais l'inarrêtable B. poursuit : "La société zéro risque n'existe pas. Aujourd'hui vous avez bien des risques quand vous allez dans la rue, quand vous vivez tout simplement. Si on raisonne a contrario, on pourrait dire qu'on reste tous chez nous sur le canapé à attendre qu'il y ait un vaccin." Voilà qui va rassurer les parents." (Libé / ChezPol)

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"Déconfinement : bobos et prolos

Première info de ce premier jour de déconfinement : à 7 heures, les rames de RER et de métro étaient bondées ; à 8h30, elles étaient vides. A 7 heures les prolos, à 8h30 les bobos ? Nous sommes tous égaux devant le déconfinement mais, de toute évidence, certains le sont plus que d’autres. On croit que la France est divisée par la géographie sanitaire, qui distingue les régions à risque et les régions moins touchées. Erreur : elle est surtout coupée en deux dans le sens horizontal, entre celles et ceux qui doivent impérativement se rendre à leur travail – plutôt en bas – et les autres, qui peuvent continuer à s’adonner aux joies et aux tracas du télétravail – plutôt en haut.
On perçoit rétrospectivement la force du slogan inventé naguère par Nicolas S. : parler à "la France qui se lève tôt". La formule reçoit une nouvelle illustration. Ceux qui se lèvent tôt emplissent les transports en commun, serrés comme des sardines malgré les règles de distanciation sociale : sans en avoir le choix, ils doivent courir le risque de la contamination à l’extérieur (ils le font, d’ailleurs, dans certains secteurs comme l’alimentation ou les services publics de l’énergie, depuis le début du confinement). Les autres, dont les fonctions, les tâches, le travail, leur permettent de rester chez eux ou de circuler à des heures plus creuses, restent à l’abri du virus." (Libé/ Laurent Joffrin)

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l'esprit des murs 1 :

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dans DECONFINEMENT
si tu enlèves CONFINE
Il reste DEMENT
(DECONFINEMENT)

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 l'esprit des murs 2 :

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la nouvelles médaille d'amûr :
"aujourd'hui comme hier, et tout comme demain"

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Posté par chori à 05:50 - - Commentaires [4] - Permalien [#]