samedi 31 août 2013

micro 124

*

"Faut pas jouer toutes sortes de films ! Faut jouer son rôle!"
(un jeune schizophrène)

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 "sourcil, c'est pas un beau mot"
(un enfant de 3 ans)

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 "Ce qui les troublait à l'extrême
et les rendait fous de désir
c'était pas la chose en elle-même
c'était la façon de s'en servir..."
(une chanson)

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"C'est pas parce qu'on a eu une enfance malheureuse qu'il faut le faire payer à tout le monde."
(La nuit américaine)

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"tu seras aux yeux des autres ce que tu seras à tes propres yeux"
(maxime latine)

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 Il n'y a plus aucune crêperie en ville

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 "Tu m'avais pas dit que je pouvais pas le faire..."
(un enfant, après avoir fait une bêtise)

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"Mon ordinateur est devenu poreux"
(d'un psy)

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"Si je te dis la vérité, tu ne vas pas me croire, et si je te mens, tu vas être énervé..."
(dans un film)

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 "j'ai pris la résolution de ne pas prendre de résolutions"
(une collègue)

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 "love is a bourgeois construct"
(pet shop boys)

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on n'est pas sérieux quand on a 17 ans ?

JEUNE & JOLIE
de François Ozon

Il vieillit bien, François Ozon. Ses films sont de plus en plus forts. Et j'ai l'impression que je l'aime de plus en plus.
C'est vrai, le résumé de l'intrigue (une adolescente se prostitue) ne me faisait pas plus en vie que ça. Mais j'ai voulu vérifier si l'unanimité louangeuse à propos de la jeune fille en question était fondée. Elle l'est. Marina Vacth est extraordinairement superbe (ou le contraire). Physiquemment, celle qu'un coup d'oeil rapide pourrait faire passer pour une adolescente jolie mais maussade, est beaucoup mieux qu'une version plus jeune de, disons Laetitia Casta. Il y a en elle quelque chose d'opaque, d'intériorisé, qui empêche de laisser affleurer sur ce beau visage le maelstrom de sentiments qui se bousculent à l'intérieur. Ou pas. On ne peut qu'émettre des hypothèses. D'autant plus que ce personnage de jeune fille est inséré au coeur d'une famille dite "normale" (la mère aimante -Géraldine Pailhas, très bien-, le beau père gentiment à côté de la plaque -Frédéric Pierrot, quel bonheur pour la deuxième fois en une semaine, mais cette fois dans un rôle délicieusement en deça, de mec maladroit et "planplan"-, et un petit frère en pleine croissance) avec des problèmes simples de quotidien et d'habitude, très justement et très simplement évoqués.
On va suivre Isabelle de la fin d'un été jusqu'à l'été suivant, le film est partagé en chapitres saisonniers, et la "patte Ozon" nous gratifie pour chacun d'entre eux d'une chanson, et qui plus est de Françoise Hardy (des vieilles, les chansons, dont une, la première, que je ne connaissais absolument pas...). On découvre quasiment en même temps qu'elle la pratique de la prostitution "haut de gamme" (les hôtels, les chambres, les clients, les rapports, l'argent), mais on continue de la suivre "tout simplement", en petite jeune fille 'toute simple", (avoir ainsi des rapports tarifés ne semblerait pas plus porter à conséquence que, disons, manger un bol de céréales le matin, et beaucoup moins calorique en tout ça) jusqu'au jour où...
Le film est très bien ficelé, fluidement monté, il est question de sexe, certes, de famille, bien sûr, mais aussi d'adolescence, et d'une certaine innocence (j'avais d'abord écrit candeur), avec notamment une séquence aussi simple que magnifique où toute une série d'ados disent successivement, face caméra, le poème de Rimbaud, et qui, à elle seule, justifierait la vision du film.
Il ne s'agit pas d'un film à thèse, ni d'un documentaire moral, ni d'une machine à fantasmes,  juste le portrait d'une jeune fille, sans que tout soit expliqué ni résolu au bout du compte, et c'est ce qui en fait tout le charme. (Belle de jour version Mademoiselle âge tendre ?)

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jeudi 29 août 2013

lus pendant les vacs

LES PAS PERDUS
de Gilles Jacob
Un "je me souviens" pas très passionnant

JOHN ET ROSIE
de Pierre Lemaitre
un petit inédit gratos un peu anecdotique : court et vite lu

ELVIS ET LA VERTU
de Frantz Delplanque
Un polar plaisant et légèrement décalé. Savoureux (merci Marie !)

CRÂNE CHAUD
de Nathalie Quintane
Trouvé chez Gibert (1€), j'en avais très envie? mais m'est tombé des mains au bout d'une quarantaine de pages. Pfff...

CEUX QU'ON AIME
de Steve Mosby
Un polar dont l'idée de départ m'impressionnait et qui se réveille finalement plutôt mollasson

QUAND FAUT Y ALLER...
de Teri White
Une relecture, suite à un rachat, qui m'a confirmé tout le bien que j'en pensais...

LES REVENANTS
de Laura Kasishke
Une découverte (merci Christine!) énorme par la taille, complexe par la construction et hyper-agréable par l'écriture. Les sororités américaines, comme si vous y étiez...

TRAQUER LES OMBRES
de John Harvey
Le dernier Harvey, ou presque, qui me restait à lire, sans Resnick, mais tout aussi bien fichu...

AUPRES DE MOI TOUJOURS
de Kazuo Ishiguro
Le roman dont a été tiré
Never let me go, ce film qui me bouleverse, et qui lui est extrêment fidèle (et me bouleverse donc aussi). La fin en est exquisement désespérée.

UN LIEN FRATERNEL
de Wells Tower
Un petit bouquin (même pas 100 pages) qui raconte la même histoire de deux façons différentes (chacun des deux frangins).  Viril (4x4, menuiserie, chasse à l'orignal). Très agréable.

L'ESPOIR, CETTE TRAGEDIE
de Shalom Auslander
Par l'auteur des délicieuses Lamentations du prépuce, un bouquin tout aussi désespérément drôle : un monsieur (juif américain) qui vient d'achetr une maison à la campagne pour y loger sa petite famille découvre, cachée dans son grenier, Anne Franck... Des pages entières que j'aurais envie de recopier...

LE GRAND N'IMPORTE QUOI
de Jean-Pierre Marielle
Un plaisant livres de souvenirs, sous forme de dictionnaire (ou d'abécédaire). "Truculent".

BEAUFORT
de Ron Leshem
J'avais adoré le film (bidasses + israéliens), je crois que j'aime encore plus le bouquin! Une écriture indiscutablement "couillue", la vie militaire vue de l'intérieur, comme j'en rêvais... Aussi foisonnant que jouissif (...). "Très mâle, très bien!"


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mardi 27 août 2013

MY T.

ROMEOS
de Sabine Bernardi

"My T, nous explique Lukas, au début du film, signifie "Ma testostérone". Il s'agit des injections qu'il prend régulièrement pour se masculiniser. Car Lucas, s'il présente les signes extérieurs qui l'apparentent à un garçon, est en realité transgenre. Il est fille pour l'état-civil mais veut désormais pleinement assumer le statut de garçon qu'il est à l'intérieur, et se trouve, au début du film, en plein milieu de ce processus de transformation. Il est copain avec Eli, qui est lesbienne (avec qui il était déjà copine quand il était encore fille) et va rapidement tomber amoureux de Fabio, un beau macho pédé.
Le film de Sabine Bernardi, qui a déjà raflé pas mal de prix dans pas mal de festivals, sortira le 4 septembre, et nous avons eu la chance de le recevoir en prévisionnement par son gentil distributeur, (car nous commençons à avoir un peu d'entregent.) Je l'ai donc visionné hier soir, alors que je n'avais pas a priori plus aussi envie que ça de le voir (parce que j'ai lu "transgenre", et, oui, je le reconnais, je peux être très con des fois, et me dire dans un premier temps "bah si c'est pas que des mecs-mecs ça va moins m'intéresser..."), et malgré les susdits (et très cons je le répète) a priori(s), je l'ai finalement regardé d'une seule traite, avec attention et, oui je dois le reconnaître, émotion.
Il s'agit finalement, et simplement, d'une histoire d'amour, "banale" pourrait-on dire, même si le contexte : le Köln underground et plurisexué, rend les choses un peu plus complexes et un peu plus ... pittoresques. Boy meets girl, disait la tradition, ici - o tempora o mores- ce serait plutôt Girl/boy meets Boy/boy. Qu'importe le flacon...
Un film de gens, (plutôt qu'un film de genre), comme pouvait l'être celui de Féret (bien que dans un tout autre genre), mais tout aussi attentif en tout cas (et attentionné), avec le dosage adéquat de réalisme et de romance, et extrêmement pudique sur un sujet qui aurait pu faire craindre plus de soufre ou de voyeurisme malsain. Certains critiques diront "gnagnagna .. n'évite pas les clichés" (je le sais, je l'ai lu), mais tel que le film assume courageusement son sujet, en se colletant tout aussi bravement aux clichés inhérents. Même s'ils sont parfois un poil (!) voyants.
J'ai repensé, en le voyant, au superbe Wild side, de Sébastien Lifshitz (peut-être plus dramatique) et au très ricain Transamerica (beaucoup plus humoristique ?). Le premier beaucoup plus fort parce que le personnage principal était joué par un "vrai" transexuel, tandis que le deuxième avait choisi une actrice pour incarner ce personnage de trans. C'est aussi ce que reprochent certain(e)s critiques à la reéalisatrice, d'avoir choisi un acteur mâle pour jouer cette fille qui devient garçon. mais l'acteur en question, Rick Okon, dont c'est le premier "premier rôle" est vraiment vraiment bluffant tant il incarne son personnage avec force et vérité, avec ce qu'il faut de douceur (féminine, bien sûr) et de révolte (virile, tout aussi bien sûr, hihi). Trop mignon(ne) !

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lundi 26 août 2013

tchekhov ou morisot

LE PROCHAIN FILM
de René Féret

J'y suis allé en toute innocence, sans rien en savoir du tout. (De Féret je me souvenais juste de La communion solennelle, que j'aimerais bien revoir d'ailleurs, et des contacts très amicaux que nous avions euy avec lui parce qu'il distribuait un des films que nous avions programmés(s) dans notre "semaine latino", autant dire que tout ça me mettait dans de plutôt très bonnes dispositions...). Dès le générique, j'ai commencé à soupirer d'aise et à ronronner comme un vieux matou ravi : Frédéric Pierrot  (oh que je l'aime ce monsieur), Maryline Canto (re ooh), Antoine Chappey (re reoooh), avec la participation de Grégory Gadebois (ouououh), déjà j'en frissonnais d'aise. J'avoue que je ne connaissais pas Sabrina Seyvecou, mais elle mérite aussi son oooh rétrospectif, tant elle est à la hauteur du trio précité (Gadebois n'étant là qu'une poignée de minutes), qui se qualifie par son excellence, sa simplicité, son humanité, sa justesse... hmmm un régal vous dis-je.
Mise en abyme ? Il est question d'un cinéaste nommé Gravet (comme dans Les frères gravet, du même René Féret), de ses projets "professionnels", et des membres de sa famille (sa femme, ses filles, son frère, sa belle-soeur...) avec eux aussi des projets professionnels... et des problèmes personnels. Il est réalisateur, elle est actrice, le frangin aussi, sa femme est éditrice, et tout ça est filmé très près des gens, chaleureusement, intimement. Frédéric Pierrot est au centre de tout ça, au début du film il vient présenter son dernier film dans une salle art & essai et discuter avec les spectateurs (et se prendre la tête avec le directeur de la salle en question qui anime le débat - directeur joué par Féret himself), à la fin il est sur un nouveau projet (le "prochain film" du titre), après avoir navigué entre plusieurs idées : une adaptation de la vie de Tchekhov ("en costumes, donc très cher" commente son producteur) ou bien une comédie avec son frère (alors qu'aucun des deux n'est a priori étiqueté comme spécialement rigolo... -et toutes ces considérations sur la difficulté de faire une comédie qui soit drôle résonnaient... drôlement, ensuite, pendant la projection consécutive de Tip-Top -). Le frère veut donc prouver au monde qu'il a de l'humour et peut être drôle, l'épouse, qui accepte mal le fait que son mari de réalisateur ne l'ait jamais engagée, se voit proposer au théâtre le rôle de Phèdre à jouer avec un jeune Hyppolyte tout mimi, la belle-soeur, éditrice -on ne devinera pas son métier tout de suite- traverse elle une crise personnelle dirons-nous, et toutes ces interférences et petits incidents affectifs sont comme des propositions de jeu(x) que Féret met en scène simplement, légèrement (il y a parfois carrément des échanges qui ressemblent à des improvisations - les scènes entre Chappey et Canto, notamment-) sans jamais tomber dans le pathos de la thérapie familiale.
Un film délicat, personnel, idéal à savourer en cette fin d'août... Dominique a qualifié ça de "cinéma d'un autre temps", je ne suis pas tout à fait d'accord. De la belle ouvrage, oui, le goût du travail bien fait, voilà...

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samedi 24 août 2013

facile à comprendre

quasi le début des vacances

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...et quasi la fin des vacances...

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comiques

KICK-ASS
de Matthew Vaughn

Avec tout le battage concernant la sortie de Kick-Ass 2, et la vision réitérée de la bande-annonce du susdit (avec cette fameuse réplique du coup de pied dans la chatte qui m'avait un peu surpris la première fois, et plutôt réjoui les suivantes), j'ai eu envie de jeter un oeil au premier (avant d'aller éventuellement voir l'avant-première du 2) et je l'ai donc téléchargé acquis malhonnêtement. Las! savez-vous qu'il n'existe qu'en VF ? J'ai donc laissé de côté provisoirement mes codes moraux, et ai commencé à le visionner sur mon ordi, bien qu'il fut alors assez tard. (Mais bon c'est les vacances, et on fait comme on veut). Et bien figurez-vous que pour un film ricain, en vf, qui parle de super-héros, ça m'a plutôt bien scotché, puisque je l'ai visionné direct jusqu'au bout, et que, par sa faute, me suis donc couché très tard (mais bon, c'est les vacances, etc.)
L'histoire ? Un ado typique américain décide de devenir un "super-héros", bien qu'il n'ait aucun super-pouvoir (après avoir acheté son costume sur le ouaibe!). il réalise assez vite combien il est douloureux (et vain) de vouloir lutter contre le crime. Nous sommes dans un univers qui se définit comme "réel" par opposition à celui des comics, univers où le culte qui leur est voué (aux comics) est omniprésent. Il y a dans le film un méchant super-méchant (genre d'hyper-boss mafieux), dont le traitement "excessif" et la stylisation rappellent... les méchants des comics, bien entendu, et une autre paire de super-héros (mais qui, eux, bastonnent réellement, enfin, dans la réalité du film, et ce de façon hyper-violente) : Big Daddy et Hit Girl. J'ai oublié d'évoquer  un autre personnage important, celui du fils du super-méchant, qui va devenir provisoirement (et sur son initiative propre, pour aider son papounet que Kick ass n'arrête pas d'embêter) un autre "super-héros" , Red Myst, ceci pour mieux venir à bout de Kick Ass dans un premier temps, puis des deux autres, (BD et HG) dans un second.
(là je suis un peu énervé parce que j'avais rédigé tout une partie qui -pfuit!- vient de s'évaporer dans le néant. Donc je reprends le fil (ou je tente de) et je continue).
Tout le début du film, (la mise en route et les débuts de K-A) est absolument et parfaitement jubilatoire (et pas uniquement parce que le héros est mimi,  ni qu'il est fait état de l'importance des hormones des ados (mais bon ça caractérise aussi l'ensemble de la gent masculine, non ?), ou autres considérations désopilantes via sa voix off. C'est vraiment drôle, trash, enlevé, bien fichu, cet "accouchement" de Kick Ass (qui, à chacune de ses premières sorties, provoque quasi infailliblement l'hilarité de ceux qu'il croise "t'es qui, toi ? la capote Verte ?"), où intervient à chaque fois le narrateur pour commenter d'abord les déconvenues puis les innombrables bastons qui vont envahir le récit.
Car c'est là que réside un peu le problème (du moins en ce qui me concerne) : à partir du moment ou Kickounet va se trouver comme qui dirait en état de marche, ça ne va plus arrêter. Bastons, meurtres, violences en tous genres. Super méchant boss veut éliminer chaque bâton en travers de ses roues de ses mafieuses activités, et comme par un fait exprès, à chaque fois K-A se retrouve sur sa route. Pièges, traquenards et autres combines se succèdent, chacun voulant la peau de l'autre. d'autant plus que Big Daddy et HitGirl sont aussi entrés dans la danse.  Heureusement que la quantité d'hommes de mains du Super boss  semble quasi inépuisable, car il va s'en dégommer par dizaines... (Big Daddy et HitGirl ont un faible pour la perforation à la lame, de préférence bien profonde et bien éclaboussante, tandis que Kick-Ass n'a que des bâtons et -je cite- "un taser de fiotte", ce qui est tout de même bien moins gore.) Ca décime à tout va (mais bon, c'est justifié, ce ne sont tous des méchants sbires et sous-fifres) et, à prpos d'agression, le réalisateur en profite pour placer un petit couplet sur le fait que d'une part la plupart des gens ne léveront pas le petit doigt si quelqu'un se fait agresser devant eux, et d'autre part qu , le plus important, c'est d'être vu sur yout*ube et faceb**k, notions par forcément contradictoires.
Et le film continue sur sa lancée, ça charcle, ça cogne , coup de poing américain, bâtons, battes de base-ball, ça défouraille, ça incendie, etc., suivant une ligne de récit ascendante, qui ne peut que, comme prévu, déboucher sur l'affrontement final entre les gentils (ceux qu'il en reste) et le super-méchant (ça se terminera au bazooka!)
La deuxième partie est donc beaucoup moins originale, et ne fait que suivre quasiment à la lettre le ccahier des charges des films dits "de super-héros", avec, toujours, heureusement, la légère distance créée à la fois par la voix off et l'humour goguenard des dialogues et/ou des situations...
Je l'avais vu sur mon petit écran d'ordi, et je suis revenu avec grand plaisir le revoir sur grand écran (même si hélas toujours en VF) lors de cette "soirée Kick Ass" (K-A 1 + avant-première de K-A 2 pour 10,90€) organisée dans le bôô cinéma... Il ya avait dans la salle une grande majorité de djeunz (dont j'ai pu entrendre les commentaires à l'entr'acte, et qui visiblement -les boys surtout- étaient dingue de cet humour, et appréhendaient d'ailleurs un peu que "le 2 soit tout pourri, tellement ils avaient adoré le premier..."

(à suivre)

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KICK ASS 2
de Matthew Vaughn

Après un petit quart d'heure d'entracte, le suspense est levé, et, enfin, le film démarre. Dès le début, on sent que c'est plan-plan, que le réalisateur reste dans son fonds de commerce, qu'il sait qu'il parle à des fans, geeks en majorité, et qu'il peut donc y aller sur les vannes les références et les clins d'oeil. On est content de retrouver les personnages (enfin, ceux qui sont encore vivants, et de suivre leur évolution. Les scénaristes ne se sont pas cassé la tête et n'ont fait que dévider les fils scénaristiques qu'ils avaient commencé à tirer dans le 1. Avec des variations sur le motif. alors que Kick-Ass a envie de remettre ça parce quil s'ennuie, et veut denir le Robin de Hitgirl, voilà que celle-ci, suite à on ne sait quel contrat moral, décide de déposer les armes, la baston et les gros mots, pour devenir une vraie dille, oui, avec des robes, du rose, des yeux de biche et des premières surprise-parties. voilà un peu le souci : on suit chacun des personnages avec ses petits tracas, et les scènes s'empilent assez paresseusement (mais sympathiquement) enchaînanats bastons, of course, vannes pourries, jets de vomis, remarques acerbes, etc.
Le plus gros plantage du film, pour moi, est le choix du méchant. Vous connaissez bien le truc : "plus le méchant est réussi, et meilleur le film est", et bien là, c'est dommage, mais il ne l'est pas du tout. On retrouve l'ex red Myst, qui, décidé à se venger de K-A qui a fait du mal à son papa avec le bazooka, devient MotherFucker (une sorte de follasse cuir tordue avec des fermetures éclairs et les talons qui vont avec)  lève une armée de "bad guys" (genre public pour un concert de death metal) pour aller casser la gueule (et plus) à Kickounet, qui de son côté, a rejoint une bande de "super-héros" comme lui (des gentils donc, il y a même un Super Gay!). Et le problème c'est que ces méchants sont vraiment grotesques (surtout avec M-F à leur tête), spécialement Mother Russia, un croisement entre Terminator et Ilsa la tigresse du goulag (je parle aux connaisseurs), quasi indestructible. Et donc on se fout un peu de tout ça (les combats et tout), on rigole aux vannes bien nazes, et, (pendant toute la fin) on attend le moment où va servir ce requin mollasson qui roupille au fond de son aquarium, et bon, même là, il aurait pu mieux faire!
Mollasson, voilà, ça pourrait être le qualificatif de ce K-A 2, (finissons tout en finesse) agréable comme un verre de soda frais en plein cagna : on connaît le goût, ça fait du bien sur le coup, mais, bon, une fois qu'on l'aura pissé, on l'aura aussi vite oublié... Autant retourner voir le 1! (en attendant le 3 ?)

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protocole

TIP TOP
de Serge Bozon

Inutile de tourner autour du pot : une grosse déception. Vu en avant-première au Plazza Victor Hugo (mon cinéma chéri-chéri), après l'excellent Prochain film de René Féret (qui, lui, était bravement en sortie nationale). Passée une première scène tonitruante (François Damiens dans ses oeuvres) dans un bar rebeu, qui peut effectivement être considérée comme drôle , même si / parce que s'y profèrent des horreurs, on déchante ensuite assez rapidement, pour regarder des personnages s'agiter et s'exprimer au fil d'une intrigue mi-polar mi-socio mi-n'importe quoi (trois demis pour faire bonne mesure).
Pourtant le trio de tête (Damiens/ Huppert / Kiberlain) avait de la gueule sur l'affiche et dans la bande-annonce... Deux "super-fliquesses" (Huppert et Kiberlain) débarquent dans un commissariat du nord de la France pour enquêter sur la mort d'un indic maghrébin (Damiens fait le flic).
Syndrome "la fille du 14 juillet" : Cannes et Les Cahiaîs du C. avaient annoncé ça comme le renouveau de la comédie ou quelque chose du genre, et (en ce qui me concerne) c'est désolant : à peine quelque sourires arrachés, des acteurs plus ou moins à côté de la plaque (Huppert réussit même à être pas très bonne, ce qui est exceptionnel et mérite d'être remarqué! -à moins que, comme dit mon ami Hervé, "ça soit fait exprès"...mais bon hum j'ai des doutes), dans une histoire vaguement embrouillée, où, quand le générique de fin commence à défiler, on a l'impression qu'on n'a rien compris du tout (mais y avait-il d'ailleurs quelque chose à comprendre ?). Il y a pourtant Axelle Roppert au scénario, qui est tiré d'un polar dont le nom est cité au générique. il est question de police et d'indics, de trafic(s), de protocole(s), d'Algérie (et d'algériens). C'est confus, brouillon, bancal, maladroit, certes décalé mais je cherche encore où est le "comique" annoncé ; et il faut bien avouer qu'on perd pied et qu'on attend que tout ça se termine.
Reste une très jolie scène de danse dans un bar, (un jeune alégrien sur un chanson turque, si mes sources sont bonnes) mais on est triste quand on pense au précédent film de Bozon (La France), qu'on avait vraiment beaucoup aimé, et qu'on se retrouve face à ce gâchis... Dommage, oui, très dommage...

(Bon, je dois être un peu con-con : le film sortant le 11 septembre, il n'a donc pas encore de critiques "officielles", et je me suis donc amusé à faire un survol (critique) de toutes celles qui furent écrites à Cannes, lors de la présentation du film : elles sont toutes ou presque magnifiques et excellentes -télérama, les inrocks, critikat, arte, libé, le monde- et me laissent donc d'autant plus perplexe. Certes, il ya le sous-texte. Il est, visiblement, question de cohabitation (de coexistence) et de mixité dans ce film. Le réalisateur insiste et met le doigt sur les "deux côtés" (la France / l'Algérie) sur les liens qui se tissent et sur les déchirures aussi. Ce qui se passe "souterrainement" est intéressant, et encore plus d'ailleurs lorsqu'on on écoute le réalisateur parler de son film en interview (ce qu'il en dit en passionnant, mais on n'a pas du tout le sentiment qu'il parle du film en question qu'on vient de voir...) Comme quoi on peut passer à côté du sujet, avec les meilleures intentions du monde (mais bon, encore une fois, ce qui est valable pour le réalisateur l'est aussi pour moi...) Arghhh!

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ex-"liste littérale"

D'une liste initiée il ya longtemps sur le site de listes de mon ami GB, qui avait "bien commencé" et s'était hélas poursuivie en eau de boudin... Je l'ai retrouvée, toilettée, et voici quelques rescapés... :

  • Perdu à cette soirée où il ne connaissait personne, il résolut d'avaler cul-sec le contenu du cubi de rosé de provence, pour se donner une contenance.
  • Oui, oui, je révère l'Antéchrist, reconnut le jeune homme, de mauvaise foi.
  • "Réveille-toi ! Il me semble bien avoir entendu du bruit du côté de la Bastille... J'en mettrais ma tête à couper..." chuchota Louis XVI à sa douce, en ce beau matin du 14 juillet...
  • Aldrin demanda alors à son pote Armstrong s'il avait aperçu ses lunettes, mais l'autre ne répondit pas, il était dans la lune.
  • Après l'avoir coupée, Vincent la posa délicatement sur son oreiller, puis s'allongea dessus en pensant "Enfin je vais pouvoir dormir sur mes deux oreilles."
  • Après mûre réflexion, Jack posa sa pierre et, tout de go, réalisa qu'il avait perdu la partie, comme à son habitude.
  • Attablés dans ce petit restaurant, Antoinette et Georges dégustaient une entrecôte tout en discutant le bout de gras.
  • "Aucun acteur n'est dispensé d'avoir la trouille avant d'entrer en scène", pensa-t-il, tout à trac.
  • "Ça dépend...", répondit le sous-diacre en décrochant son linge de corps avant l'orage.
  • "Depuis le temps que je cherchais une demoiselle qui me ressemble...", dit Oedipe, à l'aveuglette.
  • En ce matin de Noël, les enfants se levèrent et coururent devant la cheminée,  inquiets de savoir si le Père Noël était passé et où il avait déposé les cadeaux. Ils étaient dans leurs petits souliers.
  • "Je me suis rué sur ma femme, et je l'ai précipitée du haut de la falaise", dit-il un peu à la va comme je te pousse .
  • "Je ne pratique pas l'équitation pieds-nus...", répondit-il au débotté.
  • "Je ne suis pas sûr que ce soient des créatures vivantes" déclara le capitaine du Nostromo, marchant sur des oeufs , tandis qu'il explorait avec plusieurs membres de son équipage cette planète inhospitalière.
  • "Je peux faire un trou dans la terre à la seule force de mon crâne", dit Hercule, tête-bêche.
  • La femme du boulanger, jouant à la cachette avec son mari : "Il ne me trouvera jamais, je suis dans le pétrin!"
  • Le public avait déjà vu défiler successivement Naomi Campbel, Linda Evangelista, Claudia Schiffer, et attendait fébrilement la suivante, lorsque le speaker se leva et annonça : "Au quatrième top , il sera exactement...."
  • "Mon dirigeable a besoin d'être regonflé", dit-il en grande pompe.
  • "Non, non, je n'ai rien pris..." bredouille le pêcheur, montrant sa nasse vide...
  • "Sacré Fabien Barthez, il travaille même en hiver", constata-t-il de but en blanc.
  • Son dealer l'ayant informé qu'il serait indisponible et ne pourrait l'approvisionner pendant un certain temps puisqu'il venait de se faire arrêter, il décida alors de commander des graines et d'en assurer lui-même la culture à domicile pendant l'intervalle, histoire de faire le joint.
  • "Tss tss, Jeanne, vous auriez pu vous habiller de façon plus féminine avant de monter sur le bûcher", déclara-t-il, à brûle-pourpoint.
  • "Bernardo, arrête de me chatouiller ainsi..." dit Zorro, en riant sous cape

  • "J'adore être enfermé à Brégançon.", dit le Président, en son for intérieur

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mardi 20 août 2013

euh...

Quand j'avais écrit "bon anniversaire moi", il y a quelques temps (fin juin pour être plus précis) il s'agissait de mon anniversaire propre...
Aujourd'hui, c'est c'en est un autre, celui de ce blogchounet, qui, bon an mal an souffle en ce jour ses 8 bougies...
Voilà.
Tiens, je vous mets 8 images pour la peine... :
(comme chante Voulzy "les années passent les années s'entassent...")

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(de qui, de quoi, de dont, de où ? -et de quand ?-)

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