mercredi 17 mars 2010

des anges

oui oui, je confirme ça existe...
je viens d'en voir deux.
(non non je n'ai rien absorbé d'anormal)

j'ai encore eu des problèmes de 'oiture. Comme je quittais ma riante bourgade pour aller au vert vérifier de visu si la sève montait bien dans les branches, mon voyant stop! rouge s'est allumé. je me suis donc arrêté illico (coup de bol, y avait juste un parking! j'ai ouvert le capot, constaté la surchauffe, attendu que ça refroidisse, remis du liquide de refroidissement, redémarré. Et hop!
A peu de distance, voilà que ça se rallume... je me r'arrête (parking suivant) ouvre le capot, me dis que j'en ai pas assez mis, en remets donc à ras la gueule, ai du mal à refermer le capot (on dirait que ça ne s'enclenche pas mais bon, et je repars me disant que je vais y aller mollo il ne reste que quelques kilomètres.
je repars , et au bout de très peu de temps, dans une grande ligne droite descente/montée, mon capot a la mauvaise idée de s'ouvrir et donc de se plaquer contre le pare-brise. je n'y vois plus rien, je m'arrête aussitot, je suis aveuglé (enfin mon pare-brise) et j'entends le bruit des voitures qui ralentissent qui passent, je ne sais pas ça fait beaucoup de  bruit...
par la vitre, je vois la bagnole qui a pilé derrière moi (et ne m'a pas percuté) redémarrer et venir se garer devant moi, tandis que repartent les autres voitures qui ont pilé aussi derrière. Vient vers moi un jeune homme, à ma grande surprise très calme, qui constate les dégâts m'explique d'abord que j'ai eu de la chance, à qui j'explique mes problèmes de refroidissement et tout ça, et se met illico à farfouiller dans le moteur, à chercher si ça vient de la durite ou du radiateur, ou de je ne sais quoi, pendant que je téléphone à mon gros garagiste en lui demandant un dépannage, et qu'il m'oppose le même refus que l'autre fois ("mettez de l'eau, et essayez de rentrer doucement... et apportez-moi la bagnole demain...") Je ne sais pas quoi faire, tandis que le jeune homme s'active trifouille dans le moteur, et me décrète que c'est le radiateur (on vient d'y verser une bouteille entière d'eau minérale), que je ne peux pas rouler sous risque de griller le moteur,  et que ils vont donc  me ramener à Vesoul, en me tractant.
Il me déniche  dans leur coffre un tendeur avec lequel il ligature le capot pour qu'il ne se barre pas de nouveau, une courroie avec laquelle il attache ma bagnole à celle de son copain, et devant mon peu d'enthousiasme me propose de prendre lui-même le volant si je veux.
Ce que je veux bien évidemment, et nous voilà partis, warnings, 60 maxi, conduite souple sans à-coups, il m'apprend qu'il n'est pas d'ici, qu'il est arrivé depuis quelques jours pour faire un stage de mécanique à l'AFPA (vraiment on sent que c'est son truc la mécanique!). piano piano et presque sans à-coups, on arrive sur le parking de chez moi, ils poussent ma bagnole pour la stationner comme il faut. Je bafouille, je leur dis que je ne sais pas comment les remercier, je fouille dans mon porte-feuille, je n'ai qu'un billet de 10€.
Je leur tends, ils refusent d'abord, me disant qu'ils n'ont pas fait ça pour ça, qu'ils ont eu plaisir à venir en aide à quelqu'un. Ils ne veulent pas boire un coup, non ils ne veulent rien...
Je leur serre la main, ils finissent quand même par accepter le billet en rigolant, en disant que  bon puisque j'ai vraiment l'air d'y tenir, oui d'accord ils boiront un coup à ma santé...
Je leur fais un signe de la main, et ils disparaissant dans la nuit... Je ne sais même pas comment ils s'appellent.
Je reste comme un con, dans la nuit, devant chez moi. J'ai les jambes en coton, je réalise que j'ai eu doublement (ou triplement) de la chance : de ne pas m'être fait emboutir (là j'ai eu vraiment très chaud, son copain m'a dit qu'il avait appuyé sur le frein de toutes ses forces, et que sur le coup il avait l'impression que ça ne freinerait jamais...), et surtout que ce soit leur voiture qui ait été derrière la mienne à ce moment-là...
Non, je ne sais vraiment pas comment les remercier....

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mardi 16 mars 2010

le progrès

(soupir...)
et dire qu'il fut un temps où je m'astreignais à laisser un message chaque jour pour être juste certain que mon auditoire, fasciné autant que captivé, reviendrait le lendemain, fou de curiosité pour découvrir le charmant oeuf que cloc cloc! je venais de pondre...
oui, il est bien loin ce temps-là, mais, croyez-moi (cloc cloc attention le nouvel oeuf frais du jour arrive oui oui je le sens poindre...) à propos de mon absence écriturielle de ces derniers jours, ici (mais ne doutez pas une seconde que je n'ai cessé de penser à vous, ô mes lectrices/teurs chéris...) ce n'est pas vraiment de ma faute...
figurez-vous que, petit un, j'ai été 'achement occupé (oui oui, chacun de mes jours, est justement, et trop à mon goût hélas, plein comme, justement, un oeuf...) mais là n'est pas le plus important.
figurez-vous donc, re, que depuis quelques années, j'écrivais (enfin, parfois juste tentais de) sur un clavier relié à un ordinateur qui tendait à imiter son possesseur (moi en l'occurrence) et à chaque jour un peu plus se décatir, se délabrer, se démantibuler, mais que, vaille que vaille et comme que comme, je m'obstinais à continuer de chérir (enfin, des fois, comme on dit, ça n'était plus de l'amour, c'était de la rage...)
et voilà que donc que samedi, en fin d'après-midi, après une prise de tête informatique qui me bouffa quasiment  toute la journée (je ne pouvais plus rien faire dans l'immédiat, chaque appuyage de touche étant suivi par rien, avec, en apothéose, l'apparition signalée par mon anti-virus, bien cacochyme aussi, le bougre, d'une flopée de méchants worms se succédant et s'entassant sur mon pauvre disque dur déjà bien affaibli et qui n'avait même plus la force de se  traîner pour se défendre), la rage donc m'a pris, en cette fin d'après-midi, et je me suis véhiculé illico au centre commercial le plus proche où j'ai illico cédé aux sirènes de la consommation, et acheté donc, comme ça, tout de go, un nouvel ordi...
et vous ne voyez hélas pas la différence, mais l'ordi en question est équipé (dans ce cas-là, on pourrait dire "pourvu"...) d'un écran, non seulement plat,  mais de taille si conséquente qu'il pourrait quasiment rivaliser avec, tiens pour ceux qui connaissent, celui de la salle 6 de mon MK 2 Beaubourg chéri à moi
voilà voilà
comme chantonnait cette fillette dans un vieil album de Couture "quand on a peur du progrès, on devient l'apôtre des regrets, oui l'apôtre des regrets..."

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vendredi 12 mars 2010

de l'inde et de la photographie (2)

Revenons à nos moutons photographiques, donc... Oui, vraiment, je les aime, ces images qu'on pourrait qualifier de "ratées" (techniquement et objectivement parlant : cadrage, exposition, mise au point...), mais je précise que j'ai toujours eu avec la photo des rapports embrouillés (brouillons ?) ; quel n'avait pas été mon ravissement , dans les années 70 (ououououh!) en découvrant la position "pose b" sur mon premier réflex, celle qui vous garantissait justement que vous ne sauriez pas du tout ce qui apparaîtrait dans le cadre au développement...
J'aime le flou, l'imprécis, l'approximatif (là où d'aucuns diraient "J'aime l'armée..." sur un ton qui reste encore à définir, s'pas Pépin ?). J'aime les détails, j'aime les à-côté, j'aime les objets célibataires, j'aime rendre abstraite une composition tout ce qu'il y a de concrète, j'aime essayer d'avoir un regard décalé, attentif, ou désinvolte suivant les cas...

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(de la première moitié du voyage)

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mercredi 10 mars 2010

de l'Inde et de la photographie (1)

Finalement, je vais en parler, va, de ce voyage... Oui, il serait temps d'y revenir (à défaut d'en être vraiment revenu, huhuhu).
Pas directement, (raconter, après quinze jours, ça n'aurait plus beaucoup de sens), mais par la tangente, et le biais théorique (et fumeux sans doute) d'une petite digression personnelle sur la photographie (et l'acte de photographier). Tandis donc qu'on a fait le point, d'une certaine façon, par le double moyen de la régurgitation onirique (oui, pendant une dizaine de jours j'ai rêvé d'Inde, et uniquement de ça) et de, justement, le visionnement des photos (de soi, d'abord, et celles des autres).
Chacun entretient avec la photo un rapport personnel -et sans doute significatif-. Ainsi, sur notre groupe de 10 personnes, une seule avait choisi de photographier "seulement avec les yeux" et ne s'était donc encombrée d'aucun autre matériel de prise de vue, une autre avait bien un appareil, mais pourvu d'une toute petite carte et surtout sans chargeur de batterie -et ne pouvait donc prendre qu'un nombre très limité d'images avant que ladite batterie ne soit kaput-, et les huit autres étaient tous joyeusement équipés en numérique (toutes tailles et tous gabarits, du compact première génération au réflex numérique qui impose le respect -avec son vrai gros zoom-)
A partir de là, chacun fait comme il l'entend.

Je m'étais au départ fixé quelques règles simples, énoncées ainsi : "Je ne fais pas les monuments, je ne fais pas les femmes...". Soyons précis. J'ai ainsi peu ou prou continué le long des pistes choisies il y a deux ans :
1) les mecs
2) les murs
3) les machins par terre
4) le trafic

(voilà pour L'inde) et
5) le groupe (parce que, avec le recul, c'est toujours une des choses qui me fait le plus plaisir à regarder...)

J'ai donc regardé les presque 2000 photos que j'avais prises là-bas. Un petit mot à propos du nombre. Paradoxalement, j'ai déclenché moins que d'autre personnes qui pourtant avaient à l'arrivée moins de photos que moi. L'explication de ce paradoxe est simple, elle est due à la position dite "en rafale rapide" où c'est l'appareil qui fait le boulot pour vous, et prends les photos l'une après l'autre aussi longtemps que votre doigt reste appuyé sur le déclencheur. Ca permet de prendre ainsi une centaine parfois de photos d'affilée, dont  il faudra (puisqu'on n'a pas vraiment ni cadré ni choisi) jeter un certain nombre mais parmi lesquelles il est possible de dénicher une authentique pépite (c'est rare mais ça arrive...)

L'inconvénient de la méthode ? Il y en a plusieurs : on ne peut pas vraiment cadrer ni mettre au point, puisque, par définition ça bouge tout le temps (bien entendu, pour photographier un machin immobile, mieux vaut avoir recours à une prise de vue normale!) donc risque de décadrage, d'inclinaison, de flou, de surexposition, de mauvaise mise au point -sur le bitonio du fond plutôt que sur le premier plan qui était tellement plus intéressant- etc. De plus les photos ainsi prises ne pourront pas beaucoup être recadrées puisqu'elles sont plutôt "petites" (enfin, elles font moins d'un méga), et donc, pour la publication, ça sera quasiment du "tout ou rien".

Mais plus ça va et plus je les aime, ces photos. Et plus elles me semblent faire correspondre idéalement le fond (le sujet, l'Inde et les Indiens) et la forme (la rapidité, l'imperfection, la multiplicité, l'urgence, le petit détail qui cloche...) Ca me semble résumer grosso modo le rapport que j'ai avec ce pays et ses habitants. D'abord parce que tout y a déjà été photographié, simplement, amoureusement, artistiquement, touristiquement, académiquement. Et que peut-on faire d'autre alors, que de vouloir simplement, aléatoirement, amateuristiquement, idéalistement, vouloir saisir l'instant. Juste ça. Et de la façon dont un "instant" est fait de milli-secondes successives, et un événement de micro-événements contigus. Le fouillis. La succession. La série. C'est ça qui me plaît, c'est ça qui m'a plu. Et ce n'est pas du tout une tentative de justification quelconque pour expliquer que telle image est floue, et telle autre de traviole, et telle encore, surex. Simplement je trouve, en général, qu'elles "fonctionnent mieux" que la plupart de celles que je me suis efforcé de cadrer, de chiader, de composer...

Le hasard est souvent un allié extraordinaire, me semble-t-il.

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 (par exemple. et là, je n'ai rien "choisi", rien prémédité...)

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entre les choses et je me souviens

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Celui-là aussi je l'ai lu en Inde (enfin, en rentrant d'Inde...) Je venais de finir le dernier volume du Croque-mort, et j'avais entrepris de (re) démarrer un Murakami dont je n'arrivais finalement pas à me dépêtrer ("Murakami, c'est pas fait pour l'avion..." a résumé Dominique), et j'ai eu l'idée d'emprunter ce bouquin à Philou (je savais qu'il venait de le terminer)
J'ai donc ouvert à la première page, et hop! directos j'ai eu les larmes aux yeux en lisant la citation de Tchekov que l'auteur a mis en (exergue ?)
J'ai commencé à lire, et, au fil des premières pages, je sentais que l'émotion et le ravissement me gagnaient... à la fois ce dont elle parlait, et la façon dont elle en parlait. Je n'ai pu m'empêcher de penser que c'était là exactement le livre qu'il me fallait, à ce moment-là, dans cet avion-là, et j'ai savouré...
Le bouquin va de 1941 à 2006, en suivant la double mémoire collective (que s'est-il passé de marquant ces années-là pour les gens) et individuelle (que s'est-il passé pour l'auteur ?), mêlant donc la Grande et la petite Histoire(s), et se livrant même, dans la dernière partie, à la reconstitution (en trompe-l'oeil) de la genèse du livre qu'on est en train de lire.
Les années passent, on les revit en quelque sorte, et on voit cette fillette grandir, mûrir, se marier, divorcer, etc. Une vie se déroule sous nos yeux, sans pathos et sans effets (l'écriture d'Annie Ernaux sait rester en-deça), la force du récit à un certain moment un peu s'émousse, un peu se distend, mais l'auteur a l'habileté de terminer le livre de la même façon qu'elle l'a débuté : en refermant les parenthèses de quelques fragments de vie personnels, des choses sans importance mais qui ne résonnent que pour elle...

"Sauver quelque chose du temps où on ne sera plus jamais."

(...)

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mardi 9 mars 2010

croque-mort

Tim Cockey, vous connaissez ?

Moi c'est mon ami Pépin qui me l'a fait connaître (alors que d'habitude je suis plutôt réticent avec les "découvertes" qu'on me propose, je préfère en général -snobisme ?- les faire par moi-même...)
Tim Cockey, donc, a écrit cinq romans policiers (après il a changé de pseudonyme et de héros aussi) dont le héros est... un croque-mort, répondant au doux patronyme de  Hitchcock Sewell, et dont les titres français fleurent bon l'humour de vieille Série Noire :
- LE CROQUE-MORT A LA VIE DURE
- LE CROQUE-MORT PREFERE LA BIERE
- LE CROQUE-MORT A TOMBEAU OUVERT
- LE CROQUE-MORT EST BON VIVANT
- LE CROQUE-MORT ENFONCE LE CLOU

Je les ai donc dégustés dans l'ordre et à la file, et je dois dire et répéter que j'ai rarement vu une écriture de polar qui me fasse autant rire (vous savez, quand vous avez envie de prendre votre stylo pour recopier une phrase, voire un passage entier) -dans le genre, j'aimais bien les petites phrases de Dennis Lehane qui savent parfaitement faire mouche mais ici il s'agit parfois carrément de paragraphes-, et je ne peux donc que le recommander chaudement à ceux et celles d'entre vous qui aiment le polar et qui ne le connaîtraient pas.
Les intrigues sont en général assez denses, (et plutôt "classiques") mais, encore une fois, ne constituent pas l'essentiel du plaisir que l'on prend à cette lecture (même si on est à peu près à chaque fois surpris quand on apprend qui a réellement fait le coup...). Et c'est vrai qu'on est un peu triste lorsqu'on referme Le croque-mort enfonce le clou (c'est un des deux bouquins que j'avais emmenés en Inde...) en se disant qu'on ne reverrea plus notre ami Hitchcok, son ex Julia, son chien Alcatraz, sa tante Billie, et toute la cohorte de personnages qu'on aura tant aimés dans ces cinq bouquins (moi j'avoue un gros faible pour Pete Munger, le privé dépressif...)

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lundi 8 mars 2010

le bonheur c'est...

- le bonheur c'est... une petite pièce à 17° alors que dans la grande à côté il n'en fait que 4
- le bonheur c'est... voir enfin cette satanée scène 8 prendre forme (et sacrément)
- le bonheur c'est... gagner un pari orthographique, seul contre cinq
- le bonheur c'est... une boîte de Chamonix orange donnée par Isabelle avant de partir
- le bonheur c'est... avoir eu le sentiment partagé qu'on pourrait s'appeler "la Compagnie Casimir"
- le bonheur c'est... d'avoir filmé une scène en un unique plan-séquence "à la arte" (dixit Nicolas)
- le bonheur c'est... un cake au citron laissé par Florence pour le dimanche matin
- le bonheur c'est... faire des silences "qui fonctionnent"
- le bonheur c'est... superposer sept ou huit couches de vêtements et réussir encore un peu à se mouvoir
- le bonheur c'est... réussir à terminer ce filage sans être morts de froid!
- le bonheur c'est... de se rouler par terre dans une flaque de graisse en toute impunité pour salir son costume
- le bonheur c'est... commencer la chanson tous les deux en même temps
- le bonheur c'est... un petit short en polaire qui tient effectivement bien chaud aux fesses
- le bonheur c'est... cette photo de Dominique et Yvain, à la fin
- le bonheur c'est... les discussions sans fin pour savoir si cendres ou pas
- le bonheur c'est... tout ce qu'on a pu boire (de chaud) et manger (de sucré) pendant ces deux jours
- le bonheur c'est... dire "Papa"
- le bonheur c'est... d'avoir retrouvé ce bonnet de marin
- le bonheur c'est... "le monstre doit avoir une doudoune..."
- le bonheur c'est... délirer sur La Fête de la bière et ce qu'Yvain y fit
- le bonheur c'est... se brûler un peu la langue avec le chocolat chaud trop chaud
- le bonheur c'est... manger trop de pizza(s) et jouer quand même
- le bonheur c'est... une italienne couché par terre au soleil
- le bonheur c'est... "je vous remercie..."

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sidérant

LEGER TREMBLEMENT DU PAYSAGE
de Philippe Fernandez

Un film singulier. A plus d'un titre. Nous avions hier soir la chance d'avoir, dans le bôô cinéma, à la fois son unique copie en exploitation et son réalisateur en personne. Un film à la fois ambitieux dans son propos, original dans sa forme, mais hélas aussi handicapé par son manque de moyens. (On se prend d'autant plus à regretter lorsqu'on écoute son réalisateur en parler, et qu'il s'avère effectivement aussi passionnant qu'il est passionné... Les spectateurs ne sont pas déplacés, ou presque -nous étions peu dans la salle- mais c'est tant pis pour eux)
Dans un village, à la fin des années 60, chacun vaque à ses (pré) occupations : deux gamins rêvent de voyage dans l'espace et de machines à voyager dans le temps, un pilote fait des réglages pour obtenir de sa bagnole la trajectoire parfaite, son assistant tente de capter des signaux radio/télé venus d'ailleurs, un peintre peint des ciels, et modifie sa façon de peindre, une chercheuse en morphogenèse casse des vitres  au marteau,  une modèle pose et provoque des émois, un petit singe se ballade, des têtards gigotent, bref chacun s'agite et vibrionne dans son coin, interagissant parfois avec un ou plusieurs des autres éléments, dans cette plaisante et foutraque Théorie du chaos (revendiquée -et revisitée- par son réalisateur.) jusqu'à ce qu'un élément perturbateur vienne encore en rajouter dans cette agitation...
C'est... musical : minimal, répétitif, chacun jouant sa partition, avec ses variations et ses reprises. D'une drôlerie singulière, "décalée" pourrait-on dire, et plutôt  réjouissante.  Et très précisément écrit malgré ses airs de divagation et d'aléatoire. Le propos-goût double du film (entre vulgarisation scientifique tous azimuths -et certes le film l'est un tantinet, azimuthé- et réflexion(s) sur l'art -et la façon de créer-) est illustré et mis en forme par cette succession de micro-billes fictionnelles et autonomes, mais le résultat, s'il est plaisant incontestablement  ne nous en laisse pas moins  un peu sur notre faim... Parfois on le sent plus étique qu'éthique, et c'est un peu dommage...
On n'est pas trop sur d'avoir vu ce qu'on a vu  ("C'est une histoire vraie ?" a demandé un des spectateurs au réalisateur) et d'ailleurs je suis sûr qu'aucun de nous n'y a vu la même chose. Moi, j'avoue avoir suivi plus particulièrement l'itinéraire du peintre et celui des deux gamins. Les Cahiaîs ont raison (leur critique était belle) il y a un parfum de Tati là-dedans. J'aurais voulu être un mécène et avoir plein de pépètes pour les offrir à Philippe Fernandez, afin qu'il puisse  réaliser vraiment le film dont il avait rêvé...

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vendredi 5 mars 2010

échafaudage

D'habitude, je les trouve plus attachants avec des gars dessus, mais celui-là, tel quel, comme ça, un dimanche matin, il m'a vraiment attiré l'oeil...

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jeudi 4 mars 2010

cuivre à fourguer

LA DAME DE TREFLE
De Jérôme Bonnel

Celui-là aussi, je l'attendais...
Parce que Jérôme Bonnel (oh que j'avais aimé son J'attends quelqu'un...), parce que Florence Loiret-Caille (que j'aime toujours autant), et parce que Malik Zidi (que j'aime beaucoup aussi...) A l'arrivée, un film qu'on a envie de défendre, même si l'on est bien conscient qu'il n'est pas complètement abouti. Qu'on aurait, plutôt, envie de protéger.
J'aime bien la chronique de la vie un peu cahotante de ce frère et de cette soeur qui habitent encore ensemble (comme dans un conte), ancrée dans une réalité petits boulots / démerde / soirées-picole au bar du coin plutôt ... réaliste, jusqu'à ce que débarque Darroussin, (qui, inhabituellement, joue un méchant) et que le film vire alors polar un peu maladroit. Allez savoir pourquoi, ça ne prend pas vraiment... avec pourtant des scènes comme on aime mais...
Le meurtre, l'assassin, la victime, la culpabilité, les preuves, la peur du gendarme, tout est là pourtant, mais on a comme le sentiment que le réalisateur n'y croit pas tout à fait, et à plus forte raison alors ses interprètes...) On doit à Nathalie Boutefeu (le muse sans doute de notre Jérôme), en "dame au bras cassé" la réussite de quelques autres jolies scènes...
On sort de là comme attendri (les acteurs sont vraiment très bien je le répète encore une fois) en se disant qu'on va attendre tranquillement le prochain film de Jérôme B... 

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