lieux communs (et autres fadaises)

bribes, détails, éclats et brimborions "les gens n'ont pas assez de force pour l'mour, ils préfèrent aller au cinéma"

jeudi 05 novembre

comme un bouquet

Quand je suis sorti pour aller au ciné, non seulement la pluie s'était arrêtée, mais il y avait en plus un vache de beau soleil qui m' a fait regretter
a) de ne pas avoir pris mon appareil-photo
b) (surtout) de ne pas être parti suffisamment à l'avance pour avoir le temps de prendre des photos (mais bon finalement comme je n'avais pas d'appareil, ça tombait bien!)
D'autant plus que, partout, "ils" semblaient soudain s'être donné le mot... Qui? les mecs en ciré jaune, les gars de l'équipement, ceux de la DDE et assimilés... Il y en avait partout! Les premiers, juste au bout de ma rue, sur le rond-point : une voiture mal garée, avec les warnings, et de l'autre côté, un camion-benne garé en merde, barrant la rue suivante, et lorsque je démarre passe devant moi, traversant,  un gaillard en ciré jaune et pantalon bleu (à moins que ce soit l'inverse), j'ai à peine le temps de croiser son regard et d'admirer sa gueule pas rasée qu'il est déjà dans mon rétro, et en faisant le tour du rond-point, je vois qu'il est allé en retrouver un autre (ça doit être le contremaître),  et ils font des grands gestes comme dans la pub Manpower.
Un peu plus loin, je longe un chantier où rien ne s'est passé pendant des mois, et voilà que cet après-midi, entre deux averses donc, ça grouille comme une vraie fourmilière, des vestes et des gilets fluo un peu partout, et que je pelleteuse, et que je charpente métallique, et que je bétonne, et que je... On dirait une vraie gravure de vocabulaire de mon enfance, genre "Le chantier et les mille jolies choses qu'on peut y voir"...
(Et, à ce moment-là, j'ai presque envie de faire demi-tour pour retourner chez moi prendre mon appareil, et  j'envisage presque de rater cette séance pour aller à la suivante. D'autant plus qu'au bout de cette même rue (qui est pourtant d'hab' la plus paisible des rues) en plein milieu est stationnée une camionnette, avec à nouveau un nuage laborieux de ces rudes -mais plaisants- travailleurs, sur la route et même dans le trou qui est au milieu de ladite route, signalée par les bandes rouges et blanches habituelles... Travailleurs que j'ai à peine le temps de mater un peu en douce (je suis arrêté quelques instants au stop mais il ne faut pas que je perde le rythme, je vais rater sinon le début de la séance, car la raison a repris le dessus).
Du soleil, des flaques, des reflets, et partout les tâches jaunes des vestes et baudriers. Comme un bouquet, oui. (On m'a dit, plus tard, que j'avais aussi raté un superbe arc-en-ciel... On ne peut pas avoir les yeux partout, hein ?)

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mercredi 04 novembre

toujours à l'ouest

trouvé ça
(c'est ma marraine de blog, oui, celle qui m'a mis le pied à l'étrier, donc envers qui je me sens d'une certaine façon redevable -reconnaissant-, et là je suis doublement content parce que je craignais  qu'elle n'ait déposé les armes, à la mi-septembre, et mis la clé sous le paillasson du blog, mais non, she's back!, et en plus j'ai vraiment beaucoup aimé ce petit billet que je vous livre donc tel quel :)

"Et puis je vais un peu raconter ma vie si vous voulez bien. Je suis régulièrement prise de doute, de mollesse bloguesque, d'apathie... d'abloguie, voilà docteur, je souffre d'abloguie. Le fait est que je n'ai plus rien à raconter : je ne vis plus à l'étranger, je n'ai plus de problèmes de réadaptation à la France, je ne suis plus enceinte, je n'ai plus de bébés, je ne déménage plus, je n'ai plus de travaux à la maison, nous sommes tous en bonne santé. Bref, je n'ai plus de quoi me plaindre, plus personne après qui râler (quoique, j'ai de futurs voisins qui font des travaux très bruyants depuis 3 mois, tout n'est sans doute pas perdu). Rien non plus sur le front du boulot, pas de Vaness' en puissance, ils m'ont collé des troisièmes adorables (enfin, Dylan va sans doute se révéler cette année qui sait). Bref, je deviens très ennuyeuse. Et puis je suis beaucoup trop flemmarde pour participer aux défis, au tricot treize, aux self portraits..."

L'abloguie, oui, c'est pas mal... en ce qui me concerne, j'ai un peu contourné le problème en publiant des notules cinématographiques (dont tout le monde visiblement se contrefiche un peu mais c'était sans doute là le but du jeu) comme ça ça m'évite de parler (vraiment) de moi, et de de me creuser la tête pour raconter dieu sait quoi, la notion de temps de toussaint, ce que j'ai fait de beau pendant les vacances, mes états d'âme par rapport à la rentrée, ma recette de moules au cidre, mes tergiversations sur le site de la sncf pour acheter un billet pour noël, mes émois devant cam4, etc., rien que du passionnant et du croustillant, n'est-il pas ?


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mardi 27 octobre

bout à bout

Dans la vie d'une troupe de théâtre (amateur), il y a plusieurs temps, plusieurs phases. Quand on découvre le texte sur lequel on va travailler. Puis quand on commence à bosser dessus (lectures, impros, etc.). Puis quand on apprend son rôle, qu'on se l'approprie. Et quand on le répète. Et il y a eu, ce week-end, le temps magique du premier "bout à bout" (d'habitude, on dit filage, mais là Pépin a dit bout à bout), celui où l'on articule entre les différents morceaux jusque là travaillés séparément, on l'on fait défiler la continuité temporelle, où l'on se rend compte de la vue d'ensemble.
Il y a comme un processus chimique dans cette opération ; on était parti de quelque chose de vague, d'indéfini, un genre de liquide amniotique  primordial, des limbes, et qu'en rajoutant quelques gouttes de ci, un catalyseur par là, une pincée de ça et quelques grammes d'autre chose, était soudain apparu au fond de l'éprouvette, avait soudain pris forme, l'embryon de ce qui allait devenir l'objet de tous nos soins, la création théâtrale à venir. Une concré(tisa)tion, un précipité.
Et là, c'était le soir du premier jet. Être successivement acteur, spectateur, et machiniste (et parfois simultanément) -penser à être au bon endroit au bon moment pour faire la bonne chose Euh c'est quelle scène maintenant ? - Le plaisir de jouer, le plaisir de voir les autres jouer, et surtout le plaisir de voir que, déjà, tout ça forme un tout cohérent, que ça part dans un sens qui nous plaît de plus en plus, que ça va être fort... Avoir envie déjà d'être au début mai, s'imaginer déjà la trouille qu'on va avoir à ce moment là, et le bonheur aussi, et puis non se dire que c'est bien qu'il reste encore six mois...

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samedi 12 septembre

sam'di soir de célibataire (à taire)

Tiens, je vais me préparer un p'tit quelque chose à manger (c'est exceptionnel, c'est fête, cet élan, depuis quelques temps je n'ai m^me pas l'énergie suffisante pour soulever une queue de casserole -no comment please-,  alors cette subite envie de cuisiner c'était quasiment Byzance!)
J'ai donc opté pour des moules-frites, mais sans frites (comme ça au moins c'est diététique, et comme la portion est calculée pour deux, j'en aurai encore un p'tit rab pour midi...). J'ai tout bien fait, le bouquet garni, le vin blanc, et j'ai même rajouté, comme à Quimper, une Granny coupée en fines tranchettes (ça remplace les frites, finalement, et ça fait hmmm millions de calories en moins...)
Pour le dessert, j'ai opté pour une Poire Belle-Hélène sans Belle-Hélène (oui je m'occupe de mon corps), c'est à dire juste une poirette coupée en tranchettes et lesdites tranchettes trempées une à une dans un mini-verre de fondue au chocolat préalablement passé au micro-onde (une fondue au chocolat de célibataire, quoi, c'était tellement ridicule ce verre minuscule  que ça en devenait drôle!)
Tout ça en prenant mon temps (d'hab' le repas c'est un quart d'heure chrono), et arrosé d'un sympathique petit muscadet-sur-lie.
Quand j'ai eu fini tout ça, je suis passé à l'ordi, et vu que le répondeur clignotait... Un message ? Oui, c'était Christine qui me rappelait que, comme prévu ce samedi 12, il y avait cette soirée de théâtre en appartement chez des amis à F., à laquelle j'étais invité (j'avais même confirmé mon accord téléphoniquement à la maîtresse de maison) et à laquelle, sans nouvelles de moi (le message était daté de 19h, heure à laquelle j'étais justement ressorti pour acheter le muscadet-su-lie qui me manquait). Les amis en question  habitent à une vingtaine de kilomètres.
Et paf! Me suis senti très con.
Il était déjà (bien trop) tard, et mon ami Al Zheimer venait encore une fois de frapper...
J'ai la mémoire qui flaaaaanche...

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lundi 07 septembre

matin

....et je me suis recouché!
(oh le bonheur retrouvé du samedi matin, enfin du premier samedi matin de l'année scolaire : on n'a pourtant travaillé que deux vrais jours, et pourtant on se sent déjà comme si on avait deux semaines dans les pattes)
Je m'étais réveillé comme d'hab', vers 6h et des brequilles, comme d'hab me suis levé, ai allumé l'ordi, préparé le petit-déj, puis pris le petit-déj, et alors, c'est comme si la lampe de chevet sur la table de nuit me faisait un clin d'oeil complice, et le lit entr'ouvert, avec la couette et les deux oreillers qui devaient être encore tièdes... il était huit heures, c'était samedi matin, (merci Xavier D.) et je me suis recouché. Et rendormi. Voluptueusement.
Et le dimanche aussi, j'ai fait pareil.

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jeudi 27 août

last days

J'aime bien cette période, finalement. Les derniers jours du monde des vacances... Les jours qui passent  impassibles, le compte à rebours qui est lancé... dernier lundi, dernier mardi, etc. Le temps des rangements des tris des constats  des bilans. J'ai fait j'ai pas fait j'aurais du j'aurais mieux fait de pas. Ca ne sert pas à grand-chose mais ça occupe. (et pendant ce temps-là, on ne fait pas ce qu'on devrait vraiment faire.)

Ces vacances-là furent globalement agréables, comme des vacances se doivent en principe de l'être. On n'est pas censé être malheureux, pendant les vacances, hein ? (Quoique.)  On voyagea, on défit ses bagages, on séjourna, on refit ses bagages... on revint, on repartit. La Bretagne, Vesoul, Bussang, Paris, Vesoul... On fut à quatre, à deux, tout seul, à quatre-vingt... bref, on varia les configurations.

C'est l'heure des derniers jours d'août, les plus précieux peut-être, l'heure de prendre quelques photos nostalgiques comme qui dirait de fin d'été : fleurs, bord de piscine, travailleurs torse-nu, framboises, cieux...
De regarder les autres aussi (photos), celles prises auparavant, tout au long de ces deux mois, l'occasion de sourire, de se rappeler, d'être ému, de soupirer, mais pas de regretter, non pas de regretter.

Ce qui a été a été, par définition (ce n'est pas pour rien que ce blog s'appelle Lieux communs...) Chaque situation donnée fuit suivie par une autre, en rupture ou en continuation, ou en autre chose encore, sait-on jamais. On appréhende toujours mieux une situation donnée, en plan d'ensemble, lorsqu'on en est extérieur, et qu'on peut la regarder, avec un certain détachement, comme on regarderait une photographie, heureuse (en général, on prend surtout des photographies heureuses, non ? des gens qui sourient, des situations qu'il fera bon se rappeler, des gestes de la main face à l'objectif, des photos de groupe, des instants fixés avant le départ ou la fin de quelque chose...)

Il y a quelque chose d'un peu mélancolique, certes, dans l'égrènement de ces derniers jours (oui oui bien sur on pense à ceux qui ont déjà repris, et à ces autres qui n'ont qu'un seul mois, mais bon ça n'aide pas vraiment à franchir le cap). On aimerait que ça ne s'arrête jamais, tout simplement..

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vendredi 21 août

quatre à quatre

Oups! avec tout ça j'ai laissé passer la date!

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(photo non contractuelle)

1, 2, 3 , 4...

Oui voilà ce blog a quatre ans (ceci en est le 1356ème message...)

(soupir...)
joyeux niversaire, blogchounet!
pfffffh
(je souffle)



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lundi 17 août

trois-quarts vide (un-quart plein ?)

Soyons optimiste!
Positivons. (Luttons contre le syndrome dit du "post quinze août"). Passé le quinze août... Ça commence vraiment à m'obséder ce machin, cette date-butoâr , va falloir que je pense à autre chose. (Mais alors ça risquerait d'être encore pire.)

Nez au vent, mine fière, sabre au clair... La gnaque, la frite, la patate quoi! Clamons-le bien haut! Que le monde entier l'entende le sache et en profite !

(alors que, reconnaissons-le  tout bas, en réalité je n'aurais qu'une envie : me recoucher, illico, dans cette chambre aux volets fermés - oui les vieux craignent la canicule, et surtout (et encore plus) ici dans cet appart' de merde!- et rester là, dans l'ombre, comme un pharaon enseveli dans son mausolée estival, et ce jusqu'à la fin de mes jours, ce qui me semblerait un délai tout à fait envisageable.)

Suites, donc, de cette dizaine de jours à Paris, un peu... agitée, dont je ne suis pas, comment dirais-je,  complètement remis. Et dont je ne suis pas sur non plus d'avoir envie de parler ici trop en détail. (Après tout, cela ne concerne que lui et moi, n'est-ce pas ? )
 
Se rendre compte, à mon âge (canonique et des poussières) que, non, décidément, le doute ne  serait  plus permis et que, oui, je suis incapable de vivre une relation stable ou "de couple" (remarquez, à dire vrai, je commençais à m'en douter quand même un peu.). Inapte. (J'avais, il y a quelques temps déjà, dit à ma petite soeur que, de par notre vécu familial, nous étions des handicapés de l'affect. Je le pense toujours, mais heureusement pour elle, dans ce domaine, elle a bien mieux réussi que moi...)

Pour une fois, je suis celui qui part, et ce n'est guère plus facile que dans le cas de figure inverse (auquel je suis davantage habitué).

Il me faut du temps. Du temps pour digérer. Essayer de comprendre. Du temps pour voir venir. Comprendre pourquoi, en étant celui qui quitte, je suis aussi malheureux que si j'étais quitté.

Posté par chori à 14:32 - fadaises - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 13 août

back from (gay? ) parisss

L'escapade est terminée, et les vacances donc quasiment aussi (passé le quinze août...)
De retour à la maison donc, souffler un peu, reprendre ses esprits... (la semaine fut dense)

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(en face de Beaubourg)

dans un premier temps,vous laisser méditer sur cette phrase de Jeanne Moreau, recopiée dans un vieux magazine, qui m'a beaucoup touché :

" La plupart des gens n'ont pas assez d'énergie pour l'amour. Ils préfèrent aller au cinéma."

C'est vrai, je suis beaucoup allé au cinéma.
J'en reparle, donc, et du reste aussi.

Posté par chori à 16:11 - fadaises - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 03 août

puisque c'est comme ça

... je retourne me coucher (à Paris) jusqu'au 13 août... Ba-baille!

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Posté par chori à 07:49 - fadaises - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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