lundi 20 mai 2013

petite table louis xvi

La BONNE ANNEE
de Claude Lelouch

C'est dû au double fait que Pépin est passé dans l'après-midi pour prendre quelques dvd et qu'on a donc fouillé dans mon placard (et que j'y ai alors (re)trouvé le dvd en question) et d'autre part que, un peu plus tard, j'ai regardé une bonne tranche de Blow up sur arte web, où figurait notamment un "5 bonnes raisons de (re) voir La bonne année".
J'ai additionné 2+2 et j'ai donc regardé le film en question le soir même.
C'est vrai qu'il vaut la peine.
En plus des raisons enumérées dans le fameux "5 bonnes raisons..." que je vous laisse découvrir ici, il y en a au moins une supplémentaire : le générique. Un des plus surprenants et des plus malins que j'ai pu voir. Roublard, je dirais même.
Le film ? Deux pour le prix d'un, quasiment : un en noir et blanc (Lino Ventura et Françoise Fabian nous refont Un homme et une femme à leur façon, en noir et blanc) et un autre en couleurs (Ventura fait un "hold-up psychologique" dans une bijouterie), l'un étant le présent et l'autre un flash-back inclus dans le premier.
A part quelques fautes de goût criantes (une à vrai dire, principalement : Mireille Mathieu,  arghhh!), il faut reconnaître que c'est plutôt très agréablement fait. Ventura nous la joue truand au charme fou et Fabian antiquaire cultivée et irrésistible, (et Charles Gérard fait parfaitement l'appoint en jouant au con, non, en jouant le con, mais pas tant que ça au fond...)
Tout ça pour débuter l'année 1973... (huhuhu j'avais 17 ans) Une petite friandise de cinéma : le charme de Lino, la classe de Françoise, et la bonhommie de Charles.

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trouble will find me

tha national twfm

Oh le bonheur le bonheur!
Le nouvel album de The National, sortie annoncée pour le 20/21mai.
Je l'ai donc précommandé sur amaz*n (il ne coûte pas très cher, en plus), et je l'attendais impatiemment, quand, en fouinant sur l'excellent Grooveshark, je me suis rendu compte qu'il était déjà en écoute...
Et je l'ai donc écouté en boucle, tout ce week-end pluvieux (à part remettre le chauffage - ce que j'ai finalement fait - y avait-il d'ailleurs autre chose à faire ?), et c'est mer-veil-leux!
Juste un petit bémol, la tournée consécutive, bien que mondiale et géante, aura une seule date en France, le lundi 18 novembre au Zénith. sans moi, donc.
Et j'en ai profité aussi pour regarder les deux clips qui sont déjà en ligne sur y*utube (le premier, dans la petite pièce, avec le gamin qui danse devant, est très bien, vraiment.
J'étais venu à eux (comme pour le café L'*r, "probablement le meilleur café du monde" disait la pub) parce qu'un critique disait que c'était probablement le meilleur groupe du monde.
Et je pense qu'il avait raison.

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dimanche 19 mai 2013

le bonheur est dans le pré- ?

SONG FOR MARION
de Paul Andrew Williams

J'avais vu la bande-annonce à Paris, avec Loulou, et ça m'avait semblé être un truc assez joyeux, à mi-chemin entre Les Virtuoses (la chorale de mineurs virés de leur boulot qui gagnent le concours de chorales) et I feel good (la chorale de vieux qui chantent du punk et du rock), plus le portrait d'un vieux con  absolument détestable au début (Terence Stamp fait ça très bien) qui devient gentil à la fin. Sauf que le film n'est pas tout à fait ça (bon, pour une fois qu'une bande-annonce ne raconte pas exactement tout le film, on ne va pas se plaindre, hein ?) et que finalement la bande-annonce n'a pas tout raconté parce que ça n'était pas la peine, et que dès le début, on sait tout ou presque.
Un vieux con, donc, marié à une super-chouette mamie qui chante dans une chorale (Vanessa Redgrave, très bien), mais hélas en phase terminale, et flanqué d'un fils garagiste avec qui il ne s'entend pas. Et toc! la chorale s'entraîne pour un concours! Et toc, ils sont sélectionnés! Et toc! Elle meurt! Et toc! etc.
On devine à peu près le déroulement (en étant dès le début sûrs de deux choses : un, ils vont aller en finale du concours et deux, le vieux con va finir par se décider à chanter - et à devenir gentil -). Et tout ce qu'on a supputé se réalise dans l'ordre, peu ou prou. (Juste, le scénariste n'a pas osé, à la fin, marier le fils garagiste - avec qui le vilain grincheux se rabiboche bien sûr in extremis - avec la jolie chefesse de coeur qui est malheureuse en amour et a débarqué en pleine nuit parce qu'elle vient de se faire larguer.)
Et je dois dire, qu'étant plutôt bon spectateur, j'ai regardé ça très premier degré, et, la qualité des acteurs et trices aidant, ça passe... plutôt bien (en plus j'avais le sentiment d'être vachement intelligent.) On n'est pas très très loin de Ken Loach ou Stephen Frears lorsqu'ils font du cinéma social et émouvant "regardez comme les pauvres savent bien se tenir les coudes et réagir quand ils sont dans la mouise", sauf que là on serait un peu dans une version roman-photo, ou surlignée, et que la barquasse est tout de même un peu chargée.
Les personnages (le papy, la mamy, le fils, la petite fille, la chef de coeur), je le redis, ont la chance d'être incarnés par des acteurs excellents, mais peut-être que le réalisateur a voulu trop en raconter, en chargeant le scénar d'interrogations, de scènes attendues, et de bon sentiments, plutôt que de les définir (les personnages) plus finement, au lieu de les utiliser comme des rebondissements fictionnels plutôt que des êtres humains.
Mais, je le redis aussi, je suis - inexplicablement ? - sorti de la salle plutôt de bonne humeur. Allez savoir pourquoi, un film comme celui-ci me plaît tout de même 100 fois plus que, par exemple, Trance... et donne finalement envie d'être indulgent.

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ps : Le pré du titre n'est pas celui de Queneau, mais plutôt celui de prévisible (ou prémâché)... mais, bon, comme ça on va dire que c'est plus facile à avaler!

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samedi 18 mai 2013

micro119

*

tombé dans le vide
(dans la vie de)

*

à l'ouverture, mon téléphone affiche "aucun événement"

*

 "au niveau du concret, je suis archi-tâche..." (B.Fontaine)

*

 Il ya ceux qui prennent des coups de vieux.
Moi je prendrais plutôt des coups de gros

*

St Pancrace est le deuxième saint de glace

*

 "J'y peux rien c'est la vie qui veut ça
C'est la vie, ça n'est pas moi
Moi je voudrais bien être autrement
Mais j'vois pas comment..."

*

" Il est veuf, sa mère est morte..."

*

"l'équivalent d'un mois de précipitations en 24 heures"

*

 ne pas s'abandonner à (se confire dans)
ce "chagrin" aussi stupide qu'irraisonné

*

aurais-je contaminé sans le savoir mes roses trémières ?
les voici qui ont attrapé la rouille...

*

 

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dimanche 12 mai 2013

deep fascination

Le hasard et les coïncidences : je tombe instantanément in love de ce morceau des Feelies (merci Gigis d'amour), avec une guitare comme j'adore, je l'écoute en boucle, et je me mets soudain à faire attention aux paroles (qui sont assez chiches) et ça donne ça :

Deep Fascination :

Got me going around
Kinda going around
No, I don't mind waiting
Never tired of waiting
Wanting you around
I want you around

Deep fascination

Find inspiration
Find inspiration
When I walk alone
Never really alone
Never far away
Want you every day
Hey

Deep fascination

Find inspiration
no comment...

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métaphorique ?

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la petite fougère qui a poussé comme ça dans l'escalier sans rien demander à personne...

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samedi 11 mai 2013

rond de sorcière

(le barbuchounet VII)

Y aller ou pas ?
Ne pas y aller ou si ?

j'ai hésité assez longuement, en piquant du nez devant mon ordi (oui oui je m'endors n'importe quand) et encore un peu plus, jusqu'à ce que je me prenne au dépourvu, une fois de plus, que je monte dans la bagnole et vroummm que j'y aille

j'ai flâné un peu en bas, avant de grimper jusqu'à mon petit royaume, j'ai eu le plaisir de le voir sortir et regarder en bas, mais il ne m'a pas vu, je n'étais pas dans son angle de vision

je suis alors monté, le coeur battant, pour le trouver avec son sourire -flash !- et la poignée de mains, et la question rituelle (ça va ? ) il était très heureux parce qu'il venait de gagner 70€ au loto sportif (oui oui, il s'y connaît, et avait juste misé 2€, j'ai parlé de mes déconvenues avec l'eur*milli*ns)

et comme je m'enquerrais de sa santé, depuis mercredi, il me disait s'être couché à 5h du mat , et, répondant à mon interrogeant lever de sourcils, parce que, m'avoua-t-il en rosissant quasi et en baissant la voix il avait vu sa copine

je me suis senti presque soulagé de l'entendre, je dois dire, parce que ça me remettait dans une configuration habituelle et connue (rassurante, donc) et, d'une certaine façon, coupait court à mon indécision tchékhovienne (sauf que pas vraiment), oui, ça me rassurait (ça me "réconfortait" , et en tout cas, ça me confortait dans mon envie que tout ça continue)

c'est comme si je me sentais, ensuite, plus libre de parler, et lui aussi d'ailleurs, d'ailleurs on est tombé pile poil sur la planche champignons de ce beau Larousse ménager que je m'étais entre-temps décidé à acheter, et il m'a appris comment reconnaître les amanites (il m'aurait parlé de la composition de l'équipe de Sochaux ou des collectivités territoriales que je l'aurais écouté avec le même enthousiasme)

et je suis parti, paradoxalement (?) le coeur léger, après lui avoir serré la main et souhaité un bon week-end

comment c'était, déjà, cette chanson d'Eicher , ah oui : je n'ai pas d'ami comme toi, non non non...

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vendredi 10 mai 2013

festival

LES COQUILLETTES
de Sophie Letourneur

Vu juste après Trance, ça faisait vraiment contraste ! Un générique parlé-bédé-flashy vous met tout de suite au diapason, et hop! en route pour Locarno, et, en même temps pour un appart' où trois copines post-racontent ce qui s'y est passé quand elles y sont allées. Un effet bi-couche, ou goût double, comme la danette chocolat/coco, dont la réalisatrice, Sophie letourneur est assez coutumière (comme dans Le marin masqué, son dernier -et délicieux - opus, qu'elle est justement, ici, en train de présenter, au Festival de Locarno).  On pourrait ranger ça dans la catégorie nouvelle "film de greluches", entre Sex and the city and Desperate french meufs, où, donc, des greluches, entre fous-rires, pâmoisons, coup de speed ou de mou graves, nous content leurs émois, côté coeur, côté cul, ou plutôt commentent les émois qu'elles vivent ou ont vécu sous nos yeux.
Le film, donc, a été tourné sur place, à Locarno, donc, et met en scène la petite faune habituelle de ce genre de festivals (Locarno se revendique comme "le plus petit des grands festivals"), côté VIP, accrédit', happy few, entre réalisateurs, producteurs (?) critiques, mondains etc. qu'on va suivre dans les files d'attente ou entre les projections (un tout petit peu) et dans les teufs et parties (beaucoup beaucoup). Chacune des trois greluchettes (Sophie, Camille, Carole, chacune dans son propre rôle), s'étant entichée d'un spécimen mâle qu'elle poursuit avec plus ou moins de discrétion: l'une a flashé sur Martin, un journaliste (joué par un vrai journaliste de Libé, mais qui ne s'appelle pas comme ça en vrai) l'autre sur Luigi, un acteur italien, et la troisième sur Louis Garrel, oui, le vrai, qui s'appelle comme ça en vrai, qui jouera pendant tout le film les arlésiennes (on le verra juste s'enfuir d'une soirée, tout de blanc vêtu).
Ca boit pas mal, ça danse, ça roule des pelles, et surtout ça téléphone beaucoup, pour se tuyauter ou partager les expériences en cours. et ça finit au petit matin de la dernière nuit, avec des fortunes diverses côté plumard, qui seront d'ailleurs partagées ensuite et commentées.
Comment dit la pub, déjà ? Ah oui "Plus elles sont cuites plus elles sont collantes". Voilà, c'est tout à fait ça. Personnellement (j'avais écrit "péronellement", ce qui sied tout à fait au film), j'adore ça, les coquillettes.

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goya

TRANCE
de Danny Boyle

Une séance par jour en vo dans le bôô cinéma, ça valait la peine que je m'y intéressasse... Boyle n'est pas mon réalisateur préféré loin s'en faut, mais le résumé donnait un peu envie tout de même... bon, à 18h, on était quatre dans la salle (il doit y avoir plus de monde en vf, sans doute...) et j'ai donc regardé ça.
J'ai un faible pour les films où au moins un des personnages dialogue avec le spectateur, et la scène d'ouverture du film est, à cet égard, accrocheuse. Plaisante. Un casse dans une salle des ventes, le vol d'un tableau de Goya par un gang dirigé par Vincent Cassel (que j'aime tout aussi moyennement que D. Boyle), mais manque de bol celui qui a pris le tableau en charge (qui est aussi le narrateur qui parlait au spectateur) a reçu un coup sur la tabatière et a oublié ce qu'il en a fait. D'où recours à l'hypnose, avec une balle praticienne fûtée...
J'aime aussi les films où le spectateur est - plus ou moins - roulé dans la farine (Les 9 reines, The inside man, et le chef-d'oeuvre du genre, restant, pour moi, Engrenages, de David Mamet) ainsi que ceux où on ne discerne plus très bien la frontière entre rêve et réalité (Mulholland Drive, Passion, Inception, etc.)
Le problème, c'est que Trance est un petit peu de tout ça, et n'est, finalement, qu'un petit thriller - de facture plutôt brillante - mais bon. Manipulations psychiques, exploration de l'inconscient, personnages à double ou triple fond, rebondissements au frein à main, bah, on suit ce petit polar avec suffisamment de plaisir pour ne pas s'arracher les cheveux ni déchirer sa chemise devant les laborieuses (un peu) explications finales (qu'on avait grosso modo deviné, en plus).
Voilà.
J'efface, ou j'efface pas ?

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jeudi 9 mai 2013

mousserons

(le barbuchounet VI)

après le 1er mai, il était logique que j'y allasse le 8.

la moitié en moi qui disait à quoi bon c'est pas la peine ça sert à rien n'y va pas s'est fait museler par l'autre moitié qui a eu in extremis le dessus.

j'y suis allé assez tard, 40' avant la fermeture

au début j'ai presque regretté, il m'a souri comme d'hab' on s'est serré la pogne comme d'hab' et comme il ne disait rien et moi non plus, je suis allé faire un tour dans les rayons...

en allant et venant, en fouinant je l'observais du coin de l'oeil, et nous avons échangé plusieurs regards et sourires de connivence (il avait l'air de s'emmerder un peu, il n'y avait quasiment personne)

j'ai finalement trouvé un truc qui me convenait, et c'est après qu'on a eu le temps de discuter... d'abord champignons, comme d'hab' (quel est le saint patron des mycologues, que je lui mette un cierge  ?) puis musique comme d'hab aussi, (groupes de hardos, eurocks, etc.), ah et on a éussi à échanger nos âges (lui m'ayant demandé le mien, je lui ai rendu la politesse) bon finalement ça ne fait que 30 ans de différence (il est de 87... ou 89 ? je ne suis plus sûr) hihihi...)

me tendait-il la perche ensuite en disant qu'après il irait faire un tour à pied ? j'ai su me tenir, et je lui ai dit "à la prochaine" en souriant intérieurement, en nous imaginant en train de gambader dans les hautes herbes à la recherche d'hypothétiques champignons

ah et il m'a fait cadeau d'un lot de jolis marque-pages dont je lui demandais le prix...

voilà voilà je suis rentré sur un petit nuage, en souriant comme si j'avais fumé un p'tit pét', léger..., comme plein à ras-bord d'affection nunuche et rose bonbon

non, je ne dirai rien, c'est trop bien comme ça, dans cet état là, à n'attendre rien de particulier, juste voleter, comme ça, bêtement et simplement léger...

 

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