Michel Piccoli : une voix, une présence, une stature, une force, une fêlure, une bonhomie, une inquiétante étrangeté, une virilité,
un grand acteur, une filmographie très impressionnante (et pourtant beaucoup de films avec lui que je n'ai pas vus...)
Quelques moments de cinéma (parfois clichés parfois icones)  qui me sont restés de lui

mépris

Milou en Mai (1990)

belle noiseuse

choses de la vie

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(celui-là je ne l'ai pas vu mais j'ai eu longtemps l'affiche chez moi)

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je rentre à la maison

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(Belle toujours / Habemus papam / Je rentre à la maison / La belle noiseuse / Le fantôme de la liberté / Le journal d'une femme de chambre / Le mépris / Les choses de la vie  / Le trio infernal / Mauvais sang / Milou en mai / Themroc /  Une étrange affaire)

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Je suis allé chez Catherine, cela faisait plus de deux mois qu'on ne s'était pas vus... Passé le premier contact (l'émotion) et les précautions désormais d'usage (distanciation, ne pas toucher, etc.) le sentiment -surprenant- que rien du tout n'avait changé, que c'était tout comme avant, être assis là dans son jardin, à sa table, à parler de tout et de rien comme des vieilles copines (j'ai trouvé que, contrairement à moi, elle n'avait pas du tout changé, rien de rien, que le déconfinement avait glissé sur elle sans produire aucun effet), avant de prendre les deux voitures (là ça avait changé) pour monter dans les hauts de Noidans pour aller marcher un peu dans les bois tranquillous (très tranquillous, on n'a vu personne à part un joggeur) en restant d'abord sur la petite routelette par crainte (Dominique en avait parlé, et Marie en avait remis une couche le matin même) des tiques qui, semblent-il, prolifèrent et crèvent la dalle (deux mois de régime, rendez-vous compte...), mais on a quand même fini par prendre sur la gauche un petit chemin qui permettait de faire une boucle à travers les sous-bois pour rejoindre les voitures (et, grâce à Catherine, j'ai commencé à ramasser des asperges sauvages) tout en devisant joyeusement, on s'est ensuite posés sur un banc, bizarrement posé là au beau milieu de rien, comme il faut chacun à une extrémité, raisonnablement (c'est là qu'on a vu passer le joggeur) pour écouter les oiseaux et tenter d'identifier aussi ce vague et lointain bourdonnement incessant, il faisait beau, on parlait de choses et d'autres ("d'autres temps" aussi) jusqu'à ce qu'on se décide à repartir, pour aller boire une bière -bien méritée- dans son jardin (ça c'était tout pareil qu'avant, à la seule différence qu'on avait deux bols de grignoteries -chacun le sien- prudence paranoïde oblige, ou simplement raison, à la place d'un seul précédemment...
oui c'était presque à ce moment-là comme si rien n'avait changé, rien n'était arrivé, on se sentait léger(s), badin(s), paisibles, désinvoltes...
Ca fait du bien.

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Orne : 35
Nièvre : 25
Haute-Saône :77
Doubs : 142

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20

J+9