lundi 14 mai 2018

tiens ça faisait longtemps...

 

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classe de Catherine

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Mortagne

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Maugis

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Cuse

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Gy

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aire de ?

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Café des amis

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Bellou

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Pomoy

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dimanche 13 mai 2018

quelle rumeur?

060 (en VO)
061 (en VF)
L'ÎLE AUX CHIENS
de Wes Anderson

Un émerveillement.
(Honte au bôô cinéma qui doit être le seul en france à ne l'avoir programmé que pour 5 séances, uniquement en VO (pour une fois qu'il y avait une bonne raison de programmer la VF) et presqu'un mois après sa sortie. Oui, honte!)
Je n'ai pas commis la même erreur que pour Fantastic Mister Fox, du même Wes Anderson, que j'avais snobé à sa sortie en faisant "Peuh! Un film d'animation! c'est pour les enfants..." et j'ai donc couru le voir dès que j'ai pu... (dans le bôô cinéma je veux dire).
Oui, un enchantement. Qui s'est confirmé quelques jours plus tard dans la très grande salle (et très chauffée) du cinéma de Mortagne-au-Perche. (et je modère -pondère ?- ce que j'ai dit à propos du bôô cinéma, puisque celui-ci ne le programme pas davantage, mais avec la bonne raison, quand même , de n'avoir qu'une seule salle).
La réussite du film tient, bien sûr, à l'éblouissante virtuosité de l'animation (celle-ci incluant les décors, les personnages et les accessoires) et est encore plus complète dans la version originale, tant l'adéquation entre les voix et les personnages qu'elles caractérisent me semble encore plus parfaite.
Wes Anderson avait déclaré à un(e) journaliste son envie de faire un film sur le thème des déchets, mais, comme l'a conclu Malou à la sortie "Il me semble qu'il y a dans le film bien plus de choses que ce simple thème...." et c'est vrai qu'elle a entièrement raison sur ce point...Tout dans ce film (ou presque) me ravit. Les chiens ont, bien sûr, la part belle (où il est démontré que quelqu'un qui aime les chats ne peut être que fourbe et cruel hihi) dans l'histoire, qui pourrait, pour nos plus jeunes spectateurs (ou les plus fatigués) se résumer en très peu de mots : un jeune garçon part à la recherche de son chien( sur l'île où celui ci a été mis en quarantaine avec ses congénénères canidé(e)s sous le bon prétexte d'une grippe canine et d'une fièvre truffoïde par des politiques et des financiers véreux et sans scrupules (double pléonasme).) L'histoire se passe donc en grande partie sur l'île en question (quelqu'un a fait remarquer que, phnoéntiquement, le titre original Isle of dogs, se prononçait comme I love dogs, tout ça pour dire combien on sait clairement dès le début de quel côté velu le coeur du réalisateur balance...) où traîne une troupe de chiens qui furent de compagnie dans une existence antérieure, et que la cruauté et l'insensiblité des humains a poussés à retrouver le statut de (plus ou moins) "sauvages", troupe qui va aider "le petit pilote" à retrouver son Spots chéri.
C'est drôle, c'est tendre, c'est hirsute. Des fois ça grogne et ça montre un peu les dents et des fois ça fait le beau et ça donne la papatte et ça va chercher...

La première fois, c'est superbe.
Et la deuxième fois, même à peu de jours d'intervalle, est tout aussi prenante.
L'île aux chiens est un film que je suis sûr qu'on peut revoir et revoir encore, et qu'à chaque fois on aura le plaisir d'y découvrir, oui à chaque fois, de nouvelles choses.

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L'affiche n'est, paradoxalement, ni très jolie ni très engageante ni très lisible, non ?

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samedi 12 mai 2018

j'quitte le navire, désolé, capitaine

059
LES GARCONS SAUVAGES
de Bertrand Mandico

Revu dans le bôô cinéma, et, pour une fois, les conditions étaient -à peine- moins bonnes que la première fois que je l'avais vu, en avant-première, au Festival Entrevues de Belfort. La première vision m'avait laissé sur le cul, avec un sentiment mêlé de fascination et de légère nausée. Là j'étais préparé, je savais ce que j'allais (re)voir, et pourtant le sentiment mêlé est resté, le même.
C'est un film hors-norme, c'est certain, un film organique, un film hybride, un film transgenre, un film baroque (voilà quelques-uns des qualificatifs qui me sont venus pendant la projection -non non, je ne dormais pas-, mais bon on peut aussi écrire que c'est (aussi) un film confus, un film en boucle, un film étiré, un film saoulant, un film qui court après sa queue, un film épate-bourgeois... On peut.
Mais bon, ce qui est certain c'est que ça marque, tellement c'est zinzin (et inconfortable pour nos habituels petits accoudoirs de cinéphiles).

(un blanc)

reprendre la litanie : un film luxuriant, un film métamorphique, un film convulsif, un film corrosif,  un film abrasif, un film cathartique...

mais bon c'est vrai que, quand on reprend un post après l'avoir abandonné pendant une dizaine de jours, c'est comme avec le bateau du film en question, on a un peu de mal à remonter à bord... et à savoir de quel côté repartir.
Le film est comme la tempête, et passe par une succession de creux et de bosses (de pleins et de déliés, d'accélérations et de sur-places, de rebondissements et de redites) suffisante (la succession) pour qu'on puisse légitiment en sortir à mi chemin entre haut-le-coeur et haut les coeurs!.
Redire que l'ensemble du casting féminin est à louanger (celles qui incarnent, c'est quand même un secret de Polichinelle que je peux ici spoiler, les garçons sauvages du titre du fim) et qui méritent, tiens, d'être toutes nommées : Pauline Lorillard, Vimala Pons, Diane Rouxel, Anaël Snoek et Mathilde Warnier.. sans oublier cette chérissime Nathalie Richard, qui traverse hélas le film un peu trop au grand galop.

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jeudi 3 mai 2018

bigoudis chauffants

058
LADY BIRD
de Greta Gerwig

Un film... apaisant. Comme de la Biafine sur un coup de soleil. Un film qui fait bien la paire avec La belle et la belle, vu juste avant. Même si assez éloigné dans la forme. Un film très américain sur une jeune fille (Christine, mais qui se fait appeler Ladybird) qui vit ses derniers mois de lycée, avant de partir vivre la grande aventure en quittant son Sacramento natal pour New-York New-York (avec la petite musique qui va avec...). A ne pas confondre (ce que j'avais tendance à faire) ni avec le Ladybird de Ken Loach, ni avec Lady Hawke, femme de la nuit, ni, bien évidemment avec Bird people de Pascale Ferran.
Tout y est : les rapports parfois tendus avec les parents (la mère, surtout), les copines (enfin surtout "la" meilleure copine, avec qui on partage tout), les cours et les profs, les premiers émois avec les garçons, le club théâtre, les grandes espérances, les petites cachotteries, les "trahisons", la remise des diplômes, le bal de fin d'année, le quittage du nid... on est en terrain connu, (ça pourrait être une version au féminin du cultissime (en ce qui me concerne) Boyhood -avec ici une histoire familiale moins agitée...- Girlhood, disons donc.), et c'est peut-être pour ça qu'on trouve le film si plaisant, si rassurant, si confortable.
La demoiselle est jouée par Saoirse Ronan (aussi jolie que son prénom est imprononçable), qui est pour beaucoup dans le plaisir qu'on prend au film. j'étais aussi content d'y retrouver Laurie Metcalfe (que j'avais adorée en infirmière chef faux-cul dans la délicieuse série Getting on) en mère aimante mais pas forcément commode, et, un peu plus tard, l'adorable Timothée Chalamet (toujours aussi mimi que dans Call me by your name) dans le rôle du deuxième premier amours, qui nous la joue ici un peu poseur et beau ténebreux anti-système mais peut-être pas tant que ça dans le fond... Et le personnage du papa est parfait (Tracy Letts, je ne connaissais pas ce nounours) en parfait contrepoint roudoudou à la maman...
Je n'ai pas fermé l'oeil une demi-seconde, ce qui est plutôt bon signe et indicateur d'intérêt, pourtant, je le redis, le film n'a a priori rien d'extraordinaire. il est juste parfait dans son genre.
C'est toujours touchant de voir une adote grandir, "quitter le nid" (c'est ce qu'on dit dans ces circonstances) pour voler de ses propres ailes , à plus forte raison lorsqu'elle s'appelle Lady Bird.
Délicieux...

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mercredi 2 mai 2018

personne n'est personne

057
LA BELLE ET LA BELLE
de Sophie Fillières

Il y a des films attendus plus que d'autres... un test : après en avoir vu soixante fois (au moins) la bande-annonce dans le bôô cinéma, j'en avais toujours autant envie (et elle me plaisait toujours autant...). Sandrine Kiberlain et Agathe Bonizer, il faut dire, et que je n'ai jamais vues, l'une comme l'autre, aussi splendidement chevelues (la réalisatrice parvient à fétichiser cet aspect-là, en ce qui me concerne du moins). Et puis un Hervé particulièrement enthousiaste depuis qu'il nous l'avait recommandé, il y a longtemps ((il voit les films très en amont, lui-aussi a de l'entregent...). et puis (surtout, peut-être) un pitch comme je les adore : une Margaux se rencontre elle-même, à 20 ans d'intervalle : la Margaux 1.0 fait la connaissance d'elle-même (Margaux version 2.0). Ce qu'elle sera rencontre ce qu'elle fut (à moins que ce ne soit le contraire). Si on peut dire de certains films qu'ils n'ont pas lieu d'être, on pourrait dire de celui-ci qu'il n' a pas temps d'être. Et ce pitch délicieusement tiré par les cheveux (qu'elles ont, je le répère, splendides) fait loufoquement tout notre bonheur. Comme celui de Melvil Poupaud, troisième sommet du triangle, qui fut l'amant de l'une et sera l'amant de l'autre (mais bon, puisque c'est la même fois deux...)
Contrairement à Dominique, qui m'a dit avoir été un peu déçue, j'ai été ravi. Mais vraiment VRAIMENT ravi. Sophie Fillières, on a quasiment tout pasé d'elle dans le bôô cinéma (et même dans l'autre,  le vieueux, avant). Et on a rarement été déçus. Cette femme a un sens des situations, des personnages, des dialogues, qui m'enchante. Et qui fait mouche, et même fine mouche, à chaque fois ou quasi.
Là, normalement, j'aurais dû chipoter : mais on est dans le passé de Kiberlain ou le futur de Bonitzer ? Et Poupaud reste-t-il égal à lui-même par le biais d'une faille saptio-temporelle ? Ca ne peut trop pas exister (comme dirait Esther, qui est à la fois la meilleure amie à qui on raconte tout et celle qu'on vient d'enterrer et qu'on avait un peu perdue de vue...), hein. mais c'est égal, et on s'en fout. on jubile en galopant derrière les donzelles, on arrondit les ellipses, on sourit aux clins d'oeil, et on est trop bien en sortant. très jolie bonne idée que celle du quai de gare et du train qui s'en va. pour conclure ce qui n'est finalement peut-être qu'une rêverie pleine de fantaisie sur le passé, la mémoire, les souvenirs, et les regrets (ou pas).
Grand bonheur (en version rouge et en version bleue).

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mardi 1 mai 2018

avril 2018

dimanche 1er (sur le ouaibe)
peut-être est-ce dû à la conjonction -pas si commune- des jours (1er avril et dimanche de pâques) ou à certains propos lus auparavant, toujours est-il que je me suis retrouvé fort ému en écoutant Le large, premier single extrait du nouvel album de Françoise Hardy, à paraître le 6 avril prochain
lundi 2 (sur le ouaibe)
trois films d'affilée (de la semaine latino) m'ont fait manquer un genre d'après-midi récréatif avec deux compères, mais qu'à cela ne tienne il a été reconduit le soir (et de fort réjouissante façon)
mardi 3 (sur le bureau)
me suis affolé un peu vite, et à tort, en fin de matinée : non non je n'avais pas, comme je l'ai cru d'abord, égaré toutes les factures pour les dépenses  de l'assoc', elles étaient là, aailleurs, numérotées, datées, dans cette chemise jaune, et j'ai soupiré d'aise en les reclassant
mercredi 4 (Besançon)
il pleuvait tellement que j'ai mis dix minutes avant de me décider à sortir de ma voiture, pensant que ça se calmait, mais quand je suis arrivé à l'Hermitage lje dégoulinais, et la pluie avait traversé mon manteau (dont j'avais -prématurément ?- ôté la doublure le matin même, pour passer de "d'hiver" à "de demi-saison"
jeudi 5 (à travers la fenêtre)
réveillé chaque matin aux alentours de cinq heures, cela fait trois matins de suite que j'ai le plaisir d'entendre le premier chant du premier oiseau (qui me semble bien seul d'ailleurs), mais c'est la première fois que je pense à le noter
vendredi 6 (à l'école)
suite à la suggestion interrogative de Catherine, retrouvé le plaisir (coupable) de repartir avec une petite  assiette en plastique contenant un certain nombre de beignets confectionnés par les mamans (ils ont fêté carnaval ce matin, et c'est les vacances ce soir...)
samedi 7 (maison)
j'avais pourtant prévu de ne pas m'habiller (et de ne pas sortir non plus), et pourtant à cause d'un pépin de pamplemousse germé, il a fallu que je le fasse, pour aller acheter sur le champ un pot et du terreau (et une jolie pelle bleue)
dimanche 8 (chez les voisins)
François crée l'événement en apportant une tarte aux pommes qu'il a faite : les pommes, taillées à la mandoline, y ont été façonnées en forme de roses (et c'est vraiment magnifique)
lundi 9 (sur le perron)
j'ai sorti le pot avec le pépin de pamplemousse au moment de l'averse pour qu'il soit arrosé (comme les enfants je voudrais qu'il ait déjà poussé!)
mardi 10 (chez Marie)
petite expérience pour vérifier si j'avais vraiment de la chance au tirage : pendant tout une partie je lui tirais ses lettres et elle me tirait les miennes : c'est elle qui a gagné la partie.
mercredi 11 (à Gy)
il faut savoir être capable de témoigner de ses défaites : sur les dix parties de okey que nous avons jouées, Dominique en a gagné cinq, Emma et Régis deux chacun, et moi une seule, mais ça valait la peine (on a vraiment beaucoup ri)
jeudi 12 (plates-bandes)
cohabitation florale : déjà que des narcisses avaient poussé à l'intérieur de l'hortensia, voilà que, de l'autre côté,  des tulipes ont élu domicile au milieu du rosier!
vendredi 13 (tirage)
le super-loto du vendredi 13 coûtait 3€ par grille, mais le remboursement minimum n'était que de 2,20€ (pour le numéro de la chance, le 9, je n'avais d'ailleurs que celui-là!)
samedi 14 (correspondance)
toute une série d'échanges avec Manue (sms, mail, portable, téléphone fixe) à propos d'un mystérieux lien qu'elle m'aurait envoyé, que j'étais supposé savourer, mais que je n'ai jamais reçu (merci sfr!)
dimanche 15 (lieux communs)
vérification(s) faites(s), je m'étais arrêté au n° 111, et ce en 2012 (non, déjà ?) pour ce qui était de la "version papier", mais je suis désormais prêt à redémarrer les envois, avec, donc, le n° 112, mais en version pdf désormais (vivons avec notre temps!)
lundi 16 (cinéma Victor Hugo)
comme je le craignais, j'ai pas mal dormi tout le début du film de Kore-Eda, chaque fois que je regardais Dominique elle était éveillée, pourtant elle m'a avoué à la sortie avoir beaucoup dormi elle-aussi, et que chaque fois qu'elle me regardait, j'étais éveillé...
mardi 17 (Vaivre)
après un tour de lac sous un soleil magnifique, le plaisir d'une bière à l'ombre chez Catherine qui, en zytophile confirmée, me fait un bref topo sur les I.P.A (India Pale Ale) qui n'ont rien d'indien, contrairement à ce que je croyais
mercredi 18 (rdv 18h45)
on a fêté les 70 ans de Jean-Fran, dehors, à la fraîche, avec un temps superbe (où il fut beaucoup question de guêpière et d'écureuils) et quelques bouteilles de champagne
jeudi 19 (mondial relay)
quelle bonne idée (et quelle bonne nouvelle pour moi) : je n'ai plus besoin de traverser toute la ville pour aller chercher mes paquets : le nouveau est bien plus près de chez moi, et en plus, on peut en profiter pour s'y réassortir en vin et en spiritueux!
vendredi 20 (contrôle technique)
Le monsieur avait l'air si embêté de m'annoncer que je devais passer une contre-visite (à cause de mes pneus avant) qu'il s'est mis à me tutoyer pour m'en expliquer le processus (et m'a encore plus tutoyé quand il m'a vu revenir moins de deux heures plus tard avec des pneus neufs "Me dis pas que tu l'as déja fait...")
samedi 21 (dans la cuisine)
Emma est passée pour boire le café, pendant le cours de maths de Félicien, et j'ai été surpris en la voyant arriver : elle a coupé ses cheveux beaucoup plus courts, ça la change de tête et je l'ai trouvée jolie comme un coeur
dimanche 22 (chez moi)
il faisait grand beau dehors (le dernier jour de notre semaine de "pré-été") et j'a donc passé toute la journée, agréablement, à traîner à poil (j'ai tout de même dû me rhabiller le soir pour aller au ciné)
lundi 23 (météo)
d'un extrême à l'autre : il pleut il pleut il pleut, comme si on était passé sans transition de juillet à novembre (je jouais au scrabble avec Marie et Dominique nous a rejoints car le tour de lac qu'elle avait prévu n'était plus envisageable)
mardi 24 (tour du lac)
on était six à 15h pour marcher (5 filles et moi, tous retraités donc) et je m'amusais à observer les permutations des configuration que nous effections pour discuter (3 et 3 -en différents dispositifs-, puis 4 et 2 -idem- pour finir en 2 et 2 et 2, pour le franchissement de la passerelle)
mercredi 25 (parking)
le plaisir d'observer (assez longuement et d'un peu loin) ce routier, allemand, en short, conducteur de convoi exceptionnel, occupé à téléphoner en déambulant (et en se grattant les couilles)
jeudi 26 (au téléphone)
j'aime mettre sur pied, comme ça, au débotté, en trois coups de cuillère à pot (et autant de sms) une soirée-tarot pour très bientôt (et le plaisir qu'on aura de s'y retrouver)
vendredi 27 (au cinéma)
prendre le prétexte qu'on tousse en entrant dans la salle pour aller s'acheter un chocolat glacé ("C'est bon pour la gorge...") scandaleusement cher (3,50€), juste avant le début de la séance
samedi 28 (Grattery)
les boules au chocolat de chez Q. étaient tellement sucrées (surtout la meringue) que je n'ai ensuite pu trouver aucun alcool à mon goût, parmi ceux que me proposait Coralie, pour, justement, en faire passer le goût
dimanche 29 (au village)
pour moi l'image la plus juste (et la plus démoralisante) de la condition humaine : le démontage, en fin d'après-midi, des stands du vide-grenier qui se tient chaque année juste sous mes fenêtres, tous ces machins qu'on entasse dans une carriole avant de faire place nette, pour repartir plus loin, pour les réinstaller un autre jour, à un autre endroit
lundi 30 (lieu-dit La croix des curés)
le vent et la pluie de la journée avaient beau avoir défleuri sans vergogne le champ repéré par Philou pour cette 34ème édition, chacun(e) a bu (du champagne) puis lu (Vincent, kozo, Magritte, marins, Newton, sorcières, et tête dans un bocal de mezcal) assez joyeusement, selon la tradition

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samedi 28 avril 2018

déguisée en jambon

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DU SILENCE ET DES OMBRES
de Robert Mulligan

Bien plus que celui de Un été 42, Robert Mulligan reste pour moi le réalisateur du terrifiant L'Autre (et je m'aperçois en lisant sa filmo sur allocinoche que je ne connais quasiment rien d'autre de sa pourtant conséquente filmographie) dont je vous mettrai l'affiche plus bas, parce que je l'ai toujours gardée et qu'elle me fascine.
L'autre, c'était une histoire de gamins, et je n'étais donc pas dépaysé au début de ce film : c'est l'histoire de Scout et Gem, un frère et une soeur, pendant les vacances, dans les années 30, juste après "la grande dépression). Deux gamins qui jouent, en compagnie d'un jeune voisin, à des jeux de gamins, des jeux qui font un peu (délicieusement) peur, et la façon qu'a le réalisateur de jouer sur les frayeurs enfantines (avec une ombre ou une simple balancelle) est proprement magnifique.
Ces deux enfants ont pour père Atticus, un homme idéal,  humaniste, attentionné, bienveillant (Gregory Peck, beaucoup plus rassurant que dans La maison du Dr Edwardes). C'est un avocat, qui va être chargé de la défense d'un jeune noir accusé de viol et de meurtre (sur la personne d'une femme blanche). La première partie du film est centrée sur les enfants, puis une longue partie suivante au procès, avant de revenir sur le enfants (une soirée d'Halloween spécialement mouvementée) et de se clore sur un final familial et plein de douceur, qui m'a alors allez savoir pour quoi (les enfants ? le noir et blanc ? l'agression ?) un peu fait penser à La Nuit du Chasseur, où un Gregory Peck aurait remplacé Lilian Gish (qui elle, montait la garde vaillamment, et défendait avec son fusil les deux enfants contre le Mal).
Le film est l'adaptation d'un livre célébrissime aux Etats-Unis, To kill a mocking bird, de Harper Lee, un livre largement autobiographique dont la voix-off de la narratrice est d'ailleurs est conservée, qui ouvre (et referme) le film. La copie restaurée est magnifique, et on  prend grand plaisir à cette histoire (à ces histoires : le procès pour les adultes et la maison du voisin pour les enfants), pqui dégage un charme indéniable (que certains qualifieront de suranné) beaucoup plus sensible pour moi dans les parties consacrées aux enfants (le début et la fin) que dans celle du procès. La description de la ségrégation raciale en Alabama dans ces années-là fait froid dans le dos mais il suffit de regarder un peu autour de nous, maintenant, pas très loin pour se dire que non non rien n'a changé. Et qu'un plaidoyer anti-raciste, aussi idéaliste soit-il, est toujours bon à prendre.
Un sacré beau film, que je méconnaissais complètement, et pour lequel je dois remercier, donc, le Festival Play it again...

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la nouvelle affiche

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une ancienne

Du_silence_et_des_ombres

une autre ancienne

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une encore,  españole

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et une dernière, qui ne raconte pas du tout la même chose...

 

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vendredi 27 avril 2018

oies blanches et verre cassé

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J'AI MÊME RECONTRE DES TZIGANES HEUREUX
d'Aleksandar Petrovic


Play it again, le Festival, on y rejoue cet année. Le premier film des trois que nous avons choisis. Zabetta l'avait proposé, et j'étais d'accord avec elle : ce film, je ne l'avais pas vu à sa sortie (j'avais treize ans) ni même plus tard, et c'était donc l'occasion. d'autant plus que je me suis rendu compte qu'y figurait un amour de jeunesse : Bekim Fehmiu (que je suivais passionnément à la télévision dans le rôle d'Ulysse, dans le feuilleton justement nommé L'odyssée) y tient un des rôles principaux (en costume blanc).
D'abord les ronchonneries : c'est vrai, je suis sorti du film en disant que ça m'avait saoulé, surtout pour des histoires de niveau sonore. Pourquoi donc s'obstinent-t-ils, dans le bôô cinéma  à passer les films à un volume excessif ? Ont-ils donc peur que, étant vieux, nous soyons donc tous sourds ? Sourd, c'est ce qui risque d'arriver, justement, pendant ces projections : il y a carrément des scènes où j'ai été obligé de me boucher les oreilles tellement j'ai trouvé ça insupportable. D'autant plus que la copie a été restaurée, ce qui est sans doute bien pour l'image mais pas forcément pour le son, tellement on est souvent ici dans un registre de stridences métalliques et désagréables (car, dans le film, ça chante beaucoup, et, donc souvent, ça sature. question volume sonore, mais aussi, en ce qui me concerne, question supportage de ça... Oui donc j'étais saoulé...)
Mis à part cette histoire de chansons et de décibels exagérés, le film est plein de qualités. Une histoire de tziganes, donc, (pleine de bruit, de fureur et de plumes d'oies) comme c'est dit dans le titre. Surtout d'un (celui avec le costume blanc) qui vit grâce à la traite des blanches au plumage des oies, dont il a fait son bizness, et qu'il supervise dans un certain nombre de cantons (dix, je crois), autant que celui de son partenaire et rival (un gros moustachu) qui supervise le même nombre d'autres cantons. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes tziganes (chansons, raki de prune, verres jetés, roulage de mécanique des mâles, gouillasse par terre partout à la ronde, et pains distribués tout aussi à la ronde (mais bon, surtout aux femmes)), si une série d'incidents fâcheux ne venait soudain gripper cette belle mécanique : un souci d'abord au niveau du commerce des plumes d'oies, justement, qui implique une mise au point et un remontage de bretelles, puis, surtout, l'apparition d'une belle jeunesse fougueuse, qui est la fille du moustachu, et sur laquelle notre héros en costard blanc va se mettre à concupiscer, et à monter sur ses ergots de coq pour parader et lui prouver combien il est désirable et combien elle le mérite. Sauf que le gros moustachu n'est pas du tout d'accord et que tout ça va dégénérer (des couteaux seront sortis...). Ah la la les hommes... comme dira, plusieurs, fois, la chanson dans le film...
Conclure en disant que les oies sont doublement photogéniques, en tant qu'animal en troupeau d'un blanc virginal qui traverse l'écran très chorégraphiquement, mais aussi en tant que fournisseuse de, justement, des plumes, des monceaux de plumes au sein desquels (les monceaux) vont se jouer plusieurs scènes fortes du film... Et se dire que (le coup de pied de l'âne) oui que, finalement, Emir Kusturica, les oies, dans ses films, (enfin, l'idée d'en mettre) il n'a pas eu besoin d'aller les chercher très loin, hein... Moi je dis ça, hein...
Mais c'est vrai qu'en sortant je ne me sentais pas vraiment au diapason (!) des autres spectateurs  : finalement je suis assez peu sensible à cette apologie "folklorique" du virilisme, où les mecs se pavanent et où les femmes n'en sont réduites qu'aux stéréotypes de base : à droite la bobonne (vieille) à gauche la bombasse (jeune). Et si le film reste encore aujourd'hui intéressant c'est surtout grâce son aspect quasiment documentaire.
Mais bon...

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la nouvelle

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et la vieille...

A remarquer qu'entre les deux, le réalisteur a retrouvé son prénom originel qu'on avait alors francisé), que c'est le gros moustachu qui a pris la place du mec en costard blanc, et que les deux affiches évoquent, par des moyens très différents, les chants et la musique -celle du bas avec un petit côté flamenco plutôt à côté de la plaque...-

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jeudi 26 avril 2018

le jus de la pêche

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CALL ME BY YOUR NAME
de Lucas Guadagnino

Le plaisir de (re)voir un film dans le bôô cinéma (l'écran est 3 ou 4 fois plus grand que celui du Victor Hugo, et Dominique m'a fait remarquer que le le lui re-redis à chaque fois). Le plaisir de le suivre, d'y reprendre du plaisir, et de pouvoir en profiter pour s'attacher un peu à comment c'est fait... ce sentiment, très vite, que le film progresse de la façon dont le personnage d'Elio se déplace : de façon à la fois nerveuse (impétueuse, fougueuse, il y aurait là-dedans quelque chose du jeune cerf au printemps) et imprévisible (des petites pauses, des mouvements de danse fugaces, des accélérations (des emballements), des changements subits). Le film suit le même rythme, par bribes, par éclats, des scènes (ou des fragments de) montés très cut, bam bam! On ne s'attarde pas, ou rarement. même lors de plans dits "d'ensemble". Oui des éclats (j'ai pensé, un peu lacanien, "des accès" -film des accès, film désaxé hihI- Des échardes, donc, des bris de verre, des petits machins pointus, aigus, qui piquent, qui coupent qui peuvent faire saigner, qui laissent des traces. Le film procède la plupart du temps par bonds, par saccades. Soubresauts comme on peut en ressentir pendant l'orgasme (quand on est jeune, surtout).
Il y a très peu de scènes qui dérogent à ce rythme (et ce sont sans doute les plus belles) les plus significatives étant la -sublime- scène entre Elio et son père (je n'en suis toujours pas revenu) mais, aussi, le très long plan fixe squi accompagne le générique final (mais la scène entre Elio et Marzia, entre les deux, est tout aussi touchante, même si elle est à peine plus découpée).
J'ai aimé ce côté sec des enchaînements, des transitions, qui, s'il est parfois étonnant, n'est jamais déplaisant.
Et j'ai revu tout ça avec un immense plaisir. Et j'ai encore souri aux pudeurs -hollywoodiennes- de jouvencelle de la caméra qui s'en va regardé par la fenêtre la nuit d'été alors que dans la chambre, sur le lit, se passent des choses bien plus palpitantes et véhémentes...
Et je redis mon plaisir devant l'homogénéité de la distribution (tout le monde est tellemnt bien...)
Et je confirme, oui, le top 10 (même si à un niveau d'enthousiasme juste un poil - oh un tout petit petit poil- inférieur à celui qu'il avait pu être à la première vision...)

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mercredi 25 avril 2018

contrefaçon

053
THE THIRD MURDER
de Hirokazu Kore-Eda

(Ce post aurait pu aussi s'appeler non ejusdem farinae mais c'eût pu paraître pédant, non ?). Le dernier film de Kore-Eda Hirokazu, réalisateur qu'on suit ici passionnément depuis ses débuts (Ah, les sublimes After Life et Maborosi...) et dont on continue de programmer les films, même si l'on n'y ressent plus toujours le même enthousiasme à chaque fois.
Le film est très long. les critiques l'avaient annoncé, mais je le confirme. En ouverture, un homme, sur un terrain vague, marche derrière un autre, qu'il va frapper à la tête puis sur lequel il va s'acharner. Toute la suite du film, cela va être le procès de cet homme, mais surtout les discussions entre les personnages : l'avocat et son client, l'avocat et son collègue, etc. Et c'est vrai que ça parle ça parle ça parle (on a le sentiment qu'il s'agit plus d'un film parlé que d'un film joué).
J'y étais avec Dominique, et, hélas, je me suis endormi dès le tout début du film. mais pas le gros assoupissement passif, non, le petit endormissement sournois qui vout fait ouvrir les yeux et les refermer (ou le contraire) plusieurs fois par minute, vous donnant ainsi l'illusion que vous voyez le film alors que pas du tout. D'autant plus que, dans ce demi-sommeil, je n'entendais plus que le japonais des dialogues, que me cerveau traduissait approximativement avec les mots français aux sonorités équivalentes et qui n'avaient évidemment aucun sens dans le contexte), et c'est ces phrases idiotes qui me réveillaient.
J'ai -quand même- fini par m'éveiller complètement, au bout d'un (assez long) moment, et j'ai pu suivre alors le film jusqu'au bout. J'ai ouvert l'oeil juste au moment d'une révélation majeure qui vient modifier ce qu'on a vu jusque là, (et qui confirme que la famille reste une préoccupation majeure de Kore-eda : les films cités sur l'affiche sont Tel père, tel fils, et Notre petite soeur), qui sera suivie de plusieurs autres, (c'est un peu le principe de tous les films dits "de procès" qu'en principe j'affectionne plutôt) qui auraient presque pu finir par égarer un peu le spectateur. Mais non.
Et j'aime aussi beaucoup ce jeu autour de la vérité et du mensonge. Qu'est-ce que mentir ? Et à quoi sert de le faire? Le vrai et le faux, et de l'utilisation qu'on en fait (cinématographiquement, s'entend) c'est une mécanique 'une horlogerie) très kore-edaïenne.
Car Kore-Eda, tout de même. Et j'aime vraiment beaucoup toute la partie du film que j'ai vue. Avec quelques interrogations (quid de la carte postale ? quid du juge ? quid des précédentes condamnations ?) en me didant que sil e film avait été beaucoup moins long, j'y aurais sans doute beauvoup moins dormi... Mais bon c'est bien fait pour moi hein...
D'autant plus que je viens d'apprendre qu'on le projettera bientôt dans le bôô cinéma (enfin, fin mai...) et ça me donnera peut-être l'occasion de racheter mes fautes (de réviser mon jugement)...
Car Lao-Tseu a dit "Qui a dormi au film de le critiquer s'abstiendra"

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Un beau personnage charismatique, celui de l'assassin, autour duquel se cristallise une histoire à la fois simple et complexe.

Posté par chori à 06:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]