jeudi 6 décembre 2018

calendrier d'avent 2018-6

6 décembre

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mercredi 5 décembre 2018

Fårö (prononcez : [foːrøː])

165
A LA RECHERCHE D'INGMAR BERGMAN
de Margarethe Von Trotta

Un film agréable, plaisant.
Instructif & pédagogique.
Qui aurait pu s'intituler Margarethe Von Trotta à la recherche d'Ingmar Bergman, tant la réalisatrice n'hésite pas à s'y montrer, s'y mettre en scène (et même s'y complimenter - à juste raison, son film Les années de plomb figure dans la liste des 10 films préférés du Maître, et elle ne se prive donc pas de nous le faire savoir...-)
J'y ai réalisé que si j'en connaissais bien les titres et les images (et les actrices) j'avais, en réalité très peu vu de films d'Ingmarchounet. Et, pas de bol, le premier que j'ai vu (sur, me semble-t-il me souvenir, sur les conseils de ma chère soeurette) et qui m'avait fort impressionné, Cris et chuchotements, n'est même pas mentionné...
Le film est bien construit, bien documenté, alternants extraits de films, entretiens (d'archives) avec le Maître, et échanges (causettes) avec différent(e)s intervenant(e)s : ses actrices, bien évidemment, ses enfants, aussi, et même quelques réalisateurs/trices français (Mia Hansen-Lowe et un Olivier Assayas spécialement frétillant et enthousiaste).
On y apprend des choses, on ne s'ennuie pas, et ça m'en a confirmé une (de chose) : que le cinéma de Bergman est bien quand même un cinéma chiant sérieux qui m'est resté un peu étranger (qui ne me convient pas forcément), mais que je devrais sans doute faire un effort quand même aussi pour le découvrir avant de mourir... (ce qui me laisse tout de même du temps)

Et ça m'a rappelé que je dev(r)ais depuis un certain temps regarder la version longue de Fanny et Alexandre, qui était un film que Thierry G. adorait (et que je crois avoir réussi à me procurer, mais que j'ai stocké je ne sais plus trop où...)

Et donc c'est ainsi que s'est terminé Le Mois du Doc dans le bôô cinéma, dans une salle où, ironiquement, nous étions deux : Hervé et moi (et nous nous sommes mutuellement avoués, à la sortie, y avoir un peu piqué du nez tous les deux, mais ce n'était pas du tout de la faute du film ou de la réalisatrice, juste de la notre...)

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calendrier d'avent 2018-5

5 décembre

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mardi 4 décembre 2018

punisseur

164
DONBASS
de Sergei Loznitza

Deux heures en Ukraine, pour un film en éclats (sur un pays qui a lui-aussi volé en éclats). Je l'ai déjà dit j'ai de grosses lacunes en histoire et en géopolitique. J'ai donc abordé le film avec candeur. Loznitsa est un cinéaste que j'aime beaucoup (My Joy et surtout Dans la brume, le dernier, Une femme douce ne m'ayant qu'à moitié convaincu -surtout dans sa longue deuxième partie (le rêve)-) même s'il produit un cinéma a priori peu aimable (très ukrainien, en fait) et qui peut faire froid dans le dos (ou claquer des dents c'est selon). Les échos Cannois (paradoxaux comme d'hab') avaient encore augmenté mon envie de me faire un avis, et donc le voilà pour trois séances dans le bôô cinéma (ce qui est chiche, il faut bien le reconnaître).
Film "en éclats" parce que constitué d'une suite de plans, séquences, plans-séquences chacun portant en bas à gauche la localisation, qui en sera la seule explication fournie, à la fois suffisamment précise et suffisamment floue. Des petites histoires. Ce qu'on pourrait nommer "Chroniques de la haine ordinaire" si le titre n'était pas déjà pris. Chroniques d'une guerre hybride entre deux factions au sein d'un même pays (Loznitsa nous laisse entendre de quel côté son coeur balance, qui n'est pas celui soutenu en douce par les russes). Violence, mensonges, corruption, saccages, humiliations, dans ce panorama d'une extrême noirceur, habituel pour ceux qui connaissent et apprécient le cinéma de l'auteur.
La société civile est foulée aux pieds par la militaire, omniprésente et omnipotente aussi. mais, comme on dit par ici "y en a pas un pour racheter l'autre". C'est grinçant, c'est glaçant, glaçant, cette exposition sytématique de toutes les façons dont un homme (ou une femme) peut être con. Et dieu sait s'il y en a. Et de toutes les formes de violence invisageables aussi, ou presque (Loznitsa nous feuillette sous les yeux un sacré catalogue).
La situtation est confuse, et quasiment incompréhensible pour l'occidental benêt que je suis, et j'ai eu besoin d'une petite session explicative de rattrappage par l'ami Hervé dans le hall après la séance, pour m'en donner quelques clés (par exemple, quels sont ces trois soldats ne souhaitaient pas figurer sur les photos de groupe du journaliste allemand...).
Un film saumâtre, quasiment sans espoir (cf la dernière scène), mais un sacré film. Du grand cinéma qui nous chantonne, à sa façon, comme Prévert Oh Barbara Quelle connerie la guerre... même si ça, on le savait déjà. Un film insalubre et pourtant salutaire.

 

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Un très bel article dans Libération, ici.

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calendrier d'avent 2018-4

4 décembre

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lundi 3 décembre 2018

un mardi après-midi où il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire

Cedric-Herrou-Cannes-2018

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LIBRE
de Michel Toesca

(mois du doc, suite : après le land-art (Penché dans le vent) et la mort (Madame Fang) il fut cette fois question de fraternité.) Portrait de Cédric Herrou, un agriculteur dans la vallée de la Roya (une exception géographique française, italienne, italo-française, franco-italienne, bref où c'est un peu le bordel question frontières). Cédric Herrou élève des poules, s'occupe de ses oliviers, et accueille et héberge les migrants que le hasard fait passer devant sa maison. Puis les aide à aller plus loin. Et c'est là qu'il va se heurter à la justice de notre pays et ses réglements abscons et kafkaïens, via les gendarmes, la préfecture, le tribunal, où il lui est d'abord reproché le délit de solidarité (comme si ces deux mots pouvaient aller ensemble). Michel Toesca, cinéaste et ami de Cédric Herrou aposé là sa caméra pendant plusieurs mois et nous livre une chronique du combat (des démêlés) de ce "Robin des Bois des migrants". Où comment désormais, au nom de la fraternité (gravée au fronton de nos bêtiments publics) Le Conseil constitutionnel a affirmé  qu'une aide désintéressée au "séjour irrégulier" ne saurait être passible de poursuites, et a censuré en conséquence des dispositions du Code de l'entrée et du séjour des étrangers. Un document édifiant, sur un homme touchant.

*

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MA FILLE
de Laura Bispusi

Rohrwacher / Golino actrices dans un film de Laura Bispusi* (c'est écrit juste au-dessus!) ou l'histoire de deux femmes "liées par un lourd secret" (qu'on devine assez vite) concernant la fillette à la chevelure flamboyante rousse de l'une (comme une Agathe Bonitzer transalpine) la brune (Valeria Golino), qui est en réalité la fille de l'autre (la blonde, Alba Rohrwacher, vue la veille dans Lazzaro, et qui là, je trouve, pousse le bouchon un peu loin question picole et prostitution), tout ça un peu à gros traits (ou en gros sabots) mais l'occasion pour le mateur que je suis d'oberver à maintes occasions de rudes gaillards du cru (transalpins eux aussi), souvent torse-nu au travail, et c'est toujours ça, hein...

*

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EUFORIA
de Valeria Golino

dans le précédent elle était actrice, et là elle a changé de casquette. Pour l'histoire de deux frères, un gay et pété de thunes (Ricardo Scammarcio) et l'autre (Valerio Mastandrea) pauvre et atteint d'une tumeur (mais il ne le sait pas vraiment). Le pété de thunes va prendre son frérot chez lui, afin d'adoucir ses derniers jours... Ce qui va permettre aux deux frérots de se retrouver un peu (une fois que chacun aura fait sa part du chemin)... Après la lourdeur du film précédent, celui-ci m'a semblé avoir des légèretés de libellule, (alors que le résumé de l'histoire, quand même, ne semblait pas forcément le tirer dans ce sens) et c'est tant mieux. Valeria Golino scrute ses personnages avec attention et tendresse, nous parle de fraternité et d'amour, dans un filmage plutôt sobre et classique mais qui s'autorise ça et là quelques embardées étonnantes dans les mouvements de caméra. Un film plaisant, très en avant-première (sortie prévue 20 février) en plus, et qui a fait du bien au midinet que je suis.

(du coup je ne suis pas retourné voir Nous nous sommes tant aimés!)

* oui oui, Hervé, j'ai corrigé!

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calendrier d'avent 2018-3

3 décembre

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dimanche 2 décembre 2018

tombé du ciel

160
HEUREUX COMME LAZZARO
d'Alice Rohrwacher

Mon dieu qu'il est beau!
Je veux parler du jeune Adriano Tardiolo qui incarne le rôle-titre du film (et dont me semble-t-il, c'est le premier rôle au cinéma aussi tout court). Qu'il est beau, ce Lazzaro, que le synopsis ne présente que comme "extrêmement bon" (mais chez nous on dit "trop bon trop con" et ce gros bon sens populaire s'applique ici à la perfection) et à qui on le fait payer.
Le film a été inspiré à la réalisatrice par une histoire réelle, celle d'une marquise qui maintenait quasiment en esclavage tout un groupe de paysans, complètement coupés du monde, taillables et corvéables à merci comme dit une autre expression connue, en ayant oublié de leur préciser que le servage avait été aboli depuis belle lurette. Dans le film c'est pareil, une marquise (on retrouve Ottavia Piccolo, émotion, un peu perdue de vue ici depuis Mado...) fait bosser les paysans, et les paysans font bosser Lazzaro, qui n'arrête jamais. L'esclave des esclaves.
Tout ça dans une ambiance cinématographique qui nous ramènerait, par exemple,  vers les rugueuses ambiances paysannes des films des frères Taviani (encore un soupir d'émotion), avec une tonalité moins grave -mais puisq'il est question de famille (cinématographique) on pourrait évoquer le tonton Federico (Fellini), et, aussi, le tonton Dino (Risi.) -.
Le film est un conte, une parabole, une allégorie et nous entraîne sur les pas de ce beau jeune homme aux grands yeux, qui va se révéler -progressivement- un personnage hors du commun, avec son beau visage, ses beaux yeux, sa belle voix (oh cette façon de prononcer cafè...),  et même ses belles fesses aussi (oui oui j'ai regardé, le thème me fascine, des fesses des messieurs) jusqu'à sa façon de marcher! (ça m'était arrivé une seule fois avant, de vouloir à la fin d'un film marcher comme le personnage principal, c'était pour Ghost Dog de Jim Jarmusch).
Lazzaro s'exécute, il fait, il fait, chacun(e) a toujours un ordre à lui donner, une tâche à lui confier, un autre truc à lui faire faire, et, comme si ça ne suffisait pas, il va -en plus- être réquisitionné par Tancredi, le blondinet fils de la Marquesa (le marquesino, donc), qui décide de simuler son propre enterrement, en espérant soutirer des millions à sa mère... et qui entretient avec Lazzarochounet des rapprots qu'on pourrait qualifier d'ambigus (et la tentation du SSTG* n'est jamais très loin chez moi je l'avoue).

et crac!

Là le film va connaître une rupture, une césure, un trou noir qui va nous mettre, nous spectateurs, dans la même situation d'incompréhension mêlée d'émerveillement que celle de Lazzaro, pour nous faire comprendre petit à petit ce qui s'est passé. Une première rencontre avec une paire de brigands qui m'a fait penser à ceux de Pinocchio (le plaisir de retrouver Sergi Lopez dans un rôle énorme et tonitruant d'affreux sale et méchant -même si en fait pas si méchant que ça...-) va mettre en route cette deuxième partie du film (que j'ai trouvée encore bien plus emballante que la première, où l'on avait tout de même des fois envie de lui donner des gifles, à ce gentil Lazzaro, tellement il était, justement, gentil...) qui prend les mêmes mais nous les transbahute ailleurs. A un autre moment. Mais toujours dans la même panade.
Et j'aime énormément ce qui joue dans cette seconde partie, où la place (le rôle) de Lazzaro n'est plus tout à fait la même, où on a le plaisir de retrouver la belle Alba Rohrwacher (qui joue dans tous les films de sa soeur). Où l'innocence de Lazzaro sera d'abord mise à contribution, avant que ce ne soit son savoir sur les choses, et même, enfin, son pouvoir, dans une dernière partie qui commence au son de l'orgue dans une église...

Je n'ai pas fermé l'oeil une seconde, je n'ai pas vu le temps passer (le film affiche pourtant deux heures) et j'ai vraiment été ravi d'avoir été ravi par ce jeune homme au regard si doux et à la candeur si exquise. La fin de l'histoire m'a un tout petit peu surpris, je ne m'y attendais pas, et pourtant elle avait été évoquée plusieurs fois, dès le début de l'histoire et j'aurais du m'y attendre, c'était bien là en quelque sorte le prix à payer...

Lazzaro! Lazzaro! Lazzaro! (une multitude de  voix qui appellent et chuchotent au milieu des champs de tabac...)

*Sous-sous-texte gay

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calendrier d'avent 2018-2

2 décembre

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samedi 1 décembre 2018

novembre 2018

jeudi 1er (Besançon)
après deux films vus ensemble (La tendre indifférence du monde et La saveur des ramen) j'ai fait le chauffeur pour ramener chez elle mon amie Michèle, qui marche encore avec des béquilles (depuis le parking Isembart jusqu'à la rue de la Poste, où je l'ai récupérée, puis de la rue de la Poste à la rue Mégevand (j'avais oublié quel sacré embrouillamini de petites rues d'intersections et de tournicotons c'était)
vendredi 2 (fjt)
y mangé tout ce seul ce midi (ce n'était pas prémédité)  ce n'était pas très bon (une longe de thon beaucoup trop sèche avec du riz et une poêlée du midi) mais assis à côté d'une tablée beaucoup plus appétissante (dont un jeune peintre/plâtrier barbu rigolard dont le t-shirt sali révélait des tatouages sur ses bras qui étrangement m'attiraient les yeux)
samedi 3 (sms)
je m'étais bien décarcassé pour finaliser cette soirée tarot hier soir chez Manue qui finalement avait été ajournée, et j'en avais donc fait mon deuil, mais voilà que je lis ce matin un sms de Coralie envoyé hier soir disant que finalement ils pouvaient être là vers 20h, mais on est aujourd'hui et hier c'est fini, tant pis et donc pas de tarot
dimanche 4 (va chez la voisine je crois qu'elle y est)
Christine, encore de retour d'Inde, toujours aussi enthousiaste, n'a pas pu s'empêcher de me montrer des centaines des photos sur sa tablette (j'en retiendrai un très beau puits bleu et une chèvre contemplant un panneau qui annonce qu'on vend de la viande de chèvre -en hindi-)
lundi 5 (B.A)
se sentir joyeux parce qu'on a fait quelque chose de bien, et en même temps un peu frustré de ne pouvoir en parler à personne (parce que, justement, si on en parlait ça n'aurait plus de sens)
mardi 6 (théâtre)
la foule des grands soirs dans le hall (il ne manquait guère que les K. pour que tout le MDCV (mieux-disant culturel de la ville) n'y soit réuni au grand complet ou presque) pour la représentation d'Arlequin poli par l'amour (difficile de parler avec tout le monde)
mercredi 7 (à la cuisine)
pour une fois que le temps était vraiment raccord avec le calendrier (oui, un vrai temps de Toussaint) je me suis surpris à préparer un dessert lui-aussi de saison, un gâteau-cocotte dans lequel j'ai incorporé le reste de coings confits au miel coupés en petits dés
jeudi 8 (au cinéma)
drôle comme chacun(e) nous avons nos réactions propres face à un film (et notre façon d'en sortir) : à la fin de Girl, j'étais bouleversé, sont alors retournés pour me saluer un couple d'amis (qui étaient assis le rang devant), elle aussi visiblement très touchée par le film, mais lui visiblement pas du tout, riant et plaisantant comme si de rien n'était
vendredi 9 (au téléphone)
un peu compliqué d'acheter ces affichettes (destinées à offrir aux instits lors de la journée de formation) par téléphone, auprès d'un organisme qui d'habitude ne "traite qu'avec les exploitants" (mais j'ai expliqué au monsieur que j'avais déjà fait la même chose l'année dernière, et oui, on était dans l'ordinateur, et, comme l'année dernière il a rempli le formulaire de commande à ma place...)
samedi 10 (sur mon compte)
ça faisait un petit moment que je l'attendais, que je l'espérais, et il est enfin arrivé, ce remboursement de 30% de la taxe d'habitation (que vais-je donc faire ce petit pécule ?)
dimanche 11 (bôô cinéma)
honte à celui qui a osé rallumé les lumières de la salle alors que Les croix de bois n'était pas encore terminé, pendant la scène finale, poignante, bouleversante (je n'ai pas pu m'empêcher de le dire à haute voix, Quelle honte!) puis les a quand même réteintes (avant de les rallumer juste avant le mot Fin)
lundi 12 (dans le tram)
entre Canot et Salvador Allende, j'ai cherché longuement le moyen de photographier ce jeune homme, debout près de la porte, en pantalon et chaussures de travail, absorbé par l'écran de son téléphone (j'y suis finalement parvenu)
mardi 13 (fjt)
ce jeune travailleur barbu de chez D. est vraiment mimi sous toutes les coutures : hier la fermeture de sa braguette cassée révélait au passage un charmant éclair de slip vert pâle, et ce midi, quand je suis passé derrière lui, assis à table, je n'ai pu m'empêcher de jter un oeil à cette non moins charmante raie des fesses de jeune travailleur innocemment dévoilée
mercredi 14 (documentation)
c'était drôle finalement cette montagne de documents école et cinéma à ranger par paquets de 10 (pour certains) et à recompter (pour les autres) ensuite par classe, en mettant un petit élastique autour de chaque paquet terminé, après avoir rédigé et collé le post-it correspondant
jeudi 15 (fjt)
ce midi Sylvie a amélioré notre café quotidien en nous apportant des petits chocolats au piment d'Espelette pour l'accompagner (en plus mon petit barbu préféré de chez D. était assis à la table juste derrière)
vendredi 16 (à la télé)
ca y est, avec Marie, nous avons vécu nos "quinze minutes de gloire" (chères à Andy Warhol), en regardant en direct, depuis le canapé de son salon, la diffusion du jeu télévisé auquel nous avions participé
samedi 17 (gilets jaunes)
la ville avait vraiment des airs de ville morte, lorsque je suis arrivé pour me garer sur la place du marché, avant mon rendez-vous chez la coiffeuse (j'ai même trouvé de la place le long du trottoir, ce qui d'habitude, ce jour-là, à cette heure-là, est inenvisageable)
dimanche 18 (aspirateur)
mon voisin n'aime pas les feuilles mortes alors en ce moment il est malheureux car sa vigne vierge est en train de se dépouiller inexorablement, et presque à chaque feuille qui choit, je le vois apparaître pour la faire disparaître
lundi 19 (maternelle et cinéma)
raconté deux fois la même chose pendant trois heures, une fois le matin et une autre l'après-midi, à chaque fois devant un groupe de maîtresses plutôt attentives (et en étant bien plus content de ma seconde prestation que de la première)
mardi 20 (fruits et légumes)
estomaqué, au magasin de primeurs par cette femme qui, devant la cagette d'endives, les prenait méthodiquement une par une en les inspectant minutieusement des deux bouts (le cul / la tête) puis les y reposait, et ce pour l'intégralité de la cagette, avant que d'en sélectionner trois (elles devaient être irréprochables je suppose) et de les déposer dans son sac en papier, en étant certaine d'avoir bien tripoté toutes les autres
mercredi 21 (Entrevues)
un Lubitsch euphorisant à midi pour ouvrir les festivités festivalières - c'est mon premier jour- (Haute Pègre, que, sans doute à cause du titre,  je confondais avec Le Port de la drogue, de Samuel Fuller)
jeudi 22 (transports en commun)
waouh! à Belfort, quand on monte dans le bus, on ne paye pas son billet au chauffeur, on doit juste envoyer via sms le mot "bus" , et hop! on a sur son écran un billet valable pour une heure, qu'on doit présenter au chauffeur
vendredi 23 (Hotel Ibis Budget)
il est très bien ce petit-déjeuner à 6,60€, copieux, varié, qu'on peut même faire durer aussi longtemps qu'on le souhaite malgré un seul point noir : le café, noir justement, y est dégueulasse...
samedi 24 (black friday)
j'étais arrivé beaucoup trop tôt devant le cinéma pour la séance de 12h15 (il n'était d'ailleurs même pas ouvert) alors il fallait bien que je m'occupe et je me suis abandonné de la consommation, suivant la Savoureuse pour arriver jusqu'en ville, à la FNAC pour être précis (où j'ai d'ailleurs été raisonnable, juste un coffret à 25€, bien obligé tant le rayon vidéo y est désormais rikiki)
dimanche 25 (Les Bâties)
on fêtait le soixante-quatorzième anniversaire de René, on était un de moins que l'année dernière (j'ai repensé à Jean-Claude et à son rire, et j'ai pensé aussi à l'année prochaine sans formuler clairement la question que je me posais...)
lundi 26 (en voiture)
Marie est passée me prendre pour aller manger, et j'étais content de la (re)voir comme si ça faisait des semaines qu'on ne s'était pas vus (et pareil pour Catherine, ensuite, sur le parking du FJT)
mardi 27 (au comptoir du bar du restau du cinéma)
pris le temps d'observer avec ravissement le processus d'éboulement puis de désagrégation du sachet de sucre versé au sommet de la mousse de lait qui coiffait le déca-crème que j'ai commandé (servi avec un speculoos)
mercredi 28 (entre hommes)
l'invitation que j'avais lancée pour le nettoyage et le rangement de notre local n'a pas vraiment été entendue : nous n'y étions que trois, et c'est le plus jeune (Alex) qui a insisté pour faire quasiment tout le  boulot
jeudi 29 (bouquins)
depuis chez Marie je suis allé chez Pépin pour lui porter Le lambeau qu'elle lui prétait, puis de chez Pépin je suis allé à Noz après avoir vu Topologie de l'invisible le beau livre sur Preljocaj  (qui était posé sur sa table de salon et qu'il y avait acheté quelques jours plus tôt), et je suis rentré à la maison pour y continuer Courir au clair de lune avec un chien volé, que je savoure (encore deux nouvelles)
vendredi 30 (après l'AG)
comme d'hab' nous avons offert aux adhérents présents une frugale collation (comté, rosette, beaujolais) en terminant comme d'hab' par ce délicieux gâteau que j'adore (et dont j'ai rapporté -comme d'hab'- à la maison un exemplaire surnuméraire)

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