le dedans de la tête entre autres
dimanche 14 juin 2020

re, et re, et re

(ou "belote, rebelote, et dix de der", sauf que je ne joue pas à la belote)

jeudi 11 c'était le jour de tous les re :

11h40 : Marie passe me prendre devant chez moi pour m'amener au FJT dans sa 'oiture

11h45 : on se retrouve sur la parking du FJT, avec Catherine, (qui a sa nouvelle voiture) et on va manger (elles découvrent la nouvelle organisation, suite au protocole imposé) puis boire le café (servi sur table, adieu -provisoirement ?- à "notre" chère table et au point de vue unique -incomparable- qu'elle offrait)

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13h : nous voilà chez moi avec Marie pour re-jouer au scrabble "en vrai" (après nous être lavés les mains!), on ne fait "que" 4 parties (on en gagne chacun deux, me semble-t-il)

18h : Coralie et Pépin passent pour m'emmener jusqu'à Gy, (pour y fêter l'anniversaire de Gigis), en faisant un crochet par Les Bâties pour prendre René, une averse violente à peu près au moment où on arrive nous signifie qu'on mangera à l'intérieur (Emma, Régis, Dominique et Marcello sont déjà là)... Mon premier "vrai" re-repas (à 8!), sans distance règlementaire, sans masque, sans gel, et tout est très bien comme ça (on se retrouve, c'est ça qui importe, et ça fait beaucoup de bien de rire beaucoup comme ça...-et de se sentir presque... insouciant-)

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(la violente averse)

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mercredi 10 juin 2020

pareil / pas pareil

18h : je sors (enfin) pour aller acheter des cerises
sur le trottoir en face vient à ma rencontre une joyeuse troupe de jeunes gens à barbiche et à casquette, et comme je le pressentais l'un d'eux m'appelle par mon prénom en me demandant si ça va, puis si je le reconnais... bien sûr, que je le reconnais, c'est Loutfi G., et voici que s'avancent, me posant la même question, Hamza C., puis Sofiane B., que j'identifie sans problème, et qu'ils me tendent tous les deux la main, et que la leur serre!  Comme d'habitude chaque fois que je croise d'anciens élèves, j'ai les larmes aux yeux, et tandis que nous repartons chacun de notre côté je me dis que je n'ai pas respecté les gestes-barrière (je me mettrai du gel chez le marchand de primeurs)

17h : je me suis mis enfin à la composition de ce bouquin-photo sur le conconfinement, tâche que j'ajournais depuis un certain temps : ce matin j'ai téléchargé quelques 200 photos, j'ai choisi un format carré qui me permet d'utiliser l'ancien outil de composition de Ph*toway (le nouveau étant, à mon goût beaucoup plus compliqué -et chiant-à utiliser), et je remplis bon an mal an 100 pages avec des images (que celles et ceux qui ont été fidèles de ce blog pendant tout ce temps ont vu passer), mais finalement presque pas de mots (pas de textes en tout cas) ni de chronologie... (à suivre)

16h : je passe chez les Soria pour déposer le bouquin de Jean Echenoz pour Philou, et j'en profite pour boire un café (en entrant cette fois dans la cuisine pour m'y asseoir, comme avant de chez avant, tandis que la dernière fois nous étions restés -prudemment et civiquement- sur la terrasse, malgré les bourrasques assez musclées -nous avions été obligés de nous mettre à l'abri sur le côté de la maison-)

14h49 : j'arrive à l'arrêt de bus pour voir les horaires de retour, (à quelle heure part le prochain, d'habitude je rentre plutôt en fin d'après-midi), et je lis, ô bonheur,  14h50, et il est 14h49 (le moteur tournait déjà), je n'ai qu'à m'installer, et le voilà qui démarre

12h30 : rendez-vous à l'Ermitage, avec Dominique et Emma, comme il y a... longtemps (je ne suis pas venu à Besac depuis plus de trois mois!) : un peu moins de tables, "palmes obligatoires" à l'entrée, comme le signale la facétieux patron, des prix très légèrement augmentés, mais des plats toujours aussi délicieux (pour moi tarte végé asperges et crudités variées, servie avec un petit consommé à la courgette, puis tarte au fromage blanc avec coulis rhubarbe/framboise pour le dessert), avec la présence enjouée d'une nouvelle serveuse (que je n'avais encore jamais vue)

11h25 : dans le bus pour Besançon (toujours à 1,50€) il faut désormais déposer ses pièces dans un gobelet que le chauffeur reverse dans sa caisse, s'asseoir sur un siège près de la fenêtre (les autres sont condamnés) et surtout porter un masque pour monter (et le garder pendant tout le trajet), mais c'est toujours aussi agréable de s'y endormir...

*

(j'adore les histoires de Jacky Durand, le jeudi, dans le supplément Tu Mitonnes! de Libé, voici la dernière, du jeudi 4 juin, puisque vous avez été bien sages...)

"Combien de fois en a-t-il rêvé de sa bolognaise à la queue de bœuf durant ses 55 nuits de confinement ? Il ne sait pas, il ne veut plus savoir. Il se donne un grand coup de torchon sur l’épaule pour vérifier qu’il est bien réveillé. Il se penche sur la grosse marmite en s’appuyant sur ses poignées et n’en finit pas de contempler le frémissement de la sauce carmin. Elle embaume la cuisine de toutes ses senteurs : le bœuf longuement mijoté, le céleri, les oignons, le romarin et le thym du jardin, l’ail nouveau qu’il a acheté samedi au marché. Il s’enivre de sa bolognaise, yeux mi-clos.

Chien fou

«Chef, vous croyez qu’on aura du monde à midi ?» Il se tourne vers son apprenti, soupire doucement. «Y a intérêt mon gars.» «Vous verrez chef, ils seront tous là», assure le marmiton en hochant vigoureusement la tête. Le gamin est revenu en cuisine comme un chien fou quand il a fallu préparer la réouverture. Il jubilait quand le chef lui a dit : «Tu sais, on va avoir du taf.» S’il lui avait donné là tout de suite un sac de 25 kilos d’oignons et un autre de patates à éplucher, l’apprenti n’aurait pas lâché son couteau jusqu’à la dernière pelure. Le chef avait dû même freiner un peu ses ardeurs quand ils étaient allés ensemble faire le plein pour remplir la chambre froide et le garde-manger.

Côtes d’agneau

A l’aller, dans la camionnette, il n’en finissait pas de jacasser. «Vous allez prendre des fraises chef, hein ? Et puis des rognons, des côtes d’agneau, de la raie, du veau, etc.» Le chef avait pilé brusquement au feu orange : «Stop. Tu m’en mets plein la tête. Maintenant, tu la mets en veilleuse.» L’apprenti avait baissé la tête, le regard hostile, en réajustant ses écouteurs. «Allez, fais pas tes yeux noirs», avait enchaîné le chef, comme il le faisait quand ça coinçait avec le môme.

Clebs

Au fond, ces deux-là forment une sacrée paire. Ils avaient commencé par se renifler comme des clebs quand un client, enseignant au collège du coin, était venu présenter le môme. Ils l’avaient envoyé jouer sur l’antique flipper à côté du bar tandis que le prof racontait une histoire que le chef avait entendue cent fois. «Echec scolaire», «décrochage», «manque de concentration», «bon fond mais turbulent». Le chef connaissait la musique par cœur depuis qu’à quatorze ans, on lui avait joué le même refrain. «Ce sera cuisine ou mécanique générale.» Va donc savoir pourquoi, il avait opté pour les fourneaux. Aujourd’hui encore, il se le demande en ne s’autorisant qu’une seule certitude : ce métier, il lui avait fallu du temps pour apprendre à l’aimer entre les coups de gueule, les coups de feu, les tauliers autistes et les seconds sadiques. Il s’était juré qu’il ne ferait jamais pareil avec les mômes en apprentissage chez lui. Comme il leur dit : «Tu sais, ici, c’est pas l’école Ferrandi ou l’Institut Bocuse. C’est pas non plus la piste aux étoiles du Michelin, mais on se respecte mutuellement.»

Tablier bleu

Quand le gamin est arrivé le premier jour, il n’a rien compris au film quand à midi et demi, le chef lui a fait enlever son tablier bleu. Sur l’instant, il a pensé qu’il était viré. Pourtant, il n’avait pas fait grand-chose le matin. Il avait surtout écouté le chef lui causer «d’ordre», de «propreté», de «régularité». Pourtant ce n’était pas l’armée parce que cet homme-là lui parlait doucement, avec tendresse même, en lui montrant ses couteaux dont certains remontaient à son apprentissage et qu’il affûtait avec soin : «Un bon cuisinier, c’est un ouvrier qui sait d’abord prendre soin de ses outils.» A midi et demi, donc, il avait pris le gamin par le bras et l’avait conduit en salle. Il l’avait installé à une petite table solitaire et lui avait présenté la carte : «Tu commandes ce que tu veux.» L’ado s’était soudain retrouvé en panique, c’était pas KFC ou McDo ici. Le chef avait capté le désarroi du môme. «Comment veux-tu devenir cuisinier si tu ne goûtes pas ce que tu fais ?» Le môme avait mangé des escargots, les paupiettes maison et une pêche Melba.

Pommes paillasson

Aujourd’hui, il sait faire la différence entre une brunoise et une julienne, un roux blanc et un roux brun, la crème fouettée et la crème chantilly. Là, il est en train de râper les bintjes pour les pommes paillasson. «T’as goûté la bolo ?» lui lance le chef. Le gamin prend l’air de celui pris en faute. «Non, j’ai oublié.» «Alors ? On a perdu les bonnes habitudes pendant le confinement ?» L’apprenti s’empresse de plonger une cuillère dans la marmite, souffle sur la sauce trop chaude et l’aspire doucement. «Fameuse chef, elle va faire revenir le monde votre bolo.» L’ancien équeute des fraises les yeux dans le vague. «Inch Allah, mon gars, inch Allah…»"

*

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*

Orne : 0
Nièvre : 0
Haute-Saône : 0
Doubs : 0
(yesss!)

*

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mardi 9 juin 2020

à lire

(pour les personnes qui m'ont fait remarquer que je n'avais rien publié depuis la semaine dernière, et à qui j'ai répondu que sans doute je n'avais plus vraiment, pour le moment, grand-chose à dire...)

et

deux trucs à lire sur Checknews/Libération, le premier répondant à la question "Les prévisions de Ferguson, qui ont conduit de nombreux pays à se confiner, étaient-elles fantaisistes ?" et le second à la question "Pourquoi l’étude du «Lancet» sur l’hydroxychloroquine est-elle sous le feu des critiques ?"
Deux trucs qui m'ont "interrogé"... Où il est question à chaque fois d'une étude dont les résultats prêtent à controverse, à confusion, à questionnement, et, pour résumer, sèment le doute...

des nouvelles ?

un petit esprit des murs :

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(avec rime riche, indéniablement)

*

le nouveau porte-clés que je me suis offert (3€ sur priceministruche) en souvenir du BVT (bon vieux temps) du conconfinement, et qui est presque aussi gros que le porte-clés en sardine de Manue (mais qu'elle a tout de même perdu me semble-t-il)

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*

en parlanr de clé, j'évoquerai en passant (et en restant caaaalme) celle de ma twingouille, payée 255€ l'année dernière chez mon conconcessionnaire (pour rester au diapason), et que mon gros garagiste a... perdue (oui oui)... j'ai laissé la facture des réparations en suspens et j'attends des nouvelles (de sa part) et la nouvelle (de sa part aussi)... "zen, soyons zen..." (air connu)

*

il aura beaucoup été question de cerises, pour mon plus grand bonheur (c'est pour ça que j'adore la première quinzaine de juin), que ce soit sur les arbres ou dans les magasins (d'ailleurs je suis à court là et je vais aller un peu remburer)

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et c'est tout pour aujourd'hui

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vendredi 5 juin 2020

(re)

un mercredi riche en "re" :

- 8h : le retour de ma très chère aide ménagère, Anne-Marie (qui préfère qu'on l'appelle Marie) après trois mois d'interruption, que j'ai d'ailleurs assez vite lâchement abandonnée (mais qui, à mon retour, m'a fait remarquer gentiment qu'elle avait eu beaucoup plus de boulot que d'habitude, à cause de la poussière notamment), pour aller retrouver Manue à

- 8h40 : un petit-déjeuner en terrasse (au soleil!), deux grands crèmes et deux croissants servis par un garçon mimi comme tout dont on devinait la pilosité faciale entre les élastiques de son masque, tables à distance règlementaire, les gens prennent le soleil, se retrouvent, discutent, expriment leur plaisir d'être (à nouveau) là

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*

 - 11h45 : retour (tant attendu) au FJT! Peu de monde s'y est risqué (j'arrive juste après cinq joyeux travailleurs), découverte des nouvelles consignes, "on ne touche plus rien" (c'est le cuisinier qui met sur le plateau) nouveau sens de circulation (on entre toujours de la même façon mais on sort a présent par l'autre côté) , masques obligatoires pendant les déplacements, plus de pots à eau mais service au verre, plus que deux chaises (en quinquonce) par tables de quatre, et café à commander en même temps que le repas, c'est bon de se retrouver là (c'est ce que vont dire aux cuisiniers toutes les personnes quand elles arrivent) mais il va falloir s'y faire

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(bon appétit...)

*

- 13h : il fait soleil, il fait chaud, et si je rentrais par le chemin des écoliers ? allons donc juste faire un petit tour sur mon ex parking préféré, juste pour voir ce qui s'y passe... Pas mal de bahuts, mais l'ombre est rare, l'activité proche de zéro, et donc je ne m'attarde pas...

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(pas très facile de photographier en conduisant...)

*

et retour à la maison pour un peu de scrabble, (à chaque journée son lot de nouveautés!)
...Tiens, au courrier, 

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Téléramuche a retrouvé son supplément Sortir... (encore un "re" pour cette journé!)

*

tiens, je suis en verve :

comme au bon vieux temps :

l'esprit des murs :

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et, tiens, des marins...

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sans oublier un petit graphique qui montre que tout va de mieux en mieux...

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*

(quant aux chiffres des décès par départements, ils n'ont plus été mis à jour depuis le 28 mai...)

 *

that's all folks!

 

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samedi 14 mars 2020

six paires de

Chutes historiques des bourses européennes, le CAC 40 perd 12,28%

(Libé)

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Cor*navirus: Les Bourses asiatiques continuent de plonger
(20 Minutes)

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Cor*navirus : comment réagir à la chute des Bourses
(Le Républicain Lorrain)

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Pandémie, spectre de récession mondiale: les Bourses d'Asie piquent du nez

(ImazPress)

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Le cor*navirus fait tomber les bourses mondiales

(Tunisie Numérique)

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Bourses : les places européennes rebondissent à l’ouverture

(Le Monde)

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mercredi 11 mars 2020

oeil pour oeil ?

rétro pour rétro en tout cas,

si vous croisez ce vésicule (comme dirait mon ami Philou)

donnez-lui le bonjour de ma part...

rétroviseur cassé

et, en toute franchise *, vous pouvez lui casser un peu son rétro aussi

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* la franchise, c'est 80€...

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vendredi 6 mars 2020

bourses

Voilà que l'épidémie en cours a permis aux rédactions de parler à nouveau de la chute des bourses, sujet qui m'amuse toujours autant (à cause des images mentales que j'y accole)...
Mais bon les bourses, il en fut aussi pas mal question tout au long de la soirée de remise des César de vendredi (que j'avais dans un premier temps envisagé de boycotter, juste à cause du peu d'intérêt qu'elle présentait pour moi cette année a priori (trois films avec chacun plus de 10 nominations (un que j'avais vu et beaucoup aimé, Les Misérables de Ladj Ly, et deux que j'avais zappés, celui de Polanski et celui de Bedos...) , un avec juste un peu moins de nominations -tiens, comme par hasard-  (le très beau Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma), la soirée ne promettait pas d'être passionnante...
Tout ça c'était il y a un mois, et puis il y a eu toutes ces histoires autour des César, d'Alain Terzian, (le boss de droit divin), de l'équipe dirigeante, des votants nombreux et mystérieux, suivie de la démission dudit terzian ainsii que celle de toute son équipe, la nomination d'une présidente intérimaire,  le barouf autour des nominations de J'accuse (on ne me fera pas croire, d'ailleurs, que ce titre a été choisi par hasard), jusqu'à l'annonce de l'équipe entière du film qu'elle boycotterait la soirée, tout ça commençait à faire pas mal de remous pour cette 45ème soirée (il leur en a fallu du temps, tout de même pour prendre conscience...)
Florence Foresti présentait la soirée, et elle s'en est plutôt bien sortie, dans son -long- speech d'introduction (dans les commentaires sur je ne sais plus quel site, j'ai beaucoup aimé celui d'un troll qui regrettait qu'elle fasse toujours les mêmes quetsches, ça aussi ça m'a fait rire), puis dans la suite de la soirée (qui fut, il faut le reconnaître, diversement plus ou moins drôle, déjà et surtout parce que le nombre de remettants s'était, allez savoir pourquoi, soudain drastiquement réduit) et qu'on n'avait bien le sentiment que ça ne tournait pas tout à fait rond (et nettement mois ronron que d'hab', d'ailleurs).

Et, (ça y est j'y reviens) on a beau retourner le truc dans tous les sens, quoi qu'on en dise, encore une fois les bourses étaient là, elles paradaient, en on et en off, oui, on pouvait presque les entendre frétiller comme des maracas -tch tch tch - oui, ce sont les bourses qui ont triomphé. La victoire des couilles, quoi, comme d'hab'. Il n'y avait qu'à mater l'équipe (la team, le crew) autour de Ladj Ly, qui est montée sur scène pour accompagner le récipiendaire du César du meilleur film : que des couilles, que du viril du mâle du burné du testostéroné, en costard sombre bien sûr, (la blondeur de la présidente de la cérémonie Sandrine Kiberlain y figurait presque la laissée-pour-compte de service). Une meute de mâles (je n'ai pas pensé à compter combien cela représentait de couilles), autour d'un mâle alpha, honoré en tant que tel par ses pairs (de couilles, bien évidemment). En tant que porteur de -et amateur de- couilles, j'aurais dû être doublement au septième ciel, et pourtant, un petit quelque chose me titillait. Ça c'était la partie visible, ce couronnement (mérité).

Mais qui laissait deviner, en filigrane, le revers de la médaille. Tous ces beaux discours autour des femmes, de la parité, de l'inclusion, enrobant la totale et sempiternelle et aveuglante misogynie du projet, de la soirée. On a pourtant entendu Florence Foresti, Sandrine Kiberlain, Emmanuelle Devos, Fanny Ardant, Emmanuelle Bercot et Claire Denis, Lyna Khoudry, Anaïs Desmoustier, Aïssa Maïga, chacune dans sa partition et son registre (elle était là, la plus belle des "parités"), mais c'était finalement comme un -joli- écran de fumée, qui masquait -et marquait- la non-césarisation du film de Céline Sciamma, Portrait de la jeune fille en feu, de sa réalisatrice, et de ses interprètes, Noémie Merlant et Adèle Haenel, (entre lesquelles j'aurais été incapable de choisir pour le César de la meilleure actrice, et qui auraient dû alors le partager toutes les deux), et l'insulte que représentait la récompense, à la place, de Polanski comme meilleur réalisateur. Un camouflet, diront les journalistes, en soulignant le fait que le film de Céline Sciamma était "le grand perdant de la soirée".

Et puis il y a eu ce moment, très fort, parce qu'inattendu dans ce genre de raout, où Adèle Haenel s'est levée et a quitté la salle, entraînant dans son sillage Céline Sciamma (et un certain nombre d'autres personnalités que la caméra n'a pas daigné -osé- filmer), et la soirée à partir de ce moment  est partie un peu en eau de boudin, Florence Foresti ayant choisi de ne plus réapparaître jusqu'à la fin, et faisant affleurer un malaise certain sous son décorum policé/compassé habituel.
J'étais plutôt content des récompenses et des primé(e)s, ayant d'ailleurs pas mal de fois anticipé avec justesse le nom des récompensé(e)s, mais voilà, restait ce malaise, cette aigreur, cette amertume sur laquelle j'avais du mal à mettre des mots, jusqu'à la publication de la splendide chronique de Virginie Despentes, que j'ai immédiatement copiée/collée et publiée (hier).
Voilà des mots justes, des mots forts, auxquels je ne peux qu'adhérer, que je ne peux qu'applaudir, même si nanti de mon statut de porteur de couilles. Solidaire.

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mardi 25 février 2020

trémières

 

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"Comment fleurit la rose trémière : de bas en haut de sa haute tige, à mesure que l’été passe (tandis qu’au pied de la plante les larges feuilles rouillent, se déchirent, quelquefois tombent en loques), cette façon de la floraison de se réfugier de plus en plus haut, cela m’a surpris, un jour de juin, et fait penser au soleil du soir qui fleurit en or au sommet des arbres, en rose à la cime des montagnes, de plus en plus haut, lui aussi."

Philippe Jaccottet (dans un livre acheté à la Foire aux livres, qui sera bien mieux désormais dans la bibliothèque de mon ami Philou que dans la mienne...)

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mardi 3 septembre 2019

petit jeu

(le jeu idiot de la fin du mois d'août)

si je vous montre ça :

original

puis ça :

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puis ça :

1300163-Calvados

et encore ça :

183220

allez, et encore ça :

Louis_XIV_of_France

vous me répondez :

 

avez-vous deviné de quoi donc est-ce je voulais vous causer
et ce que vous êtes censés deviner ?

Mmmmh ?

(mais oui, bien sûr!)

et si je rajoute ça :

affiche-La-Fille-du-14-juillet-2013-1

et ça :

carbone14

et finalement ça :

Echenoz-Jean14

le doute n'est plus permis...

Vous avez trouvé ?
ben oui, 14...
mais pourquoi donc ?

... eh bien c'est juste l'âge de mon blogchounet
(dont j'ai oublié de souhaiter l'anniversaire, le 25 août dernier)

bon anniversaire, blogchounet, donc!

(et bon anniversaire, Mariechounette!)

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mercredi 7 août 2019

des nouvelles

(comme qui dirait "faire le point")

(déjà) un peu plus de trois semaines que j'ai déménagé, que j'ai quitté "la campagne" pour "la ville", "ma maison" pour "mon appartement", que tous les cartons ont été ouverts, (presque) toutes les choses rangées (mais où donc mettre ce gros seau bleu? et cette grosse glacière, oui, où ?), la salle de bains est toujours un peu encombrée, la cuisine est ok, la pièce 1 me satisfait, et n'attend plus grosso-modo qu'une table basse en face de la banquette, la pièce 2 n'est pas mal non plus, et a juste encore besoin de quelques rangements, quant à la pièce 3 elle est devenue, en quelque sorte, le coeur battant de ce nouvel appart' : le lit, le bureau, l'ordi, l'imprimante, les bouquins priceministruche, le bazar "cinéma", les affiches, les archives, les classeurs, tout mon petit matériel le plus perso s'y trouve entassé...
Je me suis habitué à l'idée que j'habite vraiment là, vraiment, oui oui, et donc j'arpente, j'explore et je découvre (pas forcément dans cet ordre) mon nouveau territoire.
Et je (re)découvre aussi le fait que, passée l'effervescence que suscite/provoque un déménagement, "dans le fond" pas tant de choses que ça auront changé. (un déménagement n'est pas un miracle, on ne fait, finalement que (se) transporter, soi-même et ses trucs (et ses machins) d'un point a à un point b, en principe pour le meilleur (plutôt que pour le pire : on déménage toujours "en mieux", me semble-t-il, sauf preuve du contraire) et c'est donc en terme de mieux (et de progrès) qu'il faut raisonner.
Oui, ici je suis mieux.
Je me rappelle comme il a été long le choix à faire, comment j'ai listé les arguments, pesé le pour et le contre (avec le fait, énorme pour moi, que j'ai horreur du changement, et donc pour lequel j'ai vraiment dû me faire violence). Et puis, quand le choix est fait, il est fait, hein!
Oui je suis bien dans ce nouveau petit chez-moi, que j'ai souhaité à mon goût et à mon image, et dont, je dois avouer, je suis plutôt content...
Sans compter un avantage imprévu : il semblerait que j'ai -pour le moment- partiellement retrouvé le goût et l'odorat (pour combien de temps je ne saurais le dire et je n'essaie même pas de faire un pronostic: je re-sens ? ok, eh bien juste profitons-en!) j'avais déjà remarqué que c'était lié avec des états émotifs intenses (j'en déduis que le fait de déménager m'a mis dans un état émotif "intense"...), je me souviens que mon ORL m'avait conseillé "de tomber amoureux plus souvent..."
Là je ne peux pas dire que je suis amoureux, mais bon je me sens d'humeur plutôt joyeuse...

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