dimanche 28 juillet 2013

micro122

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il s'était mis à faire chaud le 5 juillet, comme pour dire "bon, voilà, c'est les vacances..."

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en Chine, il est recommandé de boire de l'eau à 37° (àla température du corps)

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travaux de réaménagement du rond-point :
en plein milieu se dresse son cul, rond jaune et brillant comme le soleil

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"tu n'aimes que les films où il ne se passe rien..."

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"-Vous allez passer pour des...
- Pour des quoi ?
- Pour des qu'on peut pas se permettre de passer..."

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en ce 14 juillet, le 64 emprunta un itinéraire quelque peu fantaisiste...

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bagnole comme j'aime
avec, dans le coffre, un manche de pelle et un sac de ciment

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35° annoncés pour cert après-midi, tout de même...

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le magret de canard aux pêches de Madame F.

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37°, quand même

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la sieste, on peut même choisir de la faire avant ou après le repas

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la vie qui s'organise autour de la piscine

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samedi 27 juillet 2013

mercredimanche

Comment faire apparaître -plop!- un dimanche, comme ça, en plein milieu de la semaine ? en allant manger du poulet-frites chez Emma et Régis... déjà que c'est les vacances, tout ça..., on perd vite la notion du calendrier, des dates..., et le "conditionnement" fait le reste : si, d'habitude, quand c'est dimanche, on va manger du poulet frites chez Emma et Régis, eh bien si on va, un certain jour (un autre jour) manger du poulet-frites chez les mêmes, c'est que le jour en question est -forcément- un dimanche.cqfd.
Le genre de journée en famille que j'aime tout particulièrement. Ce genre de jour plaisant, où tout va bien, où tout est doux, facile, confortable, sans aspérités. Boire de la clairette, manger du poulet (hmmm le blanc, avec la peau bien grillée) et des frites (hmmm faites maison, avec la petite sauce au poivre qui va si bien avec) parler de cinéma, de musique, de souvenirs, des amis, et des autres aussi. Entendre le petit bruit que fait régulièrement le ventilateur sur pied dans la cuisine, et avoir des images de de hamac qui se balance, de tangage, de bastingage, mais revenir régulièrement les pieds sur terre. Manger un cône au choclat en buvant un café, tous les petits plaisirs simples de ce repas de mercredi transfiguré en dimanche...
Le plaisir d'un jour simple, comme ça, le plaisir simple d'être simplement avec les amis. Jouer au jeu turc, même si on n'est que 3 (tu rentres bientôt, Dominique ?). Etre content parce qu'on a gagné, bien sûr, mais si on avait perdu, ça aurait été pareil.
Et après, un plaisir qu'on n'avait pas du tout planifié : regarder à la téloche un spectacle d'Avignon qu'Emma avait enregistré vendredi (et dont je n'avais absolument pas entendu parler) : COUR D'HONNEUR, mis en scène par Jérôme  Bel, justement, dans la Cour d'honneur du Palais des Papes en Avignon (ah, le bruit des trompettes qui annoncent le début du spectacle : tatata tatatatata ta tataaa).
Une merveille de spectacle.Dès le début, avec Emma (ça je sais, on est sur la même longueur d'ondes lacrymale) on s'est retrouvé avec les larmes aux yeux, et elle est allée chercher la boîte de mouchoirs... Juste 15 chaises, alignées en arc-de-cercle au milieu de la scène, un micro sur pied, et entrent les protagonistes de ce spectacle : 15 spectateurs choisis parmi tout ceux qui ont répondu à la demande du metteur en scène (raconter des souvenirs personnels relatifs aux pièces jouées dans cette fameuse Cour d'honneur...). Chacun son tour va venir devant le micro, se présenter, et dire sa ou ses petites histoires. il est question d'encadrements de fenêtres en pvc blanc, d'Antigone, de Tchekhov, avec, régulièrement, l'intervention "en vrai" d'un des éléments forts évoqués dans chaque spectacle (l'acrobate d'Inferno, de Castellucci, un danseur de Wolf, d'Alain Platel, qui ne put jamais être montré, un acteur russe qui dit un extrait des Bienveillantes, et même Isabelle Huppert, en direct d'Australie qui vous joue comme ça, au débotté et on skype, une tite scène de sa mémorable Médée...) Bref, deux heures de pur plaisir théâtral et émotif, d'autant plus qu'Emma a ensuite eu la gentillesse de me graver ça sur dvd, que je puisse le ramener à la maison...
Avec tout ça, c'était quasiment l'heure de l'apéro (ah, la mauresque estivale...) pendant que Gigis s'affairait au barbeuq', et qu'on relisait les cahiers de philo d'emma, (oui, ceux de quand elle était en terminale) pour se prouver l'inanité de ladite discipline (bon, facile,  on était deux sur trois à être déjà convaincus...)
C'était alors la meilleure heure du jour, celle où on peut être assis dehors sans se mettre à grésiller ou à se liquéfier sur place, qui plus est en mangeant du magret aux pêches (merci, Madame F., pour la recette!), et continuer de parler après le repas, ainsi, à la fraîche, dans l'obscurité montante, avec cette belle insouciance des soirs de vacances...

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vendredi 26 juillet 2013

une belle fille comme elle

  Juste un Hommage à Bernadette Lafont

  une-belle-fille-comme-moi-a01

la maman et la putain

personne ne m'aime

Zig_Zig_(1975)
Mmmmh... Comme Marie-France Pisier, d'abord une voix... une présence, une vraie "nature", sacrément du côté de la vie... Le hasard a fait que je venais juste de lire son autobiographie, et de retrouver sur le ouaibe le bout d'émission où elle chantait "une belle fille comme moi", là... oui, oui, c'est quelqu'un que j'aimais vraiment beaucoup beaucoup, peut-être juste pour ectte folle liberté qu'elle a incarné et qu'elle continuait de.

 

 

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mardi 23 juillet 2013

le numéro de la carte

(fragments de rêve)

Nous sommes en Inde. Nous sommes allés au cinéma, mais dans deux salles différentes. je sors de la première salle (où je suis seul) pour aller retrouver "les autres", dans l'autre salle, pour discuter. je réalise que j'ai laissé ma veste/mon manteau sur le siège dans l'autre salle, et que ce n'est pas très prudent de tenter ainsi les voleurs. je retourne dans l'autre salle : évidemment, il n'y a plus rien sur le siège. je sors dans le couloir et je vois un mec qui s'avance vers la sortie, il porte mon manteau/ma veste, et, lorsqu'il voit que je l'ai vu, passe précipitamment quelque chose à un autre mec derrière lui, qui disparaît par la porte donnant sur l'extérieur.
Je m'approche de lui, je crie pas, je ne suis pas énervé, je le tire juste par la manche, en silence, jusqu'à l'entrée de la salle de cinéma, où il me rend mon vêtement.
Je vérifie rapidement : mon portefeuille est bien dans la poche, et je vérifie au toucher que ma carte bleue est toujours à sa place. Le mec disparaît, et, en ouvrant le portefeuille je réalise que l'argent a disparu, mais aussi que la carte bleue a été remplacée par une autre carte en plastique (moins épaisse), rouge et blanche, genre pub pour un magasin.
Je réalise donc que je suis sans argent ni moyen de paiement, mais surtout qu'il faut que je téléphone pour faire opposition. mais pour ce faire, je dois d'abord me rappeler des 16 chiffres du numéro de ma carte, ce que j'ai beaucoup de mal à faire : je m'embrouille, je ne retrouve pas les bons chiffres, c'est laborieux, c'est très compliqué... Lorsqu'enfin j'ai réussi à m'en soouvenir, je vais (à la poste ? au guichet de l'hôtel ?) pour téléphoner à ma banque, mais la dame m'explique qu'il ya plusieurs personnes qui doivent téléphoner avant moi, et que je ferais donc de revenir dans, disons... une demi-heure.

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lundi 22 juillet 2013

inertie

Aaaaaaaah... le merveilleux temps de la vacance...Tellement de plaisir à ne rien faire qu'on ne passe même pas écrire quelques lignes sur le blogchounet (qui va d'ailleurs bientôt fêter ses huit ans, incroyable, non ? quand je pense qu'il ya quelques années, quand j'ai débuté, c'était plutôt du style "pas un jour sans une ligne", inquiet que j'étais que, si par malheur l'humanité était privée un seul jour des bienfaits lénifiants de ma prose indispensablement merveilleuse -merveilleusement indispensable- genre les gens se suicideraient en masse, le monde s'arrêterait et je perdrais l'ensemble de mon lectorat d'un coup, lectorat volage et volatil, à défaut d'être volubile, mais passons c'est une autre histoire, donc je m'astreignais à pondre bon gré mal gré (volens nolens, ça le fait mieux, non ?) à pondre quelques lignes, afin que mes supposés lecteurs soient rassurés : non non je ne m'étais pas désagrégé pendant la nuit, et puis, au fil des mois, des années, tout ça m'est un peu passé, même si le blogchounet est resté, vaillamment, et sur ce fermons la parenthèse et toc), ni même grand chose d'autre, d'ailleurs...
Oui, goûtons le temps (le non-temps) bienheureux de la miséricordieuse inertie, de la bienheureuse inaction (en plus il fait très chaud, ça s'y prête) : no réveil, no agenda, no calendrier, on se laisse aller (certains hâler, moi pas vraiment, je veux préserver mon corps d'albâtre) sans dates, sans horaires, sans rendez-vous ni impératifs, on dérive sur une rivière lente, égale et paisible, l'eau est tiède ("comme de la soupe de légumes" n'est pas forcément une métaphore très adaptée), comme sur un canot pneumatique, on laisse sa main dans l'eau, au fil du courant...
Se réveiller, se rendormir, se lever, retourner se coucher, lire, rêvasser, somnoler, regarder un film, surfer, piquer du nez, se recoucher, vie végétative, minimale, ralentie, oh que j'aime ça oh que j'aime ça ne rien faire

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vendredi 19 juillet 2013

micro121

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"En fait... les vaches...
elles n'ont pas besoin de moustaches..."
(Bilal)

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Il semblerait qu'il y ait des mites alimentaires, au dernier rang d'une certaine salle du MK2 Bibli

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Je suis venu m'asseoir à côté de ce jeune Turc aux genoux poilus (!) duquel la chaleur me parvenait à travers les deux épaisseurs de vêtements (son maillot / ma chemise) qui nous séparaient

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"Maman, c'est où dehors ?"

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les nouveaux Mahuzier

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pamplemousse séché à la turque

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ce jeune rital qui se refait une beauté dans le reflet de ses lunettes de soleil
avant de prendre la pause pour que son pote le prenne en photo

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 les pêches plates ne seraient-elles pas plus savoureuses
juste parce que plus faciles à manger ?

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finalement je réalise que c'est sans doute assez stupide
de photographier, ainsi, compulsivement, tous ces hommes au travail

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on annonce des risques de canicule...

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mardi 16 juillet 2013

alors, j'ai vu...

samedi 6 : journée du Festival Ciné paris
01 LA BATAILLE DE SOLFERINO
02 3x3D
03 LES SALAUDS

dimanche 7 : journée des autres salles
04 UN MOIS EN THAÏLANDE (MK2 Hautefeuille)
05 I WANT YOUR LOVE (Brady)
06 ROOM 237 (MK2 Bastille)

lundi 8 : journée "filles/expérimentales"
07 A BAS BRUIT
08 PORTRAIT D'UNE JEUNE FILLE A LA FIN DES ANNEES 60 A BRUXELLES
09 JEANNE DIELMAN

mardi 9 : journée des films imprévus
10 QUADROPHENIA
11 EKA ET NATIA

mercredi 10 : journée de la pause du milieu
12 DECHIRES/GRAVES

jeudi 11: journée nostalgique
13 FEDORA
14 LE JOLI MAI

vendredi 12 : journée "et si on allait à la séance du matin de l'UGC Les halles ?"
15 FRANCES HA

samedi 13 : journée "hésitations et tergiversations"
16 BLACKBIRD

dimanche 14 : journée "grand public & bien assis"
17 HIJACKING
18 LE GRAND MECHANT LOUP

lundi 15 : journée "la dernière place de la carte / le dernier film du séjour"
19 DANS UN JARDIN JE SUIS ENTRE

 

résultat des courses : (le quarté de tête, sans ordre...)

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rouvert

oui, ça y est, c'est rouvert! (je suis revenu, et, donc, le reportage photographique est achevé...)

P1950030
(première photo gare de Vesoul, 05/07/13)

P1960406
(dernière photo chantier de la Canopée 15/07/13...)

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vendredi 5 juillet 2013

paris!!!!!

 

FERMETUREou bien...

fermeture inventaire

jusqu'au 15 juillet... (yesssss!)

 

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jeudi 4 juillet 2013

bienvenue à naplouse

L'ATTENTAT
de Ziad Doueiri

Fête du Cinéma. "On" ne l'avait pas programmé, et je ne suis pas sûr que je serais forcément allé le voir, autrement. Et pourtant... j'aurais manqué une belle baffe. Après Rock the casbah et Inch'Allah, on était, en peu de temps, en territoire connu.
Un médecin palestinien dit au revoir à sa femme qui ne peut pas l'accompagner pour recevoir un prix prestigieux devant une noble assemblée (le couronnement d'une carrière). Pendant la cérémonie, juste avant qu'il monte sur scène, elle lui envoie un coup de fil auquel il ne répond pas. Le lendemain, il apprend qu'un attentat-suicide a eu lieu, tuant 17 personnes (dont 11 enfants) et que c'est sa femme qui était la kamikaze en question. Après un moment d'incrédulité face à cette nouvelle, il  tente de comprendre le poursquoi et le comment de cet acte  épouvantable.
Dès le début du film, une phrase a résonné à mes oreilles "Tout juif est un peu arabe, et tout arabe est un peu juif..." qui a le bon sens (la facilité ?) de remettre tout le monde sur un pied d'égalité... Au fur et à mesure qu'il enquête d'abord sur les dernières heures de sa femme, ensuite sur tout ce qu'elle lui a caché, Amine (le chirurgien) est confronté aux deux revers de la médaille, le juif et l'arabe, justement. Il va être amené à revenir à Naplouse, où vit sa soeur qu'il n'a pas vue depuis des années, se confronte à un passé (et une histoire familiale) qu'on lui reproche d'avoir fui, d'avoir trahi la mémoire des siens en pactisant avec "l'autre", et où toutes ses tentatives d'explications se heurtent à un rejet "Tu n'es pas le bienvenu ici, repars à Tel Aviv..." Qui a raison ? Tout le monde. Qui atort ? chacun des deux. Dès le début des recherches d'Amine, on sait qu'il n' y aura -forcément- pas de réponse, pas de réponse claire ou tranchée.
Le réalisateur a l'extrême intelligence de progresser en zigzag, ou , mieux, en spirale (l'attentat, la religion, l'extrémisme, la violence, les racines) au profit d'un camp puis de l'autre, alternant les questions et les réponses  en ping-pong (tac, un coup d'un côté, et pan un coup de l'autre), dans un film à la facture extrêmement aboutie et solide (mais presque trop lisse par moments pourrait-on avoir le sentiment), nimbé d'une belle musique atmosphérique et dotée d'acteurs excellents investis en des personnages tout aussi forts... Avec, pour conclusion, qu'il n'y a pas de solution...
Une réussite.

20510049

 

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