lundi 24 mars 2014

playlist

Les 25 préférées sur le mix mars 2014 (par ordre alphabétique)

1 (If there's) no hope for us Arab Strap
2 Appelle quand tu te reveilles Renan Luce
3 Bagdad Mixatac
4 Birgham Mixatac
5 Box and knife Malcolm Middleton
6 Crappo the clown Malcolm Middleton
7 De ceux Fauve
8 Death love depression love death Malcolm Middleton
9 Dream sequence Arab Strap
10 Jacob and the angel Suzanne Vega
11 Je mange Oldelaf
12 King creole Chicros
13 Kleenex Oldelaf
14 Loterie Fauve
15 Love on the run Malcolm Middleton
16 Painkillers and alcohol Judah Warsky
17 Phobic Mixatac
18 Red travelling socks Malcolm Middleton
19 Sea of love The National
20 Stink Arab Strap
21 Subset of the world Malcolm Middleton
22 The League Nasser
23 Une belle fille comme moi Bernadette Lafont
24 We're all going to die Malcolm Middleton
25 White Lilly Laurie Anderson

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dimanche 23 mars 2014

comme des voleurs

Si, étymologiquement, une musique peut être déconcertante, peut-être alors qu'une danse pourrait être déballetante ? ou détutuante ? sans doute un nouvel adjectif qu'il faudrait pour qualifier ce magnifique et singulier Salves (déjà, accorder deux adjectifs au masculin singulier à une titre féminin pluriel…) de et par et avec la Compagnie Maguy Marin (la chorégraphe elle-même était là, assise dans la salle, et est venue saluer à la toute  fin des rappels qui furent enthousiastes, certes, mais pas excessifs,  moins dithyrambiques, par exemple, que ceux provoqués par Kader Attou et sa compagnie Accrorap quelques semaines auparavant.)
Il semble que pas mal de spectateurs aient été désarçonnés, déstabilisés, (déçus ?), de voir un spectacle qui n'était pas de la "vraie" danse. Et pourtant…
Un plateau comme en chantier, en construction : des cloisons  grisâtres percés d'ouvertures, au travers desquelles on entrevoit des tas de planches qui vont servir à construire les éléments du décor (des "tables", principalement, de nombre, de taille, et de situations variables) où vont évoluer les huit interprètes.
Si la mise en route est "gentille", se faisant sans bruit et en pleine lumière, avec l'arrivée successive des danseurs sur le plateau (le premier sort des coulisses, les autres sont assis dans la salle), chacun suivant et repassant à l'autre (au suivant, justement) un "fil" plus ou moins (in)visible, la suite va plonger le spectateur dans une obscurité, ou semi-obscurité, percée de plus ou moins brèves trouées lumineuses permettant d'appréhender des micro-(s)cènes, des détails, des fragments, sortant brutalement de l'ombre et y retournant quasiment aussi sec.
Des gestes, des actions, des mouvements, qui vont ainsi se succéder, s'organiser, se répéter, à l'identique ou avec des variations, proposant au spectateur des lambeaux de fiction, des morceaux d'histoires, qui se jouent, se rejouent, se déjouent, noir/lumière/noir, dans une ambiance qui serait assez justement celle des rêves -ou des cauchemars-, avec cette façon qu'ont les images de l'inconscient de biaiser, de parfois s'organiser de façon récurrente, insistante, obsessionnelle, d'inquiéter sourdement en générant parfois un éclat de rire, quasiment à l'improviste ou en vous permettant de vous réveiller -clic!- quand ça devient trop pesant et que le coeur s'emballe… Répétitions ? Des tableaux qu'on trimbale, des tables qu'on met (ou qu'on essaie de mettre), des assiettes qu'on casse, des yeux qu'on cache, des gestes qu'on esquisse, d'autres qu'on esquive... Et des icônes aussi -des clichés- La liberté guidant le peuple, la statue de la liberté, une phrase de Beckett, Marianne, un ancien et honni président de la république, Elvis, bref des représentations, des signets, des citations, en rapport avec l'art, la culture, la politique, l'individu... qu'on verra, passer de mains en mains , repasser, être affichés (revendiqués ?), être accrochés, tenir, puis tomber, se casser, être ramassés...
Ca n'arrête pas de circuler dans tous les sens clic clac noir lumière noir, et j'avoue avoir pris un énorme plaisir -cérébral- à tout ce chahut très minutieusement organisé, même si , comme Emma me l'a fait ensuite remarquer fort justement, cette dégustation intellectuelle  ne s'accompagne pas d'une autre "véritable" émotion, comme pouvait en produire le spectacle de Kader Attou, pour ne citer que lui (rien que ce mec qui danse avec ses bras, au début, par exemple, et j'en avais les larmes aux yeux). non, pas ici d'émotion "douce". On est là, happés, scotchés, sidérés, malmenés plus ou moins, spectateurs. Comme pris en otage par la nuit, le bruit, séquestrés dans une boucle de cauchemar.
D'autant plus que la bande-son (cinq gros magnétos à bande sont installés sur le plateau, à intervalles réguliers) incite encore moins à la rigolade : bruitages électroniques, rumeurs, voix plus ou moins indistinctes, fracas, hachis sonore (il s'agirait plus exactement de lasagnes soniques, d'ailleurs, au vu de l'épaisseur, de la densité, de la texture sonore créée -pétrie- par Denis Mariotte)  perpétrant et entretenant  le malaise, les questions qu'on se pose,  les tentatives de rationalisation, l'effet de sidération induits par le déroulement de l'ensemble...
Et le spectacle se termine -ils ont finalement réussi à mettre la table, et celle-ci occupe toute la largeur du plateau- par une sorte de happening-défoulement (on se jette des choses dessus, on fait gicler de la peinture sur les gens et sur le décor, on se poursuit, on se frappe à coup de massue en plastique, on se colle des tartes à la crème sur la figure, qui semble dire "ah, vous en vouliez du spectacle, et bien prenez-vous ça en pleine figure!") où le son devient énorme et quasiment préjudiciable au système auditif du spectateur moyen (et tout ça se fait en pleine lumière, plus aucune coquetterie d'éclairage ou de clignotement, dans une méta-violence (parce que la fausseté de celle qui surgit sur le plateau est revendiquée, par opposition à l'autre, la "vraie" omniprésente partout et ailleurs que sur ce plateau) qui évoquerait plutôt un jeu joyeux de sales gosses qui se lâchent qu'une revendication politique ou un manifeste esthétique. Quoique.
Une libération. Une explosion. Une déflagration.

 

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samedi 22 mars 2014

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vendredi 21 mars 2014

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jeudi 20 mars 2014

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mercredi 19 mars 2014

l'hôpital

J'ai rendez-vous à l'hôpital cet après-midi.
(en fait, je suis venu la veille, et, à présent, je suis à pied dans les rues de la ville, cherchant la direction de l'hôpital et où est-ce que j'ai bien pu garer ma voiture, la veille…)
Je vois le temps passer, mais j'ai toujours espoir d'être à l'heure. J'ai retrouvé le chemin de l'hôpital (et ma voiture aussi, semble-t-il puisque je suis en train de conduire, en me demandant si la veille j'étais entré ou non dans ce parking privé (il faut attendre que la barrière se soulève, mais quand elle va se baisser, je ne suis pas sûr de pouvoir en sortir…)
Je tente de faire demi-tour avec ma voiture (qui est peut-être devenu excessivement longue et encombrante
Je suis à présent dans l'appartement de Mme el B., je lui explique ma situation (en fait, je veux me rendre au bâtiment où a lieu ma consultation, mais elle me dit que l'hôptal est scindé en deux blocs, et me montre par la fenêtre un bloc d'immeubles assez lointains, m'expliquant que c'est là-bas que je dois aller, et que je n'aurai pas matériellement le temps de m'y rendre
d'autant plus qu'en sortant de chez elle je réalise que j'ai oublié mes lunettes dans sa sa salle de bains, je reviens pour les prendre, et me trompe une nouvelle fois : j'ai pris les lunettes bleues de sa fille (dont les verres sont d'ailleurs assez sales) alors que les miennes sont "bleues et blanches". Je les récupère.
En sortant, je monte dans un ascenseur qui ressemble à un monte-charge, il n'y a sur la paroi (en métal gris foncé) qu'un gros bouton rouge marqué "stop", sans doute pour les arrêts en cas d'urgence.
C'est alors que je réalise qu'au lieu de se déplacer verticalement, ça se déplace latéralement : je suis en fait monté dans un bus, où un tram, je suis en Belgique, de retour au centre-ville où je marchais au début, et je me dis que, décidément, il me sera impossible d'être à l'heure à mon rendez-vous, que je vais être obligé de l'ajourner, que je n'ai pas le numéro du docteur, que ça va encore prendre des mois pour en obtenir un nouveau…

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mardi 18 mars 2014

albums

Ces derniers temps, on a pas mal écouté les albums suivants :

3521383427149_600 Arab_Strap-The_Last_Romance-FrontalMalcolm-Middleton-5 14-Fluoxytine-Seagull-Alcohol-John-Nicotine CS1621557-02A-BIG Suzanne-Vega---Tales-From-The-Realm-Of-The-Queen-Of-Pentacles-COOKCD600malcolm-middleton-lp-lst063405a3162451379_1026813

 

 

 

 

 

 

 

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samedi 15 mars 2014

listes et fragments

"Les hasards de la programmation" (de la vie) font que, quasiment au même moment, je me suis retrouvé à lire 3 livres qui se ressemblent :

 

 

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Le premier m'a été conseillé (et prêté) par Pépin, qui le tenait de Loulou
Les deux autres me furent, à une semaine d'intervalle, conseillés par Libé (le Piccolo, c'est sûr, peut-être le pagès m'est-il parvenu aux yeux par d'autres pistes ? téléramuche ? je ne sais plus trop).
Il est, à chaque fois, question d'un petit livre (par l'épaisseur) consistant en une accumultation de fragments, plus ou moins longs, ayant trait à la mémoire et/ou au plaisir
Françoise Héritier écrit à un ami, et se prend a énumérer toutes les "petites choses" de la vie qui font, que cette vie-là, justement est agréable et mérite d'être mémorisée
Francesco Piccolo (ça fleure bon le pseudo, non ?) recense, lui, aussi des "petits moments de bonheur", à la taille très variable (de quelques lignes à quelques pages, ce qui fait que quelque autre, plus puriste, plus à cheval sur la définition, l'aurait sans doute ôté de la rubrique)
Yves Pagès se tient stricto sensu à la formule des "je me souviens", en ayant juste malicieusement modifié la formule initiale qui se répète. Si le titre est "Souviens-moi", chaque fragment débute par "de ne pas oublier".

3 livres (je les ai achetés tous les trois) que j'irai pieusement ranger sur l'étagère dite "des livres qui disent que je (me souviens)" (j'ai fusionné la liste des "je me souviens" et autres variations avec celle des "je quelque chose" (je pense que, j'aime, je n'aime pas, je sais, j'ai peur de...), mettant ainsi sur le même rayon tous ces livres, en général de petite taille mais d'une grande densité, le plus chéri d'entre eux  étant, bien évidemment, le I remember de Joe Brainard, que Georges Perec a honteusement copié (si, si! tsss).

 

 

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vendredi 14 mars 2014

chaussons

Je suis parti à pied à travers champs (dans la montagne ?) je suis un vague sentier, par endroits il est submergé par un ruisseau

j'aperçois une maison, je rentre dans la maison, il ya un homme qui parle une langue étrangère (hollandais ?) je marchais en charentaises me semble-t-il, je les ôte pour ne pas salir partout. le mec me fait signe qu'il doit partir (je dois partir aussi ?) mais non je peux rester, puisqu'il sort, ferme la porte (je l'entend tourner la clé, et, en regardant par la fenêtre je vois qu'il est monté sur sa mobylette pour partir travailler (il a déplié en travers un genre de bout de mur recouvert de papier peint, sans doute pour se protéger), et il démarre , avec son chien qui le suit

me voilà seul dans cette grande maison, mais pas enfermé, la porte s'ouvre quand j'essaye de l'ouvrir, pour lui dire quelque chose avant qu'il parte, mais trop tard il est n' a pas entendu (attendu) il est parti

je me dis que je vais juste un peu visiter la maison, et peut-être lui prendre juste un slip, avant de m'en aller, de reprendre mon chemin

la maison est très grande, il y a une grande pièce centrale de laquelle montent, à droite et à gauche des escaliers en bois qui ménent aux étages supérieurs (on voit des mezzanines)

à ce moment là apparaît, sur l'une d'elle, une femme, suivie d'un ou deux enfants, qui regardent en bas, puis descendent alors (ils n'ont pas du tout l'air étonné de me voir là) et je comprends que, pendant que l'homme est là, ils restent dans les étages, et ils descendent dès qu'il est parti

un des gamins m'explique que c'est à partir de sa naissance que son père les a confinés là-haut, et qu'il n'a du manger avec son père que très rarement , une ou deux, pour Noël ou son anniversaire il qualifie son père de "tyran domestique"

il y a soudain plein de monde dans la maison, beaucoup de filles (Christine, notamment, et peut-être Dominique) je voudrais prendre une douche avant de repartir, mais elles se succèdent dans la salle de bains (une grande pièce très vaste, dont je n'entrevois que la buée et le bruit de la baignoire qui se remplit en entrouvrant la porte, c'est manu qui se lave)

je me suis déshabillé dans une pièce (la cuisine?) et le fils revient en me tendant un tube de quelque chose pour me soigner (visiblement, je viens de lui en parler, mais j'ai oublié) je me cache le sexe avec un genre de pochette en plastique blanc rectangulaire

ça ressemble à un tube de piment, et il m'explique que c'est extrêmement efficace

Christine explique qu'elle attends une copine qui va venir la chercher en voiture, moi je dois repartir à pied parce que j'ai laissé ce matin ma voiture en partant, à..., à... je ne me souviens plus mais la maîtresse de maison me précise "Monthureux les baulay" et j'acquièsce (?), oui oui c'est là

je vais reprendre mes chaussons, et repartir

Posté par chori à 06:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]