mardi 26 octobre 2010

y 's'la pètent un peu, non ?

... mais on leur pardonne :

vlcsnap_2010_10_26_14h35m23s173
Adam Bousdoukos  / Fatih Akin
(Making of de Soul Kitchen)

Posté par chori à 19:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 25 octobre 2010

chez-soi

AWAY WE GO
de Sam Mendes

Un rattrapage en dvd. On a passé le film dans le bôô cinéma, mais, je ne sais plus pourquoi je n'ai pas pu le voir. Vacances, sans doute ? Alors j'ai profité d'autres vacances pour le regarder.
Quel bonheur ! Un "petit film" selon son réalisateur, parce que sans stars contrairement à ses précédents, mais la différence n'apparaît pas à l'écran, justement. Un film doux, incontestablement,  un film tendre et attachant.
Que d'aucuns pourront trouver naïf ou idéaliste, mais, c'est parfois tellement agréable de se laisser porter...
Une jeune fille enceinte et son copain sont, par la force des choses, obligés de partir un peu sur les routes pour trouver l'endroit idéal où ils pourraient se poser, s'installer. Ils vont donc, dans des endroits très différents, visiter des membres de leurs familles ou des amis. Ce qui leur donne l'occasion, à chaque fois, d'expérimenter de visu une problématique familiale ou affective nouvelle...
Oui, le film est conçu comme une succession de scènes indépendantes, dont le fil conducteur est nos deux tourtereaux à chaque fois on the road again.
Et la musique d'Alexi Murdoch n'est pas étrangère à la sensation de douceur, de tendresse, qu'on éprouve à la vision du film.
Une petite douceur automnale.

19165367

Posté par chori à 08:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 24 octobre 2010

marronniers

Le bonheur... vacances... premier jour... direction la Foire aux livres de Belfort (c'est un lieu commun, une institution, un passage obligé à cette époque de l'année, d'où le titre) pour y passer la journée et faire provision de littérature pour l'hiver à venir, comme l'écureuil avec ses noisettes (...) d'autant plus que, maintenant que mon ami Gigis m'a fait la plus jolie bibliothèque du monde, j'ai un peu de place sur les rayonnages !, foire aux livres, donc, en compagnie de Marie, comme on l'avait déjà fait l'année dernière...
Plaisir de fouiller dans les bacs, des heures et des heures, avec le petit soupçon de frustration qui fait penser que, quel que soit le temps qu'on y passe, on ne pourra jamais tout voir, tellement c'est immense. Cette année, j'avais à la main un grand sac en plastique, qui s'alourdissait à mon poignet au fur et à mesure que je le remplissais, en lieu et place de la traditionnelle caisse en plastique que l'on pose par terre et qu'on pousse du pied, au fil de la progression le long des bacs...
Il y a la première phase, dite "de remplissage", puis la seconde, avant le passage aux caisses dite "de choix"... J'ai reposé ainsi trois recueils de nouvelles américains (économisant ainsi plus de 30€), un roman français au titre à rallonge et à la structure intéressante (fragments de puzzle) que je pourrai sans doute retrouver pour moins cher sur Pr*ceM*nister, et j'ai gardé :

- RAGE DE DENTS de William Lashner, un polar chaudement recommandé par Marie
- NYCTHEMERE, un polar de Jean-Bernard Pouy,
- LE SULTAN D'ISTAMBOUL, de Franck Venaille
- LES DERNIERS POEMES -en vers et en prose- de Max Jacob (édition originale de 1945, s'il vous plaît!)
- 1000 premières phrases de romans célèbres
- ET L'HOMME A SAIGNE NOIR, de Richard Lortz (que je cherchais désespérément)
et surtouts
- le JOURNAL de Matthieu Galey, que je cherchais encore plus désespérément (et surtout à ce prix.).. D'autant plus que j'ai eu la chance de trouver les deux tomes (1955/1973 et 1974/1986, l'un à 4€ et l'autre à 2€) et ce dans des bacs géographiquement fort distants, comme quoi il faut vraiment regarder partout, et même y regarder à deux fois...
Résultat des courses : 21€ pour 8 bouquins... raisonnab', non ?

Posté par chori à 12:42 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
samedi 23 octobre 2010

micro85

*
Nous sommes passés dans une rue qui s'ouvrait,
d'un côté sur le Passage du banquier Helye,
et, presque en face, sur l'Impasse de la charité...

*
Leurs culs solides, tendus dans l'effort, enveloppés par le tissu du pantalon de travail

*

mauvaise idée : regarder  le début du premier épisode de la saison 5 de Dexter,
et, juste après, se mettre en cuisine pour découper en bandes des tranches de foie frais...

*

il s'épanchait (par la fenêtre)

*

la Turquie interdit aux homosexuels de servir dans son armée, et  les jeunes homos qui veulent invoquer cette clause pour échapper à leur service militaire doivent fournir des preuves de leur homosexualité.

*

"dans les boîtes à cochons je vais sur les dance-floors"
et non pas
"dans les boîtes à cochons je baise sur les dance-floors"
comme j'avais cru comprendre

*

l'autre qu'on adorait qu'on cherchait sous la pluie

*

pour la première fois, j'ai compté les participants à la manif avant de les rejoindre

*

"les jours de grève, je n'ouvre même pas ma boîte aux lettres, par solidarité avec les facteurs grévistes..."

*

Christine vient de m'apprendre que le cynorhodon serait le fruit du rosier...

*

est-ce pour nous aider à supporter la peur du noir

*

Catherine est ma conscience politique

*

Je ne sais jamais quoi répondre aux parents qui me souhaitent bonnes vacances...

*

Posté par chori à 06:21 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
vendredi 22 octobre 2010

fouines

LES PETITS MOUCHOIRS
de Guillaume Canet

Celui-là, je voulais le voir tout de suite, dès la première séance, parce que j'avais peur, après, de ne plus en avoir envie. Comment appeler ça, un pressentiment ? J'ai toujours eu un faible les films de potes, tout en sachant que c'est un sujet qui peut être casse-gueule, j'avais beaucoup aimé le précédent film de Guillaume Canet (même si j'avais plutôt des réserves sur la lourdeur et la maladresse de la fin) avec déjà, François Cluzet (que j'aime beaucoup, et Gilles Lellouche (que j'ai déjà évoqué ici, pour qui j'ai un -gros- faible, mais pour des raisons absolument pas cinématographiques.)
Résultat des courses ? Lellouche confirme tout le bien que je pense de lui (mais, je le répète une fois de plus,  je ne suis pas objectif), dans le registre de l'hétéro bourrin mal rasé grande gueule qui sous son aspect bourru cache devinez quoi, Canet confirme qu'il a du mal à finir ses films (mais pas que), Cluzet déçoit beaucoup (je crois que je l'ai rarement vu aussi pas bon : il joue pendant les trois-quarts du film en calquant quasiment l'évolution de son personnage sur celui que jouait Jack Nicholson dans Shining, -j'exagère à peine.-), et le film, dans son ensemble, peut être qualifié d'hétérogène (sans mauvais jeu de mots), tant il est instable dans les sentiments qu'il procure au spectateur : des petits moments agréables, justes, touchants, sont immédiatement gâchés par des grosses scènes lourdes en gros sabots, avec la grosse musique qui souligne, et les gros effets passés au surligneur fluo des fois qu'on ait pas tout bien compris (la dernière scène est, à cet égard, parfaitement insupportable, et je pourrais même aller jusqu'à injustifiable...)

Un groupe d'amis part en vacances, comme tous les ans, dans la propriété de l'un d'eux, malgré qu'un des leurs ne puisse pas venir, cloué en soins intensifs à Paris qu'il est, après s'être explosé -pas complètement à jeun- en scooter contre un poids lourd au petit matin.
Donc, le groupe de copains, des couples et des célibataires, qui vont vivre quinze jours de vacances au bord de la mer, avec les petites histoires de chacun, couples qui battent de l'aile, en devenir, en souvenir, en promesse, en creux, "normal", on a à peu près tous les cas de figures... Et ceux qui étaient célibataires au début ne le seront pas forcément encore à le fin, et vice-et-versa, mais quoique pas forcément. Scènes de repas, de virées en bateau, de levers et de couchers, sont plutôt sympathiques et réussies, les fou-rires et les coup de sang,histoires de vacances, quoi...
Sauf que. Le ver est dans la pomme. Voilà-t-y pas que, dès le début du film (après que Jean Dujardin  -c'est lui l'ami qui manque- ne parte à l'hosto) un des personnages masculins (Magimel) vient d'annoncer à un autre (Cluzet) qu'il aime ses mains, euh, quoi, qu'il est amoureux de lui mais hé heu attention qu'il est pas pédé, non mais oh hé, et l'autre aussi sec de crisper les sourcils et de rouler des yeux et de commencer à en faire des tonnes, comme Jack N.  Et c'est ce machin qui va servir de fil blanc (et conducteur) tout au long du gâchage de vacances, à grands coups de mâchoires crispées, de regards lourds et de sous-entendus qui ne le sont pas moins. Et, aïe, je crois que c'est ce qui m'a mis le plus mal à l'aise dans cette histoire, la façon dont ce segment est traité : ça me fait mal de le dire, mais je pense que Les petits mouchoirs est un film homophobe, ou, pour le moins, très hétéronormé. Les grosses plaisanteries grasses avec sourires entendus autour du mot enculé, les maillots perdus, tout ça est calibré pour caresser dans le sens du poil le bon public hétéro-bourrin.
On sent bien ce que Guillaume Canet a voulu gentiment faire, une gentille histoire pleine de gentils sourires et d'émotions gentilles, de sourires et de larmes,  genre ouais vous avez vu ils sont trop chouettes mes poteaux hein, mais le décor qu'il nous a planté, avec d'un côté mecs pleins de poils et de verve, et, de l'autre, dames pleines de grands yeux et de sentiment, finit par nous prendre à la gorge tant il est simpliste et -simplement- désolant. Comme qui dirait les quéquettes d'un côté et les cœurs de l'autre, pour faire simple. Mouais. Avec une ligne et demie de scénario pour chacun. Mecs en sur-régime et femmes en sous. Et les personnages "extérieurs" (le coureur hyprazen et l'ostréiculteur hypralucide), censés apporter un autre éclairage, sont du même bois, du même tonneau, et ne sont introduits là , raplaplas, que comme sujet de moquerie  (récurrent et lourdingue) ou comme diseur de quatre vérités (lourdingue et maladroit). Ohlala.
Questions références ciné, on évitera Les copains d'abord, et même Vincent François Paul et les autres, on serait, hélas, peut-être plus près de Camping 2, mais bon, le pire dans tout ça c'est que le film risque de plaire "au plus grand nombre", qui ne pourra que se reconnaître dans ce miroir complaisamment tendu.

Bon, c'est comme ça, c'est planté.Tant pis. Ca aurait pu... mais ça n'a pas été. Quand viendra la fin de l'été...

19505586

Posté par chori à 07:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 18 octobre 2010

graphique(s)

P1230204
(marquage)

P1230268
(bouquet)

P1230329
(bestiole)

P1210311
(toilettes)

Posté par chori à 22:04 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :
dimanche 17 octobre 2010

histoire(s) sans parole(s) (ou presque)

P1230205

P1210805

P1210352

P1230152

(murs)

Posté par chori à 14:21 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
samedi 16 octobre 2010

vox clamans in deserto

Ouh ouh!

Y a quelqu'un ?????

Posté par chori à 06:46 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :
mardi 12 octobre 2010

parti en sifflotant

CHANTRAPAS
de Otar Iosseliani

En sortant j'étais plutôt ravi, alors qu'en entrant j'avais peur de m'ennuyer un peu. J'ai vraiment beaucoup beaucoup aimé tout le début, même si la suite s'effiloche un peu, se désagrège, enfin surtout s'étire un peu trop (j'ai ressenti le redoutable symptôme dit "des fins successives" : tiens ça pourrait s'arrêter là, ça serait bien (et puis non) ou alors là , ça serait bien aussi, (et re-non), ou encore là...  Tel quel , le film est certes un tout petit peu longuet (n'aurions nous pas, d'ailleurs, deux films pour le prix d'un  ?), mais c'est aussi, pourtant, en l'état, un de mes préférés de l'auteur!
C'est un cinéma que j'ai du mal à définir : "autre", "différent", "décalé", "en marge", "à côté", aucun ne lui convient exactement. Un cinéma de sourire en coin et d'espoirs silencieux, un cinéma d'exigence et de poésie, un cinéma de réalisme et d'ironie, un cinéma de clopes et de gnôle (oui, il semble que les Géorgiens brûlent la vie par tous les bouts : non seulement ils fument tous comme des pompiers, mais ils boivent comme des trous. Ils boivent de tout, du fort de préférence, partout, tout le temps. -Il faudrait compter les plans "sans bouteille" du film! -  Serait-ce donc ce qui caractérise la fameuse "âme slave" ?)
En plus, raison supplémentaire pour ceux qui me connaissent (et ce qui n'a pas échappé à Dominique) c'est en plus un film avec "un film dans le film" (Et quel film ! et quel film (écho) on ne sait plus trop duquel on parle...). Un réalisateur géorgien (qui a un copain et une copine depuis avec qui il partage tout qu'ils sont tout petits, genre Jules et Jimshivili...) essaie de réaliser un film, d'abord sur place (en Géorgie, donc), et ensuite à Paris où il est parti  / on l'a expédié parce que ça arrangeait un peu tout le monde.
Et c'est tout ? Oui c'est à peu près tout, mais c'est vraiment délicieux. C'est, comment dire, du vrai cinéma cinématographique (et à double titre!) Du qui vous fait sourire, qui vous attendrit, qui vous remet d'aplomb dans vos baskets, sans qu'on puisse vraiment expliquer comment la magie opère.
Il y a du Tati (c'est explicite et revendiqué), il y a du Pierre Etaix aussi (qui joue dedans, un monteur démonté, mon dieu je ne savais pas qu'il était encore vivant...) oui, on est dans un registre doux-amer, un peu en sourdine.  Drôle mais pas que. Attendrissant. Entre vraie roublardise et fausse maladresse...

19502059

Posté par chori à 22:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 11 octobre 2010

micro 84

*
dans une conversation cyclotouriste, j'ai confondu Verdun avec Berlin :
"et tout ça en allemand ?"

*
je n'aime plus que les t-shirts ouverts, j'ai un problème avec les cols

*
(oui, c'est lacanien, ou quasi...)

*

ciel bleu : les ipomées s'allument, mais le vinaigrier flamboie.

*

la petite grenouille qui dit toujours "pourquoâââââ ?"

*

"faire des pompes n'empêche pas de vieillir..."

*

film porno anglais : ces mecs roses et humides
aussi appétissants que des tranches de jambon industriel

*

"Libres enfants de Benny Hill"

*

Tiens, aujourd'hui on est le 10/10/10

*

Posté par chori à 06:51 - - Commentaires [1] - Permalien [#]