dimanche 20 octobre 2013

péchés mignons 8

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(besac, 17 octobre 2007)

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samedi 19 octobre 2013

péchés mignons 7

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(parking, 19 juillet 2007)

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semaine belge un

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LA CINQUIEME SAISON
de Peter Brosens et Jessica Woodworth

Un film magnifique. Une mise en images somptueuse pour une histoire sombre, à mi-chemin entre Les saisons (le beau bouquin pluvieux et glauquissime de Maurice Pons) et The wicker man (le film tordu de Robin Hardy). Un film aux couleurs, et au goût, de la terre, omniprésente. Des images saisissantes pour une histoire de pécores subtilement romancée (le printemps ne revient plus, dans un petit village et ses environs, alors que vient justement d'y arriver et de s'y installer un "étranger" apiculteur en camionnette pourrie avec son fils handicapé...) qu'on suit au fils des saisons (annoncées à chaque fois, comme titres de chapitres), ou de la saison, plutôt, celle  annoncée au générique... Avec, en pointillés, la relation entre la fille d'un paysan et le fils de l'épicier...
Une oeuvre (d'art) splendide, ouverte sous le signe de la comédie agreste et pince-sans-rire, pour glisser progressivement vers la noiceur la plus inquiétante. Car les choses vont de plus en plus mal, forcément, quand plus rien ne pousse, que les coqs ne chantent plus, qu'il faut tout rationner. Et se préoccuper surtout, alors, de trouver un bouc émissaire.(Ah la singularité cinégénique -et terrifiante- des rites païens et ancestraux...) pourt tenter de remédier à tous ces malheurs qui s'abattent (comme les arbres, qui tombent tout seuls). Très impressionnant.

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JE SUIS SUPPORTER DU STANDARD
de Riton Liebman

C'est le film, parmi les six qui sont programmés, sur lequel je n'aurais pas  apriori parié une cacahuète, au vu de l'affiche et du synopsis (un bourrin amateur de foot essaie de changer de comportement lorsqu'il tombe amoureux d'une jolie blonde...) mais qui se révèle une agréable et sympathique comédie (je précise que j'ai personnellement horreur du foot) par le biais de son réalisateur scénariste acteur principal, l'attachant Riton Liebman (le film aurait de forts accents autobiographiques) et la galerie de personnages (et d'acteurs) tout aussi attachants dont il a su s'entourer.
Le film vaut incontestablement mieux que la volée de bois vert critique qu'il a reçu. Riton Liebman sous couvert de "comédie romantique" (pas l'aspect le plus probant du film d'ailleurs) nous livre le portrait "social" (aigre-doux) d'un mec "normal" souffrant  d'une dépendance (le foot présenté comme une addiction, j'adore), puis s'empatouille un peu dans différentes strates du récit pour  virer -j'adore- au conte bisounours (avec -en ce qui me concerne- le plaisir ineffable du sous-sous-texte gay (qui n'était peut-être pas l'intention de Riton L.) : "je vais t'aimer jusqu'à ce que tu t'aimes..." dit-il à son jeune ami torse nu avec qui il s'éloigne après l'avoir étreint...) où tous les fils scénaristiques épars se nouent magiquement d'un coup : youp la boum! et que tout va bien partout. Avec en prime un très joli clin d'oeil à La rose pourpre du Caire. Oui, attachant, vous dis-je.

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prévisionnement dole

4 films :
SUZANNE
de Katel Quillévéré

Sara Forestier est magnifique, et Katel Quillévéré est son prophète. Après Un poison violent, le nouveau film de la dame. Dès le générique, on est appâté : Sara Forestier, Adèle Haenel, François Damiens : les deux soeurs et le papa, dans une chronique familiale qu'on va suivre sur une vingtaine d'années, voire plus. Chronique centrée sur le personnage de Suzanne (Sara Forestier, enfin sortie des rôles de fofolle dans lesquels elle semblait jusqu'ici cantonnée), une jeune fille qui sait parfaitement ce qu'elle veut, même si ce n'est pas toujours le plus judicieux choix envisageable. Un personnage "contre", qui va grandir, s'affirmer, se construire (ou l'inverse ?) au fil de scènes agencées comme des blocs temporels, se succédant chronologiquement, au fil d'ellipses savamment pensées. Une belle et forte chronique, des beaux personnages, des acteurs inspirés... une incontestable réussite.


YASMINE
d'Alain Ughetto

Une histoire d'amour datant de 1978. Le réalisateur se souvient de la femme qu'il a aimé, une jeune Iranienne qui est ensuite retournée à Téhéran, (au moment où ils mettaient le Shah dehors pour le remplacer par l'ayatollah) qu'il a rejointe là-bas, avant de retourner seul en france et de perdre sa trace. Un film autobiographique, un film d'animation (mêlant images d'époque, parfois retravaillées, et animation de pâte à modeler -un travail de titan, certes, mais un peu répétitif dans la forme) sous forme d'échanges de lettres entre la France et l'Iiran


AVEC DEDE
de Christian Rouaud

Un doc sur un musicien / chanteur/ grand bonhomme breton, par l'auteur des Lip et du Larzac. De la bombarde et des traditions orales chantées bretonnes. film dont je ne veux rien dire d'autre tant j'y ai honteusement dormi (mais tous les autres avaient l'air enchantés)


HENRI
de Yolande Moreau

Pippo Delbono est magnifique, et Yolande Moreau est son prophète. Pépin l'avait vu cet été en avant-première à l'utopia d'Avignon et m'en avait dit le plus grand bien, mais je ne suis pas toujours d'accord avec lui (il a une prédilection sur ce qui est très... atypique), j'étais donc au départ sur une réserve prudente, d'autant plus que le début du film justement, la mise en route donc, est un poil laborieuse (avec notamment des scènes récurrentes et un peu péibles de trognes et d'ivrognes, notamment jacky berroyer dans un rôle spécialement ingrat - et antipathique-.) Un veuf (le plus court rôle de Lio à l'écran), Henri,  un peu poivrot, colombophile, restaurateur, et un "papillon blanc" (entendez une jeune fille handicapée mentale, engagée au foyer du coin par la fille du restaurateur pour l'aider "parce que ça coûte moins cher"), Rosette. Premiers contacts, apprentissage(s), apprivoisements respectifs. Jusqu'au matin où, après un lendemain de cuite, Henri ne se souvient plus qu'il a donné à Rosette une robe de son ex-femme. Ni que, comme elle le raconte partout, il l'a mise enceinte durant la fameuse nuit en question. Aïe aïe aïe.
Et puis, tout à coup, ça devient magique. Merveilleux, beau à pleurer, étrangement réaliste, ou réalistement étrange, par la grâce de Pippo Delbono et Candy Ming, d'un bord de mer, d'une baraque à frites, d'une chambre d'hôtel. On a quitté une narration un peu trop terre-à-terre pour se mettre à planer soudain dans les hautes sphères d'une folle beauté cinématographique. oui, c'est vraiment ça, le film prend soudain son envo l (normal, c'est peut-être le pigeon qu'on cherche depuis le début...). C'est en même temps très simple et très majestueux, ça coupe le souffle et ça oxygène grave le ceur et le cerveau. Superbe.

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vendredi 18 octobre 2013

péchés mignons 6

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(besac, 19 juin 2007)

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jeudi 17 octobre 2013

péchés mignons 5

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(besac, 18 juin 2007)

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mercredi 16 octobre 2013

la vie de nader

ALI A LES YEUX BLEUS
de Claudio Giovannesi

Celui-là, ne e chez pas les horaires de projection, il n'est pas encore sorti! (eh oui! on a de l'entregent ou on n'en a pas -mais cette fois-ci ça ne vient pas de Zabetta, ça vient d'Ericchounet, dit aussi Groumfff en d'autres criconstances). il me semble qu'il sort début décembre ou dans ces eaux-là. Décidément tout ce que je vois en ce moment comme cinéma italien me fait grand plaisir. et celui-là même tout pareil!
Deux copains ados, un italien et l'autre égyptien, qui font des conneries (ça commence avec scooter, flingot et braquege de pharmacie) mais vont quand même en cours après, histoire de rouler un peu les mécaniques, de mater les demoiselles, et de glander comme peuvent le faire les ados (et adotes). petite zone plaisante, trucs d'ados quoi, jusqu'à ce que, un matin (!) en discthèque, l'un des deux se prend la tête avec un mec qui dragouille son ex, en vient aux mains, puis au couteau. manque de bol, le mec blessé est roumain, et voilà que les grands frères tontons et cousins roumains se mettent à la recherche de celui/ceux qui a/ont fait ça, et qu'ils ne sont pas joyeux joyeux.
Bord de mer, jeunes gens désoeuvrés, avec le caleçon qui dépasse du baggy, action violente et ses conséquences qu'il faut assumer, on nest pas très loin des Apaches vu récemment et  d'excellente mémoire (d'autant plus qu'ici, de la même façon, les acteurs principaux ont donné leur prénom au personnage qu'ils interprètent. -et réciproquement-.)

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péchés mignons 4

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(besac, 11 août 2006)

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mardi 15 octobre 2013

péchés mignons 3

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(Bretagne, juillet 2006)

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lundi 14 octobre 2013

quatre bouts de rêves (de quatre nuits différentes)

le terminal

Ca y est, j'ai mes bagages pour partir en Inde. J'ai une valise, plus un genre de serviette (porte-document) en cuir marron (dont je pressens qu'il va m'encombrer, et me fais me demander pourquoi donc j'ai pris ce truc) et mon sac à dos...
Je suis tout seul en arrivant à l'aéroport , je franchis les contrôles successifs (le premier est surprenant, il s'agit d'une "porte", ou plutôt d'un passage entre deux cloisons de plastiques rigides, suffisamment étroit pour que je pense ne pas pouvoir y passer (il faut vraiment être très mince) mais finalement ça passe sans encombre.)
les agents ouvrent peut-être ma valise, je ne la vois pas vraiment, ni son contenu d'ailleurs (juste un vague mouvement de tissus bleus à la lisière du champ de vision)
des gardes contrôlent mes billets / mes papiers encore deux fois avant que j'entre dans le terminal qui est bien entendu extrêmement bondé, des gens dans tous les sens, je regarde en l'air les panneaux pour trouver ma direction, à un moment j'entrevois "Delhi" écrit sur un tableau d'affichage mais après impossible de retrouver où je l'ai vu...
Mais qu'est-ce que je fiche tout seul dans ce terminal, au lieu d'être parti plus tôt avec les autres ?

la fenêtre

je suis chez moi (au premier étage) j'ai la sensation d'être un peu ivre, je m'approche de la fenêtre ouverte pour fermer les volets, et un violent vertige me prend, me donne envie de sauter... je m'accroche à la barre pour ne pas basculer, de toutes mes forces, mais le vide m'attire irrésistiblement... je résiste, mais je sens que je vais tomber... (je me réveille)

le magasin turc

je suis dans un genre de bazar, où je suis déjà venu auparavant (il y a sur le bureau du commerçant des papiers où je reconnais ma signature), il y a un présentoir qui fait toute la longueur du magasin, je farfouille dans les rayons , qui sont pleins de petites choses "turques" que je ne connais pas, notamment un cône en plastique transparent, rempli de graines et de confiserie minuscules, mais qui hélas se renverse quand je le saisis (il n'était pas bien fermé au-dessus). Le propriétaire du magasin intervient en riant, il dit que ce n'est pas grave, et verse un peu du contenu dans la main, pour me faire goûter...

le gâteau

j'ai décidé de faire un gâteau au chocolat, je cherche les différents éléments (je suis dans la cuisine de la maison de mon enfance), et je me dis qu'il est peut-être plus pratique de réutiliser cette pâte à gâteau au chocolat faite depuis déjà quelques temps, et qui attend dans son moule. Je me dis qu'il vaudrait sans  doute mieux  rajouter de la levure, car l'ancienne risque de ne plus faire son effet. Je commence à mélanger, et j'avise une superbe croûte de tourte dorée posée là. Je vais la mettre sur mon gâteau qui sera ainsi du plus bel effet.
Cette croûte appartenait en réalité à Elizabeth. Quand elle sort mon gâteau du four, elle enlève la croûte et la récupère sans dire un mot. Même si elle ne dit rien, je vois bien qu'elle est fâchée, je suis un peu embarassé...

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