lundi 25 juillet 2011

soleil couchant

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samedi 23 juillet 2011

ave maria

LOURDES
de Jessica Hausner

Vu hier soir sur ma télé (alors qu'il sort la semaine prochaine... eh oui, il y a même des gentils distributeurs qui nous envoient des films avant leur sortie, afin qu'on puisse justement les voir avant de les programmer). j'vais été moyennement conquis par le précédent Hôtel de la réalisatrice (et surtout sa fin très abrupte et très sombre -au sens propre du terme-), donc j'abordais celui-ci avec un enthousiasme modéré, vu en plus le thème du film...
Plusieurs personnages féminins s'en partagent la vedette : Christine (Sylvie Testud, parfaite), la "miraculée" ; Maria (Léa Seydoux) la bénévole qui s'en occupe, Cécile (Elina Löwensohn) la chef bénévole, et (? -est-elle seulement nommée dans le film ?-) la voisine de chambre de Christine (Gilette Barbier, quasiment muette pendant tout le film, mais personnage-clé, même si fermée à double-tour!). sans oublier la Vierge Marie, tellement omniprésente (par l'image mais aussi par le son) qu'elle joue forcément la cinquième roue du carosse de cet attelage féminin.
Lourdes, le décor, est déjà en soi tellement chargé (et lourd) de sens, (justement) qu'il suffirait de peu de chose pour que le film bascule. Avec une dextérité remarquable, Jessica Hausner trace son chemin, pile-poil sur le mince fil en équilibre, ni du côté du sabre, ni de celui du goupillon. Avec une précision et une objectivité de documentaire animalier. Sans ricaner, sans non plus se pâmer. Dire les choses, dire une chose, indicible a priori, évoquer un miracle.
Il est beaucoup question (impie, blasphème, anathème ?) d'aimer -son prochain- (et des impossibilités de ceci, à cause de l'infirmité, ou de la foi, ou de la maladie, ou du mysticisme, ou du doute) et Bruno Todeschini est tout de même ici le centre de ce cercle féminin désirant, l'objet de toutes les convoitises...
Un film solide,troublant, intelligent.

 

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lundi 18 juillet 2011

amourettes

Je lis des polars. j'en ai lu beaucoup, j'en lis un peu moins (les auteurs que j'aime et que je suis : Jo Nesbo, Dennis Lehane, Joe R. Lansdale, Michael Connelly -même si j'ai laissé tombé ce dernier depuis quelques temps-) et j'ai la faculté de m'amouracher des détectives héros de ces romans aussi facilement que je peux tomber amoureux dans la vraie vie...
J'aime bien quand j'en rencontre un nouveau, et c'est chose faite depuis le début de ces vacances. Le nouveau venu s'appelle Charlie Resnick, il bosse à Nottingham, il aime le jazz, il a quatre chats, il est divorcé, il fait ses noeuds de cravate à l'envers, a une légère tendance à la surcharge pondérale (surtout au niveau de la sangle abdominale), se nourrit de sandwiches qu'il confectionne lui-même, et c'est l'oeuvre de John Harvey, auteur que je guignais depuis quelques temps en Rivages, sans jusque là m'être décidé...
La série "Resnick" compte 10 volumes, et j'ai, un peu au hasard (le même bouquiniste grâce à qui j'ai découvert Hyvernaud) commencé par Proie facile,... qui est le 7ème de la série! Une visite chez Gibert m'en a fourni quelques autres à (presque) vil prix, j'ai donc lu le quatrième (Off minor) puis le cinquième (Les années perdues), avant de reprendre au premier (Coeurs solitaires) puis au deuxième (Les étrangers dans la maison). Quand j'aime un auteur, j'aime être systématique, et tout en lire.
Les bouquins de cette série ont en commun un même "terreau social" (quand j'ai lu Proie facile, je me sentais presque comme dans un film de Ken Loach), avec une multitude de personnages (l'écriture d'harvey est très chorale) : les flics, tout d'abord, qui bossent avec Resnick, et qu'on suit d'un bouquin à l'autre, et les personnages propres à chaque roman.
La structure est peu ou prou identique, on démarre doucement, les intrigues et les sous-intrigues se mettent en place, on monte en pression, on atteint le climax (qui n'est jamais aussi intense que, par exemple, chez Nesbo) et survient le dénouement (qui me donne souvent la sensation d'être bien trop rapide, tellement on a envie de rester en compagnie de ces gens-là...) J'aime bien l'écriture d'Harvey, qui éclaire régulièrement ses récits plutôt sombres de phrases à l'humour grinçant, comme celles que j'aime chez Lehane, par exemple...

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dimanche 17 juillet 2011

état de grâce

PATER
d'Alain Cavalier

(Je dois dire  que la bande-annonce m'avait un peu refroidi)
c'est rare que je ressente ce que j'ai ressenti dès le début, dès les premières secondes, ce truc dans le ventre qui te coupe un peu la respiration, ce sentiment de vivre quelque chose d'à part, d'unique, d'exceptionnel... (la dernière fois, c'était pour Les rêves dansants) que ça ne peut pas continuer comme ça

du pur cinéma, jouissif, libre, épicurien, espiègle,  qui se nourrit de son propre bonheur, de son propre work in progress, et vous y associe et vous le fait partager, à vous, spectateur et vous rend complice...

Je suis subjugué, sidéré, par l'intelligence de ce film...

on a connu Cavalier plus silencieux, plus sombre, plus mutique, plus "autiste" (entre auteur et artiste... ?) et c'est un vrai bonheur de le retrouver ainsi, avec un sourire énigmatique de Chat du Cheshire, qui nous demande l'air de rien "Voulez-vous jouer avec moi ?"

l'effet est d'autant plus intense que le dispositif de départ est léger, limite minimal, on prend deux caméras et on se filme l'un l'autre, en reflet, en miroir, sans règles, ou avec des règles qu'on inventerait au fur et à mesure... (penser à prendre une troisième caméra pour filmer quand les deux seraient en train de filmer)

un costume et une cravate, parce que l'habit fait le moine
des bonnes choses, raffinées -et souvent italiennes ?- à manger, et d'aussi bonnes choses à boire parce que beaucoup de choses se passent à table
Vincent Lindon parce qu'il est rassurant et ferait un Premier Ministre du tonnerre
"si c'est dans le film, c'est que c'est vrai...", parce que c'est la vérité

on ne sait jamais -et c'est tant mieux- à quelle couche de vérité/de réalité on se trouve, et dans un même plan d'ailleurs on peut glisser de l'une à l'autre. Comme dans Vania 42ème rue, où on suivait d'abord les personnages dans leur "vie réelle" et soudain on réalisait que la représentation était commencée, sans qu'on aie perçu la ligne de démarcation, la couture. Entre le réalisateur /alain cavaler / le président et vincent lindon /le premier ministre / l'acteur, les interactions sont multiples, et on navigue souvent entre les strates de Pater

mais surtout tout ça est aimable, drôle, intelligent (je l'ai déjà dit) surprenant, multiple, original, inoui, et pas du tout prise de tête, ni torturage de méninges, ni cérébralité verbeuse, croyez m'en. et pourtant il est (pas mal) question de politique,et dieu sait si d'habitude ce seul mot me fait fuir...

du bonheur cinématographique, simplement... une grosse tranche de bonheur, en ce qui me concerne, mais Emma aussi, visiblement (en sortant on avait tous les deux des sourires jusque derrière les oreilles...)
Merci merci merci, Alain Cavalier!

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(l'affiche est aussi peu alléchante que la bande-annonce, rassurez-vous...)

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samedi 16 juillet 2011

on prend les mêmes...

UN AMOUR DE JEUNESSE
de Mia Hansen-Love

Là, hélas, je fus comme Zabetta devant Beginners : ça ne devait pas être le bon jour. A ma décharge, j'avais un voisin spécialement horripilant (qui est entré après le début du film, a failli s'asseoir sur moi, s'est installé sur le siège à côté, a d'abord respiré très fort pendant un moment, puis a passé le reste du film (quand il a eu repris sa respiration) à tousser (ou plutôt se racler bruyamment la gorge) avec une régularité quasi métronomique environ toutes les minutes (oui oui, j'ai compté pour vérifier...)
Je me suis amusé à établir une liste comparative avec les films vus récemment : tiens, une histoire d'amour comme Beginners, tiens elle est architecte comme dans L'homme d'à côté, tiens il y a de la jolie musique comme dans La rose et l'épée, tiens il y a Lola Créton comme dans En ville, tiens il est polonais comme dans Walkover... and so on.
Lola Créton est aussi mignonne qu'excellente, certes,  mais bon j'ai trouvé le film joliment ennuyeux. Amours adolescentes puis adultes (je t'aime, tu me largues, je ne cesse pas de t'aimer, on se retrouve...) même délicatement filmées ne m'ont pas suffi, ni convaincu. Dommage.
C'est certes moins artificiel/énervant que En ville, au contraire, le film se la joue très naturel naturaliste, simplicité et tout et tout, mais bon c'est juste fadasse...
Oui, je suis passé à côté. Indiscutablement.

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vendredi 15 juillet 2011

sanglier en marinade

L'HOMME D'A CÔTE
de Gaston Duprat et Mariano Cohn

Encore un film argentin et l'histoire de deux mecs, mais rien à voir avec Marco Berger (quoique, finalement...). Une histoire de voisins, dans une maison Le Corbusier (la seule de toute l'Amérique latine), une histoire de voisins et de cohabitation. Un bourrin et un bobo, grosso modo.
L'un fait un trou dans son mur parce qu'il manque de soleil, et se trouve face à face avec l'appart du voisin, et donc son intimité, et l'autre qui fait tout pour le lui faire reboucher, ce maudit trou.
Le film commence d'ailleurs comme ça (une surface plane et blanche coupée en deux verticalement, ou des coups de masse vigoureux donnés contre le mur (à droite) finissent par percer la paroi, à gauche), et finit d'ailleurs peu ou prou de la même façon.
L''agressé" est architecte de renom, et le perceur semble être juste un mec du peuple, genre vous et moi, sans qu'on sache vraiment au juste ce qu'il fait dans la vie... mais plus le film avance et plus l'architecte devient antipathique (il s'avèrera assez vite que c'est vraiment un sale con), tandis qu'on aurait plutôt un faible pour ce gros Victor bourrin comme c'est pas possible mais sans aucun doute moins tordu.
La fin met mal à l'aise, et c'est voulu, le soulignent les réalisateurs.
Bref, encore un excellent film argentin. Frappant.

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mercredi 13 juillet 2011

jack russel

BEGINNERS
de Mike Mills

J'adore ça. Oui vraiment. Sur un argument aussi simple que bateau (boy meets girl), Mike Mills nous concocte un film charmant, plaisant, émouvant, bref, éminemment aimable. Qu'on déguste avec autant de plaisir qu'une tranche de pastèque glacée un jour de canicule.
Lui, c'est Oliver (Ewan Mc Gregor, excessivement bien dans un rôle profil bas) et elle c'est Anna (Mélanie Laurent, toujours aussi belle). Il vient d'enterrer son père qui avait fait son coming out à 75 ans, elle est de passage à Los Angeles pour un tournage.
Le réalisateur a construit (emballé) tout ça avec un soin extrême, et on le reçoit en tant que spectateur comme un paquet-cadeau, avec tout autant extrêmement de plaisir. C'est vrai que tout ce qui est bien, c'est tout ce qui est en plus : les trouvailles graphiques, les enjolivures narratives, les dérapages, les décorations, (l'histoire est simple je le répète) et que tout ça fonctionne vraiment bien.
Il y a de jolies accumulationss iconographiques sur le temps qui passe ("le soleil était comme ça, les baisers c'était comme ça, "être beau" c'était comme ça), un chien qui comprend 150 mots mais ne parle qu'en sous-titres), des dessins rigolos (c'est censé être le job d'Ewan mc G.), des visites d'appartement successives, des considérations sur la maladie, la vieillesse, la dépression, l'engagement... et de l'amour bien sûr.
Une délicieuse carte postale de vacances...

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mardi 12 juillet 2011

t-shirt

ABSENT
de Marco Berger

Celui-là, j'avais vraiment envie de le voir. J'ai même sacrifié l'unique séance du film de Panahi Ceci n'est pas un film, c'est dire! D'autant plus que j'ai failli ne pas y rentrer -j'avais pourtant une invitation pour deux personnes- (une histoire de liste pas actualisée par le distributeur...) mais tout s'est arrangé, avec beaucoup de gentillesse, et on a finalement pu s'asseoir (la salle était comble, et, ô surprise, il y avait une majorité de messieurs, plutôt  par deux, d'âge, apparence et style variés (j'étais le seul représentant de la catégorie "vieux pédé de province" hihihi). J'ai même échangé quelques mots avec mon voisin de gauche sur le premier film de Marco Berger, Plan b, que nous avions tous les deux apprécié, mais qu'il souhaitait maintenant faire voir à son camarade mais, vainement, puisqu' "ils ne le donnent plus", tant pis c'est dommage...
Le film commence, alors, et commence très fort, sur une scène d'anthologie (en ce qui concerne ma cinémathèque intime perso) : un portrait en pièces détachées (et plans rapprochés) d'un jeune homme en train de passer (on l'apprend assez vite) une visite médicale sportive. Le jeune homme fait de la natation, il nous est donc présenté sous toutes ses coutures (qu'il a velues, d'ailleurs, et fort appétissantes, nous ne sommes pas en Argentine pour rien...). On le voit ensuite, dans les vestiaires, manifester de l'intérêt pour un de ses congénères, et le profil grec qu'il présente au niveau du caleçon (ça y est, j'ai grandi, je n'écris plus "calbute"). Pas de doute donc en ce qui concerne le jeune homme : il a beau avoir seize ans, il n'en semble pas moins doté d'un naturel gourmand et curieux.
Et voilà-t-y pas que le jeunot en question va se faire accompagner chez le médecin par son prof (il a chopé un truc dans l'oeil, normal avec tout ce qu'il mate...), puis de fil en aiguille (le prof est tout de même bien aimable et arrangeant), va se retrouver amené à passer la nuit chez le prof en question (en tout bien tout honneur, il dormira sur la canapé du salon...), sans que le spectateur ne soit tout de même étonné par cet enchaînement de coïncidences qui laissent à penser que le jeune homme a une idée derrière la tête...
Je ne vais pas en raconter davantage (je m'arrête même bien avant le virage au frein à main qu'opèrera le scénario), simplement dire que Marco Berger persiste dans la veine qui avait fait mon bonheur déjà dans Plan B. Ce mec-là sait filmer un homme aussi bien que Terrence Malick des herbes qui ondoient sous le vent : amoureusement (il n'y a pas d'autre mot). On sent qu'il sait de quoi il parle et qu'il maîtrise la façon d'en parler. Il sait aussi, incontestablement, filmer deux hommes : histoires de regards, de peau, de tissu, d'approche, d'attente...
Il gère habilement son petit fonds de commerce qui me touche tout spécialement (grosso modo comment des hétéros sont amenés à voir soudain leurs certitudes fissurées et un beau jour se barrant en couilles, comment le désir naît et comment il se manifeste, et comment on peut filmer ça...) sauf qu'ici, au lieu des deux jeunes chiens fous à barbes et à poils longs de Plan B, qui se tournaient autouret se reniflaient comme de jeunes chiens, justement, il est surtout ici question d'un adolescent, mineur, d'où prudence et oeufs sur lesquels on marche. Je précise que l'ado en question (celui de la scène d'ouverture) est plus poilu et viril que je ne le serai jamais, par exemple, ce qui change tout de même encore un petit peu la donne.
Marco Berger abandonne les coquetteries stylistiques  de son premier film et opte plutôt pour un récit relativement rectiligne, avec juste quelques retours en arrière toujours justifiés, il tient le cap de son histoire, même si le spectateur moyen risque d'être un peu désarçonné au beau milieu du film (non non je ne dirai rien), et rassure en quelque sorte les spectateurs qui lui avaient fait confiance à l'issue de son Plan B, nous démontrant entre autres, encore une fois, comme c'est beau un homme qui dort, (et encore plus s'il est hétéro hihihi)
Top 10

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histoire de marie et julien

BELLEVILLE TOKYO
d'Elise Girard

Un film (de) cinéphile, sur la séparation d'un couple. Très élégamment (et intelligemment) filmé , notamment dans ses choix (cadrages et axes de prises de vue). Valérie Donzelli est -une fois de plus- parfaite, et Jérémie Elkaïm tient tout aussi justement sa partition, ils sont secondés par des tout aussi parfaits jean-Cristophe Bouvet et Philippe Nahon, en directeurs de salle...
Atermoiements et volte-faces, départs et retours : Julien n'arrive pas à se décider, au petit jeu de je t'aime / je te quitte, tandis que Marie lui donne bien la réplique au jeu de reste / va-t-en...
Une histoire d'amour qui périclite, comme un film où on n'arriverait pas à écrire le mot "fin" (et des films, on en voit, dans ce film, dans les dialogues, en affiches, en extraits... c'est peut-être ça qui m'a beaucoup plu, tous ces gens qui sont, chacun à leur manière, immergés dans la cinéphilie : directeurs de salle, critiques, attachée de presse...).
Sans jamais tomber dans le larmoiement -heureusement- mais en prenant juste assez de distance (visiblement, le film est très autobiographique) pour qu'on puisse en sourire alors qu'on devrait plutôt en pleurer (certains dialogues sont acidement salutaires -salutairement acides ?-). Une réussite.

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lundi 11 juillet 2011

virages

AVANT L'AUBE
de Raphael Jacoulot

Je n'avais pas pu le voir à sa sortie, (malgré les commentaires élogieux faits par des proches) et donc là, pour la fête du cinéma à 3E (avec la carte de Marie) et qui plus est en présence du réalisateur, je n'allais pas manquer ça! Bien m'en a pris ! Autant son précédent Barrage m'avait laissé sur une appréciation mitigée, autant celui-ci est véritablement "tenu" d'un bout à l'autre (avec en plus  une fin "juste avant le happy end" dont j'apprécie particulièrement l'élégance.)
Une voiture, la route, la neige. Le film démarre en suivant Vincent Rottier qui arrive sur son lieu de stage, un hôtel en pleine montagne (c'est pas parce que je suis né là-bas, mais je trouve que le paysage est vraiment cinégénqiue) tenu par Jean-Pierre Bacri. Assez rapidement, on va comprendre qu'il s'est passé quelque chose, concernant un client de l'hôtel disparu, quelque chose à quoi est mêlé le fils de l'hôtelier, que son père tente de couvrir, tandis que le petit jeunot stagiaire est au courant de ce dont il ne devrait pas être courant.
Une trame de film noir, prétexte à une étude de personnages. Comment ces deux-là se rapprochent (le père de l'un est absent, le fils de l'autre est un sale con) pour recréer -illusoirement ,- un lien qui leur fait défaut.
On a tout de même un peu peur : tout est un peu trop : Bacri est "trop" Bacri, Vincent Rottiers est "trop" fermé/buté, Sylvie testud (la fliquette qui mène l'enquête) est "trop" fofolle et colorée, mais le réalisateur nous empaquète et nous ficèle si bien tout ça qu'on arrête vite de s'inquiéter et qu'on ne pense même plus à ronchonner.
C'est très bien fait, et le fait d'avoir le réalisateur dans la salle pour nous parler -fort intelligemment- de son film était encore un plaisir supplémentaire.

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(dsl, je finis un peu précipitamment un post commencé il ya trop longtemps...)

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