le dedans de la tête entre autres
mercredi 6 janvier 2021

rien de grave

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Rien de grave, de Marguerite Bordat et Pierre Meunier, un lien envoyé par Pépin hier soir, une pièce marquante, à la fois très simple et très forte, visionnée jusqu'au bout, du sourire jusqu'aux larmes, et au sourire encore, et qui m'a ce matin transporté (sérendipitons...) de cette page jusqu'à cette page, qui m'a elle-même emmené jusqu'à celle-là, que je ne pouvais pas ne pas vous reproduire dans son intégralité :

Monologue du virus

"Je suis venu mettre à l’arrêt la machine dont vous ne trouviez pas le frein d’urgence."

 paru dans lundimatin#234, le 21 mars 2020

 Faites taire, chers humains, tous vos ridicules appels à la guerre. Baissez les regards de vengeance que vous portez sur moi. Éteignez le halo de terreur dont vous entourez mon nom. Nous autres, virus, depuis le fond bactériel du monde, sommes le véritable continuum de la vie sur Terre. Sans nous, vous n’auriez jamais vu le jour, non plus que la première cellule.

Nous sommes vos ancêtres, au même titre que les pierres et les algues, et bien plus que les singes. Nous sommes partout où vous êtes et là où vous n’êtes pas aussi. Tant pis pour vous, si vous ne voyez dans l’univers que ce qui est à votre semblance ! Mais surtout, cessez de dire que c’est moi qui vous tue. Vous ne mourez pas de mon action sur vos tissus, mais de l’absence de soin de vos semblables. Si vous n’aviez pas été aussi rapaces entre vous que vous l’avez été avec tout ce qui vit sur cette planète, vous auriez encore assez de lits, d’infirmières et de respirateurs pour survivre aux dégâts que je pratique dans vos poumons. Si vous ne stockiez vos vieux dans des mouroirs et vos valides dans des clapiers de béton armé, vous n’en seriez pas là. Si vous n’aviez pas changé toute l’étendue hier encore luxuriante, chaotique, infiniment peuplée du monde ou plutôt des mondes en un vaste désert pour la monoculture du Même et du Plus, je n’aurais pu m’élancer à la conquête planétaire de vos gorges. Si vous n’étiez presque tous devenus, d’un bout à l’autre du dernier siècle, de redondantes copies d’une seule et intenable forme de vie, vous ne vous prépareriez pas à mourir comme des mouches abandonnées dans l’eau de votre civilisation sucrée. Si vous n’aviez rendu vos milieux si vides, si transparents, si abstraits, croyez bien que je ne me déplacerais pas à la vitesse d’un aéronef. Je ne viens qu’exécuter la sanction que vous avez depuis longtemps prononcée contre vous-mêmes. Pardonnez-moi, mais c’est vous, que je sache, qui avez inventé le nom d’ « Anthropocène ». Vous vous êtes adjugé tout l’honneur du désastre ; maintenant qu’il s’accomplit, il est trop tard pour y renoncer. Les plus honnêtes d’entre vous le savent bien : je n’ai d’autre complice que votre organisation sociale, votre folie de la « grande échelle » et de son économie, votre fanatisme du système. Seuls les systèmes sont « vulnérables ». Le reste vit et meurt. Il n’y a de « vulnérabilité » que pour ce qui vise au contrôle, à son extension et à son perfectionnement. Regardez-moi bien : je ne suis que le revers de la Mort régnante.

Cessez donc de me blâmer, de m’accuser, de me traquer. De vous tétaniser contre moi. Tout cela est infantile. Je vous propose une conversion du regard : il y a une intelligence immanente à la vie. Nul besoin d’être un sujet pour disposer d’une mémoire ou d’une stratégie. Nul besoin d’être souverain pour décider. Bactéries et virus aussi peuvent faire la pluie et le beau temps. Voyez donc en moi votre sauveur plutôt que votre fossoyeur. Libre à vous de ne pas me croire, mais je suis venu mettre à l’arrêt la machine dont vous ne trouviez pas le frein d’urgence. Je suis venu suspendre le fonctionnement dont vous étiez les otages. Je suis venu manifester l’aberration de la « normalité ». « Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie à d’autres était une folie »… « Il n’y a pas de limite budgétaire, la santé n’a pas de prix » : voyez comme je fais fourcher la langue et l’esprit de vos gouvernants ! Voyez comme je vous les ramène à leur rang réel de misérables margoulins, et arrogants avec ça ! Voyez comme ils se dénoncent soudain non seulement comme superflus, mais comme nuisibles ! Vous n’êtes pour eux que les supports de la reproduction de leur système, soit moins encore que des esclaves. Même le plancton est mieux traité que vous.

Gardez-vous bien, cependant, de les accabler de reproches, d’incriminer leurs insuffisances. Les accuser d’incurie, c’est encore leur prêter plus qu’ils ne méritent. Demandez-vous plutôt comment vous avez pu trouver si confortable de vous laisser gouverner. Vanter les mérites de l’option chinoise contre l’option britannique, de la solution impériale-légiste contre la méthode darwiniste-libérale, c’est ne rien comprendre à l’une comme à l’autre, à l’horreur de l’une comme à l’horreur de l’autre. Depuis Quesnay, les « libéraux » ont toujours lorgné avec envie sur l’empire chinois ; et ils continuent. Ceux-là sont frères siamois. Que l’un vous confine dans votre intérêt et l’autre dans celui de « la société », revient toujours à écraser la seule conduite non nihiliste : prendre soin de soi, de ceux que l’on aime et de ce que l’on aime dans ceux que l’on ne connaît pas. Ne laissez pas ceux qui vous ont menés au gouffre prétendre vous en sortir : ils ne feront que vous préparer un enfer plus perfectionné, une tombe plus profonde encore. Le jour où ils le pourront, ils feront patrouiller l’armée dans l’au-delà.

Remerciez-moi plutôt. Sans moi, combien de temps encore aurait-on fait passer pour nécessaires toutes ces choses inquestionnables et dont on décrète soudain la suspension ? La mondialisation, les concours, le trafic aérien, les limites budgétaires, les élections, le spectacle des compétitions sportives, Disneyland, les salles de fitness, la plupart des commerces, l’assemblée nationale, l’encasernement scolaire, les rassemblements de masse, l’essentiel des emplois de bureau, toute cette sociabilité ivre qui n’est que le revers de la solitude angoissée des monades métropolitaines : tout cela était donc sans nécessité, une fois que se manifeste l’état de nécessité. Remerciez-moi de l’épreuve de vérité des semaines prochaines : vous allez enfin habiter votre propre vie, sans les mille échappatoires qui, bon an mal an, font tenir l’intenable. Sans vous en rendre compte, vous n’aviez jamais emménagé dans votre propre existence. Vous étiez parmi les cartons, et vous ne le saviez pas. Vous allez désormais vivre avec vos proches. Vous allez habiter chez vous. Vous allez cesser d’être en transit vers la mort. Vous haïrez peut-être votre mari. Vous gerberez peut-être vos enfants. Peut-être l’envie vous prendra-t-elle de faire sauter le décor de votre vie quotidienne. A dire vrai, vous n’étiez plus au monde, dans ces métropoles de la séparation. Votre monde n’était plus vivable en aucun de ses points qu’à la condition de fuir sans cesse. Il fallait s’étourdir de mouvement et de distractions tant la hideur avait gagné de présence. Et le fantomatique régnait entre les êtres. Tout était devenu tellement efficace que rien n’avait plus de sens. Remerciez-moi pour tout cela, et bienvenue sur terre !

Grâce à moi, pour un temps indéfini, vous ne travaillerez plus, vos enfants n’iront pas à l’école, et pourtant ce sera tout le contraire des vacances. Les vacances sont cet espace qu’il faut meubler à tout prix en attendant le retour prévu du travail. Mais là, ce qui s’ouvre devant vous, grâce à moi, ce n’est pas un espace délimité, c’est une immense béance. Je vous désoeuvre. Rien ne vous dit que le non-monde d’avant reviendra. Toute cette absurdité rentable va peut-être cesser. A force de n’être pas payé, quoi de plus naturel que de ne plus payer son loyer ? Pourquoi verserait-il encore ses traites à la banque, celui qui ne peut de toute façon plus travailler ? N’est-il pas suicidaire, à la fin, de vivre là où l’on ne peut même pas cultiver un jardin ? Qui n’a plus d’argent ne va pas s’arrêter de manger pour autant, et qui a le fer a le pain. Remerciez-moi : je vous place au pied de la bifurcation qui structurait tacitement vos existences : l’économie ou la vie. C’est à vous de jouer. L’enjeu est historique. Soit les gouvernants vous imposent leur état d’exception, soit vous inventez le vôtre. Soit vous vous attachez aux vérités qui se font jour, soit vous mettez la tête sur le billot. Soit vous employez le temps que je vous donne maintenant pour figurer le monde d’après à partir des leçons de l’effondrement en cours, soit celui-ci achèvera de se radicaliser. Le désastre cesse quand cesse l’économie. L’économie est le ravage. C’était une thèse avant le mois dernier. C’est maintenant un fait. Nul ne peut ignorer ce qu’il faudra de police, de surveillance, de propagande, de logistique et de télétravail pour le refouler.

Face à moi, ne cédez ni à la panique ni au déni. Ne cédez pas aux hystéries biopolitiques. Les semaines qui viennent vont être terribles, accablantes, cruelles. Les portes de la Mort seront grand’ouvertes. Je suis la plus ravageuse production du ravage de la production. Je viens rendre au néant les nihilistes. Jamais l’injustice de ce monde ne sera plus criante. C’est une civilisation, et non vous, que je viens enterrer. Ceux qui veulent vivre devront se faire des habitudes nouvelles, et qui leur seront propres. M’éviter sera l’occasion de cette réinvention, de ce nouvel art des distances. L’art de se saluer, en quoi certains étaient assez bigleux pour voir la forme même de l’institution, n’obéira bientôt plus à aucune étiquette. Il signera les êtres. Ne faites pas cela « pour les autres », pour « la population » ou pour « la société », faites cela pour les vôtres. Prenez soin de vos amis et de vos amours. Repensez avec eux, souverainement, une forme juste de la vie. Faites des clusters de vie bonne, étendez-les, et je ne pourrai rien contre vous. Ceci est un appel non au retour massif de la discipline, mais de l’attention. Non à la fin de toute insouciance, mais de toute négligence. Quelle autre façon me restait-il pour vous rappeler que le salut est dans chaque geste  ? Que tout est dans l’infime.

J’ai dû me rendre à l’évidence : l’humanité ne se pose que les questions qu’elle ne peut plus ne pas se poser."

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dans la série "nos chers grands comiques -qui commencent par B-" (quand c'est pas Blanquer, c'est Buzyn)

"ET SINON Nouveau job pour une nouvelle vie pour Agnès Buzyn en 2021. Comme le révèle l’Opinion ce matin, l’ex-ministre de la Santé défaite aux municipales à Paris déménage pour Genève et va intégrer le cabinet du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, pour s’occuper des «affaires multilatérales». Au passage, Buzyn va devoir démissionner de son mandat de conseillère du XVIIe arrondissement de Paris (sans avoir jamais siégé)."(Chez Pol / libé)

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(pas mal aussi pour des voeux, non ?)

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mardi 5 janvier 2021

c'est rien

"- J'ai une devinette dit Louis.
-Je t'écoute, sourit la psychologue.
- Les pauvres en ont, les riches en ont besoin, et si on en mange, on meurt.
La psychologue donne sa langue au chat.
- C'est rien.
- C'est rien ?
- Rien. Les pauvres ils  ont rien, les riches ont besoin de rien, et si on mange rien, on meurt.
- Elle est très bien. il faut que je la retienne."
(L'anomalie, Hervé Le Tellier)

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"La situation sanitaire est "préoccupante" avant même l’impact des fêtes, dixit le directeur général de la santé Jérôme Salomon. Et une bonne partie de l’Europe - voire du monde - garde les écoles fermées, d'autant plus avec le nouveau variant anglais du Covid-19. Mais, prévient ce matin Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée chargée de l’Autonomie sur France Info : "Nous ne mettrons jamais en danger les enfants sciemment." Encore heureux. Jean-Michel Blanquer a donc passé ses vacances à peaufiner le protocole sanitaire de la rentrée ? Pas totalement, nous apprend Paris Match. Le ministre de l’Education nationale a surtout profité de la trêve des confiseurs pour préparer sa candidature aux régionales en Ile-de-France." (Chez Pol/Libé)

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 j'ai pris le temps d'échanger quelques mots avec la caissière du Monop' (on commence à se connaître de vue), et du coup je n'ai pas pensé à présenter ma carte Monop', et du coup la guirlande mini-leds à 9,99€ qui était soldée à 60% est passée à 9,99€, mais je n'y ai pensé qu'en arrivant chez moi, et donc je suis reparti à Monop' en pressant le pas, puisque je ne savais pas à quelle heure ça fermait because le NCF (nouveau couvre-feu), j'y suis arrivé hors d'haleine, j'ai expliqué mon cas et on m'a remboursé 5,99€ ("par carte, puisque j'avais payé par carte") ce qui n'était tout de même pas négligeable...

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j'ai failli jouer à l'hyper-rebelle et à rester dehors jusqu'à -au moins- 17h59, mais à quoi bon (et pour quoi faire) ?

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une dernière pour la route...

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lundi 4 janvier 2021

à feu doux

dimanche 3 : un vendredi férié, suivi par un samedi, suivi par un dimanche, c'est grosso-modo comme si j'avais vécu trois dimanches consécutifs

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neige :
il a neigeouillé ce matin ("quelques flocons" avait annoncé la dame de la météo), j'ai rpis quelques photos des toits des voitures, puis la neige s'est arrêtée et tout a fondu

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couvre-feu
ça rime avec

boute-feu
cessez-le-feu
coupe-feu
pare-feu
pot-au-feu

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voeux (1)

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je me suis dit que ça ne serait pas mal, ça, pour la carte de voeux pour la nouvelle année, non ?

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humour

(rions un peu, on n'en pas si souvent l'occasion) :

"Les enfants iront à l'école demain comme prévu. Les pays qui ont reporté connaissent une vague épidémique particulière, notamment l'Angleterre dont on sait qu'elle traverse une période particulièrement difficile", a indiqué Jean-Michel Blanquer sur le plateau de BFMTV.
Le ministre de l'Education nationale s'est voulu rassurant. Il a rappelé qu'avant les vacances, le taux de contamination dans les établissements scolaires ne s'élevait qu'à à 0,3%. Il a également assuré que la rentrée verra la mise en place d'un "protocole sanitaire renforcé". "Ce protocole va continuer à fonctionner et nous allons déployer encore plus fortement les tests, notamment dans les lycées qui maintiennent en majorité un système hybride comme c'est le cas depuis le début du mois de novembre", a-t-il ajouté." (actu.orange.fr)

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scrabble
au dernier coup je pose TURLUTAI, (sur triple,et  je gagne), mais il n'y a que moi que ça fait rire...

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téléphone
Malou me dit que D. ce midi avait préparé des coquelets, nous digressons sur la volaille en question, sur les spécificités de laquelle je m'interroge, et elle finit par me glisser "C'est comme manger des adolescents..." , ce que je note illico...

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voeux (2)

(transmis par Dominique sur whatsappmuche)

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tarot
* j'aime bien quand, tandis que je suis en train de compter les atouts, en est joué un qui porte le même numéro que celui que j'étais en train de lui attribuer dans ma tête
* ça m'énerve quand un joueur présente une poignée (10 atouts) et qu'aussitôt après il coupe avec le petit

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samedi 2 janvier 2021

new year, used year

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donc une année nouvelle
(faire comme si)
le fait de passer de 0 à 1 c'est déjà un changement, une avancée, un progrès, une amélioration, une modification, une rupture, (un espoir ? hihihi)
(soyons fous)

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(nouvelle bonne année)

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(garantie?)

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(pas mieux)

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(déjà utilisée, de deuxième main)

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avant le "nouveau" couvre-feu (NCF) profitons-en...

"voir du monde"

* hier après-midi aux Bâties, avec René, Christiane, Dominique, Emma, Régis pour le goûter (gâteau à l'orange, gâteau au chocolat, meringues, chocolat de champion du monde, arrosé d'une goutte de champagne pour la plupart (et de champomy pour certaine(e)), puis de café à gogo (parfum chocolate truffle en ce qui me concerne), bref, un moment délicieux, "comme avant" pourrait-on dire, même si au début j'ai eu un peu de mal à ôter mon masque (j'étais bien le seul) pensez : six vieilles et vieux, autour d'une table, espace confiné, fenêtres fermées, à manger des gâteaux, à boire, à parler, à plaisanter, à rigoler, à échanger des petits cadeaux, mais surtout à être là, tous ensemble, en présenciel, "en vrai" (ni étreintes ni bises, mais le coeur y était, et j'étais de surcroit enchanté d'avoir de nouveaux modèles à photographier...) bref deux heures exquises, tout comme avant, et ça m'a reboosté...

* et ce matin, Christine passe me prendre à 8h30 comme elle me l'avait proposé hier au téléphone, pour aller faire un tour de lac avec Elisabeth (on l'y retrouvera là-bas, après avoir fait un tour au marché -Christine doit acheter du pain et des poivrons...- qui est quasiment désert : la plupart des stands sont fermés, et les allées du coup sont vides...) pas plus de monde au lac, d'ailleurs (il est tôt, il fait frais et humide (c'est revigorant), Elisabeth arrive, elle a un très joli bonnet orange (en alpaga ?) et on fait le tour habituel ça fait un sacré bail que je ne l'avais pas fait) en discutant comme il est de rigueur (et ô joie on croise très peu de monde...) et ça aussi c'est "comme avant" (enfin, presque, puisqu'on garde tous les trois le masque sur le museau pendant tout le tour, sauf à deux ou trois reprises où il fait bon l'ôter quelques instants pour aspier l'air délicieusement frais à grandes goulées...

 

 

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jeudi 17 décembre 2020

homme libre toujours tu chériras l'amer 2

(désolé celui-là je ne pouvais pas le rater)

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Marthe Keller, Caroline Cellier, Fanny Cottençon in Femmes de personne (1984)

(Marthe Keller, Caroline Cellier, Fanny Cottençon)

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"Covid-19 : le Doubs, deuxième département le plus touché de France

Le Doubs est frappé de plein fouet par l’épidémie du coronavirus. D’après les chiffres communiqués par l’Agence régionale de santé, il est même le deuxième département concernant le taux d’incidence dans l’Hexagone. Le préfet monte au créneau." (estrepublicain.fr)

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mardi 15 décembre 2020

homme libre, toujours tu chériras l'amer...

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non non, ça n'est pas du maquillage...

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"I'm free I'm free
And freedom tastes of reality
I'm free I'm free
And I'm waiting for you to follow me."
(Tommy / The Who)

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allez hop, en liberté, on se lâche!
(un gif pour adultes avertis)

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Justin Theroux (The Leftovers) "en liberté" (hihihi)

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ma première sortie d'"homme libre" (= sans attestation) aura été le funérarium, pour aller voir Francis
la seconde, une heure plus tard, pour aller chez "la chocolatière" pour acheter des gâteaux
(mais, catastrophe, la chocolatière était fermée et j'ai dû retraverser toute la ville pour en trouver)
et la troisième, dans la foulée, d'aller jusqu'aux Bâties chez René ce midi
pour manger des moules/frites (sur une idée de Dominique)

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une initiative qui ne pouvait que me réchauffer le coeur : Sophie Dulac met en ligne un livre intitulé Pourquoi les cinémas sont essentiels ? (c'est la réponse de 44 artistes à cette question), à télécharger (gratuitement) sur cette page,

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les attestations nouvelles sont arrivées :

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(hihihi)

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(et tiens, pendant qu'on y est :

 

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(travail, famille, patrie, virus
rien de nouveau sous le soleil)

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mardi 20 octobre 2020

amertume (passagère)

Le monde est plein (de plus en plus je trouve) de merveilleux enculés (ou connards, ou salopards ou empaffés, ou trous-du-cul, ou appelez-les bien comme ça vous plaît) et je voudrais dédier ce post à deux (allez, trois, non allez, quatre) d'entre eux : le premier enculé c'est le policier municipal qui m'a fait coller une prune de 35€ pour "non-affichage du certificat d'assurance" alors que j'étais sûr de l'avoir apposé, mais non après vérification, il m'a été piqué par le deuxième enculé (qui a bien pris soin de laisser en place le périmé, qui était derrière -pour que je ne me rende compte de rien-) profitant du fait que la portière passager de ma voiture est restée inverrouillable pendant trois semaines après que le troisième enculé de mécano m'ait malencontreusement (et inexplicablement) perdu la clé (et donc le "verrouillage centralisé") de ladite voiture, et le temps que son quatrième enculé de patron (dit "mon gros garagiste") se décide -enfin- à la faire refaire à ses frais (ce qui semblait tout de même la moindre des choses). Aujourd'hui ça doit être la St Enculé (ou la St Trou-du-cul, ce qui revient au même), et je me retiens de mettre une illustration (et pourtant ça me démange).
J'ai payé le p-v, rédigé mon chèque, en me retenant de rajouter DE MES COUILLES après avoir écrit TRESOR PUBLIC, j'ai cacheté l'enveloppe, et j'ai même mis un joli timbre (qui me semblait résumer assez bien la situation)

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dimanche 2 août 2020

bretagne 2020

à partir de Rennes c'est de la quatre voies / sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés... / Pors Theolen / le ricoré en sticks / huile d'argan / Port de Brezellec /  la Bretagne est passée au rouge / aire de la Réserve / le jean de mécanicienne / ça colle sur le plan de travail / aire de la Mayenne / les ports-abris / un galet en coeur / les fruits secs ça fait péter / on dirait un eskimo / le yucca géant / c'est pas des tomates, c'est des gratte-cul! / aire de la Ferté-Bernard / Pointe du Van / le joli bol avec les poissons / les moules-frites / tu montes devant ? / Pointe du Raz / la chaise pliante bleue / les verrines pour Pacoune / le drap-housse qu'on a dû se mettre à trois pour l'enfiler correctement / Baie des Trépassés / le tarot mexicain / le barbu / tu restes là, Robert ? / Pont-Croix / moi je monte pas là / la fouine / le sentier côtier / Le Safran / les hortensias / j'ai le vertige / petite rue chère / grande rue chère / j'ai perdu ma carte / j'ai mangé un vieux fjord / qu'est-ce qu'on fait des bananes ? / le café bio sur l'autoroute / dans la petite poche de mon gilet / chez Alain / la crêpe caramel beurre salé / marcher dans la mer / j'ai fini mon bouquin / la balnéo et les sables mouvants / la Rose de Berne et la Noire de Crimée / la Dorée bio (à 0,99€) / du thé noir english breakfast mais pas aromatisé à la bergamotte / le chouchenn / le Vespetro / les poissons fumés / les sardines / les gènes de la vaisselle et du ménage / les parties de scrabble pendant que Catherine se lavait les pieds / dzo / woh / qing / be et ba / ça, ça va au compost ? / Les pilleurs d'épaves / la lumière des phares la nuit / crumble chaud de sardines / tu as déjeuné à quelle heure ? / la camionnette verte pas garée devant chez Claude / la grosse mouche quotidienne / on aurait du prendre du vinaigre de cidre bio / les fauteuils suspendus / la sophrologie / les bulles de lumière / le galet en raie des fesses / on se pose un peu pour lire au soleil ? / le kouign amann individuel à 3,80€ / je cherche une boîte à sel / vous avez vos masques / (Mael est-il malade ?) / je t'ai entendue ronfler / les yaourts Malo (nature ou citron) / y avait du monde comme un 14 juillet sur les champs-élysées / le réveil à 6h le dernier matin / le zesteur / le lieu jaune fumé / Audierne / la fausse boîte à sardines avec de la friture dedans (mais bio) / comme une envie de tablette (mais pas concrétisée) / Joe de Larry Brown / les salades de tomates fleuries de Catherine / je vais faire le café / c'est surtout que j'étais fâchée avec ma soeur / Le lambeau de Philippe Lançon / je vous ai fait des crêpes à emporter / je vais aller arroser / Seules les bêtes de Colin Niel / Monsieur Papier / je vais prendre un cidre / Le grand marin de Catherine Poulain / c'est couvert / ça va se lever / c'est juste un grain / la boulangerie rouge et la boulangerie jaune / Plogoff / Cleden / les vieilles cartes postales (merci Alain!) / le risotto aux courgettes / le Viognier / les agapanthes au coin de la terrasse du bistrot de Pors Theolen / les jeunes gens qui sautent dans l'eau et gambadent dans les rouleaux / t'as photographié les trous-du-cul ? /des capsules de bière pour Christine / il faut que j'enlève mes lentilles / Pors Loubous / est-ce que vous auriez du shampoing ? / les trémières / le beurre blanc / la Pointe du Millier / le Moulin par la grande Boucle / les coins-à-pipi / qu'est-ce qui fait tourner la roue du moulin ? / qu'est-ce qu'on mange à midi ? / on s'arrête à la prochaine aire ? / la musique du vent dans les goulots des canettes sur la terrasse de Pors Theolen

(à propos d'une semaine délicieuse en Bretagne, tout là-bas, avec deux colocataires tout aussi délicieuses...)

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(regardez bien la petite poche...)

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dimanche 14 juin 2020

re, et re, et re

(ou "belote, rebelote, et dix de der", sauf que je ne joue pas à la belote)

jeudi 11 c'était le jour de tous les re :

11h40 : Marie passe me prendre devant chez moi pour m'amener au FJT dans sa 'oiture

11h45 : on se retrouve sur la parking du FJT, avec Catherine, (qui a sa nouvelle voiture) et on va manger (elles découvrent la nouvelle organisation, suite au protocole imposé) puis boire le café (servi sur table, adieu -provisoirement ?- à "notre" chère table et au point de vue unique -incomparable- qu'elle offrait)

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13h : nous voilà chez moi avec Marie pour re-jouer au scrabble "en vrai" (après nous être lavés les mains!), on ne fait "que" 4 parties (on en gagne chacun deux, me semble-t-il)

18h : Coralie et Pépin passent pour m'emmener jusqu'à Gy, (pour y fêter l'anniversaire de Gigis), en faisant un crochet par Les Bâties pour prendre René, une averse violente à peu près au moment où on arrive nous signifie qu'on mangera à l'intérieur (Emma, Régis, Dominique et Marcello sont déjà là)... Mon premier "vrai" re-repas (à 8!), sans distance règlementaire, sans masque, sans gel, et tout est très bien comme ça (on se retrouve, c'est ça qui importe, et ça fait beaucoup de bien de rire beaucoup comme ça...-et de se sentir presque... insouciant-)

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(la violente averse)

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mercredi 10 juin 2020

pareil / pas pareil

18h : je sors (enfin) pour aller acheter des cerises
sur le trottoir en face vient à ma rencontre une joyeuse troupe de jeunes gens à barbiche et à casquette, et comme je le pressentais l'un d'eux m'appelle par mon prénom en me demandant si ça va, puis si je le reconnais... bien sûr, que je le reconnais, c'est Loutfi G., et voici que s'avancent, me posant la même question, Hamza C., puis Sofiane B., que j'identifie sans problème, et qu'ils me tendent tous les deux la main, et que la leur serre!  Comme d'habitude chaque fois que je croise d'anciens élèves, j'ai les larmes aux yeux, et tandis que nous repartons chacun de notre côté je me dis que je n'ai pas respecté les gestes-barrière (je me mettrai du gel chez le marchand de primeurs)

17h : je me suis mis enfin à la composition de ce bouquin-photo sur le conconfinement, tâche que j'ajournais depuis un certain temps : ce matin j'ai téléchargé quelques 200 photos, j'ai choisi un format carré qui me permet d'utiliser l'ancien outil de composition de Ph*toway (le nouveau étant, à mon goût beaucoup plus compliqué -et chiant-à utiliser), et je remplis bon an mal an 100 pages avec des images (que celles et ceux qui ont été fidèles de ce blog pendant tout ce temps ont vu passer), mais finalement presque pas de mots (pas de textes en tout cas) ni de chronologie... (à suivre)

16h : je passe chez les Soria pour déposer le bouquin de Jean Echenoz pour Philou, et j'en profite pour boire un café (en entrant cette fois dans la cuisine pour m'y asseoir, comme avant de chez avant, tandis que la dernière fois nous étions restés -prudemment et civiquement- sur la terrasse, malgré les bourrasques assez musclées -nous avions été obligés de nous mettre à l'abri sur le côté de la maison-)

14h49 : j'arrive à l'arrêt de bus pour voir les horaires de retour, (à quelle heure part le prochain, d'habitude je rentre plutôt en fin d'après-midi), et je lis, ô bonheur,  14h50, et il est 14h49 (le moteur tournait déjà), je n'ai qu'à m'installer, et le voilà qui démarre

12h30 : rendez-vous à l'Ermitage, avec Dominique et Emma, comme il y a... longtemps (je ne suis pas venu à Besac depuis plus de trois mois!) : un peu moins de tables, "palmes obligatoires" à l'entrée, comme le signale la facétieux patron, des prix très légèrement augmentés, mais des plats toujours aussi délicieux (pour moi tarte végé asperges et crudités variées, servie avec un petit consommé à la courgette, puis tarte au fromage blanc avec coulis rhubarbe/framboise pour le dessert), avec la présence enjouée d'une nouvelle serveuse (que je n'avais encore jamais vue)

11h25 : dans le bus pour Besançon (toujours à 1,50€) il faut désormais déposer ses pièces dans un gobelet que le chauffeur reverse dans sa caisse, s'asseoir sur un siège près de la fenêtre (les autres sont condamnés) et surtout porter un masque pour monter (et le garder pendant tout le trajet), mais c'est toujours aussi agréable de s'y endormir...

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(j'adore les histoires de Jacky Durand, le jeudi, dans le supplément Tu Mitonnes! de Libé, voici la dernière, du jeudi 4 juin, puisque vous avez été bien sages...)

"Combien de fois en a-t-il rêvé de sa bolognaise à la queue de bœuf durant ses 55 nuits de confinement ? Il ne sait pas, il ne veut plus savoir. Il se donne un grand coup de torchon sur l’épaule pour vérifier qu’il est bien réveillé. Il se penche sur la grosse marmite en s’appuyant sur ses poignées et n’en finit pas de contempler le frémissement de la sauce carmin. Elle embaume la cuisine de toutes ses senteurs : le bœuf longuement mijoté, le céleri, les oignons, le romarin et le thym du jardin, l’ail nouveau qu’il a acheté samedi au marché. Il s’enivre de sa bolognaise, yeux mi-clos.

Chien fou

«Chef, vous croyez qu’on aura du monde à midi ?» Il se tourne vers son apprenti, soupire doucement. «Y a intérêt mon gars.» «Vous verrez chef, ils seront tous là», assure le marmiton en hochant vigoureusement la tête. Le gamin est revenu en cuisine comme un chien fou quand il a fallu préparer la réouverture. Il jubilait quand le chef lui a dit : «Tu sais, on va avoir du taf.» S’il lui avait donné là tout de suite un sac de 25 kilos d’oignons et un autre de patates à éplucher, l’apprenti n’aurait pas lâché son couteau jusqu’à la dernière pelure. Le chef avait dû même freiner un peu ses ardeurs quand ils étaient allés ensemble faire le plein pour remplir la chambre froide et le garde-manger.

Côtes d’agneau

A l’aller, dans la camionnette, il n’en finissait pas de jacasser. «Vous allez prendre des fraises chef, hein ? Et puis des rognons, des côtes d’agneau, de la raie, du veau, etc.» Le chef avait pilé brusquement au feu orange : «Stop. Tu m’en mets plein la tête. Maintenant, tu la mets en veilleuse.» L’apprenti avait baissé la tête, le regard hostile, en réajustant ses écouteurs. «Allez, fais pas tes yeux noirs», avait enchaîné le chef, comme il le faisait quand ça coinçait avec le môme.

Clebs

Au fond, ces deux-là forment une sacrée paire. Ils avaient commencé par se renifler comme des clebs quand un client, enseignant au collège du coin, était venu présenter le môme. Ils l’avaient envoyé jouer sur l’antique flipper à côté du bar tandis que le prof racontait une histoire que le chef avait entendue cent fois. «Echec scolaire», «décrochage», «manque de concentration», «bon fond mais turbulent». Le chef connaissait la musique par cœur depuis qu’à quatorze ans, on lui avait joué le même refrain. «Ce sera cuisine ou mécanique générale.» Va donc savoir pourquoi, il avait opté pour les fourneaux. Aujourd’hui encore, il se le demande en ne s’autorisant qu’une seule certitude : ce métier, il lui avait fallu du temps pour apprendre à l’aimer entre les coups de gueule, les coups de feu, les tauliers autistes et les seconds sadiques. Il s’était juré qu’il ne ferait jamais pareil avec les mômes en apprentissage chez lui. Comme il leur dit : «Tu sais, ici, c’est pas l’école Ferrandi ou l’Institut Bocuse. C’est pas non plus la piste aux étoiles du Michelin, mais on se respecte mutuellement.»

Tablier bleu

Quand le gamin est arrivé le premier jour, il n’a rien compris au film quand à midi et demi, le chef lui a fait enlever son tablier bleu. Sur l’instant, il a pensé qu’il était viré. Pourtant, il n’avait pas fait grand-chose le matin. Il avait surtout écouté le chef lui causer «d’ordre», de «propreté», de «régularité». Pourtant ce n’était pas l’armée parce que cet homme-là lui parlait doucement, avec tendresse même, en lui montrant ses couteaux dont certains remontaient à son apprentissage et qu’il affûtait avec soin : «Un bon cuisinier, c’est un ouvrier qui sait d’abord prendre soin de ses outils.» A midi et demi, donc, il avait pris le gamin par le bras et l’avait conduit en salle. Il l’avait installé à une petite table solitaire et lui avait présenté la carte : «Tu commandes ce que tu veux.» L’ado s’était soudain retrouvé en panique, c’était pas KFC ou McDo ici. Le chef avait capté le désarroi du môme. «Comment veux-tu devenir cuisinier si tu ne goûtes pas ce que tu fais ?» Le môme avait mangé des escargots, les paupiettes maison et une pêche Melba.

Pommes paillasson

Aujourd’hui, il sait faire la différence entre une brunoise et une julienne, un roux blanc et un roux brun, la crème fouettée et la crème chantilly. Là, il est en train de râper les bintjes pour les pommes paillasson. «T’as goûté la bolo ?» lui lance le chef. Le gamin prend l’air de celui pris en faute. «Non, j’ai oublié.» «Alors ? On a perdu les bonnes habitudes pendant le confinement ?» L’apprenti s’empresse de plonger une cuillère dans la marmite, souffle sur la sauce trop chaude et l’aspire doucement. «Fameuse chef, elle va faire revenir le monde votre bolo.» L’ancien équeute des fraises les yeux dans le vague. «Inch Allah, mon gars, inch Allah…»"

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(yesss!)

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