samedi 22 décembre 2012

calendrier d'avent 22 : train

le plaisir de prendre le train à quinze heures et quelques pour aller passer le rituel "noël à champlitte à paris"

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(il pleut mais on s'en fout, j'ai dans mon sac le Libé du jour - avec le supplément week-end -, Pariscope pour faire le programme ciné, et un roman intitulé Fuck America!, acheté il y a longtemps, mais commencé seulement hier...)

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vendredi 21 décembre 2012

calendrier d'avent 21 : vacances

le plaisir d'être en vacances (enfin), tout simplement

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(ouf!)

 

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bébé perroquet

LES INVISIBLES
de Sébastien Lifshitz

oh le beau le doux film.
Sébastien Lifshitz, dont je suis la carrière avec intérêt depuis le début, nous livre ici un documentaire touchant, sur des hommes et des femmes, à présent "âgés" (ils ont autour de quatre-vingt ans) qui nous parlent de la façon dont ils ont vécu (auparavant, il y a longtemps, dès le début, aux temps héroïques) leur homosexualité, et leur vie (affective / amoureuse / sexuelle) et même comment ils la vivent aujourd'hui. Un film tendre, paisible, ensoleillé, souriant, qui se souvient des troubles et des luttes et des blessures, mais en parle avec sérénité. Avec une première séquence infiniment émouvante, et qui donne le ton (et met dans le bain).
Apaisement, de tout un(e) chacun(e), simplicité et force du constat. Des gens qui parlent, qui se parlent, qui nous parlent,, leur vie au quotidien rejouée ou à peine, avec leurs images (beaucoup de photos personnelles), et celles du cinéaste aussi (beaucoup de "respirations picturales", ciels, murs, champs).
Qu'ils soient seul(e)s ou en couple, ces hommes et ces femmes se racontent, avec simplicité, et bonhomie (on devrait pouvoir écrire bonnefemmie, aussi). Leçon de sagesse, d'optimisme (la fameuse insoutenable légèreté ?) Leçon de vie, et d'espoir, incontestablement.
Un film qui fait du bien.
(J'avais peur d'être énervé par tous ces témoignages de gens heureux (cf Bernadette Lafont, dans ce film de Marion Vernoux dont j'ai oublié le titre : "Vous vous aimez vraiment, ou c'est juste pour me faire chier ?"), moi qui suis passé à côté de tant de choses, mais non, même ça, le fait de ne pas être en couple, le film le présente comme un choix, avec les gratifications que ça apporte, et au bout du compte, le solde positif du constat...) Yesss!

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jeudi 20 décembre 2012

calendrier d'avent 20 : cahier cinéma

le plaisir de lire, dans le supplément cinéma de ce mercredi, le "séance tenante" de Fabrice Gobert (le réal des Revenants), entre autres ces lignes-là :

Un film dans lequel il ferait bon vivre ?
Yi Yi, de Edward Yang, A bord du Darjeeling Limited, de Wes Anderson, Trust me, de Hal Hartley, Sérénade à trois, de Ernst Lubtisch... Des films ou il fait même bon être malheureux...

Une chose que vous détestez par dessus tout ?
Sentir au bout de cinq minutes que le film que j'ai envie de voir depuis six mois ne va pas me plaire.

La dernière image ?
Kirsten dunst construit une cabane imaginaire avec trois bouts de bois pour  protéger sa soeur et son fils de la fin du monde, dans Melancholia, de Lars von Trier.

(il a bon goût, ce monsieur...)

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renoi chelou

RENGAINE
de Rachid Djaïdani

j'ai eu un peu de mal au début ("C'est mieux quand il filme avec les mains..." a dit Jacky en sortant), j'ai failli sortir au milieu (une scène de torture, qu'on croit être dans le film mais qui s'avère être dans le film dans le film, et qui nous fait du coup, spectateur, relativiser étrangement), et puis, à la fin, il y a ce sublime "Je vous demande pardon" qui m'a un peu broyé le coeur et coupé le souffle tellement c'était beau. (Si je faisais un top 10 des plus belles scènes de film de l'année, celle-ci y figurerait en très bonne place, sans aucun doute.)
Un film instable (oui, inévitablement, on pense à Donoma, fermons la parenthèse), chimiquement parlant, avec précipités, catalyseurs et risque d'explosion, un film d'excès et de rupture, un film de manque et de trop-plein, un film paradoxal, un film acéré, un film acide, un film pêchu, un film coup-de-boule, un film que personnellement j'ai trouvé beaucoup moins "comique" que n'ont bien voulu le dire maints critiques (on est quand même souvent un peu tendu), ce qui prête à sourire serait peut-être ce catalogue assez exhaustif de rebeus (le chômeur, le dealer, le keuf, l'artiste, le libéral, l'étriqué, le sanguin, le cool,etc.) et des différentes  causes d'exclusion (ou d'ostracisation : les rebeus, les renois, les feujs, les pédés...)
Où le manque criant de moyens est revendiqué et utilisé comme stratagème. Faire du barouf avec ce qu'on a sous la main. Insolent, incendiaire, explosif comme un cocktail molotov. Impressionnant.

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flammes

APRES MAI
d'Olivier Assayas

On en ressort tout nostalgiques, en se disant "nous aussi, on a été jeunes...". Une évocation plaisante, donc, et qui plus est  autobiographique, d'Olivier Assayas, qui nous raconte comment il a fini par devenir cinéaste (en fait, le film s'arrête juste avant...) après être passé, ado puis jeune adulte, par la révolution puis la peinture (et les destinées sentimentales, aussi).
Le film commence par une scène de manif plutôt violente (les CRS de l'époque n' y allaient vraiment pas de main-morte!) et continue avec la lutte (c'est normal, la lutte continue) entre nos jeunes révolutionnaires (d'obédience gauchiste, mais chacun avec sa sensibilité nettement marquée ; communistes, trotskystes, maoïstes, etc., chacune affrontant l'autre avant que de combattre l'ennemi commun : ces gros fachos de droite, le capitalisme, les médias à la botte du pouvoir, les réactionnaires, les petits bourgeois, and so on... Bref toutes les nuances du rose à l'extrême rouge dans des AG aussi fumeuses qu'enfumées.
Tout ça nimbé (assaisonné) dans le nuage de contre-culture post soixante-huitard (Actuel, Hara-Kiri, Rouge) avec toutes ses déclinaisons de propositions ; les AG enfumées, l'expression artistique, les bombages suavages, le cinéma militant, le voyage au Népal, les drogues plus ou moins douces, et, bien sûr, les histoires d'amour, celles de notre Olivier (qui ne se prénomme pas comme ça dans le film mais c'est tout comme), et de ses copains (et copines) aussi.
Le projet est sympathique, et pourrait être taxé de nombriliste - c'est d'ailleurs ce que j'ai pensé dès le début, qu'il ya vait dans le projet quelque chose de complaisant (de l'autobiographie à "regardez comme j'étais bien..." il n'y a qu'un pas), s'il n'y avait cette façon (un peu agaçante) de filmer, à maintes reprises, tout ça à travers les arbres, mais depuis le dessus, en descendant en  travelling vertical (façon de dire, pour Assayas, qu'il prend de la distance, ou bien, plutôt, qu'il prend tout ça de haut ?)
Les gens de ma génération passeront un agréable moment, à suivre ces pérégrinations, tout en guettant d'un oeil aguerri la justesse des reconstitutions et le soin apporté aux détails.

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mercredi 19 décembre 2012

calendrier d'avent 19 : micro112

le plaisir de mettre en ligne une nouvelle rasade de brimborions :

*

je suis très sensible aux e muets non respectés dans les chansons
(ou ne serait-ce pas, plus précisément,au contraire, aux e ajoutés ?)

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 le week-end, nettoyer ce qu'on a sali la semaine précédente
(et qu'on resalira sans doute la semaine suivante)

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le silence immense de la neige

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"petit con d'la dernière averse, vieux con des neiges d'antan..." (bis)
GB

*

je suis bouleversé par les "regard-caméra"

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"Monsieur, ma collègue, elle est fermée..."
(à la caisse)

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 "Nous, les Perses, sommes toujours éblouis par la non-évidence des choses."
(Jacques Bral)

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 un problème de taille avec les piles

*

 "Pfuit! pfuit! Je suis dans la vase..."
(Family Dingo, Kat Onoma)

*

nous avons fêté le 104 ème anniversaire de Manoel de Oliveira en offrant du porto aux spectateurs à la fin du film

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C'est Hervé qui m'a appris qu'on projetait Mekong Hotel, d'Apichatpongounet, l'autre soir sur Arte

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l'expérience de la dilatation du temps, avec la télécommande de mon graveur dvd

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je déteste conduire de nuit

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"l'amour, c'est autre autre chose..."
(les Invisibles)

*

une pâte de fruit amère

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"Je vous demande pardon..."
(Rengaine)

*

 

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mardi 18 décembre 2012

calendrier d'avent 18 : photo

le plaisir d'avoir sous les yeux cette photo à prendre, (le sujet en est sur le mur derrière moi) et de s'y reprendre donc à plusieurs fois, en faisant varier les paramètres (j'ai un ami qui dit "je ne recadre jamais mes photos", mais bon, lui, il a un bon réflex - et probablement de bons réflexes aussi! -)

P1890020 (premier essai : définition insuffisante)

P1890023 (on retente avec une définition correcte)

P1890024 (on change l'orientation, et on essaye le flash)

P1890026 (variations de cadrage)

P1890027 (idem)

P1890030 (on prend du recul : pas mieux)

P1890029 (on se remet comme au début)

P1890028 (juste une petite variation de cadrage...)

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lundi 17 décembre 2012

calendrier d'avent 17 : boîte à trésors

le plaisir de voir
SUR LE CHEMIN DES DUNES
de Bavo Defurne

Un joli (premier ?) film, (Hervé savait qu'il était fait pour me plaire en proposant de me le prêter), l'histoire d'un ado (blondinet) Pim, de son voisin Gino (un brun un tout petit peu plus vieux, et même d'ailleurs, à la fin, carrément pluvieux hihihi)  et de sa jeune soeur Sabrina. Love triangle, subtilement (simplement) tchékhovien : Sabrina aime Pim qui aime Gino qui...
Une attachante reconstitution sixties, replaçant "réalistement" les ados dans le cadre (étouffant ?) de leurs situations familiales respectives  symétriquement cabossées (mères au foyer, l'une -tristounette et médicamentée -  désespérément seule depuis la disparition du mari, et l'autre -grassouillette et choucroutée -, de la même façon, désespérément mal accompagnée...)
Un film sensible, comme on dit un garçon sensible (tout pédé, avoué ou non, se reconnaîtra plus ou moins dans le comportement de Pim, pas forcément lorsqu'enfant, il enfile la panoplie de reine de beauté de sa maman, mais plutôt, plus tard, dans son attitude solitaire, sa façon de regarder les mecs, et la manie qu'il a de conserver dans une boîte à chaussures des souvenirs -fétichistes - aussi dérisoires que brûlants, "il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour", yeah!) sensible et attachant, oui,  (les interprètes sont parfaits, avec une mention particulière pour les deux mamans respectives, preuve que le réalisateur accorde le même respect -et la même tendresse - à chacun de ses personnages.)
Les dunes et la mer sont toujours aussi cinégéniques, autant que le sont les établissements nocturnes avec des enseignes allumées, dans la nuit, justement, qui seraient assez dépaysantes (et plastiquement réussies) pour vous faire vous sentir ailleurs. Genre amérique, pourquoi pas, c'est d'ailleurs sur cette ambiguïté que joue le titre original.
Une promenade attendrie dans l'univers des passions adolescentes, entre acuité et vague à l'âme, avec des bulles de limonade, un air d'accordéon, et le goût du baiser d'un garçon. Un univers délicat mais pas mièvre, d'une grande justesse, auquel on pourrait peut-être juste reprocher parfois sa timidité, à l'image de ses héros... Mais un indéniable beau moment de cinéma, où les gens sont filmés avec la même attention que les paysages y sont cadrés... Des gens comme dans la vraie vie, et des histoires comme les souvenirs qu'on peut avoir, vous ou moi, de ces moments-là...

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A voir avec d'autant plus de plaisir que, si le film est sorti le 5 décembre, il n'est évidemment pas encore projeté dans nos contrées (il s'agit d'un "petit" film par le nombre de copies) et c'est donc grâce à notre entregent (ou plutôt à celui de notre association de cinéphiles) que je dois d'avoir pu voir ce film sans sortir de chez moi... Du bonheur vous dis-je!

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dimanche 16 décembre 2012

calendrier d'avent 16 : blow up

le plaisir de voir ici dans le Blow up numéro 100 (QUOI ? Vous ne connaissez pas Blow up ? Moi c'est Pépin qui me l'a fait découvrir...) un top 100 de la musique au cinéma... Ca ne pouvait pas mieux tomber non ?

, encore, encore un beau délire de cinéma (pour amateurs de Lynch), Blow up toujours

et tiens, tant qu'on y est, encore un petit troisième,

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Mmmmhhh c'est comme de mettre la main dans une boîte de chocolats, on en goûte un, puis un autre, puis un troisième, on ne peut plus s'arrêter, on craque encore pour un autre, c'est très addictif (pour les ceusses qui aiment le cinéma, bien sûr, et surtout la façon, à la fois désinvolte et amoureuse qu'a Blow up de l'aborder...)

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