le dedans de la tête entre autres
samedi 14 mars 2020

six paires de

Chutes historiques des bourses européennes, le CAC 40 perd 12,28%

(Libé)

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Cor*navirus: Les Bourses asiatiques continuent de plonger
(20 Minutes)

4

Cor*navirus : comment réagir à la chute des Bourses
(Le Républicain Lorrain)

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Pandémie, spectre de récession mondiale: les Bourses d'Asie piquent du nez

(ImazPress)

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Le cor*navirus fait tomber les bourses mondiales

(Tunisie Numérique)

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Bourses : les places européennes rebondissent à l’ouverture

(Le Monde)

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mercredi 11 mars 2020

oeil pour oeil ?

rétro pour rétro en tout cas,

si vous croisez ce vésicule (comme dirait mon ami Philou)

donnez-lui le bonjour de ma part...

rétroviseur cassé

et, en toute franchise *, vous pouvez lui casser un peu son rétro aussi

90292piece-retroviseur-gauche-renault-twingo_1109Apiece-retroviseur-gauche-renault-twingo

* la franchise, c'est 80€...

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vendredi 6 mars 2020

bourses

Voilà que l'épidémie en cours a permis aux rédactions de parler à nouveau de la chute des bourses, sujet qui m'amuse toujours autant (à cause des images mentales que j'y accole)...
Mais bon les bourses, il en fut aussi pas mal question tout au long de la soirée de remise des César de vendredi (que j'avais dans un premier temps envisagé de boycotter, juste à cause du peu d'intérêt qu'elle présentait pour moi cette année a priori (trois films avec chacun plus de 10 nominations (un que j'avais vu et beaucoup aimé, Les Misérables de Ladj Ly, et deux que j'avais zappés, celui de Polanski et celui de Bedos...) , un avec juste un peu moins de nominations -tiens, comme par hasard-  (le très beau Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma), la soirée ne promettait pas d'être passionnante...
Tout ça c'était il y a un mois, et puis il y a eu toutes ces histoires autour des César, d'Alain Terzian, (le boss de droit divin), de l'équipe dirigeante, des votants nombreux et mystérieux, suivie de la démission dudit terzian ainsii que celle de toute son équipe, la nomination d'une présidente intérimaire,  le barouf autour des nominations de J'accuse (on ne me fera pas croire, d'ailleurs, que ce titre a été choisi par hasard), jusqu'à l'annonce de l'équipe entière du film qu'elle boycotterait la soirée, tout ça commençait à faire pas mal de remous pour cette 45ème soirée (il leur en a fallu du temps, tout de même pour prendre conscience...)
Florence Foresti présentait la soirée, et elle s'en est plutôt bien sortie, dans son -long- speech d'introduction (dans les commentaires sur je ne sais plus quel site, j'ai beaucoup aimé celui d'un troll qui regrettait qu'elle fasse toujours les mêmes quetsches, ça aussi ça m'a fait rire), puis dans la suite de la soirée (qui fut, il faut le reconnaître, diversement plus ou moins drôle, déjà et surtout parce que le nombre de remettants s'était, allez savoir pourquoi, soudain drastiquement réduit) et qu'on n'avait bien le sentiment que ça ne tournait pas tout à fait rond (et nettement mois ronron que d'hab', d'ailleurs).

Et, (ça y est j'y reviens) on a beau retourner le truc dans tous les sens, quoi qu'on en dise, encore une fois les bourses étaient là, elles paradaient, en on et en off, oui, on pouvait presque les entendre frétiller comme des maracas -tch tch tch - oui, ce sont les bourses qui ont triomphé. La victoire des couilles, quoi, comme d'hab'. Il n'y avait qu'à mater l'équipe (la team, le crew) autour de Ladj Ly, qui est montée sur scène pour accompagner le récipiendaire du César du meilleur film : que des couilles, que du viril du mâle du burné du testostéroné, en costard sombre bien sûr, (la blondeur de la présidente de la cérémonie Sandrine Kiberlain y figurait presque la laissée-pour-compte de service). Une meute de mâles (je n'ai pas pensé à compter combien cela représentait de couilles), autour d'un mâle alpha, honoré en tant que tel par ses pairs (de couilles, bien évidemment). En tant que porteur de -et amateur de- couilles, j'aurais dû être doublement au septième ciel, et pourtant, un petit quelque chose me titillait. Ça c'était la partie visible, ce couronnement (mérité).

Mais qui laissait deviner, en filigrane, le revers de la médaille. Tous ces beaux discours autour des femmes, de la parité, de l'inclusion, enrobant la totale et sempiternelle et aveuglante misogynie du projet, de la soirée. On a pourtant entendu Florence Foresti, Sandrine Kiberlain, Emmanuelle Devos, Fanny Ardant, Emmanuelle Bercot et Claire Denis, Lyna Khoudry, Anaïs Desmoustier, Aïssa Maïga, chacune dans sa partition et son registre (elle était là, la plus belle des "parités"), mais c'était finalement comme un -joli- écran de fumée, qui masquait -et marquait- la non-césarisation du film de Céline Sciamma, Portrait de la jeune fille en feu, de sa réalisatrice, et de ses interprètes, Noémie Merlant et Adèle Haenel, (entre lesquelles j'aurais été incapable de choisir pour le César de la meilleure actrice, et qui auraient dû alors le partager toutes les deux), et l'insulte que représentait la récompense, à la place, de Polanski comme meilleur réalisateur. Un camouflet, diront les journalistes, en soulignant le fait que le film de Céline Sciamma était "le grand perdant de la soirée".

Et puis il y a eu ce moment, très fort, parce qu'inattendu dans ce genre de raout, où Adèle Haenel s'est levée et a quitté la salle, entraînant dans son sillage Céline Sciamma (et un certain nombre d'autres personnalités que la caméra n'a pas daigné -osé- filmer), et la soirée à partir de ce moment  est partie un peu en eau de boudin, Florence Foresti ayant choisi de ne plus réapparaître jusqu'à la fin, et faisant affleurer un malaise certain sous son décorum policé/compassé habituel.
J'étais plutôt content des récompenses et des primé(e)s, ayant d'ailleurs pas mal de fois anticipé avec justesse le nom des récompensé(e)s, mais voilà, restait ce malaise, cette aigreur, cette amertume sur laquelle j'avais du mal à mettre des mots, jusqu'à la publication de la splendide chronique de Virginie Despentes, que j'ai immédiatement copiée/collée et publiée (hier).
Voilà des mots justes, des mots forts, auxquels je ne peux qu'adhérer, que je ne peux qu'applaudir, même si nanti de mon statut de porteur de couilles. Solidaire.

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mardi 25 février 2020

trémières

 

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"Comment fleurit la rose trémière : de bas en haut de sa haute tige, à mesure que l’été passe (tandis qu’au pied de la plante les larges feuilles rouillent, se déchirent, quelquefois tombent en loques), cette façon de la floraison de se réfugier de plus en plus haut, cela m’a surpris, un jour de juin, et fait penser au soleil du soir qui fleurit en or au sommet des arbres, en rose à la cime des montagnes, de plus en plus haut, lui aussi."

Philippe Jaccottet (dans un livre acheté à la Foire aux livres, qui sera bien mieux désormais dans la bibliothèque de mon ami Philou que dans la mienne...)

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mardi 3 septembre 2019

petit jeu

(le jeu idiot de la fin du mois d'août)

si je vous montre ça :

original

puis ça :

Image2

puis ça :

1300163-Calvados

et encore ça :

183220

allez, et encore ça :

Louis_XIV_of_France

vous me répondez :

 

avez-vous deviné de quoi donc est-ce je voulais vous causer
et ce que vous êtes censés deviner ?

Mmmmh ?

(mais oui, bien sûr!)

et si je rajoute ça :

affiche-La-Fille-du-14-juillet-2013-1

et ça :

carbone14

et finalement ça :

Echenoz-Jean14

le doute n'est plus permis...

Vous avez trouvé ?
ben oui, 14...
mais pourquoi donc ?

... eh bien c'est juste l'âge de mon blogchounet
(dont j'ai oublié de souhaiter l'anniversaire, le 25 août dernier)

bon anniversaire, blogchounet, donc!

(et bon anniversaire, Mariechounette!)

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mercredi 7 août 2019

des nouvelles

(comme qui dirait "faire le point")

(déjà) un peu plus de trois semaines que j'ai déménagé, que j'ai quitté "la campagne" pour "la ville", "ma maison" pour "mon appartement", que tous les cartons ont été ouverts, (presque) toutes les choses rangées (mais où donc mettre ce gros seau bleu? et cette grosse glacière, oui, où ?), la salle de bains est toujours un peu encombrée, la cuisine est ok, la pièce 1 me satisfait, et n'attend plus grosso-modo qu'une table basse en face de la banquette, la pièce 2 n'est pas mal non plus, et a juste encore besoin de quelques rangements, quant à la pièce 3 elle est devenue, en quelque sorte, le coeur battant de ce nouvel appart' : le lit, le bureau, l'ordi, l'imprimante, les bouquins priceministruche, le bazar "cinéma", les affiches, les archives, les classeurs, tout mon petit matériel le plus perso s'y trouve entassé...
Je me suis habitué à l'idée que j'habite vraiment là, vraiment, oui oui, et donc j'arpente, j'explore et je découvre (pas forcément dans cet ordre) mon nouveau territoire.
Et je (re)découvre aussi le fait que, passée l'effervescence que suscite/provoque un déménagement, "dans le fond" pas tant de choses que ça auront changé. (un déménagement n'est pas un miracle, on ne fait, finalement que (se) transporter, soi-même et ses trucs (et ses machins) d'un point a à un point b, en principe pour le meilleur (plutôt que pour le pire : on déménage toujours "en mieux", me semble-t-il, sauf preuve du contraire) et c'est donc en terme de mieux (et de progrès) qu'il faut raisonner.
Oui, ici je suis mieux.
Je me rappelle comme il a été long le choix à faire, comment j'ai listé les arguments, pesé le pour et le contre (avec le fait, énorme pour moi, que j'ai horreur du changement, et donc pour lequel j'ai vraiment dû me faire violence). Et puis, quand le choix est fait, il est fait, hein!
Oui je suis bien dans ce nouveau petit chez-moi, que j'ai souhaité à mon goût et à mon image, et dont, je dois avouer, je suis plutôt content...
Sans compter un avantage imprévu : il semblerait que j'ai -pour le moment- partiellement retrouvé le goût et l'odorat (pour combien de temps je ne saurais le dire et je n'essaie même pas de faire un pronostic: je re-sens ? ok, eh bien juste profitons-en!) j'avais déjà remarqué que c'était lié avec des états émotifs intenses (j'en déduis que le fait de déménager m'a mis dans un état émotif "intense"...), je me souviens que mon ORL m'avait conseillé "de tomber amoureux plus souvent..."
Là je ne peux pas dire que je suis amoureux, mais bon je me sens d'humeur plutôt joyeuse...

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vendredi 5 avril 2019

la dame dans le bus

à l'arrêt Justice sont montés pas mal de voyageurs qui ont trouvé chacun l'un après l'autre une place, à côté de quelqu'un d'autre, mais la dernière, en imper doré à capuche avec la capuche serrée autour de la tête, traînant un chariot à roulettes visiblement rempli de merveilles s'est avancée seule dans l'allée et a annexé la place à côté de moi en marmonnant quelque chose que je n'ai pas saisi, où j'ai juste compris le mot escaliers, et la blondinette assise en face, de l'autre côté de l'allée, et qui avait d'ailleurs fait mine de libérer la place à côté d'elle, m'a fait alors un signe avec les yeux qui disait "mauvaise pioche!".
La dame à la capuche dorée toujours serrée autour de la tête (on ne voyait que son nez) a d'abord sorti de son chariot à roulettes une boite de puzzle 500 pièces qu'elle a contemplée, l'a reposée, puis a sorti un morceau de comté, emballé dans du papier de fromagerie et, en même temps, un couteau (que j'ai trouvé très aiguisé et dont j'ai pensé qu'il me trancherait facilement la gorge si la dame était une déséquilibrée et que l'envie lui en prenait), s'en est coupé une tranche, a mangé sa tranche de comté, a replié le papier, remballé le comté et le couteau. Puis a finalement desserré la capuche dorée et l'a baissée, mais ne m'a pas laissé le temps de voir la couleur de ses cheveux car elle a aussitôt remonté à la place -sur ses cheveux- un foulard en tissu à reflets irisés, qu'elle a gardé quelques instants puis qu'elle a fini par ôter aussi.
Je continuais de lire Station Eleven, et le livre me passionnait, mais je ne pouvais m'empêcher de jeter des coups d'oeil, régulièrement, à la dame, qui, elle, à aucun moment, ne m'a regardé. Elle a ensuite sorti un nounours, qu'elle a tenu devant ses yeux (je pouvais voir son vernis à ongles orange et légèrement écaillé), puis a rangé le nounours, et a sorti ensuite de son sac un très long ticket de caisse dans la contemplation duquel elle s'est longuement abîmée.
Puis elle s'est penchée sur la barre devant notre siège, a posé sa tête sur son bras, et s'est endormie jusqu'à l'arrivée ou presque.
Lorsque le bus s'est arrêté, elle a quitté son siège mais n'est pas descendue de suite, se tenant sur la plate-forme, son chariot devant elle , gênant un peu le passage des voyageurs qui descendaient.
D'ailleurs, la jeune fille d'en face, qui avait voulu descendre tout de suite, a, en passant bousculé le chariot dont sont tombées plusieurs choses, qu'elle a du ramasser et remettre à leur place, gênant du coup elle-aussi le passage des autres voyageurs.
Quand le chemin a été libre, je suis sorti.

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jeudi 8 novembre 2018

nez rouge et re

(un post daté du 30 décembre 2005, que j'ai cherché et retrouvé, dans ce blog, parce qu'il était mentionné dans mes "statistiques", pour avoir été re-lu plusieurs fois, que j'ai relu aussi, qui m'a touché, et que je livre donc tel quel... - Et vous, que faisiez-vous il ya treize ans ??)

On vit, c'est facile (je parle de moi) oui, vu d'ici on n'a pas (je parle de moi) trop de raisons de se plaindre, on a un logement (pour lequel on ne paye pas de loyer puisqu'il est dit "de fonction") chauffé (avec plus ou moins d'efficacité,mais bon, les radiateurs le prouvent!) , on a de l'argent (virtuel) sur un compte en banque (avec une autorisation mensuelle de découvert qu'on utilise mensuellement jusqu'à son extrême limite) pour acheter à manger et à boire tout ce qu'on a envie (même si on n'en sent pas trop le goût ni l'odeur) pour acheter aussi des choses culturelles (des livres et des cédés et des dévédés) qu'on range sur des étagères qu'un ami gentil (on n'est absolument pas bricoleur) a installé dans l'appartement, pour acheter aussi une voiture (on a une vieille 306 bleue vaillante de 150 000 bornes) et aussi le téléphone et un ordinateur pour rester sans interruption en contact avec le monde et les autres gens (même si on abuse plus de l'un que de l'autre) , on est en plutôt bonne santé physique (on va à peu près une fois par an chez le toubib) même si depuis quelques temps on se trouve en légère surcharge pondérale (c'est pas grave, on a été "trop maigre" si longtemps) au niveau du bedon et qu'on se dit qu'on devrait faire un peu de sport (mais on n'en a pas vraiment envie alors on le fait pas, on dit en rigolant qu'on "cultive son infarctus") et mentale aussi (on trouve qu'on est "dans une bonne moyenne" de hauts et bas, d'angoisse et d'exaltation, sans avoir recours ni aux psys ni aux médocs) on a des amis proches, attentionnés, qu'on voit souvent (même si c'est bien souvent eux qui appellent, on n'est pas un dingue du téléphone) on a encore un peu de famille, juste une soeur, si loin si proche (qu'on aime beaucoup même si on a du mal à se le dire, handicapés de l'affection qu'on est tous les deux) on a des loisirs culturels (on est un peu de la famille télérama même si on n'y est plus abonné depuis belle lurette : on sort, ciné, théâtre, danse) on a un magnétoscope pour garder la trace des images qui bougent qu'on aime (et aussi un ordinateur qui permet la même chose mais il paraît que ce n'est absolument pas légal) on a une vie intérieure plutôt intense (si si), et on se considère comme un créatif (sans toutefois savoir précisément si on est davantage un artiste ou un bon exécutant) on a des souvenirs (dont on use et abuse) on a des rêves (ceux qu'on fait la nuit et ceux qu'on fait à d'autres moments) on a des projets (on est capable de se projeter dans l'avenir avec la facilité avec laquelle on se projette dans le passé) bref oui quand on regarde autour de soi, on se dit on vit, c'est facile mais il reste juste une chose à écrire, oui (on a l'impression qu'on y pense toujours sans la nommer cette chose) et au moment d'écrire le mot on hésite un peu (on trouve ça un peu ridicule) on tergiverse (on se dit alors qu'on pourrait l'écrire en tout petit dans un coin), on se racle mentalement la gorge oui on pourrait juste dire (et tous les amis du monde, et toutes les images du monde, et tous les livres du monde n'y pourront rien), qu'on a un peu manqué d'amour (pourquoi au passé ? c'est pas manqué mais bien manque qu'on doit écrire), oui, d'amour (mais, d'un autre côté, ça fait tellement longtemps -presque 50 ans, vous vous rendez compte ?- qu'on devrait y être habitué, merde!) alors bon on se dit (comme d'habitude) "ça doit forcément être de ma faute" on regarde à droite on regarde à gauche, personne n'a rien remarqué ouf bon alors on remet son chapeau pointu, on souffle dans sa langue-de-belle-mère pouet! et on retourne trinquer avec les amis. Le champagne, on aime bien ça...

(si je devrais le réécrire maintenant, il n'y aurait je crois pas grand-chose à changer... tiens, si je tentais le coup...)

On vit, c'est plutôt facile (je parle de moi) oui, vu d'ici on n'a pas (je parle de moi) trop de raisons de se plaindre, on a un logement (une maison) (pour lequel on paye un loyer pas trop excessif) chauffé (avec plus ou moins d'efficacité,mais bon, les radiateurs en témoignent!), on a de l'argent (virtuel) sur un compte en banque (avec une autorisation mensuelle de découvert qu'on n'a plus utilisée depuis 2014) pour acheter à manger et à boire tout ce qu'on a envie ou presque (même si on n'en sent pas trop le goût ni l'odeur) pour acheter aussi des choses culturelles (des livres et des cédés et des dévédés) qu'on range sur des étagères qu'un ami gentil (on n'est absolument pas bricoleur) a installé dans l'appartement (un autre ami gentil a même installé une bibliothèque magnifique sur le palier), pour acheter aussi une voiture (on a une vieille Twingo de 120000 bornes, achetée neuve il y a longtemps) et aussi le téléphone (un fixe et un portable) et un ordinateur (et un abonnement internet) pour rester sans interruption en contact avec le monde et les autres gens (même si on abuse plus de l'un que de l'autre), on est en plutôt bonne santé physique (ça fait un an ou deux qu'on n'est pas allé chez le toubib) même si depuis un bon moment on se trouve en surcharge pondérale (c'est pas grave, on a été "trop maigre" si longtemps) au niveau du bedon et qu'on se dit qu'on devrait faire un peu de sport (mais on n'en a pas vraiment envie alors on le fait pas, on dit en rigolant qu'on "cultive son infarctus") et mentale aussi (on trouve qu'on est "dans une bonne moyenne" de hauts et bas, d'angoisse et d'exaltation, sans avoir recours ni aux psys ni aux médocs) on a des ami(e)s proches, attentionné(e)s, qu'on voit assez souvent (même si c'est bien souvent elles qui appellent, on n'est pas un dingue du téléphone, mais on trouve que les sms ont été une invention vraiment très pratique) on a encore un tout petit peu de famille, juste une soeur, si loin si proche (qu'on aime beaucoup même si on a du mal à se le dire, handicapés de l'affection qu'on est tous les deux) on a des loisirs culturels (on est un peu de la famille Télérama même si on n'y est plus abonné depuis belle lurette : on sort, ciné, théâtre, danse, concerts) on n'a plus de magnétoscope ni même de graveur depuis des lustres -mais encore 400 vhs dans le grenier- (mais on utilise toujours  l'ordinateur pour récupérer des vidéos même s'il paraît que ce n'est absolument pas légal) on a une vie intérieure plutôt intense (si si), et on se considère comme un "créatif" (sans toutefois savoir précisément si on est davantage un artiste ou un bon exécutant), on fait des photos, souvent, (soit avec son appareil (à zoom x30) soit avec son téléphone) on a des souvenirs (dont on use et abuse) on a des rêves (ceux qu'on fait la nuit et ceux qu'on fait à d'autres moments) on a encore des projets (on est capable de se projeter dans l'avenir avec la facilité avec laquelle on se projette dans le passé), on a un blog dans lequel on écrit (on s'écrit)  depuis déjà un paquet d'années, on a encore une montagne de livres à lire et de films à voir et de posts à écrire et tout ça pour un paquet d'années,  bref oui quand on regarde autour de soi, on se dit on vit, c'est facile, on repense -bien sûr- à Tchekhov, on se dit "la vie elle a passé, on a comme pas vécu...", et on se dit que mais si, on aura vécu, comme les autres, ni mieux ni moins bien, on aura vécu à feu doux, à demi-mots, couci-couça, en pointillés...on regarde à droite on regarde à gauche, personne n'a rien remarqué ouf bon alors on remet son chapeau pointu, on souffle dans sa langue-de-belle-mère pouet! et on retourne trinquer avec les amis, avec son faux nez rouge de clown en plastique. Le champagne, on aime bien ça...

(de l'art du recyclage toilettage...)

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lundi 15 octobre 2018

such a perfect day

Une belle journée.
Juste une belle journée. Il n'y en a pas tant que ça, finalement, des journées qui sont belles de a jusqu'à z, des journées dont on sait, juste après, qu'on s'en souviendra en se disant "Oui, c'était une belle journée..." Le vendredi 11, mon téléphone m'affichait l'alerte "Foire aux livres" sur mon agenda, il aurait pu tout aussi bien clignoter "Belle journée!". (mais ça, on ne le sait qu'après coup).
Des jours, comme ça, où tout va bien, d'un bout à l'autre, depuis le moment où on s'est réveillé jusqu'à celui où on va se coucher, (en lisant,comme d'hab', quelques pages de Honky-tonk Samouraïs de Joe R.Lansdale.)
Simplement le plaisir de faire des choses qu'on aime (tout seul ou avec des gens qu'on aime). Le matin devant l'ordi, à peaufiner la prochaine programmation et les dépliants Semaine Italienne et Mois du doc. Après, repas au FJT, avec Isa et Milo, comme chaque jeudi (avec cette évocation des jeux auxquels on jouait -ou pas- quand on était petit(e) : les quatre coins, 123 soleil, Je déclare la guerre...). Ensuite on est partis pour Belfort direction la Foire aux Livres, dans la voiture de Marie, en y amenant pour la première fois avec nous Catherine, pour qui c'était encore une "première fois" de retraite... Soleil, ciel bleu.
Une équipée rituellement joyeuse, sans oublier le rituel passage à Montbéliard pour faire le plein en GNV, puis on s'est garé à l'entrée du parking (sans poteau trop proche), avant que d'entrer à l'Atria où nous nous sommes séparés, chacun vaquant à ses petites affaires. Dans un premier temps j'aime engranger les livres dans mon cabas, je pars sans liste, mais avec quelques noms en tête, et je farfouille dans les rayons, plus ou moins systématqiuement, avec des pauses, des bifurcations, des changements de salle, des farfouillages dans les cartons qui sont dans le couloir, un parcours fait de trouvailles inattendues, d'espoirs un peu déçus -finalement c'est comme chez Noz, il ne faut pas y aller en voulant quelque chose de précis, en général c'est les autres choses qu'on trouve...- où on se croise aussi, plusieurs fois, avec Marie et Catherine, on se conseille des livres, on s'interroge, avant que de s'asseoir, vers la fin, pour faire le tri, et les comptes. Garder celui-ci, reposer celui-là, repartir parce que ça nous a fait penser à untel qu'on n'avait pas encore pensé à chercher.
Jusqu'au passage en caisse (on était tous entre 30 et 40€) et le besoin impérieux -au moins pour Catherine et moi- d'une bonne bière fraîche (en terrasse si possible, souhait des filles, et pas trop loin, mon souhait à moi) et on finit par atterrir au bar qui fait le coin avec l'affichette "ni bonnets ni casquettes" qui nous avait fait tiquer les années précédentes quand on passait devant.
Encore un plaisir simple, boire une bière assis en terrasse (les filles avaient raison) en prenant le temps de parler de tout et de rien, sans trop prêter attention aux blondinettes qui jacassent à la table à côté. Et repartir avec un verre Leffe donné par le ptron (qui n'vait pas voulu me vendre le grand).
Puis trajet-retour avec la nuit qui vient, Catherine nous propose pour le goûter des gaufrettes faites maison par sa maman, dont je me régalerai jusqu'à la dernière miette. On écoute un mix fait par Marie et on arrive, à la nuit tombée, chante des chansons de quand on était plus jeunes...
On se dit au revoir, chacun rentre chez soi, et je réalise qu'il est presque huit heures, le temps de repartir pour aller voir Sauvage au cinéma. Qui me fera beaucoup d'effet.
Oui , une belle journée...

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mardi 27 février 2018

vous êtes ici...


en ami
par jeu
souvent
par peur
par choix
par envie
par amour
en habitué
par intérêt
en touriste
par hasard
pour le fun
par paresse
pour rigoler
par accident
par faiblesse
par curiosité
amicalement
par la bande
par habitude
par solidarité
par effraction
aléatoirement
pour le plaisir
par obligation
par étourderie
par gentillesse
par abnégation
de fil en aiguille
(volontairement)
involontairement
de votre plein gré
par excès de zèle
suite à une erreur
comme chez vous
par concupiscence
dans un but précis
pour  vous amuser
pour vous informer
par procrastination
par désoeuvrement
par un coup du sort
pour la bonne cause
pour vous renseigner
en tout état de cause
suite à une recherche
suite à un malentendu
pour ne pas perdre le fil
par acquit de conscience
pour profiter de l'occasion
en connaissance de cause
pour en avoir le coeur net
pour vous tenir au courant
pour ne pas mourir idiot(e)
en votre âme et conscience
pour prendre des nouvelles
parce qu'on vous y a obligé
par souci du qu'en-dira-t-on
suite à une mauvaise manip'
parce qu'on vous l'a conseillé
par l'opération du saint-esprit
sans vraiment savoir pourquoi
parce que vous en aviez envie
sans vraiment savoir comment
pour me confirmer que j'existe
parce que ça vous faisait plaisir
parce qu'on vous l'a déconseillé
pour n'en pas perdre une miette
pour faire comme tout le monde
parce que vous y aviez été invité
parce que vous en avez l'habitude
parce que c'est la toute première fois
parce que vous aviez envie d'y revenir
parce que vous avez du temps à perdre
parce que les circonstances s'y prêtaient
parce que vous n'aviez plus rien à perdre
parce que la première fois ça vous avait plu
parce que quelque chose vous y a fait penser
par suite d'un problème du moteur de recherche
parce que vous avez appuyé sur la mauvaise touche
par suite d'un accident indépendant de votre volonté
parce vous aviez vu de la lumière, et que vous êtes entré
parce que, d'abord, hein, qu'est-ce que ça peut bien me faire
parce que vous étiez en train de chercher tout à fait autre chose
parce que vous avez oublié ce que vous étiez en train de chercher
parce que vous ne savez même plus ce que vous étiez en train de faire
parce que vous ne savez pas du tout ou vous êtes ni ce que vous  faites là

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