"Les pensées qui viennent quand tu ne peux pas dormir. Celles qui te murmurent à l'oreille que t'es un abruti de te donner tout ce mal à vivre un jour de plus. Qu'il n'existe ni abri ni réconfort en matière de souffrance et que même s'il en existe tu ne les mérites pas vu le genre de con que tu es." (Benjamin Whitmer, Evasion)

*

20200517_114122

*

"Que disent ces rétifs au déconfinement ?

Trois catégories se dégagent. Certaines per-sonnes considèrent que sortir actuellement, c’est se mettre en danger. Ce n’est pas préoccupant : quand on aura trouvé des réponses, on pourra leur fournir des faits objectifs, ­concrets, qui suffiront. Il y a ensuite celles qui ont finalement trouvé dans le confinement un équilibre de vie qui leur convenait. Elles disent "J’avais plus le temps, j’ai pu cuisiner, j’ai mieux mangé", ça représente 25 % des déclarants, principalement des gens qui vivent à la campagne ou alors des urbains qui vivent dans un grand espace mais passent habituellement trop de temps dans les transports. ­Enfin, il y a les gens qui se sont créé une bulle mentale : face à une situation trop complexe, on met en place un fonctionnement cognitif qui répond à cette problématique, ça demande beaucoup d’énergie et on se met à fonctionner de manière très autocentrée. C’est une façon très compréhensible de se protéger. Or soudain, il faut casser cette bulle. Peurs, anxiété, troubles du sommeil : la bulle devient une barrière mentale. Je connais très bien ce phénomène, je l’ai vécu après des expéditions très dures, violentes, et je l’ai observé chez des collègues : on se bat contre quelque chose, avec une grande intensité, on sait répondre à la demande, et soudain ce contexte disparaît et il faut revenir à la vie normale. C’est très difficile et énergivore à faire en termes cognitifs, or cela concerne au moins 30 % de la population. Il faut pour ces personnes retrouver une raison d’être, une raison volontaire de retrouver une vie différente. Certains peuvent essayer d’éviter d’avoir à le faire, de rester confinés donc." (Christian Clot /Libération)

*

(un samedi à la campagne)

20200516_163804

20200516_143504

20200516_170003

DSC00912

DSC00918

DSC00915

(Cuse)

*

"«Peu importe si c’est une bonne ou une mauvaise idée, vous devez simplement faire quelque chose. Vous avez atteint ce degré d’anxiété et de frustration qui fait que vous ­arrêtez de vous demander si c’est une bonne ou une mauvaise idée. Vous le faites, c’est tout.»" (Bruce Nauman / Libération)

*

(un dimanche à la campagne)

20200517_145040

DSC00932

DSC00940

(Authoison)

*

"C'était la fatigue d'une femme qui avait passé l'intégralité de sa vie à regarder l'intégralité de sa vie se désagréger. Vous voyez tous les espoirs que vous avez jamais eus se faire balayer comme la neige par le vent. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien que cette chose microscopique qu'est votre propre personne. Et puis vous attendez que ça aussi, ça se fasse balayer." (Benjamin Whitmer, Evasion)

*

Orne : 35
Nièvre : 25
Haute-Saône :76
Doubs : 138

*

"Peu importe combien d'amour il y a dans le monde, cela ne suffit pas. Pas pour la paix ni la lumière ni le soulagement de la douleur. Peu importe combien d'amour il y a dans le monde, cela ne suffit pour rien du tout." (Benjamin Whitmer, Evasion)

*

 

(à la maison)

DSC00924

("sortir de sa coquille", hihihi)

*

"Parce qu'on survit. C'est tout ce qu'il y a. Il n'y a rien dans ce monde qui vaille qu'on vive pour lui, mais on le fait quand même. On n'y pense même pas, on se contente d'avancer. On survit et on espère seulement qu'on pourra s'accrocher à un bout de soi-même qui vaille qu'on survive." (Benjamin Whitmer, Evasion)

*

19

 J+8