mercredi 13 juin
carpe diem (suivantum)
J'étais donc rentré chez moi plus tôt que prévu.
Et le soir, voilà-t-y pas mon msn qui clignote en orange pour me dire que j'ai un message du jeune homme en t-shirt blanc, (chose rarissime!) qui veut juste me faire savoir qu'il a obtenu les félicitations du jury à son passage de diplôme, ce dont je le félicite à mon tour, lui me répondant que ça le touche (ce jeune homme manie assez bien la dialectique je trouve).
Nous discutons brièvement, et on se rend compte que tous les deux demain nous ferons partie du même voyage organisé à la FIAC de Bâle. Nous nous saluons et bonnenuitons, en souhaitant tous les deux qu'il puisse se réveiller le matin suivant.
Il est là, le lendemain, avec son petit sac à dos, pile poil au rendez-vous, c'est désormais le jeune homme à la chemisette blanche. On s'installe dans le bus, et je mets en pratique la "distance respectueuse". A quatre ou cinq rangées de distance. Je suis seul sur mon siège, il est seul sur son siège... et trois heures ainsi de voyage en bus.
Ca sera une journée très dense, on commence la visite ensemble, en petit comité puis bien sûr on se perd, la FIAC me saoule un peu au bout de quatre heures de déambulations artistico-stabulatoires. Je vois un Twombly qui me touche énormément, des Tapiès, des Rothko, et là on m'explique ensuite qu'il ne faut passer trop de temps au rez-de-chaussée, mais aller au-dessus (la vraie création contemporaine) et à côté (les installations trop grandes). Je marche encore (trop). Et finalement vers 16h retrouve quelques étudiants avec qui on va boire une bière.
On repart à 17h30 pour un arrêt (rapide) au Crac d'Altkirch, j'y vois un "vrai" Duane Michals, et j'en donne les références au jeune homme à la chemisette blanche, qui visiblement ne connaissait pas mais qui a apprécié...
Nous avons alors parlé un peu, d'art, de fric, de création, de passages de diplômes, de vidéo, tous seuls tous les deux devant le bâtiment, avant que le groupe ne nous rejoigne pour reprendre le bus...
J'ai photographié des reflets (devant la FIAC) et des gens qui dorment (dans le bus).
A l'arrivée, je lui demande s'il est "pris en charge", et comme non, lui propose de le redescendre chez lui, en compagnie de deux démoiselles délicieuses. Arrivé devant chez lui, il sort en me remerciant, et me serre la main en disant que je lui ai sauvé la vie. (Moi : "si seulement!").
Oui, incontestablement, ce jeune homme a le sens de la formule.

(des gens qui dorment et des reflets...)
mardi 12 juin
carpe diem
Il reste de l'argent. C'est ce que m'a dit Pierre l'imprimeur des bozarts, quand je suis arrivé le matin. Pour ne pas gâcher l'encre, j'ai donc entendu sa suggestion muette de réaliser une carte postale, et, farfouillant dans mon carnet, j'ai proposé "écrire occupe".
Ce matin-là, il n'y avait -au début- personne d'autre à l'atelier, et, bien entendu, une carte en a appelé une autre, puis une autre, et finalement, le stock de papier que Pierre avait préparé (des excédents d'un autre projet) n'a pas suffi, et c'est une série de treize cartes qui a été réalisée!
Après "écrire occupe", il y a eu "aimer affecte", puis "vivre saoule", "bosser stresse", et je vous laisse découvrir le reste...
J'étais parti sur l'idée simple d'utiliser à chaque fois deux verbes, qui devaient se trouver en corcondance (sens, assonnance, registre...), et j'ai dû quelques fois avoir recours au dictionnaire des synonymes (pour mon bonheur, car, par exemple c'est ainsi que aimer affecte a (heureusement) remplacé aimer perturbe prévu initialement, car les dimensions des cartes et la taille des caractères ne m'autorisaient que des mots d'une certaine longueur.
Je suis parti tôt, vers seize heures et quelques, laissant Pierre imprimer seul les deux dernières ("parler coûte" et "créer expose"), car sinon j'aurais été obligé d'attendre bien plus longtemps. Pourquoi ? Parce que le jeune homme au tee-shirt blanc (anciennement connu sous la dénomination etc...) devait passer en toute fin d'après-midi son diplôme, à 17 heures, et que je n'étais pas sûr que ma présence lui soit vraiment utile. A quoi aurais-je bien pu lui servir, hein ?
(Hmmm je l'avoue certaines ont peut-être un peu été conçues en pensant à lui, surtout qu'il n'arrêtait pas de passer et repasser à l'atelier en attendant l'heure du diplôme, pour aider et soutenir ses copines, dont une notamment qu'il a gratifié d'un petit massage d'épaules câlin - elle était accroupie en train d'encoller son mémoire- qui m'a comme qui dirait touché moi aussi...)
mercredi 06 juin
chiffonné...
Oui ce soir quand je suis rentré c'est l'état dans lequel j'étais. Je venais de zoner un peu en ville à Besac, il faisait très lourd, et surtout je venais de laisser devant la Poste, un avis de recommandé à la main, le jeune homme en t-shirt rouge (anciennement connu sous l'appellation de "jeune homme au t-shirt vert"), sur une virile poignée de main, continuant quelques instants mon chemin avec son copain, alors que - c'est vrai je le reconnais- j'aurais bien été capable de rester dans la file d'attente à la poste (que de circonlocutions pour ne pas utiliser le mot "queue"!) le reste de l'après-midi s'il avait fallu.
Tout ça parce que j'avais voulu quitter les bozarts discrètement, pour aller faire un tour au centre-ville, et au moment où j'en sortais, j'ai vu à l'arrêt de bus le jeune homme en t-shirt et son copain, à qui j'ai offert illico une place dans ma luxueuse berline (et c'est lui qui est monté devant). Nous avons parlé de cinéma, de Tarantino, de Lynch et d'Haneke, ils m'ont tenu compagnie jusqu'à ce que je trouve une place, puis on a fait à pied un bout de chemin ensemble, jusqu'à la Poste, donc, avec un arrêt devant chez lui et discussion avec copines qui passaient par là (il fut question de gelée royale, puis, éventuellement, de cocaïne... pour rire, bien sûr!).
Tout ça parce que à midi, j'étais passé à la salle info, pour voir les "films des deuxième année" et que j'avais bien vu en entrant qu'il était là au fond, en train de bosser sur son portable, mais j'ai fait comme si non, pour voir si j'étais fort. Et c'est lui qui est venu regarder les films (poignée de main virile). Et après avoir regardé les films on est restés un peu a discuter (faisait longtemps) de cinéma notamment, et de perspectives d'avenir (en ce qui le concerne). On est allés manger au RU (pas lui), et en revenant, on est repassé à la salle info, où il était toujours, tapant son mémoire (et s'énervant pour une histoire d'imprimante). Je me suis donc éclipsé sur la pointe des pieds.
Tout ça parce que I feel miserable.
Le jeune homme en question a parlé de déménagement : le 30 juin il part pour deux mois au Québec, et à la rentrée de septembre, probablement pour deux ans dans une école d'art en Belgique... No comment.
mercredi 23 mai
post partum ?
Tiens tiens oui longtemps que je n'avais pas écrit dans cette rubrique spécifique (bien que ça pourrait aller tout aussi bien dans la rubrique "fadaises"!) Mais aujourd'hui, les événements le méritent bien, à double, voire à triple titre !
Ce matin je partais, guilleret pour suivre, aux bozarts donc, mon cours préféré et pour terminer mon petit livre sur les clopes. En arrivant au café (le premier d'une longue série) je vois débarquer le jeune homme au t-shirt vert, celui qui devait s'occuper de me mettre mes Lieux communs en ligne, que je n'ai pas vu depuis plus d'un mois et dont je supputais qu'il était peut-être mort. Point du tout, il a été malade, et promet juré craché d'honorer sa promesse dès qu'il aura passé son exam (mi-juin, donc). Je suis très content de le voir, je lui offre un café, on papote, il est un peu stressé car il passe son exam blanc cet après-midi... Je lui dis que je viendrai voir. Il acquiesce. Je suis très content de le voir. Vraiment très.
L'après-midi, je continue un peu la manutention des petits bouquins (séparer propremnt au cutter les livrets encollés, ce qui, avec mes deux mains gauches n'est pas gagné!), et puis je vais voir comment ça s'est passé pour le jeune homme au t-shirt vert. Je le croise dans l'escalier. Il a un sourire éloquent, ça s'est super bien passé. Il me montre alors -à ma demande- quelques-unes de ses vidéos, je suis spécialement ému par la dernière, un travail énormément sensible, sur les temps différents, avec une musique d'Arvo Part. Ca me touche beaucoup. (Comme quand je vois, dans un coin, au milieu de ses "livres", le premier volume des Racontars que je lui avais offert l'an dernier.) Lui est content, et je suis content qu'il soit content...
Je retourne à l'imprimerie, on est désormais dans les finitions ; le premier exemplaire terminé est pour le copain de Pierre qui a fourni les boîtes de cigarillos, le numéro deux est pour la secrétaire exquise des bozarts, et le numéro 3 pour, quel hasard, le jeune homme au t-shirt vert (mais juste parce qu'il est cité dans l'opuscule, qu'alliez-vous donc penser...)
Et il est déjà dix-sept heures, il fait très chaud, je rentre à Vesoul, fier comme bar-tabac (c'est le cas de le dire!) j'ai mon exemplaire perso - non numéroté - de partir en fumée (c'est comme ça qu'il s'appelle, le fameux "bouquin") Je suis, pour diverses raisons, plutôt heureux. Mais, en même temps comme chaque fois que je "termine" quelque chose (un bouquin, un agenda...) nimbé d'une petite tristesse inévitable et habituelle, postnatale, en quelque sorte...
Sur la place où je m'arrête pour acheter Libé, des jeunes gens jouent au foot en plein soleil comme des chiens fous, courses, rires, torse nu et calbute qui dépasse, et ce spectacle fugitif (je n'ose pas sortir l'appareil photo pour fixer l'instant) dissipe (me distrait) un peu cette brume de mélancolie. C'est justement comme dans le film du jeune homme au tee-shirt vert, sauf que c'est en vrai...
mardi 27 mars
précipité
J'aime bien ce mot, qui donne en même temps (condensé) l'idée de vitesse et celui de réaction chimique effervescente imprévue. C'est un peu l'état des choses en ce moment, aux bozarts :
- Les "3ème année" qui passent leur admissibilité pour le DNAP (les "com" c'était la semaine dernière, les "art" c'est cette semaine),
- mon amie Emma qui finissait aujourd'hui la première moitié de son congé de formation (elle retourne dans sa classe jeudi, mais elle revient l'année prochaine, la veinarde! moi en juin, j'aurai grillé toutes mes cartouches! Si je en trouve pas un autre métier d'ici là, je devrai retourner à l'école la queue basse et sans échappatoire!),
- une dame exquise et passionnante qui vient nous faire une conférence sur l'illustration aujourd'hui (à chaque fois c'est pareil, je me dis, tiens j'aurais p'têtre pu faire ça, et à chaque fois, je me dis aussi, ben c'est trop tard, t'as rien fait, t'es un con, à force d'être un peu ceci, un peu celà, finalement tu n'es rien du tout),
- la jeune S. (elle est grande et belle) qui passait cet aprèm' mais qui n'est pas sûre du résultat (je la sens fragile fragile),
- le jeune T.(il est petit et) passera lui demain matin, j'ai vu un peu ce qu'il allait proposer, ne lui ai pas trop parlé par crainte de le déranger car je le sentais stressé, il a un travail photographique plutôt original et personnel (il se photographie, grimaces, malformations lycanthropiques photoshopesques, multiplication de sa silhouette foetale et nue en forme de téléphone portable),
- et le petit livre dont j'ai déposé aujourd'hui la maquette chez Pierre, qui se rangera dans une boîte de cigarillos et qui s'appelle PARTIR EN FUMEE,
bref je suis parti à 18h, il faisait très soleil, très bleu, forsythia et primevères, j'avais trop chaud dans ma voiture mais un peu les yeux qui démangeaient
saloperies de pollens
mercredi 21 mars
faisons le point
Oui, faisons-le un peu. Mars déjà, c'est le printemps -ou c'est censé l'être- Presque trois mois déjà passés ici, ça m'inquiète un peu. Qu'est-ce que j'ai fait ? Aïe pas grand chose mais bon. J'ai arpenté les couloirs, bu des cafés, été un peu en cours, rempli quelques pages, fait quelques boulots, participé -furtivement- à mon premier accrochage, discuté devant la machine à café, la routine bozartesque, quoi...
Oui, me suis un peu jusqu'ici, mais pourquoi changerais-je, comporté en touriste. Elément déplacé, pièce rapportée, m'insinuant, me réchauffant en quelque sorte au contact de cette belle jeunesse effervescente, hirsute, piercée, rigolarde. Strictement -et prudemment- observateur cette fois-ci (j'aurai au moins appris ça de mon précédent séjour!) je me suis fait de nouveaux copains/copines, en tout bien tout honneur promis juré aucune arrière-pensée.
Définitivement et officiellement enterré une certaine petite histoire, dont je viens d'apprendre par une source amie à la fois de mon côté et du sien (*** j'ai pas fait exprès promis juré j'en savais rien) que lui est de son côté très malheureux -ça je m'en étais aperçu-, pour des raisons symétriques (il a quitté sa copine et visiblement le vit plutôt mal.)
Alors je ne peux rien y faire, je n'y suis pour rien, je ne me sens pas concerné, je ne veux pas déranger.
(...)
Alors je continue mon petit chemin d'auditeur libre.
Voilà ci-dessous mon premier boulot montré (dont je ne suis pas mécontent)
lundi 12 mars
heure d'hiver
C'est pas très facile, le printemps, comme saison, hein ? comme m'a dit ma collègue et amie Marie ce matin-même (je n'étais pas en cours, alors avant de partir, lui ai dit un petit bonjour, dans la cour!) non, c'est pas très facile... me disais-je dans la voiture en allant aux bozarts. Il y a les pollens, il ya le changement d'heure, il y a les incertitudes quand au(x) jour(s) d'après (ne parlons pas de futur ni même d'avenir), il y a les déconvenues, consécutives à des déceptions qu'on pensait avoir digérées mais que, lorsqu'on voit certain visage de certaine personne assis sur certain banc, qui fume et vous salue en plissant les yeux à cause du soleil, ça pinçouille tchac du côté du coeur jusqu'à ce qu'il devienne un peu noir -le coeur- à cause du pinçon (qui chante ? c'est normal, non, c'est le printemps, ne vous le disais-je pas ?), ça poinçonne ça oblitère, pourtant vous le sav(i)ez bien, à quoi vous en tenir (à quoi vous raccrocher ?), les choses ont été clairement dites (ou pas justement mais le résultat est le même) alors vous restez là souriant plaisantant et aussi les yeux qui piquouillent (à cause du soleil, oui, je l'ai déjà dit) même si au fond vous ne comprenez pas pourquoi ça s'est passé comme ça (pourquoi d'ailleurs, grosso modo, ça se passe toujours comme ça), pourquoi il n'est même plus possible de parler de copains, ni d'intérêt mutuel, pourquoi ce mouvement de balancier qui l'a fait se rapprocher, puis s'éloigner, se rapprocher un peu moins, s'éloigner un peu plus, un peu moins, un peu plus, un peu moins un peu plus, et là il est perdu. Irrémédiablement. Il y a entre vous l'espace de la Bérézina, et non, vous ne comprenez pas pourquoi vous vous dites qu'est-ce que j'ai fait ? (parce que bien sûr c'est évidemment de votre faute) et ça fait un poids de plus, un poids supplémentaire, inutile, un fardeau importable tout seul, trop lourd, oui c'est pas facile comme saison, mais bon c'est juste la rentrée, c'était la première fois depuis... longtemps, et puis il a rien dit ok mais j'ai rien dit non plus, allez ça ira mieux demain, et les jours d'après aussi, saloperie de pollens ça y est j'ai les yeux qui piquent
mardi 16 janvier
évaluation
Temps d'évaluation, tout le monde sur le pont !
Et moi donc, rien à faire, à part boire des cafés avec Emma et ceux qui veulent bien s'arrêter près de la maquina. Zoné un moment, puis me suis décidé à partir ; suis remonté à la bagnole, il était 15h et des poussières, y suis resté un moment, je pars ? je pars pas ? je savais que des étudiants que je connaissais devaient passer à ce moment là.
Et puis après ? qu'est ce que j'en avais à foutre, hein ? (...)
Après mûre réflexion, je suis sorti de la bagnole et suis quand même allé voir au sous-sol, c'était là que ça se déroulait pour les gens qui m'intéressaient. S. venait de passer, elle avait un peu les boules parce qu'elle venait de se faire remonter les bretelles, mais c'était visiblement à l'ordre du jour pour la plupart des étudiants, alors je suis resté là à attendre avec eux, assis sur cette table au fond du couloir, pendant que c'était le tour de celui dont je me préoccupais.
Ca ne s'est pas très bien passé non plus, ai-je compris dès qu'il est sorti. Il a démonté son installation dans un silence un peu rageur mais calme tout de même. Je le regardais sans rien dire, j'étais comme attendri. Ses cheveux qui repoussent lui donnent mielleure figure (ça doit piquer un peu, là). Tout le monde tournicotait un peu comme des mouches dans une boîte (private joke). Le moral de la petite troupe était un peu flop flop, sauf B. qui la jouait plutôt souriant et serein.
Je les ai salués alors (que vouliez-vous donc que je fis ?), ils m'ont remercié de les avoir accompagnés en ces moments un peu éprouvants, tous y compris une voix qui sortait de derrière la cloison où il finissait de ranger son bazar, voix que je n'espérais plus entendre. C'était rien, mais ça m'a fait sourire intérieurement, et repartir léger vers ma voiture.
Et c'est tout.
jeudi 11 janvier
déja-vu
Oui je vous préviens je vais recommencer à RADOTER (avis donc aux amateurs, ou aux non.) Aujourdhui je ne suis pas allé aux bozarts et j'ai donc réfléchi (et quand on réfléchit, on est seul, et un homme seul est en mauvaise compagnie et DONC direction leborddeslarmes direct, mais juste le bord, hein ? )
Hier dans le couloir (oui, je suis souvent dans le couloir) je discutais avec Emma en milieu de journée. S'est approché un jeune homme qui m'a dit un truc en souriant genre "te fatigue pas trop, hein!". J'ai fait les présentations, et ce faisant j'avais conscience de présenter l'une à l'autre deux des personnes que j'aime le plus, d'une certaine façon je faisais le lien (le joint ?) Emma lui a payé un café (tiens! il boit du café maintenant!) et on a tchatché un bon moment, j'en ai même raté le début de la projection à laquelle j'avais vaguement envie d'assister. C'était pareil, tout pareil qu'avant, que l'année dernière. On parlait, j'étais bien, et je me disais (oui je peux suivre une conversation intérieure et une extérieure en même temps!) que, là,à cet instant précis, je n'avais pas avancé d'un poil (!), d'un iota, que je me retrouvais de nouveau et de plein fouet embourbé dans la même ornière, quelque part dans la même no way street. Quel con! (je)
Non, pas tout à fait comme l'année dernière. Je ne suis plus tout à fait en face du même jeune homme. Il est... différent. Ce qu'il est, et les rapports qu'il a avec moi. Cette façon de rester très civil, de tourner le dos, de ne pas (faire semblant de) me témoigner ne serait-ce qu'un peu d'intérêt (non j'exagère.). Il a trouvé un nouveau coach spirituel, un nouveau maître à penser. Et ce qu'il est devenu / devient / va devenir ne me fait pas forcément plaisir (mais qui suis-je pour juger, hein ?)
Les étudiants ont leurs évaluations la semaine prochaine, je vais donc rester sur mon quant-à-moi jusque là. Après faudra qu'on parle un peu...

















