samedi 12 juin 2010

(vieux) cinéma

Emu... tout à l'heure, en lisant, dans le Premi*re n°400 (où plein de personnalités donnent des listes de cinq films préférés à un titre ou à un autre) que l'un des cinq films majeurs pour Apichatpongounet est ... Goodbye, Dragon Inn, de Tsai Ming Liang, que je place personnellement aussi très haut dans ma cinémathèque personnelle...
Voilà, c'est tout...

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jeudi 10 juin 2010

maïeutique

POLICIER, ADJECTIF
de Corneliu Porumboiu

Ce post (il faudra un jour que j'écrive un post sur le choix des titres des posts ciné) a d'abord failli s'appeler "TENNIS-FOOT", parce que ce sport viril -on joue à quatre comme en double au tennis, sauf que là ça se joue au pied et avec un ballon de foot- ne pouvait être que furieusement roumain, puis "QUE SERAIT LE DENTIFRICE SANS BROSSE A DENTS ? ", à cause d'une chanson -furieusement roumaine elle aussi- dans le film longuement évoquée et disséquée, et finalement le dernier choisi avait l'avantage d'étre précis (bien que, feignassement, j'aie omis d'en vérifier le sens exact dans le dico), court à taper, et évoquait -furieusement ? non non, très calmement-  la dernière (et étonnante ?) partie du film.
Je suis devant les films des roumains comme je suis devant les joues des iraniens : admiratif (et peut-être vaguement jaloux). Policier, adjectif (qui s'est longtemps appelé Police, adjectif, ce qui était une absurdité grammaticale) ne fait pas exception à la règle. Il est -roumainement parlant- aux enquêtes policières ce que La mort de Dante Lazarescu était aux soins hospitaliers... Un genre d'état des lieux, a priori lucidement objectif (et donc plutôt désespéré), mais dont l'apparent hyper-réalisme,  devenu pur objet esthétique par la distance imperceptiblement ironique qu'induit le regard du cinéaste, ne serait finalement qu'un élément de fascination (de sidération ?) intense  pour le spectateur.
J'avais laissé Porumboiu sur la clarinette sautillante et espiègle du générique de fin de 12h08 à l'est de Bucarest. Ici, on abandonne les aigus et on démarre dans le grave. Filatures. Un jeune policier suit un ado qui fume des pétards -et risque pour ce 7 ans de prison (ça rigole pas en Roumanie)- et en conçoit des états d'âme. Sa hiérarchie s'en agace.
Un film hivernal. un film atone, éteint, comme engourdi. Un policier méthodique, méticuleux (procédurier ?), à l'image du film. On passe de longs moments avec lui, qui fait les cent pas dans le froid aux basques de l'ado, et on les revit ensuite, précisément, sur le papier, par le rapport sur les filatures que le fliquet a consciencieusement (et à la main! ) rédigé.
Quotidien du boulot (grisâtre), quotidien du bureau (flippant), quotidien des soirées en famille (pas joyeux joyeux...) , rien qui justifie on le voit le tapage de cuisses. C'est un film où l'on attend beaucoup. Et pourtant on suit sans rechigner cette enquête banale et banalisée (ce pourrait être le L627 de la police roumaine...) Minimalisme et ironie glacée. Une enquête dérisoire, d'autant plus que l'attention qu'on lui accorde est inversement proportionnelle aux dimensions de la chose, qu'on en vient à faire un Himalaya d'une modeste et ridicule taupinière. Dura lex sed lex. Question de principe(s).
On avance à pas lent, on est attentif, parfois fatigué, comme le flic dans le film, on ressasse, on piétine, on se sent comme si on surveillait un trou. Jusqu'à une dernière partie dont le dispositif évoque celui du débat télévisé de 12h08 à l'est de Bucarest ), dans le bureau du chef-chef, qui se met à jouer sur les mots. Contrairement au tennis-foot, ça se joue à trois (dont un qui ne fait pas grand-chose), avec un dictionnaire mais sans filet,  et voilà qu'on bascule dans une quatrième dimension grammaticalo-philosophique, mais toujours très pince-sans-rire. Le supérieur, le subalterne, et le témoin.
Et j'avoue que là, juste après, me fait défaut -personnellement- une petite scène, pour faire le joint (!) avec la toute-dernière. On passe, toujours à mon (humble) sens, trop rapidement et facilement des mots aux actes. C'est comme s'il manquait un élément,  un hiatus, une fracture (celle de la prise de conscience justement) dans l'enchaînement.
Mais peut-être que non finalement.
Indécision, nom féminin etc.

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(et j'aime bien l'affiche, que je trouve aussi ironique que le film)

Ce film, qui sortait ce mercredi à Besac, ne se voit offrir qu'une unique projection quotidienne à 18h lors de cette unique semaine... Oui, comme ça, donnons leur chance aux films roumains, en leur offrant un maximum de visibilité !

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mercredi 9 juin 2010

hurt people hurt people

GREENBERG
de Noah Baumbach

L'anglais,  étant une langue plus économique que la notre, permet ce genre de plaisant raccourci homophonique. Étant donné qu'il est même cité deux fois dans le film, je me devais d'en faire le chapeau sur la tête de ce post.
Comme a dit Marie en sortant, "C'est comme dans la vraie vie...". Une chronique (je en suis pas sûr qu'il s'agisse vraiment d'une "comédie") douce-amère qui se construit et s'élabore, s'échafaude et s'enracine sous les yeux du spectateur avec une incontestable finesse et un sens consommé de la progression. Un film qui se fait aimer peu à peu (l'immersion n'y est pas évidente), sur les traces d'un ex musicien reconverti menuisier, venu passer quelques jours à ne rien faire dans la maison de son frère parti au Vietnam. Notre héros est dépressif, a fait un séjour en HP, et rencontre chez le frère absent l'assistante dudit frère, une blondinette sympathique, qui s'occupe entre autres du chien (car il y a un gros chien, gentil comme tout, qui s'appelle Malher). entre le menuisier et l'assistante vont se passer des choses, se créer des liens, se mettre en place une liaison cahotante et malaisée (elle "sort d'une  longue histoire" et lui n'arrête pas de penser à son ex, Beth (jouée par l'excellente Jennifer Jason Leigh, qui a également co-écrit le scénario et produit le film, c'est dire si tout cela devait lui tenir à coeur...)
Au fait, lui, c'est Ben Stiller, qu'on a pu voir dans quelques grosses machines ricaines drôlasses et toutpubliqueuses (que je n'ai pas vues). Il a des airs de Keith Richards (ou bien il s'est fait des airs de ?). elle c'est Greta Gerwig, elle est inconnue au bataillon et n'en est que plus adorable. Il y a aussi, le "meilleur ami" du menuisier, un acteur au nom compliqué qu'il me semble avoir vu chez Mike Leigh mais je peux me tromper (s'pas, Hervé ?)...
Boy mets girl... Une suite d'hésitations, de faux-départs, d'initiatives plus ou moins catastrophique, de rencontres qui tournent en eau de boudin, de mauvaise bonne volonté, d'indécision, d'engueulades injustifiées, de colères rentrées ou pas, bref, toute la panoplie de "comme la vraie vie". Et le spectateur se prend au jeu (s'identifie ? pourtant ce personnage au début n'est guère attirant...) alors que tout semblait réglé comme du papier à musique (romantique la musique, bien évidemment) et, plus le film progresse et plus ça devient intéressant.
Ce mec qui n'est pas capable d'aimer, (ou plutôt qui fait tout son possible pour ne pas de donner les moyens d'aimer (et de l'être), a des comptes à régler, avec son ex, avec son pote, avec sa "copine", (même avec le chien de son frère!) et va tenter de les régler. La deuxième partie du film, (grosso modo à partir du moment où le blondinette l'envoie bouler) devient véritablement passionnante, et construite comme un escalier fictionnel, jusqu'à une fin semi-ouverte qu'on n'attendait pas forcément (l'usage de la "comédie romantique" eut voulu que les choses plus clairement soient dites, alors que là on reste plutôt sur un "entre-deux". Comme dans la vraie vie, Marie, oui oui...) Pendant un grand moment, on s'est dit et répété "quel sale con, mais quel sale con!", et là, voilà qu'un peu on modère...

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mardi 8 juin 2010

le bébé est une marchandise comme les autres

TÉHÉRAN
de Nader T. Homayoun

D'après ce que j'ai cru comprendre, le titre original pourrait quasiment se traduire par "Téhéranchounet", un petit diminutif affectueux pour parler de "sa" ville. et le film nous en donne, effectivement (de la ville) une vision qu'on n'a pas forcément l'habitude d'avoir... Les femmes sont toujours aussi voilées et les hommes aussi délicieusement mal rasés (je rêve d'un film, entre Kiarostami et Warhol, où on les verrait juste en train de dormir,pendant des plombes,oui, ça me ravirait...), mais bon il y a aussi des prostituées, des macs (ici ils s'appellent les "éducateurs"), du trafic d'enfants, des mafieux, la vraie petite routine internationale, quoi...
Madjid (oh qu'il est mimi...) est "monté" à Téhéran pour y faire fortune, et le voilà à faire la manche, après avoir loué un bébé (ça rapporte plus) au salopard de loueur de bébés local. Et voilà qu'on lui vole le bébé. Et voilà qu'il doit rembourser. et que sa femme enceinte débarque lui rendre visite à la capitale, histoire de voir comment il s'en est sorti. alors que justement, il est en plein dedans, les emmerdes, les embrouilles, les magouilles. Heureusement qu'il a ses deux potes et colocataires (le puceau mimi mais inexpérimenté et le moche à lunettes mais tellement attachant...) pour l'aider à sortir de là. Ou tenter de.
L'intérêt supplémentaire du film est que toutes les scènes d'extérieur ont été tournées sous le manteau dans les rues de Téhéran, sans autorisation bien sûr, ce qui donne un petit parfum supplémentaire d'urgence et d'authenticité...
L'accroche de l'affiche parle d'un polar, avec raison pour une fois (oui oui souvent les affiches mentent). Un polar sans flics, sans flingue ou presque, un polar maniant l'ellipse (des scènes importantes sont ainsi escamotées)... Un polar sans doute mais pas que. Le réalisateur utilise ses talents de documentariste pour insérer ses personnages dans une réalité géographique (la ville) et sociale (la multiplicité des trafics et des salopards) et politique bien sûr (l'Iran d'aujourd'hui) et dire ce qu'il a a dire.
On est ici à des années-lumières d'un folklorisme bucolique / angélique, et, comme Ajami avait pu le faire il y a quelques temps, on se prend  dans la figure la violence et l'énergie du constat. Avec, heureusement, en contrepoint de tout ce noir, des scènes attachantes -et bienvenues-, à propos de nos trois Pieds-nickelés iraniens... Jusqu'au superbe plan-séquence final qui remet en quelque sorte les pendules à l'heure. Impressionnant.

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lundi 7 juin 2010

alone is alone

LIFE DURING WARTIME
de Todd Solondz

Bon j'avoue que j'adore ce cinéma-là. Solondz est un des réalisateurs les plus sympathiquement "méchant" (s?) d'Amérique. Il y a plus de 10 ans, il m'avait déjà bien secoué avec Happiness (je me rappelle que j'en avais parlé à Pépin comme d"un des films les plus tristes du monde", mais je ne suis plus sur maintenant que triste soit le terme exact.)
Et voilà qu'il récidive, et persiste et signe, puisque Life during wartime n'est rien d'autre qu'un Happiness 2, le retour (ils reviennent et ils ne sont pas contents), puisque le réalisateur reprend les mêmes personnages, mais dix ans après, en les faisant jouer par d'autres acteurs.
J'aime ce cinéma-là parce que cette douceur apparente (musique, lumière, même la police de caractères du titre) n'est qu'un leurre. Un glaçage  joliet recouvrant une pâtisserie pas très jolie jolie. Si  Life during wartime était une sucrerie,ça serait un bonbon à l'eau de javel. Si c'était un animal, ça pourrait être un genre de pitbull déguisé en caniche. Un truc assez méchant, assez tordu, mais aimablement ripoliné. Bien peigné propre sur lui. En surface.
On hésite entre les mots acidité, amertume, cynisme... Le réalisateur reprend peu ou prou les éléments de Happiness (le père est toujours pédophile mais il sort de prison, les soeurs sont aussi névrosées mais elles ont progressé chacune à son rythme) mais a -oui ça peut sembler paradoxal- quelque peu modifié son regard, adouci sa vision, mis du petit-lait dans son vitriol.Enfin, un peu..
Il y a là-dedans un certain humour, décalé certes, mais humour toujours (surtout le personnage de Trish et ses conversations avec ses enfants), il y a là-dedans une certaine mélancolie (une des sœurs a tout de même deux amants-fantômes à ses trousses), décalée elle-aussi, et je dirais même -si si- une certaine compassion (le personnage du père est singulièrement traité.) Sans oublier une prestation assez glaçante de Charlotte Rampling...
Oui j'aime ce cinéma-là, courageux dans son inconfort. Du poil à gratter dans le cou de la bonne conscience puritano-américaine. Rien que pour ça, il faut y aller. (mais bon, quand vous lirez ça, ça ne passera déjà plus!)

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dimanche 6 juin 2010

paiement en liquide

LOLA
de Brillante Mendoza

La vieille dame indigne 2 (pas le retour, mais juste qu'elles sont effectivement deux, mamies et philippines, qui vont passer le temps du film à se démener pour  régler l'affaire qui les concerne toutes deux : le petit-fils de l'une a poignardé le petit-fils de l'autre et lui a volé son portable. pour l'une il s'agit de trouver l'argent nécessaire pour l'enterrement, pour l'autre de trouver l'argent nécessaire pour un arrangement, dont on apprend que la loi philippine l'autorise, pour faire table rase de l'accusation  de meurtre, et repartir comme si rien ne s'était passé...
Le titre du post ne fait que récapituler les deux éléments omniprésents du film : le fric et la flotte. Pas un plan sans que ne soit montré l'un ou l'autre, voire les deux à la fois. Pour qui a vu John John ou Serbis, ce nouveau film de Brillante Mendoza (auteur aussi prolifique que talentueux) avance en terrain connu : caméra portée, son direct, foule, pluie, ville, trottoirs, gens... Et violence, misère, entraide, solidarité. Et magouilles, combines, usure, hypothèques, corruption.
Rien de nouveau, pourtant on est à nouveau conquis. peut-être par cette façon d'empoigner le réel à bras-le-corps, d'en faire un élément à part entière, de livrer les choses telles qu'elles sont, sans a priori d'états d'âme ni de conscience particuliers, mais avec une immense tendresse pour ces deux lolas (ça veut dire mamie en philippin) se débattant chacune pour sa cause (avec une attendrissante énergie) chacune avec ses armes propres (le mensonge en est une, la détermination aussi...)
Il y a cet argent, oui, dont on parle sans arrêt, des billets, plus ou moins miteux, plus ou moins nombreux, qui passent de main en main, roulés, pliés, dépliés, cachés, entassés... Et il y a cette pluie, tout aussi constante, acharnée, perpétuelle quasiment croirait-on. L'un comme l'autre, on "fait avec", on est bien obligé.
Et si l'argent ne l'est pas forcément, l'eau, sous toutes ses formes (pluie, inondations, eaux mortes ou eaux vives) est terriblement photo/cinégénique, et le réalisateur le sait et en profite...
Et la caméra de Brillante Mendoza accompagne et retranscrit tout ça, ce bourbier, ce merdier, ce vivier, réussissant le prodige de transcender / sublimer (quel est le mot juste ?) cette réalité cracra et plutôt flippante en un fascinant objet cinématographique (mais bon on est habitués, il nous l'avait déjà montré... et encore, les films sortis en France ne sont qu'une partie de l'oeuvre du monsieur en question... Si vous allez fouiner sur le ouaibe, vous risquez de dénicher d'autres perles, dont une -ma préférée ,- très "chaude", qui s'appelle, si je me souviens bien, Pantasya).
Mais revenons à nos mamies, nos problèmes de locomotion et d'articulations, pas trop nos scrupules moraux, non non, et c'est très bien comme ça... Lola, lola(s)...

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jeudi 3 juin 2010

pola

Une sacrée jolie idée... Et pour certains (dont moi bien évidemment), un sacré joli moment de nostalgie!
Découvert hier, accidentellement (enfin, disons qu'il n'y a pas de hasard...) le site poladroid.net (non non, il n'y a pas de faute de frappe). Vous téléchargez l'application (fastoche!) et après, à vous le bonheur! (enfin, si le mot "polaroïd" vous évoque quelque chose, bien évidemment...)
A partir de là, vous n'avez qu'a glisser n'importe laquelle de vos images dans l'appareil, et hop, il vous la transforme illico (enfin, avec le temps du développement, comme avec un vrai de vrai  du temps jadis) en vrai polaroïd (vous avez en prime, si vous avez laissé le son, le bruit ineffable et si caractéristique dudit appareil-photo, qui, en ce qui me concerne est une véritable petite madeleine...) que vous pouvez archiver tel que (dimensions réelles d'un pola)...
Raffinement(s) suprêmes :
1) comme en vrai, vous accélèrerez le développement de l'image en la secouant énergiquement de droite à gauche (car oui oui, comme en vrai, il vous faudra attendre! )
2) comme avec le vrai, vous ne maîtriserez jamais complètement ni le cadrage ni les couleurs finales
3) toujours comme avec le vrai (ô luxe de raffinement) au bout de 10 images (c'était la taille d'un chargeur) vous serez obligé(s) de relancer l'application si vous en voulez de nouvelles... C'est-y pas beau, tout ça hein ?

Voici donc quelques exemples, deux de la série "india", et deux de la série "men on tv", que j'avais réellement commencée, en polaroïd, dans les années 80.... Hmff, j'en pleurerais presque d'émotion!

P1100146_pola P1110763_pola
(india)

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(men on tv)

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mercredi 2 juin 2010

micro79

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la méchante fraise qui fait exprès de moisir tout au fond de la barquette

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allongé comme une sirène, un papa torse-nu repeint la balustrade de son balcon

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devant moi dans la file d'attente du cinéma se tenait, en compagnie de son épouse, un homme, qui parfois me rend visite pour de torrides ébats extra-conjugaux, et pourtant, là, m'ignora

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aux portes de juin

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je vais déménager, et ça me stresse

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à chaque manifestation, il y a toujours au moins un joli monsieur que je passe mon temps à suivre des yeux

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"pour ce qu'on nous écoute, autant ne rien dire..."

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ponctualité des coquelicots

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le yoyo journalier des températures :
juillet, novembre, juillet, novembre...

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se renseigner sur le prix du mètre carré de terrain constructible en Espagne ; aviser

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une journée biaisée de bout en bout

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On va probablement rejouer deux fois "rouge noir et ignorant", fin septembre
:o)

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ses deux  jeunes voisins gardent chez eux un pitbull, un python, et un chat fou à force de ne pas sortir

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d'abord, c'est beaucoup trop chaud,
assez vite ça ne l'est plus assez

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(à propos des grillades, mais généralisable à pas mal d'autres choses : l'amour, par exemple ?)

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mardi 1 juin 2010

merci emma!

pour ça :
alister

j'ai écouté un morceau, sur tes recommandations
j'ai acheté le cd sur Pr*ceM*n*ster
je l'ai reçu aujourd'hui et écouté illico
entre temps j'avais lu ça qui m'avait donné encore plus envie
Purée qu'est-ce que c'est bien! Pourtant y a des choses qui devraient m'énerver (les choeurs qui font "ouhh ouhh" mais bon, ici, je trouve que ça passe plutôt bien, dans la tonalité "sixties /seventies" de l'ensemble...) J'aime les textes, plutôt destroy désespérés mais avec un je ne sais quoi de sourire en coin ironique dans le phrasé autant que dans l'écriture (j'ai failli laisser tel quel le "acriture" que j'avais tapé par erreur à la place), comme dans les musiques et les orchestrations d'ailleurs (un chouïa de sax par ci, pas mal de grosses guitares comme j'aime, qui caquètent parfois comme dans des Lou Reed que j'aime, un soupçon de cordes rêveuses ici et là, et un piano mélancolique pour couronner le tout, dans le splendide et ultime "7h du matin")
Un bel album, vraiment... oui, merci Emma!

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gel (et grosse pluie)

DESPUES DE LA REVOLUCION
de Vincent Dieutre

Ne pouvant réussir à voir le film en salle (je suis sûr qu'il doit passer au MK2 Beaubourg) j'ai -en bon provincial- décidé de me payer le coffret de 4 dvd dont ce film fait également partie. Quatre films, autour de 4 villes où le cinéaste se rend et dont il nous parle.
Il est ici question de Buenos Aires.
A partir d'un matériel vidéo au départ assez banal (scènes de rues, séquences intérieures en chambre(s), plans fixes urbains) le réalisateur parvient, par l'ajout d'une voix-off -la sienne-, à élaborer un document intime, personnel, touchant, exotique  pourtant dirais-je pour le petit pédé provincial que je suis par l"univers évoqué, d'artistes, de Biennales, de séminaires et autres performances. Le réalisateur raconte, se souvient, Des poèmes argentins sont dits par une voix de femme.
Très artiste, très intellectuel, très "présent/absent" (comme disait un ancien metteur en scène) et pourtant, finalement très humain.
Vincent Dieutre pousse l'honnêteté morale à ne rien nous laisser ignorer de ses pratiques sexuelles, dans des scènes toutefois pas filmées tout à fait comme le reste (la caméra n'est pas du tout posée, et elle en gesticule tant que ça vous donnerait un peu le tournis, juste pour ne pas nous permettre d'en voir trop.)
Quant à la mention TOUS PUBLICS figurant au dos du coffret, je dis qu'y' faudrait quand même pas pousser. Ni ebzagérer, oh!  C'est vrai que tout ça n'est pas vraiment passable dans notre bôô cinéma, hein... Soupir

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